lundi 11 avril 2016

Le couple royal et les attentats de Bruxelles

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Le 16 mars, le Roi se rend  à la Cellule Terrorisme de la Police Judiciaire Fédérale suite à l'opération antiterrorisme à Forest. Il y rencontre les agents impliqués dans l'opération et est informé de la poursuite de l'enquête. Deux jours plus tard, suite à l'arrestation de Salah Abdeslam, le Palais réagit sur Twitter et Facebook :   "Félicitations aux services de sécurité et aux agents qui ont participé aux opérations à Molenbeek aujourd'hui".


Un double attentat est perpétré le 22 mars dans notre capitale, causant la mort d'une trentaine de personnes. Le Palais diffuse ce communiqué :  "Le Roi et la Reine sont bouleversés par les attentats à l'aéroport de Bruxelles National et dans le métro bruxellois. Ces actes sont odieux et lâches. Les pensées émues du Roi et de la Reine vont en premier lieu aux victimes, à leurs familles et aux services de secours qui mettent tout en œuvre pour porter assistance aux victimes".


Les rois Willem-Alexander des Pays-Bas, Felipe VI d'Espagne, Mohammed VI du Maroc et Abdallah II de Jordanie téléphonent personnellement au souverain pour lui présenter leurs condoléances. D'autres chefs d'Etat lui adressent un télégramme. Durant les trois jours de deuil national, toutes les activités officielles prévues de Philippe et Mathilde sont annulées et le drapeau belge est mis en berne sur le toit du palais royal.


A 19h, le Roi prononce une courte allocution télévisée :  "Mesdames et Messieurs, aujourd'hui, notre pays est en deuil. Pour chacun de nous, ce 22 mars ne sera plus jamais une journée comme les autres. Les vies brisées, les blessures profondes, ces souffrances sont celles de tout notre pays. Mathilde et moi partageons votre peine, vous qui avez perdu un proche ou qui avez été blessés par les attentats lâches et odieux d'aujourd'hui. Nous exprimons tout notre soutien à l'égard des membres des services de secours et de sécurité et notre reconnaissance à tous ceux qui spontanément offrent leur aide. Face à la menace, nous continuerons à répondre ensemble avec fermeté, calme et dignité. Gardons confiance en nous-mêmes. Cette confiance est notre force".


Quatre différences sont à noter par rapport à ses traditionnels discours de Noël et de la fête nationale. Le Roi était assis à son bureau, et non debout. Il a utilisé l'appellation "Mathilde et moi" au lieu de l'habituel "La Reine et moi". Le drapeau belge était mis clairement en évidence derrière lui. Il n'y a pas eu de Brabançonne au début et à la fin du discours.


Dans les jours qui suivent, le couple royal se rend sur les lieux des deux attentats, participe à la cérémonie d'hommage des autorités belges devant le Parlement et à la minute de silence à la Commission Européenne (en présence du président Jean-Claude Juncker et du premier ministre français Manuel Valls), remercie le personnel des centres d'appel d'urgence 112 de Louvain et Bruxelles qui ont joué un rôle crucial dans la réaction rapide et efficace des services de secours. Nos souverains se rendent au chevet des blessés dans neuf hôpitaux du pays :   Hôpital militaire de Neder-Over-Heembeek, Hôpital Erasme, Hôpital Universitaire de Louvain, Hôpital Universitaire Saint-Pierre à Bruxelles, Hôpital Universitaire de Bruxelles sur le campus de Jette, Hôpital Jan Portaels à Vilvorde, Hôpital de Loverval à Charleroi, Hôpital Stuyvenbergh à Anvers, Hôpital Saint-Michel à Bruxelles. De passage en Europe, le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'arrête à Bruxelles pour rencontrer le Roi et lui apporter le soutien des Etats-Unis.


Le prince Laurent est le seul autre membre de la famille royale à réagir. Il confie à VTM :  "Parce que les dirigeants ont mal géré les affaires du monde, ce sont les gens ordinaires qui doivent souffrir. Aucune bombe n'explose au palais royal ou à l'Elysée, mais dans le métro où il y a forcément beaucoup plus de gens, ce que je ne peux pas supporter. C'est horrible et scandaleux. C'est parce que les politiciens au plus haut niveau ne se comprennent pas et ne comprennent pas ce que le peuple endure. Le problème ne se situe pas au niveau de la justice ou à celui de la police, mais bien à celui de la politique européenne et mondiale".


Suite à de nouvelles arrestations le 8 avril à Anderlecht, le Palais réagit sur Twitter :  "Félicitations et merci à tous ceux qui ont permis d'interpeler deux présumés terroristes".











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