samedi 21 février 2009

"Elisabeth de Belgique : une reine hors du commun" (E. Raskin)

Née en 1876 au château de Possenhofen, Elisabeth est la fille du duc Charles-Théodore en Bavière, ophtalmologue de renom, et de l'infante Marie-José du Portugal. Sa marraine n'est autre que sa tante l'impératrice Elisabeth d'Autriche, la célèbre "Sissi". Elle effectue ses études au pensionnat Saint-Joseph à Zandberg, parle l'allemand, le français et l'anglais, et apprend le piano et le violon.

Lors des funérailles de sa tante la duchesse d'Alençon à Paris, Elisabeth rencontre le prince Albert de Belgique, neveu et héritier du roi Léopold II. Le mariage a lieu en 1900 en Bavière. Malgré la naissance de ses trois enfants (Léopold, Charles et Marie-José), la princesse s'ennuie en Belgique dans les premières années de son mariage, supporte mal le climat pluvieux et a des relations très froides avec ses beaux-parents le comte et la comtesse de Flandre. Elle connaît de nombreux problèmes de santé et fait de fréquents voyages à l'étranger, ce qui alimente les rumeurs de mésentente au sein du couple princier.

En 1909, le roi Léopold II décède. La veille de sa prestation de serment, Albert Ier a des doutes sur ses capacités et ne veut pas monter sur le trône. Son épouse usera de tout son pouvoir d'influence pour le faire changer d'avis. Elisabeth est fière d'être reine et son nouveau statut lui fait aimer la Belgique.

Durant la première guerre mondiale, ils choisissent de rester auprès de l'armée belge derrière les tranchées de l'Yser, ce qui les fait entrer dans la légende ("le Roi Chevalier" et "la Reine Infirmière"). Leurs enfants poursuivent leurs études en Grande-Bretagne et en Italie. Elisabeth apporte régulièrement son soutien aux soldats et blessés, et fonde l'Orchestre symphonique de l'armée de campagne, mais, contrairement à ce que prétend la littérature hagiographique de l'époque, elle ne travaillait pas tous les jours comme infirmière à La Panne. La Reine joue également un rôle politique : sous prétexte d'aller voir ses enfants, elle transmet des messages confidentiels de son époux aux autorités britanniques.

Après la guerre, la Reine multiplie seule ou avec son mari les voyages à travers le monde. Elle assiste en 1922 à l'ouverture du tombeau de Toutankhamon et soutient la création de la Fondation égyptologique Reine Elisabeth. Elle est aussi à l'origine de la Fondation Médicale Reine Elisabeth et du Fonds Reine Elisabeth pour l'Assistance Médicale aux indigènes du Congo belge. Son intérêt pour la médecine lui vaut de se voir attribuer le titre de docteur honoris causa de plusieurs universités et de membre d'honneur de l'Académie Royale de Médecine de Belgique. La Reine convainc les responsables politiques de construire le palais des Beaux-Arts de Bruxelles, dû à l'architecte Victor Horta et inauguré en 1928.

Le roi Albert Ier fait une chute mortelle en 1934 lors d'une après-midi d'escalade à Marche-les-Dames. Elisabeth n'est plus la Première Dame de Belgique et se retire au profit de sa belle-fille. Suite au décès de la reine Astrid en août 1935, elle revient à l'avant-plan et reprend toutes ses activités. Elle consacre également plus de temps à ses petits-enfants orphelins (Joséphine-Charlotte, Baudouin et Albert) qu'elle n'en a accordé à ses propres enfants.

A la fin des années 30, elle soutient la création de l'Orchestre National de Belgique, du Concours Musical International Eugène Ysaye (rebaptisé plus tard du prénom de la souveraine), de la Bibliothèque Royale Albert Ier de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, construite près d'Argenteuil sur un terrain offert par le baron Paul de Launoit.

Durant la deuxième guerre mondiale, Elisabeth reste au château de Laeken. Elle est surveillée par les Allemands mais peut circuler librement en Belgique et à l'étranger. Elle appelle Lilian Baels pour distraire son fils le roi Léopold III déprimé après la capitulation. Le couple se marie en 1941. On a souvent écrit que la reine Elisabeth avait sauvé des prisonniers politiques et des juifs de la déportation, mais les différentes sources consultées par l'auteur se contredisent et ne permettent pas d'affirmer avec certitude que ses protestations atteignaient leur but.

En juillet 1944, le roi Léopold III, son épouse et leurs quatre enfants sont déportés en Allemagne. La reine Elisabeth reste en Belgique qui est libérée par les Alliés en septembre. Lors de la Question Royale, elle soutient son fils aîné, mais pas publiquement pour ne pas gêner l'action de son fils cadet Charles, régent du royaume, avec qui elle a des relations difficiles. En 1951, Léopold III abdique au profit de Baudouin et Elisabeth s'installe au château du Stuyvenbergh jusqu'à sa mort.

Au cours de sa vie, la reine Elisabeth a été l'amie de nombreux artistes, scientifiques ou écrivains avec qui elle correspond régulièrement : Jean Cocteau, Yehudi Menuhin, Albert Einstein, Pablo Casals, Albert Schweitzer, Colette, Emile Verhaeren, Eugène Ysaye, Maurice Maeterlinck, ... Dans les années 50, elle assiste aux premiers mariages de ses petits-enfants et devient arrière-grand-mère. Ayant toujours eu de la sympathie pour les régimes de gauche, elle entreprend à la fin de sa vie des voyages officiels dans des pays communistes (Pologne, U.R.S.S., Yougoslavie et Chine) qui lui valent le surnom de "reine rouge" et la colère du gouvernement belge. Elle soutient différentes initiatives en faveur de la paix durant la guerre froide entre l'Ouest et l'Est. La Reine décède d'une crise cardiaque en 1965 à l'âge de 89 ans au château du Stuyvenbergh.

"Elisabeth de Belgique : une reine hors du commun" d'Evrard Raskin, éditions Luc Pire, 2006

samedi 14 février 2009

"Joséphine-Charlotte (1927-2005)" (éditions St Paul)

                                                           

Cet album-photos richement illustré a été édité quelques mois après le décès de la grande-duchesse Joséphine-Charlotte de Luxembourg - née princesse de Belgique - le 10 janvier 2005 au château de Fischbach. Il commence par l'hommage officiel rendu par le premier ministre Jean-Claude Juncker et raconte ensuite le fil de sa vie.

Née en 1927 à Bruxelles, Joséphine-Charlotte était la fille aînée du roi Léopold III et de la reine Astrid des Belges, née princesse de Suède. Elle a deux frères : les rois Baudouin et Albert II. Sa marraine n'est autre que sa future belle-mère la grande-duchesse Charlotte de Luxembourg! Son enfance est marquée par les décès accidentels de son grand-père paternel le roi Albert Ier en 1934 et sa mère la reine Astrid en 1935.

En 1944, les Allemands déportent le roi Léopold III, sa seconde épouse la princesse Lilian et leurs enfants en Allemagne puis en Autriche, où ils seront libérés en mai 1945. Suite à la Question Royale, ils s'installent en Suisse jusque 1950.

Joséphine-Charlotte épouse en 1953 le grand-duc héritier Jean de Luxembourg avec qui elle aura 5 enfants et 21 petits-enfants. De 1964 à 2000, la grande-duchesse Joséphine-Charlotte remplit avec élégance, dignité et discrétion son rôle de Première Dame aux côtés de son époux qui abdique en 2000 au profit de leur fils Henri. Ils se retirent au château de Fischbach.

Cet album-photos évoque aussi les voyages d'Etat à l'étranger, son amour des roses, sa passion pour l'art contemporain et son engagement en faveur de la Croix-Rouge luxembourgeoise et des Guides du Grand-Duché. Il se termine par ses funérailles en présence des représentants de nombreuses familles royales.

Comme le titre l'indique, cet ouvrage richement illustré a pour unique objectif de rendre hommage à la grande-duchesse. On n'y trouvera donc aucun scoop, aucun propos négatif et polémique à son égard. Je laisse la conclusion aux auteurs : "Durant plus d'un demi-siècle, la grande-duchesse Joséphine-Charlotte nous a accompagnés à travers notre histoire - nous, citoyens luxembourgeois ainsi que nos concitoyens étrangers. En tant qu'épouse du chef de l'Etat, mais aussi en tant que femme à la personnalité forte, mais qui ne cherchait pas à focaliser l'attention sur sa personne".

"Joséphine-Charlotte (1927-2005)", ouvrage collectif, éditions Saint-Paul, 2005

mercredi 11 février 2009

75 ans du décès du roi Albert Ier

A l'occasion du 75ème anniversaire du décès du roi Albert Ier survenu le 17 février 1934, plusieurs cérémonies auront lieu cette année.

Province du Hainaut : Cérémonie d'hommage au monument du roi Albert Ier à Tournai (croisement rue Royale et place Crombez) organisée par le Mouvement Dynastique-Hainaut occidental (samedi 14 février 2009 à 11h30).

Région de Bruxelles-Capitale : Messe à la mémoire des défunts de la dynastie à l'église Notre-Dame de Laeken en présence de toute la famille royale, suivie d'un bain de foule (mardi 17 février 2009 dans l'avant-midi).

Province de Namur : Cérémonie d'hommage à Marche-les-Dames devant le monument érigé sur les lieux de l'accident en présence du Roi et organisée par la Fédération Royale des Vétérans et Sympathisants du Roi Albert Ier (mardi 17 février 2009 dans l'après-midi).

Province de Liège : Cérémonie commémorative en présence du prince Philippe au pied de la statue équestre du roi Albert Ier à Liège (mercredi 18 février 2009).

Province de Flandre Orientale : Cérémonie d'hommage au monument du roi Albert Ier à Gand, Koning Albertpark (14 mars 2009 à 11h).

L'Association Royale Dynastie et Patrimoine Culturel prépare pour cet automne 2009 une grande exposition sur le roi Albert Ier dans la galerie reliant le palais royal de Bruxelles et le Musée Bellevue.

Par ailleurs, si vous êtes de passage à Paris, allez découvrir la statue équestre du roi Albert Ier dans un coin de la place de la Concorde (le long de la Seine face à l'Assemblée Nationale). Elle a été inaugurée en 1938 par sa veuve la reine Elisabeth et leurs deux fils Léopold III et Charles, et a été restaurée en 2003 pour le voyage d'Etat du roi Albert II et de la reine Paola en France. Beaucoup de touristes belges passent à côté de cette statue sans s'en rendre compte.

lundi 9 février 2009

"Fabiola : une jeune fille de 80 ans" (B. Balfoort et J. De Voogt)

                               

Les journalistes Brigitte Balfoort et Joris De Voogt travaillent pour l'émission "Royalty" (VTM) et côtoient donc régulièrement la famille royale belge. A l'occasion des 80 ans de la reine Fabiola, ils ont rédigé son portrait, car il n'existait que deux hagiographies pas très récentes à son sujet. J'ai trouvé leur préface un peu pompeuse : "La reine Fabiola, un Monument National à l'honneur, à jamais unique (...) Nous comprenons mieux maintenant pourquoi Baudouin n'a jamais cessé d'être aussi épris d'elle". Mais les deux auteurs restent cependant objectifs : "Son comportement à l'égard de certains membres de sa famille par alliance n'a pas toujours été exemplaire".

Née en 1928 à Madrid, Fabiola de Mora y Aragon est issue de la noblesse espagnole et a une prestigieuse marraine : la reine Victoria-Eugénie d'Espagne, petite-fille de la reine Victoria d'Angleterre! Lors de l'instauration de la république et de la guerre civile, la famille de Fabiola s'exile quelques années en France et en Suisse. De retour à Madrid, elle suit des cours d'infirmière, va tous les jours à la messe, aide des oeuvres de charité et écrit "Les douze contes merveilleux" pour ses neveux et nièces. Son père Gonzalo décède en 1957.

Son destin bascule en 1960 lorsque Fabiola rencontre le roi Baudouin par l'intermédiaire du cardinal Suenens et d'une religieuse irlandaise. C'est à Lourdes qu'ils décident de se marier. La cérémonie a lieu le 15 décembre à Bruxelles et il est évident que les jeunes mariés sont très amoureux l'un de l'autre. Les deux auteurs font remarquer : "Incontestablement, Baudouin a gagné le gros lot avec sa Fabiola. Trouver une épouse plus parfaite eut été une impossible gageure. Elle a absolument tout pour elle, elle est hypercatholique, vient d'une famille monarchiste, est d'une teneur irréprochable et pour couronner le tout, est sensible socialement. C'est la Mathilde de cette époque".

Le début de leur mariage est marqué par la rupture totale entre le couple royal et Léopold III et Lilian. Les auteurs pensent qu'il y a plusieurs explications complémentaires : les liens étroits entre les souverains et le cardinal Suenens, la volonté du gouvernement belge d'éloigner Baudouin de son père, le déménagement des meubles de Laeken vers Argenteuil, les caractères opposés de Fabiola et Lilian, etc. De son côté, la Reine rompt tout contact de 1962 à 1978 avec son frère Jaime (car il s'était marié civilement et non religieusement) et leur mère (parce qu'elle tolérait les frasques de Jaime).

Malgré l'absence d'enfants, le couple royal est uni et très heureux. La reine Fabiola est joyeuse, énergique et très populaire auprès des Belges. Elle accorde beaucoup d'attention aux plus faibles de notre société et crée un secrétariat social afin de répondre efficacement aux personnes qui lui écrivent. Dans le domaine culturel, elle soutient le Concours Musical Reine Elisabeth et préfère l'art classique à l'art contemporain.

Dans le chapitre intitulé "Une mission divine", les deux auteurs évoquent les convictions religieuses des souverains, n'ont trouvé aucune preuve de leur appartenance à l'Opus Dei et reviennent sur le refus de Roi de signer la loi sur l'avortement. Après la mort de Baudouin en 1993, Fabiola défend la mémoire de son époux, laisse la place de Première Dame à Paola et doit quitter le château de Laeken pour le plus modeste Stuyvenbergh. Sa dotation suscite des critiques et incite le Palais en 2007 à justifier l'octroi de cette somme. A l'âge de 80 ans, Fabiola souffre d'arthrose et emmène une canne avec elle, mais elle continue d'accomplir avec le sourire ses engagements officiels.

Ce livre dresse un bon portrait objectif de la souveraine, même si certains aspects sont oubliés (la création de la Fondation Reine Fabiola pour la Santé Mentale et son admission au sein de l'Académie Royale de Médecine, p.ex) et si la plupart des témoignages viennent du nord du pays. L'absence de bibliographie est également regrettable.

"Fabiola : une jeune fille de 80 ans" de Brigitte Balfoort et Joris De Voogt, éditions Jourdan, 2008

jeudi 5 février 2009

Qui fait quoi?

Le Roi accorde son Haut Patronage au Comité National Belge du Souvenir, à l'Association Royale Dynastie et Patrimoine Culturel, à la Maison des Ailes, à la Fédération Nationale des Compagnies Dramatiques, aux Amis des Musées Royaux des Beaux Arts de Belgique, à la Ligue Royale Belge des Vétérans du roi Léopold III, à l'asbl L'Ancre Bleue, à l'Institut Albert Ier et Reine Elisabeth, à l'Union des Entomologistes Belges, à l'Union Royale Belge des Ingénieurs Navals, à l'Amicale Nationale Para-Commando, au Festival Europalia, au Cercle d'art théâtral de Bruxelles, à la Jeune Chambre Internationale Belgium, à l'asbl Les descendants des membres du Congrès National, à la Fondation du Prix International Charlemagne, à l'Association Nationale des Invalides de l'Armée et au Royal Sport Nautique de Bruxelles.

La reine Paola est présidente d'honneur de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, de l'Oeuvre Royale des Berceaux Princesse Paola, du centre Child Focus et du Cercle Vivaldi de Belgique. Elle accorde son Haut Patronage à l'Oeuvre Nationale des Aveugles, à l'asbl Lucia, à l'Institut Albert Ier et Reine Elisabeth, à l'opération Simon et Odil pour enfants hospitalisés, au Festival et au Concours International de chant baroque du château de Chimay, à la galerie de prêts d'oeuvres d'art du château Malou et au Concours poétique biennal Pyramides 2008 organisé par l'Université de Liège. Notre souveraine a également créé la Fondation Reine Paola et les Prix Reine Paola pour l'Enseignement.

La reine Fabiola est présidente d'honneur du Concours Musical International Reine Elisabeth et de la Fondation Roi Baudouin. Elle est depuis 1976 membre d'honneur de l'Académie Royale de Médecine de Belgique et accorde son Haut Patronage à l'Unicef-Belgique, à la Journée Mondiale Poésie-Enfance, au Salon des Aquarelles de Belgique et à la Fondation Belge de la Vocation. La Fondation Nationale Reine Fabiola pour la Santé Mentale a été transformée en 2004 en un plus modeste Fonds Reine Fabiola pour la Santé Mentale.

Le prince Philippe est président d'honneur de l'Agence Fédérale pour le Commerce Extérieur, du Conseil Fédéral du Développement Durable, de l'Amicale Nationale Para-Commando, de la Fondation Polaire Internationale et de Bio, une société belge d'investissement dans les pays en voie de développement. Il a créé en 1998 le Fonds Prince Philippe qui encourage les échanges linguistiques entre nos communautés. Il est également sénateur de droit et accorde son Haut Patronage à l'ONG Plan-Belgique. Avec son épouse, il est le parrain de Cap48 en 2009.

La princesse Mathilde accorde son Haut Patronage à Handicap International Belgique, à SOS Villages d'Enfants-Belgique, à l'Association de parents pour l'épanouissement des enfants autistes, à l'ONG Plan-Belgique, à la Ligue Alzheimer, à l'Association Françoise Dolto, à la Ligue Belge de la Surdité, au centre pour enfants les Glaïeuls (Paliseul) et à l'asbl Les Amis du Théâtre Royal de la Monnaie. Elle a créé en 2000 le Fonds Princesse Mathilde qui s'occupe des personnes vulnérables. La princesse a été désignée par les Nations Unies émissaire pour la promotion du micro-crédit dans le monde en 2005 et représentante spéciale d'Unicef et d'Onusida pour les enfants affectés par ce virus. Avec son époux, elle est la marraine de Cap48 en 2009. Elle est également présidente d'honneur d'Unicef-Belgique.

La princesse Astrid est présidente d'honneur de l'European Organisation for the Research and Treatment of Cancer, de l'asbl Pinocchio (enfants et adolescents brûlés), de l'asbl Apopo (mines antipersonnels), de la Fondation Médicale Reine Elisabeth et des Jeunesses Musicales de Bruxelles. Elle accorde son Haut Patronage à la Fondation Vivat-Foyer Général Cornet, à la section belge de l'Association Mondiale des Amis de l'Enfance, à la Fédération francophone des sourds de Belgique, à l'Association Insuffisants Respiratoires, à l'International Federation for Hydrocephalus and Spina Bifida, à l'Institut Médico-pédagogique Sainte-Gertrude et à l'asbl Les XXI. La princesse est également sénatrice de droit et représentante spéciale du Roll Back Malaria Partnership, qui lutte contre la malaria.

Le prince Lorenz est président d'honneur de l'Association Royale des Demeures Historiques de Belgique et accorde son Haut Patronage à Europae Thesauri, l'association internationale des trésors et musées d'église, dont le siège est établi au Trésor de la cathédrale de Liège.

Le prince Laurent est le président de l'IRGT (Institut Royal pour la Gestion Durable des Ressources Naturelles et la Promotion des Technologies Propres), de la Fondation Prince Laurent pour le bien-être des animaux sauvages et domestiques, et du GRECT (Global Renewable Energy and Conservation Trust). Il est également sénateur de droit, grand-maître honorifique de la Société des Compagnons de Saint-Laurent et président d'honneur de l'Orchestre National de Belgique.

La princesse Claire accorde son Haut Patronage à la Brussel Choral Society qui a participé à la cérémonie religieuse de son mariage.

Le prince Alexandre et la princesse Léa ont créé en 2006 le Fonds d'entraide Prince et princesse Alexandre de Belgique qui choisit un thème différent chaque année (le cancer en 2006, les personnes handicapées en 2007, p.ex.). Le prince Alexandre accorde avec sa soeur son Haut Patronage à la Fondation Cardiologique Princesse Lilian. La princesse Léa est membre du comité de patronage de la société annuelle de bienfaisance "La Nuit des Neiges" à Crans-Montana en Suisse, et accorde son Haut Patronage à l'Association des Femmes d'Amérique Latine.

La princesse Marie-Esméralda est présidente du Fonds Léopold III pour l'exploration et la conservation de la nature, présidente d'honneur de l'association Delphus, et accorde son Haut Patronage au Cercle Léopold III et à la Fondation Cardiologique Princesse Lilian.

mardi 3 février 2009

"Le mythe d'Argenteuil : demeure d'un couple royal" (M. Verwilghen)

                                                        

Ce livre sur le domaine royal d'Argenteuil est très intéressant pour deux raisons : il lève enfin le voile sur une demeure méconnue et il est le premier ouvrage à bénéficier de la collaboration du prince Alexandre et de la princesse Marie-Esméralda de Belgique, enfants du roi Léopold III et de la princesse Lilian.

Située aux confins de la forêt de Soignes, cette gentilhommière a été construite en 1930 par les architectes new-yorkais Delano et Aldrich à la demande du riche ingénieur américain William Tuck, docteur honoris causa de l'ULB, qui vivait en Belgique et avait épousé une jeune fille anversoise Hilda Bunge. A partir de 1933, le couple et leurs trois enfants séjournent régulièrement dans leur résidence d'été à Argenteuil qui a le grand honneur d'accueillir l'ancien président américain Herbert Hoover, ami de William Tuck.

Durant la seconde guerre mondiale, la demeure est sérieusement endommagée par des troupes allemandes et alliées. Elle est vendue en 1949 à l'Etat belge qui le propose à l'ancien régent Charles en 1951. Mais il ne l'aime pas et ne s'y installera donc jamais. Quelques années plus tard, Argenteuil accueille les hôtes de marque du gouvernement lors de l'Exposition Universelle de Bruxelles en 1958.

En 1959, le domaine est mis à la disposition du roi Léopold III, de la princesse Lilian et de leurs trois enfants. Ils s'y installent un an plus tard après des travaux bien nécessaires. Dans ce livre, Michel Verwilghen dit enfin la vérité sur "l'affaire des meubles volés" qui a fait couler tant d'encre depuis 1960...

Dans ce château décoré avec goût, le Roi prépare ses expéditions à travers le monde et s'adonne à sa passion de la photographie, la princesse s'occupe de la Fondation Cardiologique Princesse Lilian et de sa harde de cerfs, les princesses Marie-Christine et Marie-Esméralda ont des cours particuliers à domicile. Léopold III et Lilian reçoivent dans la discrétion de nombreuses personnes à Argenteuil : ambassadeurs, ministres, anciens combattants, photographes, scientifiques, sportifs, etc. Mais la plus prestigieuse visite restera celle de la reine Elisabeth et du prince Philip d'Angleterre en 1966.

En 1983, Léopold III décède et a droit à des funérailles nationales. Sa veuve continue de résider à Argenteuil et de subir régulièrement les critiques d'historiens ou de journalistes. Elle crée en 1991 l'asbl Princesse Lilian en mémoire du roi Léopold III (dont l'auteur de ce livre était administrateur délégué) afin de rassembler et classer les nombreuses archives du quatrième roi des Belges.

Dans son testament, la princesse Lilian (décédée en 2002) exprime le souhait d'être enterrée au domaine royal d'Argenteuil et d'y laisser le mobilier et les archives afin d'accueillir les réunions des fondations créées par Léopold III et Lilian. Ces demandes sont rejetées par le gouvernement Verhofstadt. A partir de l'automne 2002, le château commence à se vider : les meubles d'Etat empruntés en 1960 retournent à Laeken ; les archives sont transférées au palais royal ; les meubles, robes, bijoux, tableaux et argenteries sont partagés entre les trois héritiers ou vendus par Sotheby's. En septembre 2004, l'Etat vend le domaine à Jean-Marie Delwart, un riche industriel belge, désireux de s'y livrer à sa passion pour la recherche scientifique en ethologie.

En conclusion, cet ouvrage très intéressant et très documenté de Michel Verwilghen contient de nombreuses informations historiques inédites qui aideront les futurs biographes de Léopold III, Lilian, Charles, Baudouin, Albert II, Alexandre, Marie-Christine et Esmeralda. Un seul reproche : l'auteur - qui était un proche de la princesse Lilian - manque parfois de recul et d'objectivité, notamment lorsqu'il évoque le prince Charles, qui a été un bon régent malgré son attitude ambigüe envers son frère aîné.

"Le mythe d'Argenteuil : demeure d'un couple royal" de Michel Verwilghen, éditions Racine, 2006

dimanche 1 février 2009

Activités royales en janvier 2009

Comme chaque année et comme dans beaucoup de pays (monarchie ou république), les souverains ont organisé en janvier quatre réceptions de Nouvel An au palais royal : la première était destinée aux ambassadeurs belges accrédités à Bruxelles, la deuxième aux commissaires européens et au bureau du Parlement Européen, la troisième aux responsables militaires de l'Otan et du Shape, et enfin, la plus importante, celle réservée aux autorités belges au cours de laquelle le Roi prononce un discours (cette année, il a rendu hommage aux victimes innocentes de Dendermonde et parlé de la crise économique et financière).

6 activités officielles pour le roi Albert en janvier : la séance académique des 20 ans de la région bruxelloise, les 4 réceptions de Nouvel An au palais royal, et un déjeuner avec Yves Leterme et son épouse. Il faut aussi ajouter 13 audiences : le premier ministre Herman Van Rompuy (3 fois), le ministre de l'Intérieur Guido De Padt, la ministre de la Santé en région flamande Veerle Heeren, le ministre de la Justice Stefaan De Clerck, la ministre des Affaires sociales Laurette Onkelinx, le ministre des Finances Didier Reynders, la députée fédérale Inge Vervotte, le président de la Chambre Patrick Dewael, l'évêque d'Anvers Johan Bonny, le ministre de la Fonction Publique Steven Vanackere et l'ambassadeur des Etats-Unis Sam Fox.

9 activités officielles pour le prince Philippe en janvier : 3 réceptions de Nouvel An au palais royal, visite de l'exposition "Le sourire de Boudha", inauguration du Salon de l'Auto, réunion de travail sur le suicide au cabinet de la ministre Veerle Heeren, concert de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, visite de la Bibliothèque Wittockiana à Bruxelles et visite de l'asbl "Les Samaritains" pour les sans-abris. Le prince s'est également rendu en privé sur les lieux de la tragédie de Dendermonde.

8 activités officielles pour la reine Paola en janvier : 4 réceptions de Nouvel An au palais royal, visite de l'exposition Cobra, concert de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, inauguration de la Foire des Antiquaires de Belgique et déjeuner avec Yves Leterme et son épouse.

8 activités officielles pour la princesse Mathilde en janvier : 4 réceptions de Nouvel au palais royal, visite de l'exposition "Le sourire de Boudha", visite de l'asbl "Notre abri" à Uccle, concert de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth et visite de la Bibliothèque Wittockiana à Bruxelles. La princesse s'est également rendue en privé sur les lieux de la tragédie de Dendermonde.

3 activités officielles pour la princesse Astrid en janvier : visite aux enfants palestiniens soignés à l'Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola, inauguration de la Foire des Antiquaires de Belgique et réception de Nouvel An au palais royal pour les autorités belges.

2 activités officielles pour le prince Laurent en janvier : visite de l'exposition "Le sourire de Boudha" et réception de Nouvel An au palais royal pour les autorités belges.

2 activités officielles pour la princesse Claire en janvier : visite de l'exposition Cobra avec la reine Paola et réception de Nouvel An au palais royal pour les autorités belges.

Aucune activité publique en janvier pour le prince Lorenz, qui travaille à temps plein dans une banque et n'a aucun rôle officiel, et pour la reine Fabiola qui est hospitalisée aux soins intensifs de la Clinique Saint-Jean de Bruxelles.