lundi 13 juin 2016

La princesse Astrid de Belgique

                          OTTAWA, ONT.: APRIL 16, 2010 PRINCESS--Princess Astrid of Belgium is visiting Canada to raise awareness about malaria. She is the Special Representative for the Roll Back Malaria Partnership. She arrived on Parliament Hill this morning, calling for increased action in the fight against this controllable and treatable disease that takes a million lives a year. PHOTO by PAT McGRATH--THE OTTAWA CITIZEN) for NATIONAL standalone ASSIGNMENT NUMBER 99483

(Article actualisé en août 2023)

1° Fille de roi (de 1993 à 2013)

Après avoir vécu neuf années dans l'anonymat à Bâle en Suisse, la princesse Astrid rentre avec sa famille en 1993 en Belgique où elle commence réellement sa vie officielle. Elle en a parlé en 2004 au journaliste Patrick Haumont :

"Après que la loi salique eut été abolie par le Parlement en 1991, dans le cadre de la réforme de la Constitution, mon oncle le roi Baudouin nous a demandé si nous avions la possibilité de quitter la Suisse - où nous habitions depuis neuf ans - pour revenir en Belgique afin de nous associer aux activités des autres membres de notre famille. Mon mari ayant trouvé un travail en Belgique, nous sommes rentrés en juin 1993 où, malheureusement, nous n'avons fait que croiser mon cher oncle puisqu'il est décédé fin juillet. Je dois avouer que ce changement de vie n'était pas toujours facile car je venais de Suisse où j'étais une épouse et une mère au foyer. A l'époque, je n'avais exercé aucune activité en dehors de la maison. Je n'étais pas habituée à gérer mon temps en combinant des activités professionnelles avec une vie familiale. C'était un monde nouveau qui s'ouvrait à moi et qui a nécessité une sérieuse adaptation que j'ai menée à bien grâce à l'aide efficace d'excellents conseillers et au soutien de ma famille.

Selon moi, il y a peu de choses que l'on choisit vraiment. Je pense plutôt que l'on est guidé par des événements ou occasions qui parsèment notre vie. Au moment du décès de mon oncle, mon père m'a demandé si je pouvais reprendre la présidence effective de la Croix-Rouge de Belgique qu'il assumait depuis de nombreuses années. J'ai tout de suite accepté et, après que ma nomination ait été votée par les deux communautés de la Croix-Rouge, j'ai été nommée à ce poste.

Personnellement, je ne pense pas que le fait d'être née dans une famille royale soit perturbant. On ne choisit pas où et quand on naît. L'important, c'est de tirer au maximum profit de ses qualités ou de ses possibilités, et de travailler, par contre, ses côtés faibles. Le problème n'est pas de savoir quel est mon rang ou mon statut mais bien plus de réussir ma vie et rendre mes proches heureux. Et ainsi d'être heureuse moi-même. Cela étant, je considère que je n'ai aucun mérite à être ce que je suis car j'aurais très bien pu naître ailleurs. Comme toute autre vie, celle de princesse a des côtés positifs et des côtés moins positifs. Un des côtés positifs est notamment d'avoir plus facilement accès à tout un éventail de personnes différentes et souvent très intéressantes, ce qui ouvre énormément l'esprit et les horizons".

Astrid fait donc ses premiers pas dans la vie officielle à l'automne 1993. Les princes Philippe et Laurent étant à l'époque célibataires, la princesse et sa famille incarnent la jeunesse de la famille royale et font partie de la modernisation et de la médiatisation de la monarchie depuis l'accession au trône d'Albert II. L'émission "Place Royale" (RTL-TVI) reçoit l'autorisation de filmer les enfants du couple princier lors de leur retour de l'école le 1er septembre 1994. On y voit Astrid et Lorenz en train de recouvrir leurs fardes et cahiers. De nouvelles photos officielles dans le parc du palais royal sont diffusées deux mois plus tard.

Donnant suite à la révision de la Constitution visant une complète égalité entre les enfants masculins et féminins du Roi, la princesse devient, de 1996 à 2013, la première (...et la dernière) sénatrice de droit de la famille royale belge. Elle assiste de temps en temps à des séances plénières ou à des réunions de commissions du Sénat, principalement dans le domaine social ou humanitaire. Plus d'infos :  http://familleroyalebelge.blogspot.com/2013/12/astrid-senatrice-de-droit-de-1996-2013.html

Le 22 mai 1997, Astrid prête serment en tant que lieutenant-colonel dans le Corps du Service Médical. Auparavant, de mars à avril, elle avait suivi une formation au sein des Forces armées en général et du Service Médical en particulier. N'ayant pas eu l'occasion de bénéficier d'un entraînement classique d'officier, sa formation est graduellement poursuivie au cours des années. En tant que membre de la famille royale, la princesse Astrid reçoit l'Ordre de Léopold, préside certaines cérémonies militaires, est la marraine de la frégate F911-Westdiep de la Marine belge, et reçoit le grade de colonel quelques années plus tard.

Elle donne son prénom à diverses institutions :  le Parc Princesse Astrid à Lommel (inauguré en 1994), la résidence pour personnes âgées du C.P.A.S. Princesse Astrid à Lubbeek (inaugurée en 1997), le Centre Provincial de Revalidation Princesse Astrid à La Gleize (inauguré en 1998) et le Hall Princesse Astrid, la nouvelle entrée du parc des expositions de Bruxelles (inauguré en 1999).

La fille du couple royal reçoit d'autres hommages. En 1995, la Poste émet un timbre à son effigie avec 3FB de surtaxe pour la Croix-Rouge de Belgique. Elle baptise une Azalée Princesse Astrid en 1997, et une Rose Princesse Astrid en 2000. Un millier de plants de cette rose sont vendus chaque année au profit de l'association Belgian Kid's Foundation, créée par les médecins de l'Hôpital Universitaire pour enfants Reine Fabiola.

La princesse reprend le combat de sa tante la reine Fabiola en faveur des handicapés :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2011/05/le-combat-dastrid-pour-les-handicapes.html

Son premier voyage humanitaire à l'étranger a lieu en février 1999 :   avec le secrétaire d'Etat à la Coopération au Développement Réginald Moreels, elle visite des projets belges venant en aide aux personnes touchées par l'ouragan Mitch au Honduras. Un an plus tard, elle se rend au Mozambique et au Burkina Faso pour visiter des projets de lutte contre le sida (plus d'infos sur son combat contre le sida :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/09/le-combat-de-la-princesse-astrid-contre.html)

En 2000, la princesse Astrid reçoit le prix 2000 de l'organisation Women for Peace Award, et une dotation de 275.000 euros du gouvernement fédéral. Elle devient présidente d'honneur de la Fondation Médicale Reine Elisabeth, créée en 1926 par son arrière-grand-mère afin de soutenir la recherche dans les neurosciences.

Lors de la visite de projets contre le sida en Afrique du Sud en avril 2004, Astrid accepte, pour la première fois, de répondre à une interview et d'évoquer son rôle :   "J'ai besoin de me sentir utile. Même si j'ai des périodes de découragement, je rebondis très vite car je ne crois pas au hasard. Je crois à l'action et je veux voir le côté positif des choses. J'ai fait mienne cette devise :  be positive! Et je suis une femme entière. Je ne sais pas ce qu'est mon rôle de princesse. Honnêtement, je ne me sens pas princesse. Je suis une femme. Je suis une mère et je réagis comme une mère. L'avantage, comme princesse, c'est que je peux compter sur des collaborateurs exceptionnels. Et, comme mère, sur ma famille et un mari exceptionnel".

En juin 2005, la princesse Astrid et le ministre de la Coopération au Développement Armand De Decker se rendent au Sri Lanka et en Thaïlande pour découvrir les projets de reconstruction des régions dévastées par le tsunami de décembre 2004.  En 2006, elle accepte la présidence d'honneur de l'asbl Pinocchio (qui s'occupe d'enfants et adolescents brûlés) et des fonds scientifiques et médicaux de la Fondation Roi Baudouin.

Un sondage publié par "Le Soir Magazine" en janvier 2007 montre que la princesse Astrid est le quatrième membre préféré de la famille royale, après le Roi, la princesse Mathilde et la reine Paola. Parmi les trois enfants des souverains,   53,6% des néerlandophones (contre 40,2% pour Philippe) et 44,9% des francophones (contre 47,2% pour Philippe) la jugent apte à succéder à son père.

Lors de son séjour en Tanzanie en octobre 2007, les journalistes lui demandent de décrire son rôle de princesse de Belgique :   "Je ne pense jamais à çà, je ne me sens pas princesse. On doit presque s'excuser d'exercer cette fonction. Très sincèrement, je vois cela comme un rôle de service à la population, et indirectement à mon père et à ma mère, au chef de l'Etat. Nous recevons beaucoup de messages de la population à l'égard des dirigeants et nous les transmettons. Nous sommes des intermédiaires".   Et lorsqu'ils lui demandent si elle est inquiète pour l'avenir de la Belgique, elle répond :   "De par notre fonction, nous sommes tous attachés à notre pays".

Le même mois, la princesse déclare au Forum des Femmes pour l'Economie et la Société à Deauville (France) :     "Je cherche à répondre aux besoins de personnes vulnérables, en particulier les groupes de citoyens qui risquent de passer à travers les mailles du filet, en Belgique ou à l'étranger, mais je refuse cependant de me conformer à l'image d'une dame de charité. Je cherche à répondre à la confiance que d'autres placent en moi en activant un réseau de personnes et d'institutions qui peuvent apporter des résultats concrets à ceux qui en ont besoin".

A la fin de l'année 2007, la princesse annonce qu'elle ne sollicite pas le renouvellement de son mandat de présidente nationale de la Croix-Rouge, qui vient à échéance le 31 décembre. Le Palais semble vouloir prendre ses distances avec une institution qui connaît des tensions communautaires entre les ailes flamande et francophone. Malgré son départ de la Croix-Rouge de Belgique, Astrid continue de soutenir de nombreuses associations et institutions, et de mener des combats sociaux sur le long terme (sida, recherche scientifique, malaria, mines antipersonnels, p.ex.).

La princesse succède, en 2010, à sa tante la reine Fabiola à la présidence d'honneur de l'Action Damien, et rencontre officiellement le conseil d'administration le 23 mars. Afin de médiatiser la campagne de collecte 2011 de cette association, Astrid prend la parole lors de la journée de lancement à Bruxelles, et se rend en Inde pour découvrir des projets financés par l'Action Damien dans la région de New Delhi. En septembre 2013, la princesse assiste au 18ème Congrès International de la Lèpre, organisé par Action Damien à Bruxelles (c'est la première fois que ce congrès a lieu en Belgique). Quelques 500 participants y partagent leurs expériences. A l'occasion de la Journée Mondiale de lutte contre la tuberculose 2014, elle participe à un workshop organisé par Action Damien à Houthalen-Helchteren.

Depuis 2012,  la princesse Astrid accorde son Haut Patronage à l'asbl Fistul Aid au profit des femmes africaines souffrant de lésions suite à un accouchement difficile. Faute d'infrastructures adéquates et de soins médicaux facilement accessibles, beaucoup de femmes en Afrique accouchent dans des conditions précaires et souffrent ensuite de fistules. Ces femmes sont rejetées de leur communauté, condamnées à être des parias.

Le journal "Het Laatste Nieuws" établit le classement des 100 femmes les plus puissantes et les plus influentes de Belgique en 2012. Le trio de tête est logiquement occupé par les ministres de la Santé Laurette Onkelinx, de la Justice Annemie Turtelboom et de l'Intérieur Joëlle Milquet. Trois femmes de la famille royale sont présentes dans ce classement :    la princesse Mathilde (29ème), la princesse Astrid (53ème) et la reine Paola (90ème).

Un sondage de l'Institut Ipsos auprès de 1.000 personnes en février 2013 demande quelle femme de la famille royale est votre préférée. La princesse Mathilde est la plus populaire (39%), suivie par la princesse Astrid (34%), la princesse Claire (17%), la reine Paola (7%) et la reine Fabiola (4%). La popularité d'Astrid est semblable dans les trois régions du pays :   36% à Bruxelles, 35% en Flandre et 31% en Wallonie.

Depuis 2013,  la princesse est Envoyée Spéciale de la Convention d'Ottawa. Plus d'infos sur son combat contre les mines antipersonnels :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2017/11/le-combat-dastrid-contre-les-mines.html

2° Sœur de roi (depuis 2013)

Le 21 juillet 2013, le roi Albert II abdique au profit du roi Philippe. La princesse a-t-elle influencé la décision de son père dont elle est très proche? On l'ignore. Elle garde sa dotation d'environ 300.000 euros mais devra donner des justificatifs sur son utilisation à la Cour des Comptes, conformément à la réforme des dotations décidée à la fin du règne d'Albert II.

Autre changement pour Astrid :  son frère aîné reste président d'honneur de l'Agence pour le Commerce Extérieur, mais c'est désormais elle qui emmène les missions économiques à l'étranger, à la satisfaction générale. Elle devient aussi la présidente d'honneur du Fonds Prince Albert. Plus d'infos :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2017/06/les-missions-economiques-de-la.html

Cela entraîne une hausse du nombre de ses activités officielles :   90 en 2011,  63 en 2012,  133 en 2013,  156 en 2014,  119 en 2015,  128 en 2016, 110 en 2017,  99 en 2018,  98 en 2019,  20 en 2020 (Covid). Elle est le troisième membre de la famille royale le plus actif, juste après les souverains.

Par contre, la culture l'attire moins. On relèvera juste qu'elle est présidente d'honneur des Jeunesses Musicales de Bruxelles, et qu'elle accorde son Haut Patronage à l'asbl Les XXI et aux Nuits Musicales de Beloeil.

En avril 2014, la princesse accompagne ses parents retraités au Vatican, où ils sont reçus en audience privée par le pape François à la veille de la double canonisation des papes Jean XXIII et Jean-Paul II. En 2015, elle est chargée par son frère d'accueillir la princesse Anne d'Angleterre pour les cérémonies du centenaire de la mort d'Edith Cavell, ainsi que les grands-ducs héritiers de Luxembourg, Charles et Camilla de Grande-Bretagne, le prince Pieter-Christiaan d'Orange, le duc de Wellington et le prince Charles Napoléon pour l'inauguration de la ferme de Hougoumont restaurée dans le cadre du bicentenaire de la bataille de Waterloo.

A l'occasion de leur 35ème anniversaire de mariage en 2019, le couple princier se confie au magazine français "Point de Vue". La princesse parle de son rôle public :

"En public comme en privé, j'aime ce qui est vrai, je ne joue pas la comédie. Je mets beaucoup de passion et d'enthousiasme dans tout ce que j'entreprends. Les missions de commerce extérieur, notamment, qui me sont confiées par mon frère le roi Philippe, à la demande du gouvernement, demandent beaucoup de préparation et de travail. Nous partons avec une délégation de plusieurs centaines de personnes :  des entrepreneurs venus de toutes les régions de Belgique, mais aussi des ministres régionaux et fédéraux, des recteurs d'université, des chercheurs, des consultants. Sur place, le rythme est très soutenu. Suivre les dossiers, faire aboutir des projets ambitieux, être un lien entre les gens, tout cela s'ancre dans la connaissance des réalités économiques de secteurs aussi différents que la culture ou la sidérurgie, la pétrochimie ou encore le transport maritime. Je suis fondamentalement une personne de terrain. Débloquer des situations, des contrats, me procure chaque fois une vraie satisfaction. Et je suis fière de pouvoir aider mon pays.

Les visites humanitaires m'ont toutes beaucoup appris. J'ai vécu des moments très intenses en Afrique en tant que représentante spéciale de Roll Back Malaria et présidente d'honneur d'Action Damien, qui lutte contre la lèpre et la tuberculose. Je soutiens le mouvement paralympique et les Special Olympics, qui permettent aux personnes atteintes de handicap de s'intégrer dans la société par le biais du sport. Avec le prince Mired de Jordanie, je fais également partie d'un groupe de travail qui promeut l'adhésion de nouveaux Etats à la convention d'Ottawa sur l'interdiction des mines antipersonnels. Mon époux m'accompagne régulièrement au service de ces organisations, il me donne des conseils, étudie avec moi mes discours. Il m'est difficile de mettre des mots sur la place qu'il tient dans ma vie, tant il est pour moi une force, un soutien. Mon équilibre, mon roc". 

Bibliographie :      - Site Internet de la monarchie belge
                              - "La princesse Astrid de Belgique" de Vincent Leroy, éditions Imprimages, 2011

lundi 6 juin 2016

Activités officielles en mai 2016

                                

                           

20 audiences pour le Roi :   le premier ministre Charles Michel (reçu 4 fois), le président du parlement bruxellois Charles Picqué, le nouveau secrétaire d'Etat à la lutte contre la fraude fiscale Philippe De Backer, le premier ministre du Japon Shinzo Abe, la ministre de l'Education Marie-Martine Schyns, des représentants du Bataillon d'Artillerie, le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, le responsable d'une exposition sur Albert Ier Luc Glorieux, des responsables du COC, ACOD et VSOA, la ministre de la Santé Maggie De Block, le président du groupe Alibaba, le président du Conseil Wallon du Numérique Pierre Rion, ainsi que les ambassadeurs de Bosnie, Turkménistan, Bhoutan, Timor Oriental et Argentine.

27 activités officielles pour le Roi :   déjeuner avec l'archevêque de Bruxelles-Malines Jozef De Kesel, déjeuner de travail avec des responsables d'Engie et Electrabel, réunion de travail avec des directeurs d'écoles, visite de la frégate Léopold Ier, rencontre avec les familles des victimes des attentats, rencontre avec le personnel de l'aéroport d'Ostende, cérémonie d'hommage aux victimes des attentats, déjeuner de travail sur le commerce digital international, rencontre avec des jeunes entrepreneurs belges, finale du Concours Musical Reine Elisabeth, 70ème anniversaire de la Bataille de la Lys à Kuurne, déjeuner avec le jury du Concours Musical Reine Elisabeth, ouverture au palais d'Egmont du symposium sur les synergies entre l'enseignement et les entreprises, clôture au palais royal du symposium sur les synergies entre l'enseignement et les entreprises, réception à Laeken pour les nouveaux ambassadeurs accrédités en Belgique, visite du Hoger Instituut der Kempen à Geel, visite de la société Barco à Courtrai, cérémonie d'hommage aux prisonniers politiques à l'Enclos des Fusillés  + 9 activités officielles lors du voyage d'Etat du couple royal jordanien en Belgique (accueil officiel sur la place des Palais, déjeuner de travail avec la délégation jordanienne, visite de la base aérienne de Florennes, conférence du roi Abdallah à l'UCL, dîner de gala au château de Laeken, visite du terminal gazier de Fluxys à Zeebrugge, visite du parc éolien en mer du Nord, promenade dans Bruges, réception à l'hôtel de ville de Bruges).

29 activités officielles pour la Reine :  2 épreuves de qualification du Concours Musical Reine Elisabeth, 4 demi-finales du Concours Musical Reine Elisabeth, 4 finales du Concours Musical Reine Elisabeth, rencontre avec les familles des victimes des attentats, rencontre avec le personnel de l'aéroport d'Ostende, remise de l'Annuaire Fédéral Pauvreté en Belgique 2016, cérémonie d'hommage aux victimes des attentats, déjeuner avec le jury du Concours Musical Reine Elisabeth, rencontre à la Fondation Roi Baudouin avec des représentants des projets retenus et le jury du Prix Reine Mathilde 2016, remise du Prix Reine Mathilde 2016 au palais royal, visite du Musée La Boverie à Liège, réception à Laeken pour les nouveaux ambassadeurs accrédités en Belgique, remise des prix du Concours Musical Reine Elisabeth à Argenteuil   + 9 activités officielles lors du voyage d'Etat du couple royal jordanien en Belgique (accueil officiel sur la place des Palais, présentation du projet Boost de la Fondation Roi Baudouin, déjeuner de travail avec la délégation jordanienne, conférence du roi Abdallah à l'UCL, dîner de gala au château de Laeken, visite de l'Institut Technique de la Sainte-Famille à Bruges, visite du Musée Memling à Bruges, promenade dans Bruges, réception à l'hôtel de ville de Bruges).

3 activités officielles pour le roi Albert II et la reine Paola :   cérémonie d'hommage aux victimes des attentats, séance de travail avec Missing Children Europe, dîner pour le 15ème anniversaire de Missing Children Europe.

7 activités officielles pour la princesse Astrid :   remise des prix scientifiques 2016 de la Fondation Médicale Reine Elisabeth, ouverture des Special Olympics Belgium à La Louvière, cérémonie d'hommage aux victimes des attentats, séance de travail avec Missing Children Europe, dîner pour le 15ème anniversaire de Missing Children Europe, réunion de travail avec le conseil consultatif du Fonds Prince Albert, finale du Concours Musical Reine Elisabeth.

7 activités officielles pour le prince Lorenz :  ouverture des Special Olympics Belgium à La Louvière, visite du Musée Bellevue à Bruxelles, visite du site archéologique du Coudenberg à Bruxelles, séance de clôture de l'assemblée générale de l'Association Royale des Demeures Historiques de Belgique, ouverture de la conférence Interpret Europe, cérémonie d'hommage aux victimes des attentats, finale du Concours Musical Reine Elisabeth.

11 activités officielles pour le prince Laurent :  71ème anniversaire de la libération des camps à Liège, inauguration de "La crèche des aînés" à Denée, concours d'équitation de Tongres, conférence de presse pour présenter sa collaboration avec l'Assemblée des Régions d'Europe, cérémonie d'hommage aux victimes des attentats, inauguration de l'expansion du département vétérinaire de l'Université de Gand, finale du Concours Musical Reine Elisabeth, visite de l'exposition "La mode à la Belle Epoque" à Blankenberghe, remise du titre d'école la plus sûre de Flandre Occidentale, funérailles de l'acteur Gaston Berghmans à Anvers, vernissage de Nature-Art-Cohésion Sociale à Bruxelles.

3 activités officielles pour la princesse Claire :   concours d'équitation de Tongres, cérémonie d'hommage aux victimes des attentats, finale du Concours Musical Reine Elisabeth.


Récapitulatif des activités officielles de janvier à mai 2016 (source : www.monarchie.be) :

Roi :   95 activités officielles + 76 audiences

Reine :   114 activités officielles

Princesse Astrid :   56 activités officielles

Prince Laurent :   28 activités officielles

Princesse Claire :  11 activités officielles

Prince Lorenz :   11 activités officielles

Reine Paola :   6 activités officielles

Roi Albert II :   5 activités officielles

lundi 23 mai 2016

Naissance de l'archiduchesse Anna Astrid d'Autriche-Este

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Nouvelle naissance dans la branche cadette de notre famille royale : le prince Amedeo de Belgique, archiduc d'Autriche-Este, et son épouse l'archiduchesse Elisabetta viennent d'avoir leur premier enfant. La naissance a eu lieu le 17 mai 2016 à 3h30 au Centre Hospitalier Universitaire Saint-Pierre à Bruxelles. Conformément au nouvel arrêté royal, l'archiduchesse Anna Astrid (les deux prénoms des grands-mères) ne portera pas le titre de princesse de Belgique qui sera désormais réservé à la branche aînée de la famille royale (les enfants du roi Philippe et de la reine Mathilde). Elle est cependant septième dans l'ordre de succession au trône de Belgique, et va vivre avec ses parents dans une maison de la Donation Royale mise à leur disposition près du château du Stuyvenbergh à Laeken.


Nouvel ordre de succession au trône suite à cette naissance :

1. Princesse héritière Elisabeth de Belgique, duchesse de Brabant


2. Prince Gabriel de Belgique


3. Prince Emmanuel de Belgique


4. Princesse Eléonore de Belgique


5. Princesse Astrid de Belgique, archiduchesse d'Autriche-Este


6. Prince Amedeo de Belgique, archiduc d'Autriche-Este


7. Archiduchesse Anna Astrid d'Autriche-Este


8. Princesse Maria-Laura de Belgique, archiduchesse d'Autriche-Este


9. Prince Joachim de Belgique, archiduc d'Autriche-Este


10. Princesse Luisa Maria de Belgique, archiduchesse d'Autriche-Este


11. Princesse Laetitia Maria de Belgique, archiduchesse d'Autriche-Este


12. Prince Laurent de Belgique


13. Princesse Louise de Belgique


14. et 15. Princes Nicolas et Aymeric de Belgique

lundi 9 mai 2016

Le combat de la princesse Astrid pour les handicapés


                            

(Article actualisé en août 2024)

Au fil des ans, la princesse a repris le combat de sa tante la reine Fabiola en faveur des handicapés. Elle accorde son Haut Patronage au Foyer Général Cornet pour handicapés mentaux à Nivelles de la Fondation Vivat (depuis 1996), à la Fédération Francophone des Sourds de Belgique (depuis 1997), à l'Institut Médico-pédagogique Sainte-Gertrude (depuis 2003) et à la Fondation pour l'Institut Royal pour Sourds et Aveugles (depuis 2006). 

Outre des visites à des institutions, Astrid assiste presque chaque année aux Special Olympics qui ont lieu dans notre pays. En 1996, elle encourage les athlètes en stage de préparation à Waregem pour les jeux paralympiques d'Atlanta. Lors d'un voyage en Suède en 1999, elle participe à une réunion de travail au Comité Central pour les Handicapés. Astrid et Lorenz se rendent à Dublin en Irlande pour la cérémonie d'ouverture des Special Olympics World Summer Games 2003.

La princesse évoque les handicapés dans son interview à l'hebdomadaire "La Libre Match" en 2004 :  "Je suis régulièrement invitée à assister aux jeux paralympiques qui sont les jeux olympiques pour les personnes moins valides moteurs. Mon époux et moi avons, par exemple, assisté en 2000 à l'ouverture des Jeux Paralympiques de Sydney. L'ambiance y était impressionnante (grande entraide, fraternité, courage, ténacité, dépassement de soi,...). On ressentait de la part du public australien une immense solidarité et un immense respect vis-à-vis de ces athlètes. Je me faisais la réflexion qu'au fond, la plupart des athlètes sont des accidentés de la route qui surmontent, d'une façon extraordinaire, leur handicap et mènent un combat extrêmement positif. Je pense aussi que chacun de nous pourrait un jour se retrouver dans cette situation à la suite d'un accident. Cela nous touche donc d'assez près. Quand on regarde un sportif en chaise roulante disputer un match de tennis, on est, tout d'abord, un peu déphasé. Mais par la suite, on oublie que ce sont des compétitions en chaise roulante et on est complètement captivé par le jeu. En 2003, mon époux et moi avons eu l'occasion de représenter notre pays à la cérémonie d'ouverture des premiers Special Olympics (pour les moins valides mentaux) en dehors des Etats-Unis, à savoir à Dublin. Plus que n'importe où dans la société, on est touché par la véracité des sentiments et la dignité de ces personnes handicapées qui donnent une leçon enrichie d'humanité".

Astrid et Lorenz se rendent aux Jeux Paralympiques de Pékin en 2008, de Londres en 2012, de Rio en 2016, et de Paris en 2024 afin d'encourager les athlètes belges qui y participent. 

En 2009, la princesse rejoint le comité d'honneur de l'International Paralympic Committee Governing Board qui soutient des initiatives paralympiques favorisant l'inclusion sociale des personnes ayant un handicap. Elle assiste à leur réunion annuelle en 2011 au palais Het Loo à Apeldoorn aux Pays-Bas. Le 8 octobre 2013, c'est Astrid qui organise la réunion annuelle du comité d'honneur au palais royal de Bruxelles, en présence de la grande-duchesse Maria-Teresa de Luxembourg, de la princesse héritière Viktoria de Suède et de la princesse Margriet des Pays-Bas.

En Belgique, plusieurs activités officielles de la princesse ont lieu chaque année sur ce thème. Prenons l'exemple de l'année 2010 :   50ème anniversaire du Belgian Paralympic Committee (à qui elle a accordé son Haut Patronage à cette occasion pour une durée de deux ans), rencontre avec Handicap-Pauvreté du Borinage à Eugies, visite du siège de l'AWIPH (Agence Wallonne pour l'Intégration des Personnes Handicapées) à Montignies-sur-Sambre, cérémonie de clôture des Special Olympics Belgium à Woluwé-Saint-Pierre, visite d'une entreprise de travail adapté à Hergenrath, 175ème anniversaire de l'Institut Royal pour Sourds et Aveugles à Uccle, visite de l'asbl Albatros à Petite-Chapelle, ouverture de la conférence sur la stratégie à mener en matière de personnes handicapées (dans le cadre de la présidence belge de l'Union Européenne), visite de la quatrième maison de l'asbl "Le huitième jour" à Laeken, visite de l'asbl Vers la Vie à Marcinelle (à qui elle a ensuite accordé son Haut Patronage), 50ème anniversaire de l'Association Nationale d'Aide aux Handicapés Mentaux.

En 2013, la princesse a remis le Trophée National Victor Boin (c'est l'équivalent du Trophée National du Mérite Sportif pour les sportifs handicapés) qui existe depuis 1974 et est placé sous le Haut Patronage du roi Albert II. En septembre 2014, Astrid accorde son Haut Patronage aux Special Olympics Eurasian Summer Games.

Adepte du jogging, la princesse participe aux 20km de Bruxelles en 2017 avec un T-Shirt aux couleurs du Paralympic Team Belgium. Elle en profite pour discuter avec les autres sportifs handicapés de l'équipe. Son époux et deux de leurs filles viennent l'encourager.

                                      

Le Belgian Paralympic Committee fête ses 60 ans en 2020. A cette occasion, Astrid et Lorenz assistent à la remise des Paralympic Sport Awards.

lundi 2 mai 2016

Activités royales en avril 2016

20 audiences pour le Roi :   le premier ministre Charles Michel (reçu 3 fois), le ministre de la Justice Koen Geens, la ministre de la Mobilité Jacqueline Galant, le CEO de Lufthansa, l'administrateur délégué de la clinique Saint-Jean, le nouveau ministre de la Mobilité François Bellot, le général Breedlove (commandant suprême des Forces Alliées en Europe), le président d'Indonésie Joko Widodo, le président du Mozambique Felipe Jacinto Nyusi, le président du PS Elio Di Rupo, le patriarche d'Antioche, le président de l'Exécutif des Musulmans de Belgique Salah Eechllaoui, le ministre de l'Intérieur Jan Jambon, ainsi que les ambassadeurs d'Ukraine, Moldavie, Indonésie, Uruguay, Mauritanie.

14 activités officielles pour le Roi :   visite à l'Hôpital Saint-Michel à Bruxelles à des victimes blessées des attentats, visite à l'Hôpital de Loverval à Charleroi à des victimes blessées des attentats, visite du Centre de Contrôle National d'Elia à Bruxelles, 25ème anniversaire de l'échange linguistique entre des écoles de Minderhout et Neufchâteau, rencontre avec une délégation de l'Ordre de Malte, rencontre avec des élèves de Visé et Poelkapellele ayant participé à un Relais Sacré en vélo, 175ème anniversaire de l'Académie Royale de Médecine de Belgique, déjeuner au château de Laeken avec des acteurs du monde culturel, inauguration des Floralies Gantoises, visite de Co.Station à Bruxelles, réunion de travail au palais royal avec le Bureau Fédéral du Plan, déjeuner de travail avec les entreprises finalistes du Prix de l'Entreprise 2015, visite dans le métro bruxellois, dîner de gala à Stockholm pour les 70 ans du roi Carl-Gustav de Suède.

17 activités officielles pour la Reine :   visite à l'Hôpital Saint-Michel à Bruxelles à des victimes blessées des attentats, visite à l'Hôpital Stuyvenbergh à Anvers à des victimes blessées des attentats, commémoration pour le 100ème anniversaire de l'exécution de Gabrielle Petit, forum sur le développement durable au palais d'Egmont, visite de l'exposition "De Floris à Rubens : dessins de maîtres d'une collection particulière belge", remise du Prix Baillet Latour de la Santé 2016, visite de The Studios à Courtrai, rencontre au palais royal avec des associations s'occupant du syndrome de Down, rencontre avec une délégation de l'Ordre de Malte, déjeuner au château de Laeken avec des acteurs du monde culturel, inauguration des Floralies Gantoises, concert de Scala à Aarschot, visite de l'Institut Supérieur de Musique et de Pédagogie de Namur, visite du projet "Une étoile, un destin" à Molenbeek-Saint-Jean, baptême du navire "Vole au Vent" à Ostende, conférence-spectacle "Grand symposium : tout sur l'amour", dîner de gala à Stockholm pour les 70 ans du roi Carl-Gustav de Suède.

0 activité officielle pour le roi Albert II et la reine Paola

1 activité officielle pour la princesse Astrid :  cérémonie d'inauguration du Waseda-Europe Desk à l'ULB.

1 activité officielle pour le prince Lorenz :  dîner de gala du Conseil International de la Chasse et de la Conservation du Gibier.

4 activités officielles pour le prince Laurent :   visite du pavillon de la Tour Zimmer à Lierre, visite de la confiserie Joris à Berchem-Sainte-Agathe, visite de l'exposition "Générations Planète Attitude" à Bruxelles, visite aux Floralies Gantoises.

2 activités officielles pour la princesse Claire :  visite du pavillon de la Tour Zimmer à Lierre, visite de la confiserie Joris à Berchem-Sainte-Agathe

Récapitulatif des activités officielles de janvier à avril (source : www.monarchie.be) :

Roi :   68 activités officielles + 56 audiences

Reine :  85 activités officielles

Princesse Astrid :   49 activités officielles

Prince Laurent :   17 activités officielles

Princesse Claire :   8 activités officielles

Prince Lorenz :   4 activités officielles

Reine Paola :   3 activités officielles

Roi Albert II :   2 activités officielles

lundi 25 avril 2016

Le combat de la reine Mathilde pour le micro-crédit

                           12829388_1658136874449946_4990700888562727568_o(Article actualisé en avril 2025)

1° Qu'est-ce que le micro-crédit ?

Créé au début des années 70, le micro-crédit est d'abord lancé au Bangladesh par la Grameen Bank du professeur Mohammad Yunus suite à un diagnostic simple : l'absence d'accès au crédit des plus pauvres les prive de la possibilité d'entreprendre. Le principe est d'octroyer des petites sommes à des taux exceptionnellement bas. Le professeur Yunus a été soutenu, entre autres, par le roi Baudouin et la reine Fabiola, le président des Etats-Unis Bill Clinton et la reine Sophie d'Espagne. Dans les années 1990, le prince héritier Philippe s'est rendu au Bangladesh pour découvrir des projets lancés grâce aux micro-crédits. 

En 2005, il existait plus de 3.000 organisations de ce type dans ce monde qui sont venues en aide à près de 54,8 millions de personnes (dont 81% de femmes) disposant d'un revenu quotidien inférieur à un dollar.

2° Emissaire pour la promotion de l'Année Internationale du Micro-Crédit

Le 17 novembre 2004, les princesses Mathilde de Belgique et Maxima des Pays-Bas, le ministre belge de la Coopération au Développement Armand De Decker assistent à New York au lancement de l'Année Internationale du Micro-Crédit, déclarée par l'ONU pour 2005. Le micro-crédit est un des outils permettant de lutter contre la pauvreté et d'atteindre les Objectifs de Développement du Millénaire des Nations Unies, notamment sur le plan de l'éducation et de la santé. La princesse Mathilde a été sollicitée par le Programme des Nations Unies pour le Développement, afin d'agir en tant qu'émissaire pour la promotion du micro-crédit dans le monde.

Voici l'intégralité de son discours prononcé à New York :

"Je suis ravie d'être parmi vous aujourd'hui pour l'inauguration de l'Année Internationale du Micro-Crédit. Comme membre du groupe des émissaires, je suis heureuse de pouvoir soutenir une initiative aussi dynamique et ambitieuse. J'adhère pleinement à notre objectif principal, qui est de soutenir ceux qui à travers le monde entier souhaitent emprunter des sommes modestes pour démarrer leur propre entreprise, et ce malgré leurs très faibles revenus. Je suis impatiente de contribuer à cette année internationale, et ma première activité dans ce cadre aura lieu dès la semaine prochaine en Chine, où j'aurai l'occasion de rendre visite à des bénéficiaires de micro-crédits et de parler de ce sujet devant des auditoires universitaires.


La micro-finance est l'un des instruments les plus puissants dans la lutte contre la pauvreté. Les micro-crédits augmentent le patrimoine et les revenus des ménages modestes et aident ceux-ci à faire face aux besoins essentiels. Il en résulte une amélioration substantielle des conditions de logement, des soins de santé et de l'éducation apportée aux enfants. La micro-finance encourage les femmes à participer davantage à la vie économique et contribue également à la promotion de l'égalité des sexes au sein des familles. Enfin, la micro-finance apparaît comme cruciale pour la réalisation des objectifs de développement fixés à l'aube du millénaire, et tout spécialement l'objectif de réduire de moitié, d'ici 2015, le nombre de personnes vivant dans une pauvreté extrême.


Malgré les perspectives qu'ils peuvent offrir, les services financiers sont pourtant encore refusés à la grande majorité de la population des pays en développement. Il faudra saisir l'occasion offerte par cette année internationale pour répondre à une question de fond : pourquoi persiste-t-on à considérer aujourd'hui encore que les personnes à revenu modeste ne sont pas dignes de crédit? Ceux qui ont peu de moyens ne souhaitent pourtant pas vivre de la charité, mais veulent au contraire pouvoir saisir des opportunités. Beaucoup d'entre eux travaillent à l'arrachée. Les micro-entrepreneurs constituent le segment le plus énergique des sociétés en développement et produisent un effet dynamisant sur l'ensemble de la population. La preuve est apportée depuis longtemps que lorsqu'elles ont un accès aux services financiers, ces personnes créent leur entreprise, remboursent leurs emprunts, épargnent de l'argent et offrent de meilleures conditions de vie à leurs familles et, particulièrement à leurs enfants.


Si nous encourageons l'esprit d'entreprise au sein des populations en développement, nous franchissons une étape cruciale dans l'éradication de la pauvreté. Notre devoir est de réduire les obstacles qui empêchent la participation de ces populations à la vie économique et financière. Avec l'aide de vous tous dans cette salle, nous saisirons l'occasion offerte par l'Année Internationale du Micro-Crédit pour promouvoir des instruments financiers d'inclusion qui permettront aux micro-entrepreneurs de se révéler économiquement et, par-dessus tout, de s'épanouir humainement.

L'année internationale qui s'ouvre sera capitale pour promouvoir le concept du micro-crédit. Mais nous savons déjà que notre engagement devra se poursuivre au-delà de l'année 2005. Car seul un effort inscrit dans la durée produira un résultat durable. C'est un objectif pour lequel je suis, avec vous, déterminée à oeuvrer et à m'engager".


Quelques jours plus tard, lors d'une mission économique en Chine, la princesse découvre un premier projet de micro-crédit dans les campagnes pauvres aux abords de Pékin : l'épouse d'un petit agriculteur a reçu un crédit pour acheter des semences et cultiver des fleurs dans une serre de fortune. Grâce à cette activité, elle peut envoyer leurs enfants à l'école. Lors de sa visite de l'université de Fudan, Mathilde entame un débat sur le micro-crédit avec des étudiants.

Au cours de son voyage au Mali en février 2005, elle se rend à l'agence de micro-crédit Kafo Jiginew (le grenier de l'argent) financée notamment par la coopération belge au développement. Plus de 90.000 crédits (parfois réduits à 50 euros) ont déjà été accordés à toute personne souhaitant lancer son affaire à la ville comme à la campagne. Après la présentation théorique, la princesse rencontre dans les dédales du marché de Medine des femmes ayant sollicité l'appui financier de Kafo Jiginew.

De retour à Bruxelles, Mathilde prononce un discours au palais d'Egmont lors de la séance de clôture du séminaire "Micro-finance : facteur d'intégration sociale?" :

"La semaine dernière, j'étais en mission au Mali. J'ai eu l'occasion de m'entretenir avec plusieurs micro-entrepreneurs. J'ai été vraiment impressionnée par leur enthousiasme et leur engagement. Ils travaillent avec détermination afin de sortir de la pauvreté et de s'assurer un meilleur avenir. Surtout les femmes sont très actives et présentes dans le secteur du micro-crédit. Lors de mes conversations avec eux, j'ai personnellement constaté que les micro-clients ne souhaitent pas vivre de la charité, mais qu'ils veulent au contraire saisir des opportunités : un commerce de chaussures ou de fruits, une bijouterie, une laiterie, un marché de bétail...pour ne citer que quelques exemples. Grâce à un accès aux services financiers, ces personnes à revenu modeste créent leurs propres entreprises, remboursent leurs emprunts, épargnent de l'argent et offrent de meilleures conditions de vie à leur famille, et particulièrement à leurs enfants.


Il existe là un grand potentiel commercial qui mérite d'être développé. Bien que la micro-finance soit un outil important dans la lutte contre la pauvreté, cet instrument n'est pas une panacée! En effet, des obstacles continuent à exister empêchant la participation des populations en développement à la vie économique et financière. Nous devons saisir l'occasion offerte par l'Année Internationale du Micro-Crédit pour promouvoir des instruments financiers d'inclusion qui permettent aux micro-entrepreneurs de se révéler économiquement et de s'épanouir humainement.


En acceptant le mandat d'émissaire des Nations Unies pour l'année internationale, je me suis engagée dans cette voie. Je voudrais rappeler ici que la pauvreté a trop souvent un visage féminin. Et pourtant, ce sont les femmes moteurs de la famille, pleines de talents et d'innovations, qui ont largement recours aux services des institutions de micro-finance. Cela non seulement afin d'accéder aux services financiers dont elles ont besoin, mais peut-être surtout afin d'améliorer leur statut, leurs conditions de vie et celles de leurs enfants, en leur assurant une bonne éducation et un meilleur accès aux soins de santé.


Je suis très heureuse de votre présence à ce séminaire micro-finance ici à Bruxelles. Vous qui représentez des institutions de micro-finance, des investisseurs sociaux, des organisations d'appui au secteur de la micro-finance, des institutions financières, des organisations non gouvernementales ou encore des administrations publiques, vous avez accepté de soutenir ceux qui, à travers le monde entier, souhaitent emprunter des sommes modestes pour démarrer leur propre entreprise, et ce malgré leurs très faibles revenus. Ces deux derniers jours, vous avez examiné les défis du sytème de la micro-finance, y compris les obstacles économiques et financiers à la participation des personnes pauvres.


De mon côté, je voudrais signaler l'importance de l'impact social de la micro-finance. Notre attention pour les conséquences sociales du micro-crédit devrait aller de pair avec nos considérations économiques et financières d'une part, et l'impact social d'autre part. Je vous invite à tenir compte dans votre travail de l'inclusion sociale et du renforcement de la société. A travers la qualité de vos travaux au cours de ce séminaire, je mesure également cet engagement, cette détermination de tous les acteurs du secteur et cette volonté d'encore améliorer votre action. Je vous invite à poursuivre cette solidarité avec les micro-entrepreneurs, non seulement durant l'année internationale, mais aussi après 2005. Seuls des efforts durables pourront être couronnés de succès".


Le 9 mars, Mathilde remet à Bruxelles le 6ème Womed Award, destiné à couronner une femme chef d'entreprise indépendante qui marie harmonieusement sa société, sa vie privée et ses engagements auprès de la communauté. En cette Année Internationale du Micro-Crédit, le prix voit double et a été également attribué à une businesswoman d'un pays en voie de développement

Lors de la mission économique menée par le prince Philippe en Inde en mars, son épouse s'est rendue dans une association de femmes "Mahilan Milan" qui supervise 35.000 familles en accordant des micro-crédits aux mères pour les aider à commencer une petite activité commerciale (nettoyage, restauration, p.ex.) et aussi à restaurer leur estime de soi. La princesse Mathilde prononce, le 19 avril, un nouveau discours sur le micro-crédit à l'Université de Georgetown au cours d'une visite officielle avec le prince héritier à Washington aux Etats-Unis.

Le 2 juin, elle visite la banque Triodos à Bruxelles afin d'être informée sur les activités internationales de cette banque dans le domaine du micro-crédit. Le 21 juin, elle participe à une réunion à Paris de conseillers des Nations Unies. Ceux-ci font une évaluation sur le déroulement positif de l'Année Internationale du Micro-Crédit et sur la stratégie à suivre dans l'avenir. Enfin, le 6 juillet, Mathilde assiste à Bruxelles à un déjeuner de travail sur les micro-crédits avec des représentants de la Commission Européenne et la Banque Européenne d'Investissement.

La naissance de son troisième enfant le prince Emmanuel en octobre 2005 l'empêche de mener des actions en faveur du micro-crédit au cours de l'automne. Le 6 décembre, la princesse remet au palais royal le Prix Princesse Mathilde 2005 (d'une valeur de 9.000 euros) à l'asbl Credal pour son projet "Affaires de femmes, femmes d'affaires".

D'autres activités officielles sur ce thème ont lieu en 2006 : visite de l'asbl Credal à Louvain-la-Neuve, discours sur la micro-finance au Collège d'Europe à Bruges, conférence organisée par l'European Microfinance Programme de la Solvay Business School à Bruxelles, colloque sur la micro-finance organisé par la commission Globalisation du Sénat, réunion de travail avec les premiers diplômés de l'European Microfinance Programme qu'elle avait déjà rencontrés quelques mois plus tôt.

3° Son soutien se poursuit

Depuis lors, la princesse Mathilde s'est engagée pour d'autres causes, mais des activités en lien avec le micro-crédit sont de temps en temps à son agenda :   conférence à Ixelles du professeur Mohammad Yunus (fondateur de la Grameen Bank, inventeur du micro-crédit et Prix Nobel de la Paix 2006), inauguration à l'ULB du Centre Européen de Recherche en Microfinance en 2007, visite de Micro Start à Schaerbeek et Saint-Gilles (un projet pilote soutenu par l'Union Européenne qui fournit, conseille, accompagne et aide lors de la création d'une petite entreprise les personnes exclues du système bancaire classique), table ronde sur la micro-finance en Thaïlande avec l'Asian Development Bank et des ONG actives dans ce domaine en 2013.

Devenue reine, Mathilde continue de s'y intéresser :   European Microfinance Day 2015 à Bruxelles, nouvelle entrevue avec Mohammad Yunus au forum économique mondial de Davos en 2016, lancement à Liège de la Semaine du Micro-Crédit et rencontre avec l'équipe de l'agence Micro Start en 2016, découverte d'un projet de micro-finance à New Delhi lors du voyage d'Etat en Inde en 2017,  visite du projet de micro-crédit "Way-Lunch and Coffee Bar" à Gand en 2018, rencontre avec l'équipe de Micro Start Charleroi en 2021, discours d'ouverture de la conférence annuelle du Réseau Européen de la Microfinance et visite de l'agence anversoise de Micro Start en 2022.

En avril 2025, lors des funérailles du pape François à Rome, nos souverains retrouvent avec plaisir Mohammad Yunus qui est présent en tant que chef du gouvernement intérimaire du Bangladesh. 

    



lundi 18 avril 2016

La princesse Eléonore de Belgique

(Article actualisé en septembre 2024)


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La princesse Eléonore, Fabiola, Victoria, Anne, Marie de Belgique est née le 16 avril 2008 à l'Hôpital Erasme à Anderlecht, au lendemain de l'anniversaire de son papa. Son parrain est le comte Sébastien von Westphalen zu Fürstenberg, et ses marraines sont la princesse héritière Victoria de Suède et la princesse Claire de Belgique. Le baptême a eu lieu au château de Ciergnon.

Bilingue comme ses frères et sœur, elle effectue en néerlandais ses études primaires au collège Sint-Jan Berchmans de Bruxelles. D'après le site Internet du Palais, durant ses temps libres, "la princesse Eléonore joue du violon. Elle est créative et aime dessiner. Elle pratique les sports suivants : le vélo, la natation et le ski". On sait aussi qu'elle a fait du scoutisme, mais le Palais a décidé de ne pas communiquer sur ce sujet. 

Depuis l'accession au trône de son père en 2013, la princesse Eléonore occupe la quatrième place dans l'ordre de succession au trône.      

En septembre 2020, la princesse n'était pas en ordre utile d'après les critères pour effectuer ses études secondaires au collège Sint-Jan Berchmans, où plus aucun autre membre de sa famille n'était inscrit. Mais il restait de la place dans le deuxième choix de ses parents :  le collège néerlandophone Heilig Hart à Wezembeek-Oppem, situé à une dizaine de kilomètres du château de Laeken. Elle y étudie durant ses trois premières années secondaires.

Eléonore suit ensuite les traces de ses frères Gabriel et Emmanuel en intégrant, en septembre 2023, l'International School of Brussels, une école privée de Watermael-Boitsfort où les cours sont donnés en anglais. 

La princesse Eléonore a effectué 7 activités officielles en 2018,  8 activités officielles en 2019,  12 activités officielles en 2020.