Affichage des articles dont le libellé est Astrid (princesse). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Astrid (princesse). Afficher tous les articles

lundi 21 juin 2021

"Princesses de Belgique : d'Elisabeth à Delphine" (B. Balfoort et J. Vanden Houden)

                   


Il y a vingt ans, Patrick Weber avait déjà sorti un ouvrage intitulé "Dix princesses de Belgique"  (Charlotte, Louise, Stéphanie, Clémentine, Marie-José, Joséphine-Charlotte, Marie-Christine, Esmeralda, Astrid et Mathilde).

Twintig jaar geleden had Patrick Weber reeds een boek gepubliceerd onder de titel "Tien prinsessen van België" (Charlotte, Louise, Stefanie, Clementine, Marie-José, Joséphine-Charlotte, Marie-Christine, Esmeralda, Astrid en Mathilde).

Anciennes responsables du magazine "Royalty" de VTM, Brigitte Balfoort et Joëlle Vanden Houden ont réussi à faire un livre complètement différent en enlevant les princesses décédées et en se consacrant uniquement à celles qui portent ce titre en 2021  (Elisabeth, Eléonore, Astrid, Maria Laura, Luisa Maria, Laetitia Maria, Claire, Louise, Marie-Christine, Esmeralda, Delphine). L'absence de la princesse Léa est surprenante, et on fera remarquer que Delphine est princesse de Saxe-Cobourg-Gotha et non princesse de Belgique.

Vroegere verantwoordelijken van het VTM magazine "Royalty",  Brigitte Balfoort en Joëlle Vanden Houden zijn erin geslaagd een heel ander boek te maken door de overleden prinsessen te schrappen en zich uitsluitend te richten op degenen die in 2021 die titel dragen (Elisabeth, Eléonore, Astrid, Maria Laura, Luisa Maria, Laetitia Maria, Claire, Louise, Marie-Christine, Esmeralda en Delphine). De afwezigheid hierin van prinses Lea is verrassend, en er zij op gewezen dat Delphine prinses van Saksen-Coburg is en niet prinses van België.

Destiné au grand public, ce livre est richement illustré et agréable à lire. Je n'ai trouvé aucune erreur. Il ne contient aucun scoop, mais il a le mérite de faire découvrir des princesses moins connues que les deux citées sur la couverture.

Dit boek is bestemd voor het grote publiek, is rijk geïllustreerd en leest zeer aangenaam. Ik heb geen fout gevonden. Er staan geen primeurs in, maar het heeft wel de verdienste dat het minder bekende prinsessen introduceert dan de twee die op de omslag staan afgebeeld.

Traduit du néerlandais par Micheline Goche

      A noter que Brigitte Balfoort avait déjà écrit une intéressante biographie sur la reine Fabiola à l'occasion de ses 80 ans :       https://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/02/fabiola-une-jeune-fille-de-80-ans-b.html

Et elle a co-écrit l'ouvrage le plus objectif sur le prince Philippe (avant son accession au trône) :    https://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/07/philippe-prince-heritier-b-leyts-b.html

vendredi 27 décembre 2019

Quel membre de la famille royale belge a été le plus actif en 2019 ?

                             1° Roi :  198 activités officielles  +  161 audiences

Comme chaque année, le Roi reste le premier de ce classement. Par rapport à 2018, on note une diminution de ses activités officielles, compensée par une augmentation du nombre de ses audiences (suite aux élections fédérales de mai et aux difficultés pour former un gouvernement).

2013 :  209 activités officielles  +  67 audiences
2014 :  164 activités officielles  + 193 audiences
2015 :  189 activités officielles  + 162 audiences
2016 :  226 activités officielles  + 149 audiences
2017 :  196 activités officielles  + 167 audiences
2018 :  239 activités officielles  + 123 audiences
2019 :  198  activités officielles  + 161 audiences

2° Reine :  230 activités officielles 

La Reine garde sa deuxième place du classement, avec un nombre d'activités officielles dans la moyenne de ces dernières années  (166 en 2011,  196 en 2012,  190 en 2013,  154 en 2014,  212 en 2015,  246 en 2016,  217 en 2017,  249 en 2018,  230 en 2019).

3° Princesse Astrid (98 activités officielles)

La princesse Astrid reste troisième du classement avec un nombre semblable à l'an dernier :   90 en 2011,  63 en 2012,  133 en 2013,  156 en 2014,  119 en 2015,  128 en 2016,  110 en 2017,  99 en 2018,  98 en 2019.

4° Prince Laurent (87 activités officielles)

Le prince Laurent a été beaucoup plus actif que l'an dernier, et rattrape son "record" de 2016 :    30 en 2009,  40 en 2010,  31 en 2011,  35 en 2012,  61 en 2013,  59 en 2014,  72 en 2015,  87 en 2016,  56 en 2017,  52 en 2018,  87 en 2019.

5° Prince Lorenz :  21 activités officielles

Statu quo pour le prince Lorenz qui continue de travailler dans une banque, et d'avoir en moyenne une vingtaine d'activités officielles par an :    23 en 2009,  18 en 2010,  30 en 2011,  28 en 2012,  26 en 2013,  23 en 2014,  21 en 2015,  33 en 2016,  24 en 2017,  21 en 2018,  21 en 2019.

6° Princesse Elisabeth :   17 activités officielles 

Cette année 2019 a été particulière :   la princesse héritière a eu 18 ans et a été plus médiatisée que d'habitude. On l'a vue notamment, pour la première fois, assister à l'enregistrement du discours de son père pour la fête nationale ou accompagner sa mère en voyage humanitaire au Kenya. La princesse a marqué les esprits par son aisance et son charisme lors de la cérémonie organisée au palais royal pour ses 18 ans en octobre.

7° Princesse Claire :  14 activités officielles

Sans qu'on en sache la raison, la princesse Claire est très peu apparue en public en 2019. Son nombre d'activités officielles est en chute libre :    30 en 2009,  41 en 2010,  23 en 2011,  30 en 2012,  46 en 2013,  31 en 2014,  30 en 2015,  23 en 2016,  25 en 2017,  27 en 2018....et seulement 14 en 2019.

8° Roi Albert II :   14 activités officielles

Statu quo pour le roi Albert II qui effectue une dizaine d'activités officielles par an depuis son abdication :    50 en 2011,  54 en 2012,  58 en 2013,  17 en 2014,  17 en 2015,  11 en 2016,  12 en 2017,  13 en 2018,  14 en 2019.  Une année marquée par une amélioration de ses rapports avec les souverains, ses 60 ans de mariage fêtés dans le sud de la France, et la suite du procès avec Delphine Boël.

9° Reine Paola :  13 activités officielles

Statu quo également pour son épouse qui remplit une dizaine d'activités officielles par an, dont la moitié sont liées à la Fondation Reine Paola qui reste très active en faveur des jeunes et de l'enseignement :   70 en 2011,  67 en 2012,  59 en 2013,  26 en 2014,  19 en 2015,  12 en 2016,  11 en 2017,  13 en 2018,  13 en 2019.

10° Princesse Louise (9 activités officielles), Prince Emmanuel (9 activités officielles), Prince Nicolas (9 activités officielles), Princesse Eléonore (8 activités officielles), Prince Aymeric (8 activités officielles), Prince Gabriel (7 activités officielles)


En dehors de la princesse héritière mise en lumière cette année,  les autres princes cadets non majeurs n'apparaissent pas plus en public qu'avant. On ne note pas de grande différence entre les enfants des souverains et ceux du prince Laurent.

Princesse Louise :   13 en 2018,  9 en 2019.
Prince Emmanuel :   7 en 2018,  9 en 2019.
Princesse Eléonore : 7 en 2018,  8 en 2019.
Prince Nicolas :       12 en 2018, 9 en 2019.
Prince Aymeric :     11 en 2018, 8 en 2019.
Prince Gabriel :         7 en 2018, 7 en 2019.

P.S.   Merci à Royalement Blog pour son aide régulière pour ce classement !

lundi 10 juin 2019

Les 24 associations et fondations soutenues par la princesse Astrid

(Article actualisé en février 2025)

Depuis son retour de Bâle en 1993,  la princesse Astrid s'est investie dans le domaine social. On se souvient en particulier de sa présidence de la Croix Rouge de Belgique (de 1994 à 2007), et de son rôle de représentante spéciale du Roll Back Malaria Partnership (de 2007 à 2015).  Mais quelles sont aujourd'hui les fondations et associations sociales soutenues activement par la princesse?  Voici la liste :

1. Fondation Vivat-Foyer Général Cornet (Haut Patronage depuis 1996)

Soutenue par la Défense,  la Fondation Vivat gère le Foyer Général Cornet à Nivelles (inauguré en 1976) qui accueille, accompagne et héberge des personnes adultes avec déficience mentale, issues de la communauté militaire ou de l'ex-gendarmerie.

2. Section belge de l'Association Mondiale des Amis de l'Enfance (Haut Patronage depuis 1996)
               
Princesse Astrid a St Ghilsain

Pendant de nombreuses années, c'est sa mère la princesse Paola qui a parrainé la section belge de l'Association Mondiale des Amis de l'Enfance, créée sous l'initiative de la princesse Grace de Monaco (et présidée actuellement par sa fille la princesse Caroline). Paola devenue reine, c'est sa fille qui accorde son Haut Patronage depuis 1996 à l'A.M.A.D.E. - Belgique, qui travaille en étroite collaboration avec le Secrétariat Social de la Reine et finance, par exemple, des frais médicaux ou scolaires de familles belges défavorisées ayant écrit au palais royal. De temps en temps, la princesse assiste à des activités au profit de l'association, comme ce concert organisé en 2013 à Saint-Ghislain par l'A.M.A.D.E - Hainaut (voir photo ci-dessus).

3. Fédération Francophone des Sourds de Belgique (Haut Patronage depuis 1997)


4. Fondation Médicale Reine Elisabeth (présidence d'honneur depuis 2000)

En décembre 2000, la princesse devient présidente d'honneur de la Fondation Médicale Reine Elisabeth, créée en 1926 par son arrière-grand-mère afin de soutenir la recherche dans les neurosciences.

Quelques années plus tard, elle confie à l'hebdomadaire "La Libre Match" :   "Les moyens financiers de cette fondation ont, depuis lors, été sérieusement augmentés et maintenant, cette fondation s'est surtout orientée vers le soutien des projets de la recherche fondamentale médicale dans les différentes universités du pays (Alzheimer, épilepsie, sclérose en plaques,...). Personnellement, je pense que cette fondation gagne indubitablement à être connue et soutenue du grand public car, selon moi, la recherche fondamentale forme une des grandes richesses de notre pays et il faut essayer d'éviter la fuite des cerveaux, ce qui est peut-être encore trop le cas. Trop de nos jeunes talents, aussi bien dans le domaine de la médecine que dans celui des sciences pures, préfèrent embrasser une carrière scientifique à l'étranger, surtout aux Etats-Unis, où ils peuvent travailler dans des conditions optimales et où ils disposent souvent de moyen presque illimités".

Chaque année, la princesse remet les prix de la Fondation lors d'une cérémonie au palais royal, et rend visite aux laboratoires des lauréats.

             
5. International Federation for Hydrocephalus and Spina Bifida (Haut Patronage depuis 2001)

Le spina bifida est le développement incomplet de la colonne vertébrale. C'est une malformation congénitale, c'est-à-dire qu'elle survient avant la naissance. La dernière activité de la princesse en lien avec cette maladie est sa présence en 2016 à Gand pour la 27th International Conference on Spina Bifida and Hydrocephalus Turning Points.

6 Institut médico-pédagogique Sainte-Gertrude à Brugelette (Haut Patronage depuis 2003)

Un an après leur avoir accordé son Haut Patronage,  Astrid vient inaugurer en 2004 une maison d'accueil pour adultes handicapés, "La branche d'Olivier", construite à Ath par l'IMP Sainte-Gertrude grâce à un don de la maman d'un résident.

7
. Fondation Pro IRSA/Institut Royal pour Sourds et Aveugles (Haut Patronage depuis 2006)

8
. Asbl Pinocchio pour enfants et adolescents brûlés (présidence d'honneur depuis 2006)

La princesse s'est notamment rendue aux séances académiques organisées pour les 10 ans et les 20 ans de l'association créée en 1997, mais aussi à l'un de leurs camps de cure à Spa. Elle a écrit ce message sur le site Internet de l'association :

"J'ai été très émue par la manière dont ces jeunes enfants pouvaient parler ouvertement de leurs brûlures. Au travers des conversations que j'ai eues avec leurs parents et leurs proches, j'ai senti la grande souffrance que ces enfants et leur entourage ont eu à endurer. Cela restera pour moi toujours un mystère de savoir où ces enfants puisent la force d'afficher un sourire, lors de nos rencontres. Je voudrais encourager les très nombreux volontaires, le personnel soignant, les aide-soignants et tous ceux qui s'investissent pour aider les patients brûlés en leur faisant savoir qu'en pensée, je ne suis jamais loin d'eux".

9
. Fonds scientifiques et médicaux de la Fondation Roi Baudouin (présidence d'honneur depuis 2006)

Chaque année, la princesse remet les prix des fonds scientifiques et médicaux gérés par la Fondation Roi Baudouin.

10
. APOPO (présidence d'honneur depuis 2009)

En février 2009, la princesse reçoit en audience une délégation de l'asbl APOPO qui est active en matière de déminage en Tanzanie et au Mozambique, et qui est soutenue par l'Université d'Anvers. Leur travail est réalisé avec des hamsters africains entraînés par APOPO. Astrid accepte de devenir leur présidente d'honneur, et se rend en 2011 en Tanzanie et au Mozambique, pour se rendre compte de leur travail.

11. Haut Patronage de la Journée internationale des maladies rares 2009

A l'occasion de la 2ème édition de la Journée internationale des maladies rares en février 2009, les associations demandent à une personnalité de plusieurs pays de la parrainer afin d'attirer l'attention du grand public. Trois membres de familles royales acceptent :  les princesses Astrid de Belgique, Mary de Danemark et Letizia d'Espagne. En 2009, Astrid leur accorde donc son Haut Patronage et enregistre un message d'encouragement pour le site Internet de RaDiOrg.Be (Rare Diseases Organisation Belgium) qui coordonne 80 associations belges pour des maladies orphelines.

Depuis lors, la princesse participe presque chaque année à des activités de cette Journée internationale des maladies rares organisées en Belgique, notamment en remettant le Prix Generet pour les maladies rares d'un montant annuel d'un million d'euros. 

12. Asbl Les Amis d'Accompagner (Haut Patronage depuis 2009)

Cette asbl est un service d'accompagnement socio-juridique gratuit pour les personnes en difficulté, afin de faire ensemble les démarches utiles pour améliorer leur situation. La princesse visite leur siège de Koekelberg en 2022. 

13. Fondation Pelicano (Haut Patronage depuis 2010)

Depuis sa création en 2010, la princesse accorde son Haut Patronage à la Fondation Pelicano qui lutte contre la pauvreté infantile en Belgique. Elle a assisté aux séances académiques organisées à l'occasion de son 5ème et de son 10ème anniversaires. La princesse a aussi donné le coup d'envoi à Ostende d'un tour cycliste au profit de la fondation.

En 2025, la Fondation Pelicano a fusionné avec la Fondation Reine Paola. 

14. Action Damien (présidence d'honneur depuis 2010)

              

La princesse succède, en 2010, à sa tante la reine Fabiola à la présidence d'honneur d'Action Damien, et rencontre officiellement le conseil d'administration le 23 mars. Afin de médiatiser la campagne de collecte 2011 de cette association, Astrid prend la parole lors de la journée de lancement au cinéma Kinépolis à Bruxelles, et se rend en Inde pour découvrir des projets financés par Action Damien dans la région de New Delhi.

Son intérêt se poursuit au cours des années… En septembre 2013, la princesse assiste au 18ème Congrès International de la Lèpre, organisé par Action Damien à Bruxelles (c'est la première fois que ce congrès a lieu en Belgique). Quelques 500 participants y partagent leurs expériences. A l'occasion de la Journée Mondiale de lutte contre la tuberculose 2014, elle participe à un workshop organisé par Action Damien à Houthalen-Helchteren. En 2018, Astrid est présente à la séance de clôture à Bruxelles de l'assemblée générale de la Fédération Internationale des Associations contre la Lèpre.

Après l'Inde en 2011, la princesse se rend en janvier 2020 au Népal pour visiter des projets soutenus par Action Damien.

15. Asbl Les Amis et le fonds scientifique de l'HUDERF / Belgian Kid's Fund (depuis 2010)

En 2000, elle baptise une Rose Princesse Astrid. Un millier de plants de cette rose seront vendus chaque année au profit de l'association Belgian Kid's Foundation, créée par les médecins de l'Hôpital Universitaire des enfants Reine Fabiola (HUDERF). Et depuis 2010, elle accorde son Haut Patronage à l'asbl Les Amis et le fonds scientifique de l'HUDERF / Belgian Kid's Fund.

16. Asbl Nativitas (Haut Patronage depuis 2012)



En 2018, la princesse est venue encourager Monique Nève, fondatrice de l'asbl Nativitas qui aide les personnes défavorisées ou isolées dans une maison d'accueil au cœur du quartier des Marolles à Bruxelles.

17. Hôpital de revalidation Inkendaal situé à Vlezenbeek (Haut Patronage depuis 2012)

                   2009-05-14-Prinses-Astrid_Inkendaal_b

En 2009, Astrid et le ministre fédéral de la Santé de l'époque Rudy Demotte s'étaient rendus à l'hôpital de revalidation Inkendaal à Vlezenbeek à l'occasion de son 100ème anniversaire. La princesse a ensuite accepté de leur accorder son Haut Patronage.

18. Asbl Fistul Aid (Haut Patronage depuis 2012)

Depuis 2012, la princesse accorde son Haut Patronage à l'asbl Fistul Aid au profit des femmes africaines souffrant de lésions suite à un accouchement difficile. Faute d'infrastructures adéquates et de soins médicaux facilement accessibles, beaucoup de femmes en Afrique accouchent dans des conditions précaires et souffrent ensuite de fistules. Ces femmes sont rejetées de leur communauté, condamnées à être des parias.

19 Envoyée Spéciale de la Convention d'Ottawa (depuis 2013)

Cela fait plus de vingt ans que la princesse s'investit en faveur de la lutte contre les mines antipersonnels. Plus d'infos à ce sujet :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2017/11/le-combat-dastrid-contre-les-mines.html

20
. Concert de Noël au Sablon organisé par la Fondation Be.Source (Haut Patronage du couple princier depuis 2015)

En 2018, la princesse a assisté au concert de Noël organisé au profit de Be.Source, une fondation privée créée par la famille d'Arenberg en 2010 pour améliorer les conditions de vie des seniors fragilisés. Le concert a lieu en l'église du Sablon à Bruxelles, où le couple princier s'est marié.

21
. Fonds de soutien de l'EAPN/ Europees Netwerk Armoedebestrijding (Haut Patronage depuis 2016)

22
. Belgian Resuscitation Council (Haut Patronage depuis 2018)

23. Fédération Belge des Banques Alimentaires (Haut Patronage depuis 2018) 

En 2012, la princesse assiste à la conférence de presse organisée pour les 25 ans des Banques Alimentaires, qui aidaient à l'époque plus de 100.000 Belges. Elle leur accorde son Haut Patronage en 2018. L'année suivante, elle visite la Banque Alimentaire de Flandre Occidentale et son nouveau centre de redistribution alimentaire à Kuurne.

24. Institut de Duve (Haut Patronage depuis 2020)

Cet institut de recherche biomédicale multidisciplinaire dépendant de l'UCL, porte le nom de Christian de Duve (Prix Nobel 1974), anobli par le roi Baudouin et décédé en 2013. La princesse assiste au dîner de gala de l'Institut de Duve en 2022. 

lundi 31 décembre 2018

Qui a été le membre le plus actif de la famille royale en 2018 ?

                           

Le classement est inchangé par rapport à l'année dernière :

1° Roi :  239 activités officielles  + 123 audiences
Depuis 2012, Philippe (qu'il soit prince héritier ou roi) est le plus actif de notre famille royale. Tous les commentateurs estiment qu'il remplit correctement son rôle de souverain constitutionnel, et il semble bien s'entendre avec le monde politique qui respecte la confidentialité des audiences avec le Roi.  On note un record en 2018 pour ses activités officielles :   209 en 2013,  164 en 2014,  189 en 2015,  226 en 2016,  196 en 2017,  239 en 2018. Par contre, le nombre de ses audiences est en baisse :   193 en 2014,  162 en 2015,  149 en 2016,  167 en 2017,  123 en 2018. L'année prochaine s'annonce délicate pour le roi Philippe avec un gouvernement fédéral en affaires courantes et les élections législatives de mai. 

2° Reine :  249 activités officielles
2018 est également un record pour la reine Mathilde :   166 activités officielles en 2011,  196 en 2012,  190 en 2013,  154 en 2014,  212 en 2015,  246 en 2016,  217 en 2017,  249 en 2018. On ignore si la souveraine va poursuivre son mandat de trois ans de défenseur des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies qui vient à échéance (de 2016 à 2018).

3° Princesse Astrid :  99 activités officielles
La princesse Astrid reste la troisième de ce classement, mais son nombre d'activités officielles en baisse :   90 en 2011,  63 en 2012,  133 en 2013,  156 en 2014,  119 en 2015,  128 en 2016,  110 en 2017,  99 en 2018.  Cela s'explique facilement :  suite à ses problèmes de sommeil, elle n'est plus apparue en public plusieurs mois au printemps. Elle continue d'emmener deux missions économiques belges à l'étranger, à la satisfaction générale. 

4° Prince Laurent :   52 activités officielles
En 2018, le gouvernement fédéral a diminué la dotation du prince Laurent, qui conteste cette décision. Son nombre d'activités officielles est le plus bas depuis le début du règne de son frère :   30 en 2009,  40 en 2010,  31 en 2011,  35 en 2012,  61 en 2013,  59 en 2014,  72 en 2015,  87 en 2016,  56 en 2017,  52 en 2018. 

5° Princesse Claire :  27 activités officielles
Statu quo pour la princesse Claire :   30 activités officielles en 2009,  41 en 2010,  23 en 2011,  30 en 2012,  46 en 2013,  31 en 2014,  30 en 2015,  23 en 2016,  25 en 2017,  27 en 2018.

6° Prince Lorenz :  21 activités officielles 
Le prince Lorenz - qui travaille à temps plein dans une banque suisse privée avec son fils Amedeo - reste le sixième de notre classement :   23 activités officielles en 2009,  18 en 2010,  30 en 2011,  28 en 2012,  26 en 2013,  23 en 2014,  21 en 2015,  33 en 2016,  24 en 2017,  21 en 2018.

7° Roi Albert II et Reine Paola :  13 activités officielles
Depuis leur abdication, nos anciens souverains ne remplissent plus qu'une dizaine d'activités officielles par an. Pour le roi  Albert II :   50 en 2011,  54 en 2012,  58 en 2013,  17 en 2014,  17 en 2015,  11 en 2016,  12 en 2017,  13 en 2018. Pour la reine Paola :   70 en 2011,  67 en 2012,  59 en 2013,  26 en 2014,  19 en 2015,  12 en 2016,  11 en 2017,  13 en 2018. Tous deux ont eu de nouveaux problèmes de santé au cours de l'année écoulée. 

9. Princesse Louise :  13 activités officielles
Parmi les petits-enfants des anciens souverains, c'est la princesse Louise (fille du prince Laurent et de la princesse Claire) qui apparaît le plus souvent en public. On la voit d'ailleurs autant que ses grands-parents paternels.

10. Prince Nicolas :  12 activités officielles

11. Prince Aymeric :  11 activités officielles

12. Prince Gabriel, Prince Emmanuel et Princesse Eléonore :  7 activités officielles

15. Princesse héritière Elisabeth :  6 activités officielles
Légère baisse des activités officielles de la princesse héritière qui s'explique par son départ en Grande-Bretagne pour ses études :   9 activités officielles en 2016,  10 en 2017,  6 en 2018. Malgré son aisance en public, ses parents ne semblent pas vouloir encore trop l'exposer et privilégient ses études.

mardi 26 décembre 2017

Qui a été le membre le plus actif de la famille royale en 2017 ?

                           

Le classement est semblable à celui de l'an dernier, mais on note une diminution du nombre d'activités officielles pour plusieurs membres de la famille royale.

1°  Roi :  196 activités officielles  + 167 audiences

Sans surprise, le Roi demeure le membre le plus actif de notre famille royale. Par rapport à l'an dernier, son nombre d'activités officielles est en baisse, mais son nombre d'audiences est en hausse.
Nombre d'activités officielles :  209 en 2013,  164 en 2014,  189 en 2015,  226 en 2016,  196 en 2017.
Nombre d'audiences :   193 en 2014,  162 en 2015,  149 en 2016,  167 en 2017.
Après quatre ans et demi de règne,  Philippe poursuit son règne dans la sérénité. Il semble bien s'entendre avec le monde politique qui respecte la confidentialité de ses entretiens avec le souverain. Aucune interpellation à la Chambre sur son rôle politique. A côté des activités diplomatiques traditionnelles, le Roi continue de marquer son intérêt pour les jeunes qui ont été le fil rouge de nombreuses de ses activités officielles.  Point noir :  le comportement de son frère le prince Laurent qu'il doit gérer face à l'agacement du gouvernement belge...

2° Reine :   217 activités officielles
Mathilde reste deuxième du classement, mais son nombre d'activités est en baisse par rapport à l'an dernier :  166 en 2011,  196 en 2012,  190 en 2013,  154 en 2014,  212 en 2015,  246 en 2016,  217 en 2017. Au cours de l'année écoulée, laissant son époux s'investir en Belgique auprès des jeunes, la Reine s'est plutôt consacrée à son mandat de défenseur des Objectifs de Développement Durable et s'est rendue plusieurs fois à l'étranger dans le cadre de ce rôle. Elle a également été très présente pour le monde culturel.

3° Princesse Astrid :   110 activités officielles
La princesse Astrid garde sa troisième place, mais son nombre d'activités est également en baisse par rapport à l'an dernier :  90 en 2011,  63 en 2012,  133 en 2013,  156 en 2014,  119 en 2015,  128 en 2016,  110 en 2017. Elle a emmené deux missions économiques belges à l'étranger, à la satisfaction générale, et a poursuivi ses engagements sociaux (mines antipersonnel, handicapés, recherche scientifique, p.ex.).

4° Prince Laurent :   56 activités officielles
Suite à son désaccord avec le gouvernement, le prince Laurent a fait plusieurs mois sans apparaître en public. Son nombre d'activités officielles est donc en baisse par rapport aux dernières années :   30 en 2009,  40 en 2010,  31 en 2011,  35 en 2012,  61 en 2013,  59 en 2014,  72 en 2015,  87 en 2016,  56 en 2017. Dans les prochaines semaines, la Chambre devra se prononcer sur une éventuelle diminution de sa dotation.

5° Princesse Claire :   25 activités officielles
Statu quo pour la princesse Claire par rapport à l'an dernier :   30 en 2009,  41 en 2010,  23 en 2011,  30 en 2012,  46 en 2013,  31 en 2014,  30 en 2015,  23 en 2016,  25 en 2017. Contrairement à l'an dernier, la princesse Claire a participé cette année à la fête nationale, à la fête du Roi et au concert de Noël du palais royal.

6° Prince Lorenz :   24 activités officielles
Son nombre d'activités officielles est en baisse par rapport à l'an dernier :    23 en 2009,  18 en 2010,  30 en 2011,  28 en 2012,  26 en 2013,  23 en 2014,  21 en 2015,  33 en 2016,  24 en 2017. Rappelons que le prince et son fils aîné Amedeo travaillent pour la banque privée suisse dont ils sont actionnaires.

7° Roi Albert II :  12 activités officielles
Statu quo pour le roi Albert II par rapport à l'an dernier :   50 en 2011,  54 en 2012,  58 en 2013,  17 en 2014,  17 en 2015,  11 en 2016,  12 en 2017. Les rapports entre le roi Philippe et lui semblent s'être améliorés ces derniers mois.

8° Reine Paola :   11 activités officielles
La reine Paola a connu de nombreux problèmes de santé au cours du premier semestre, mais a pu fêter son 80ème anniversaire, entourée de ses enfants, petits-enfants et arrière-petite-fille. Son nombre d'activités officielles continue de diminuer petit à petit au fil des ans :   70 en 2011,  67 en 2012,  59 en 2013,  26 en 2014,  19 en 2015,  12 en 2016,  11 en 2017.

9° Princesse Elisabeth :   10 activités officielles        
Statu quo pour la princesse héritière qui n'a pas été plus mise en avant par le Palais qu'au cours des dernières années. Ses études au collège Sint-Jan Berchmans de Bruxelles restent sa priorité.

lundi 13 novembre 2017

Le combat d'Astrid contre les mines antipersonnel

                               Résultat d’images pour princesse astrid mines antipersonnel

(Article actualisé en juin 2022)

En tant que présidente de la Croix-Rouge de Belgique, la princesse Astrid est invitée à des conférences sur les mines antipersonnel. Ainsi, lors de la 2ème assemblée des Etats parties à la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel en septembre 2001, elle prononce le discours suivant :

"C'est pour moi un grand honneur d'être parmi vous à cette 2ème assemblée des Etats parties et de pouvoir vous adresser la parole. Je suis d'autant plus honorée et fière que je crois fermement en la noble cause qui nous a inspiré depuis plusieurs années et qui nous réunit encore aujourd'hui :  savoir interdire l'emploi, le stockage, la production, le transfert des mines antipersonnel, obtenir leur destruction et, enfin, soutenir les pays et les victimes touchées par ce terrible fléau.

Certes, des progrès considérables ont été réalisés durant la dernière décennie dans la lutte contre ces armes perfides. Il y a dix ans encore, l'élimination des mines antipersonnel semblait relever de l'utopie. Ce sont cependant les drames humains, liés aux conséquences de ces engins de mort, qui nous ont poussés, nous, les Etats, les organisations internationales, les organisations non-gouvernementales et les citoyens à nous en défaire le plus rapidement possible. Cette mobilisation nous a fait progresser très rapidement, et plus encore à partir de 1996, lors du lancement du processus qui a abouti à la Convention d'Ottawa. Pas plus tard qu'en juin 1997, j'ai eu l'occasion, en tant que présidente nationale de la Croix-Rouge de Belgique, de m'adresser à la conférence internationale de Bruxelles pour une interdiction totale des mines antipersonnel. J'y ai exprimé alors le souhait que les efforts des Etats participants conduisent, avant la fin de 1997, à une convention sur l'interdiction de ces engins meurtriers et l'obligation de destruction des stocks existants.

Ce qui n'était alors qu'un souhait est devenu aujourd'hui une réalité. Que de chemin parcouru! L'événement historique, pierre angulaire dans notre combat, est évidemment la Convention d'Ottawa qui nous a permis d'avancer bien plus loin que nous ne l'avions espéré au départ. En outre, la Convention a généré une dynamique propre, si l'on en juge par la rapidité avec laquelle elle est entrée en vigueur et le nombre impressionnant des Etats-parties et Etats signataires. Ceci constitue pour nous un grand encouragement.  Il est un fait notoire que la Convention a d'ores et déjà abouti à une régression considérable de la production, de l'emploi, du stockage et du transfert des mines. De même, le nombre de victimes a diminué considérablement. Bref, l'interdiction, prévue par la Convention, se met réellement en place.

Démonstration a ainsi été faite qu'il ne faut pas sous-estimer les efforts et les initiatives de toute nature, dès lors qu'il s'agit de mobiliser l'opinion publique et de changer les attitudes des Etats face à ce problème. A cet égard, il faut souligner tout particulièrement les actions entreprises par la Campagne Internationale pour Interdire les Mines qui a été universellement reconnue par l'attribution du Prix Nobel de la Paix en 1997.

Cette reconnaissance internationale est de nature à nous encourager à persévérer, et peut-être avec plus d'imagination encore. Je souhaite ardemment qu'un jour, nous puissions nous réunir afin de constater qu'il n'y a plus de mines et, mieux encore, qu'il n'y a plus de victimes. Nous devons donc continuer nos efforts en vue de l'universalisation de la Convention, tout en étant conscients qu'il ne suffit pas d'y adhérer, encore faut-il œuvrer à sa réalisation. La Convention s'est résolument voulue ambitieuse quant aux délais imposés.

Un autre objectif majeur de la Convention consiste à continuer, je dirais même renforcer, notre solidarité avec les pays touchés par ce fléau, afin de permettre aux victimes de retrouver une vie digne, de sensibiliser la population aux dangers que représentent les mines, et enfin de procéder au déminage. C'est pourquoi une évaluation constante de l'action menée s'impose. Il importe de vérifier si notre effort est suffisant. Dans ce contexte, l'étude des améliorations possibles et adéquates me semble primordiale.

Personnellement, j'ai pu me rendre compte des efforts accomplis. Ainsi ai-je pu constater au Mozambique, par exemple, comment la population, et surtout les jeunes, sont sensibilisés au danger qui les menace, et j'ai admiré avec quel courage les victimes, des plus jeunes jusqu'aux plus âgées, s'efforcent, à l'aide de prothèses, de surmonter leur handicap. Enfin, un souvenir est resté profondément gravé dans ma mémoire : celui d'une petite fille mozambicaine qui, avec un sourire éclatant, apprenait fièrement à marcher avec sa nouvelle prothèse. C'était pour moi un exemple de joie et de courage de la part d'une enfant déjà si durement touchée dans sa vie et surtout dans son corps, et qui a le même âge que Luisa, la plus jeune de mes quatre enfants.

Au-delà de mes propres expériences, je sais qu'une multitude d'actions et d'initiatives sont déployées. Celles-ci nous rendent confiants dans les chances d'atteindre l'objectif que la Convention nous impose et auquel nous nous sommes engagés. Je voudrais conclure en rappelant, non sans une certaine fierté, que la Belgique a été le premier pays à se doter d'une législation nationale interdisant entièrement les mines antipersonnel. Notre engagement a reçu et continue de recevoir l'appui de notre population. Ceci nous donne la force nécessaire pour œuvrer avec détermination, avec l'ensemble de la communauté internationale, pour l'élimination totale de cette arme inhumaine. Mon pays continuera à prodiguer son aide et assumera à Genève, à l'issue de cette conférence, la co-présidence du comité permanent sur le statut et le fonctionnement général de la Convention.

Cette conférence revêt une importance primordiale. En effet, plus d'un an et demi après la mise en vigueur de la Convention, vous avez la grande responsabilité d'évaluer le chemin déjà parcouru, d'identifier les points sensibles et de tracer des lignes de conduite concrète pour l'avenir. Je me rends compte de l'ampleur de la tâche et de la volonté qui devra vous animer pour la mener à bien".

L'année suivante, la princesse Astrid se rend à Genève pour prononcer le discours d'ouverture de la 4ème assemblée des Etats-parties de la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel :

"C'est pour moi un grand honneur d'être parmi vous, une deuxième fois, pour cette conférence des Etats-parties et de pouvoir vous adresser la parole. Je suis d'autant plus fière et honorée que la Belgique sera nommée pour présider cette conférence.

"Chaque pas compte" est le thème tellement bien choisi pour cette conférence. Il reflète à plusieurs égards l'esprit de solidarité et la volonté de s'employer à la réalisation de l'objectif noble qui nous réunit aujourd'hui. En effet, notre but final doit être la disparition totale de ces armes inhumaines que sont les mines antipersonnel. C'est pourquoi il est tellement réjouissant de pouvoir constater que le nombre de pays qui adhèrent à la Convention d'Ottawa a augmenté significativement et atteint maintenant le nombre impressionnant de 144 et que les réalisations sur le terrain sont plus qu'encourageantes.

Mais, malgré ces succès remarquables, nous sommes bien conscients que le chemin à parcourir pour aboutir à notre objectif est encore long et difficile. Nous ne pouvons pas être satisfaits aussi longtemps qu'il y a des endroits sur la terre où ces armes cruelles continuent de tuer, mutiler et menacer la vie des adultes et de leurs enfants. Les progrès déjà réalisés sont le résultat des efforts fournis par plusieurs grands acteurs aussi bien de la scène nationale que du niveau international. De plus, l'expérience montre que la coopération entre ces acteurs a un effet multiplicateur considérable.

Au niveau national, il y a d'abord les gouvernements des pays adhérents dont un grand nombre a traduit son engagement dans des contributions concrètes en mettant à la disposition des responsables de terrain des moyens financiers, matériels, technologiques et humains. Il y a ensuite les organisations non gouvernementales (ONG) dont le rôle ne peut être suffisamment souligné. Ces organisations n'ont pas seulement contribué à la genèse de la Convention d'Ottawa, mais participent depuis lors très activement à sa mise en exécution sur le terrain.

Au niveau international, il va de soi que la bonne entente entre les pays donateurs et les pays affectés est une condition de base pour aboutir à des résultats significatifs et que l'importance de certaines organisations internationales directement concernées par ce problème (comme la Campagne Internationale pour Interdire les mines antipersonnel et le Comité International de la Croix-Rouge) ne peut être sous-estimée. En ce qui concerne cette dernière organisation, je suis particulièrement heureuse, comme présidente de la Croix-Rouge de Belgique, des contributions du Comité International de la Croix-Rouge dans la lutte contre les mines antipersonnel.

Tous ces acteurs nationaux et internationaux, officiels et non gouvernementaux, doivent œuvrer de concert en vue de nos objectifs fondamentaux. Il s'agit en effet, non seulement d'éviter de nouvelles victimes à l'avenir, mais également de permettre aux mutilés de vivre décemment. Nous devons leur venir en aide du mieux que nous le pouvons et nous devons surtout créer un environnement où les enfants des pays affectés peuvent jouer, comme n'importe quel enfant devrait pouvoir jouer, en toute quiétude. Etant mère de quatre enfants, je me sens bien placée pour plaider la cause de ces enfants, puisqu'ils sont trop souvent les premières victimes de ces armes cruelles.

Nous avons jusqu'à présent mentionné les différents acteurs qui entrent en ligne de compte dans l'exécution de la Convention. Mais pour que l'action de ces acteurs soit pleinement efficace, ils doivent pouvoir compter sur l'appui primordial d'un vecteur de la scène publique qui est extrêmement puissant :  la presse internationale. Ce vecteur est vital pour la mobilisation du soutien indispensable de l'opinion publique, et très concrètement pour faire passer le message essentiel contenu dans le thème de notre conférence, c'est-à-dire que "chaque pas compte pour que chaque vie compte".

La Convention d'Ottawa date déjà de 1996. Je crois que la conférence d'aujourd'hui vient juste à propos pour évaluer les réalisations du passé, peut-être aussi pour remettre en question certaines de nos approches et pour définir les orientations de nos actions futures. Naturellement, dans notre enthousiasme, nous voudrions sans doute réaliser le plus grand nombre possible de nos objectifs dans un délai aussi réduit que possible, comme un magicien qui actionne sa baguette magique. La réalité nous apprend toutefois que la poursuite des objectifs ne peut être brusquée. Nous devons respecter un certain rythme. Et ce qui importe, c'est que l'effort soit soutenu et surtout que nous ne laissons pas tomber les bras. Il suffit d'ailleurs de regarder vers les succès du passé pour retrouver la motivation.

Toujours est-il que l'élimination totale des mines antipersonnel reste une tâche immense. Comme beaucoup d'autres, mon pays continuera à s'investir dans cette tâche. Et pour illustrer son engagement, il assumera, à l'issue de cette conférence, la présidence du comité de coordination et la co-présidence du comité permanent sur le déminage, les campagnes de sensibilisation et les développements technologiques. Je désire de tout cœur souhaiter plein de succès à tous ceux qui participent à l'exécution de la lourde mais si importante tâche qui résulte de la Convention d'Ottawa".

En septembre 2003, Astrid et Lorenz se rendent en Thaïlande et au Cambodge pour soutenir la lutte contre les mines antipersonnel.

La princesse confie à l'hebdomadaire "La Libre Match" en 2004 :   "C'est par mon engagement dans le domaine humanitaire que l'on m'a demandé de m'investir dans la lutte contre les mines antipersonnel, qu'est venu mon intérêt pour cette source de souffrance et de drames humains. Par ailleurs, la Belgique a été, jusqu'à l'année passée, un pays pilote en ce domaine. Nous sommes, entre autres, un des rares si pas le seul pays sur les 146 à avoir un groupe interministériel qui coordonne les travaux à ce sujet. Cette année 2004 sera cruciale pour la réussite de la Convention d'Ottawa. Une grande conférence de révision aura lieu en novembre de cette année à Nairobi. Tous les pays qui ont ratifié ce traité ne s'engagent pas uniquement à détruire les stocks, mais également à arrêter la production et l'exportation des mines antipersonnel. Ils doivent aussi déminer les parties de leur propre pays qui seraient atteintes ou aider les autres pays touchés par ce fléau. Ils doivent enfin aider les victimes de mines antipersonnel. Au cours de cette "review conference", il s'agira de faire le point, d'analyser ce qui a réussi et ce qu'il faut encore améliorer pour atteindre le but final et très ambitieux qui consiste en la suppression totale de cette arme qui continue à faire injustement des victimes, longtemps après la fin des conflits armés. S'il réussit, ce traité pourrait être pris comme un modèle de traité où 146 pays dans le monde travaillent main dans la main en poursuivant un même but. Cela pourrait avoir un effet multiplicateur. Il faudrait, en cette année si importante, attirer les grands de ce monde afin de redonner un coup de pouce vital car les efforts s'essoufflent vite".

En 2007, Astrid assiste à la séance académique au palais d'Egmont pour les 10 ans de la Convention d'Ottawa sur les mines antipersonnel, et se rend en Jordanie pour la 8ème conférence des Etats parties de la Convention d'Ottawa sur les mines antipersonnel.

En février 2009, la princesse reçoit en audience une délégation de l'asbl Apopo qui est active en matière de déminage en Tanzanie et au Mozambique, et qui est soutenue par l'Université d'Anvers. Leur travail est réalisé avec des hamsters africains entraînés par Apopo. Astrid accepte de devenir leur présidente d'honneur, et se rend en 2011 en Tanzanie et au Mozambique pour se rendre compte de leur travail.

Accompagnée de son époux, la princesse prend la parole lors de la conférence des Etats parties à la Convention sur les mines antipersonnel en 2009 en Colombie (où elle a également visité un projet de déminage d'Handicap International Belgique) et lors de la 1ère conférence des parties signataires de la Convention sur les sous-munitions en novembre 2010 au Laos.

En mars 2013, Astrid assiste au colloque "La Convention d'Ottawa : un premier pas vers le désarmement humanitaire" à l'Institut Royal de Sécurité et de Défense à Bruxelles, puis inaugure l'exposition sur les mines antipersonnel au Musée Royal de l'Armée. Quelques mois plus tard, elle est nommée Envoyée Spéciale de la Convention d'Ottawa.

En mission économique à Oman en mars 2014, la princesse rencontre le ministre des Affaires étrangères d'Oman pour l'encourager à poursuivre son engagement pour éradiquer les mines antipersonnel. Suite à cette entrevue, le sultanat - qui était jusque là observateur lors des réunions - décide d'adhérer à la Convention d'Ottawa. Astrid commente cette décision à la presse :  "Chaque nouvelle adhésion est importante. Il n'y a pas d'utilité concevable de mines antipersonnel qui puisse être supérieure ou justifier le coût humanitaire dévastateur de ces armes".

Du 24 au 27 juin 2014, la princesse Astrid se rend au Mozambique pour la troisième conférence de suivi de la Convention d'Ottawa sur les mines antipersonnel. En marge de la conférence, elle visite à Maputo un projet d'assistance aux victimes des mines antipersonnel à l'invitation d'Handicap International, et participe à un événement centré sur l'aide aux victimes de mines soutenu par l'Union Européenne.

La princesse assiste, en septembre 2015 à Oud-Heverlee, à des démonstrations de nouvelles techniques de déminage des mines antipersonnel, des armes à sous-munitions et des mines terrestres. L'activité est organisée par le département de mécanique de l'Ecole Royale Militaire.

Accompagnée du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, Astrid participe à la 14ème réunion des Etats parties en novembre 2015 et prononce le discours suivant :

"C'est pour moi un honneur de pouvoir prendre la parole au nom de la Belgique à l'occasion de la cérémonie d'ouverture de la 14ème réunion des Etats parties de la Convention d'Ottawa ici à Genève. Mon pays, en assurant la présidence de l'ouverture de la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel en 2015, démontre une fois de plus son plein engagement dans la mise en oeuvre de cette Convention. Mais plus personnellement, je voudrais, en tant qu'Envoyée Spéciale de la Convention d'Ottawa, d'emblée souligner avec fierté deux succès majeurs récents obtenus par des Etats parties à cette Convention.

Après plus de deux décennies de travail de déminage, l'annonce par le Mozambique, ce 17 septembre 2015, de l'achèvement de la destruction des mines antipersonnel dans les zones minées, suscite notre admiration et nous donne l'espérance d'arriver à l'éradication de ce fléau et cela mérite d'être mis en évidence. De même, je voudrais saluer les efforts de la Finlande, qui a rempli en août dernier ses obligations en matière de destruction de stock de mines antipersonnel et ce, avant l'échéance fixée.

Ces deux beaux exemples démontrent que, pas à pas, des progrès sont réalisables, tant en ce qui concerne le déminage que la destruction des stocks de ces armes inhumaines. Ces bonnes nouvelles me donnent l'occasion de féliciter et d'encourager toutes celles et tous ceux qui s'investissent, depuis tant d'années, à l'amélioration des techniques de détection des mines au déminage, et à l'éducation sur les risques des mines afin de sauver des vies et de protéger les populations.

J'ai été personnellement très impressionnée par les résultats du projet Tiramisu, présentés en septembre dernier en Belgique. Le projet Tiramisu porte un nom doux et sucré, mais il s'agit véritablement d'une boîte à outils forte et efficace, au service des acteurs de terrain dans notre combat commun contre les mines antipersonnel. C'est dans ce contexte que je voudrais profiter de ce moment public pour témoigner au nom de nous tous de la gratitude que nous avons, à l'égard des démineurs qui, avec courage, effectuent un travail difficile et dangereux au péril de leur vie.

Il y a un an, lors de la troisième conférence d'examen de la Convention tenue au Mozambique, le plan d'action de Maputo a été adopté. Des efforts considérables ont été déployés par les Etats parties. Ils ont poursuivi avec détermination leurs obligations et actions pratiques visant à mettre fin aux souffrances et aux victimes causées par les mines antipersonnel. Les pays affectés par ce fléau et les pays donateurs, tous doivent cheminer, côte à côte. Nous devons tous poursuivre nos efforts communs pour mener à bien l'important agenda de ce plan d'action d'un monde sans mines : a Mine Free World.

162 pays ont à ce jour rejoint la Convention. Son succès est lié au nombre élevé de pays qui l'ont ratifiée ou qui en sont devenus parties. Mais aussi à l'influence incontestée de ses principes fondamentaux sur les pays qui ne l'ont pas encore approuvée. Trop d'Etats n'y ont cependant pas encore souscrit. L'universalisation de la Convention doit continuer à nous animer et reste un défi à atteindre. Je ne peux qu'encourager tous les efforts entrepris dans ce sens. Mais malgré toutes les difficultés de l'universalisation, il y a une lueur à l'horizon avec certains pays qui sont présents aujourd'hui en tant qu'observateurs à cette conférence.

Je voudrais maintenant mettre l'accent sur le thème de l'assistance aux victimes. Ce thème est cher à la Belgique, pays précurseur dans la Convention d'Ottawa. Nous constatons avec joie depuis l'entrée en vigueur de la Convention, que le nombre de victimes sur base annuelle a diminué considérablement. Cependant, nous devons persister dans nos efforts pour réduire encore davantage ce nombre. La mise en oeuvre de mesures spécifiques destinées à l'assistance aux victimes est souhaitable, tout en tenant compte des difficultés que les pays particulièrement affectés rencontrent.

Ces pays affectés sont souvent des pays en voie de développement et beaucoup d'entre eux ne sont pas en mesure de satisfaire les besoins des victimes, uniquement par eux-mêmes. Il est capital que la communauté des pays donateurs reste engagée pour réaliser les objectifs de la Convention en y consacrant les moyens nécessaires car c'est crucial pour les survivants de pouvoir bénéficier d'une assistance pour couvrir leurs soins médicaux immédiats, ainsi que la réhabilitation à long terme leur permettant une reconstruction personnelle et une réintégration dans la vie sociale et économique. Durant ces cinq dernières années, la Belgique a contribué à hauteur de 20 millions d'euros à des projets liés aux actions contre les mines ou autres engins non explosés, dont 30% sont consacrés à l'assistance aux victimes.

Cet après-midi, j'aurai le privilège de participer à un séminaire qui donnera la parole aux victimes. Ce sont eux les premiers experts et il me semble que nous devons en premier lieu les écouter. Leurs témoignages, placés dans un contexte plus large de leur famille et de leur communauté, sont indispensables pour comprendre leurs besoins. Ils doivent nous permettre d'orienter nos actions et nos efforts afin de pouvoir les aider le plus efficacement possible.

Si demain, le monde devait être débarrassé de toutes les mines antipersonnel, et c'est mon vœu le plus cher, il restera toujours des victimes handicapées à assister, des familles à prendre en compte, des communautés dont les conditions de vie devront être adaptées à l'accueil solidaire de ces personnes handicapées. En outre, ce séminaire permettra aussi à d'autres experts d'aborder les synergies en matière d'assistance aux victimes dans le cadre plus large des droits de l'homme et des droits des personnes handicapées.

Je ne puis conclure sans mentionner une fois de plus le rôle stimulateur des organisations non gouvernementales comme la Campagne Internationale pour Interdire les mines antipersonnel (ICBL) et le Comité International de la Croix-Rouge. Nous le savons, la société civile a été à la genèse de la Convention sur les mines antipersonnel. Elle est active sur le terrain pour sa mise en oeuvre et reste une référence pour son avenir.

Dans mon pays, nous avons fêté en mars 2015 les 20 ans de l'adoption d'une législation nationale interdisant les mines antipersonnel et cela s'est fait grâce à l'impulsion de la société civile. Et dans deux ans, en 2017, nous célébrerons le 20ème anniversaire de la signature de la Convention d'Ottawa. Que de chemin déjà parcouru!

Je suis convaincue que d'ici là, grâce à vous tous, cet anniversaire sera l'occasion de saluer à nouveau les progrès effectués. Ensemble, nous fêterons dignement cet anniversaire qui le mérite. Aujourd'hui plus que jamais, dans un monde où la terreur et la violence semblent dominer, le moment n'est-il pas venu de serrer les coudes entre pays et d'avancer dans cette magnifique initiative de paix qu'est la Convention d'Ottawa?  Osons montrer l'exemple, et avançons dans notre but qu'est l'élimination totale des mines antipersonnel :  to a Mine Free World ! Je vous souhaite beaucoup de succès lors des travaux de cette 14ème réunion des Etats parties de la Convention d'Ottawa que je déclare solennellement ouverte".

En 2017, la princesse Astrid, le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders et la chanteuse Axelle Red (ambassadrice d'Handicap International) inaugurent l'exposition de photos "Pour un monde sans mines", organisée sur la place de l'Albertine à Bruxelles pour les 20 ans de la Convention d'Ottawa, désormais ratifiée par plus de 160 pays. La princesse et le ministre se retrouvent à la soirée de gala du 35ème anniversaire d'Handicap International Belgium. Astrid se rend également à Vienne pour la 16ème assemblée des Etats Parties de la Convention d'Ottawa et en profite pour visiter l'exposition "Landmine Free 2025".

La princesse se rend en 2019 au Liban et y rencontre le président de la République Michel Aoun et le ministre de la Défense Yacoub Sarraf, afin de les convaincre d'adhérer à la Convention d'Ottawa. En novembre, elle prend la parole à Oslo à la 4ème conférence de révision de la Convention d'Ottawa contre les mines antipersonnels.

Lors de son voyage au Népal avec Action Damien en janvier 2020, Astrid en profite pour rencontrer la présidente de la République, ainsi que les ministres népalais des Affaires étrangères et de la Défense, afin de les persuader de rejoindre les Etats signataires de la Convention d'Ottawa.

En 2022, lors de sa mission économique à New York, la princesse est reçue par les responsables du United Nations Mine Action Service (UNMAS). 

Bibliographie :   - "La princesse Astrid de Belgique" de Vincent Leroy, éditions Imprimages, 2016
                           - Site Internet de la monarchie belge

lundi 11 septembre 2017

Le combat de la princesse Astrid contre le sida

                                    Résultat d’images pour princesse astrid de belgique noblesse et royautés

(Article actualisé en septembre 2024)


Lors de la 5ème Conférence panafricaine des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge en septembre 2000, la princesse Astrid prend la parole :

"Il y a dans le monde, sans aucun doute, une nette prise de conscience de l'énorme menace que représente le VIH/SIDA et il est maintenant presqu'universellement reconnu que ce fléau frappe et frappera durement la population mondiale et plus particulièrement des couches entières de populations africaines. Non seulement la maladie fera dans la prochaine décennie plus de victimes que toutes les guerres du 20ème siècle, y compris les deux guerres mondiales. De surcroît, elle laissera près de 30 millions d'orphelins africains. Cet état de choses risque, de plus, de provoquer une instabilité sociale dangereuse, avec une tranche substantielle de la population mal formée, souffrant de déficience alimentaire et a fortiori marginalisée.

Face à cette solution pandémique, personne ne peut rester indifférent. Nous avons tous le devoir de réagir. Le premier ministre belge s'est d'ailleurs, au début de ce mois, lors de l'assemblée générale des Nations Unies, clairement exprimé dans ce sens, et a pris un engagement clair à ce sujet. La présence ici de notre secrétaire d'Etat à la Coopération témoigne aussi de cet engagement. J'ai été moi-même, depuis un certain temps, sensibilisée au problème qui existe dans mon propre pays.

Le thème restait tabou. On n'en parlait de préférence pas. Ceux qui étaient atteints du virus avaient de la peine à avouer leur état, tant leur sentiment de honte était grand. Ils avaient peur d'être rejetés par la société et surtout par leurs proches. Effectivement, on évitait de les fréquenter. On n'osait surtout pas les toucher. Et la phobie allait jusqu'à ne pas engager une personne victime du virus VIH. Des campagnes de sensibilisation ont été lancées pour répandre le message :  il y a bien sûr des précautions à prendre pour ne pas être contaminé, mais il n'y a aucun risque à vivre aux côtés de ces personnes touchées par le VIH, et de plus on peut les aider à vivre dignement. Petit à petit, les préjugés ont considérablement diminué, même si tout n'est pas encore acquis.

Dans ce contexte, j'ai pu assister à une manifestation organisée annuellement en Belgique, connue sous le nom de Aids Memorial Day. Il y avait des récits émouvants de personnes malades, de personnes ayant perdu par cette terrible maladie quelqu'un qui leur était cher. Un témoignage plus particulièrement poignant m'est resté gravé dans la mémoire : celui d'un père déplorant la mort de son enfant adoptif qu'il avait accompagné avec amour jusqu'au bout de sa maladie. Je me suis sentie très proche de tous ceux présents à cette manifestation et entourée de leur affection et de leur amitié. Je reste d'ailleurs en contact avec un des organisateurs de cette activité, lui-même atteint du sida.

Quand on m'a proposé de m'intéresser aux problèmes qu'affronte ce magnifique continent africain, je n'ai pas hésité une seconde. Dans ce cadre, j'ai pu me rendre au Mozambique, au Burkina Faso et au Ghana. Et j'ai eu l'occasion de rencontrer des personnes atteintes du virus, des personnes gravement malades du sida, d'éminents médecins spécialistes, des chercheurs, des responsables de haut niveau.

Au cours de ces rencontres, j'ai vu des situations et entendu des témoignages qui m'ont profondément bouleversée. J'ai notamment été témoin de l'horreur d'une mère qui se trouvait totalement impuissante face à une diarrhée qui emportait rapidement son bébé. Elle ne savait pas que l'assassin de son enfant s'appelait sida et qu'elle partagerait, à bref délai, le sort de son enfant. J'ai aussi été frappée par la souffrance de personnes mourant de méningite suite au sida. Les quelques tablettes de paracétamol n'arrivaient pas à contrôler leur douleur. Leur regard dans le vide semblait déjà fixer la mort. Allongée sur le lit, à côté du cabinet d'un médecin, une femme en pleurs, d'une vingtaine d'années, venait d'apprendre qu'elle était atteinte du sida. Et j'ai pu apercevoir dans ses yeux le désespoir et la panique face à cette fatalité. Je me suis imaginée sa tourmente à l'idée de devoir annoncer son état à sa famille, ses proches, sa communauté, et d'y être peut-être rejetée.

Etant profondément frappée et poursuivie par ces images, je ne pouvais que m'inquiéter que, parmi tous ceux qui m'entouraient, animés de cette joie de vivre qui caractérise le peuple africain, beaucoup étaient atteints du virus ;  que même certains le savaient, mais n'osaient pas l'avouer et que d'autres n'étaient pas conscients de leur maladie. Mais mes expériences n'étaient, bien sûr, pas que négatives. Il y avait aussi, par rapport à cette problématique, bon nombre de messages porteurs d'espérance.

J'ai abordé ainsi des hommes politiques qui n'ont plus peur de mobiliser les populations et qui encouragent la mise sur pied de programmes d'information, de prévention et de suivi des malades. Certains vont, à juste titre, jusqu'à englober ces programmes dans l'ensemble des domaines qui déterminent la prospérité d'un pays :  la santé, l'économie, l'éducation, la recherche, l'agriculture, la culture, et j'en passe. Cette prise de position des responsables politiques est complémentaire aux actions qu'on peut observer sur le terrain.

Et de l'action, j'en ai vu!  J'ai été impressionnée par l'engagement des nombreux jeunes volontaires. De manière créative, à l'aide de moyens rudimentaires, ils s'efforcent de passer des messages simples, mais qui pourtant sauvent des vies. Ils insistent sur les valeurs de l'abstinence et de la fidélité, mais ne passent pas sous silence l'utilisation du préservatif.

Pour faire passer ces messages, ils jouent des pièces de théâtre, très pédagogiques, riches en couleurs et, de surcroît, très humoristiques. J'ai assisté à un tel spectacle, sous un arbre, autour duquel tous les villageois, des plus petits aux plus vieux, étaient regroupés. Lors de ces spectacles, les acteurs ne se limitent pas à indiquer le besoin de se prémunir contre la maladie. Ils s'efforcent aussi de démontrer qu'on peut côtoyer, en toute sécurité, des personnes contaminées, qui sont trop souvent, de façon honteuse, exclues de la société.

Et effectivement, lors de mes contacts avec des personnes, vivant d'une façon positive avec le sida, j'ai pu me rendre compte de leur sentiment d'être traité injustement. J'ai pu d'autant plus apprécier le véritable engagement de certains d'entre eux qui parviennent, par leur témoignage personnel, à convaincre d'autres d'éviter des comportements à risque.

Parlant du risque de contamination, il existe un groupe particulièrement vulnérable que sont les prostituées. Un programme d'intervention contre le sida et les maladies sexuelles transmissibles est parvenu à gagner la confiance de ce groupe si important dans la lutte contre le virus. La solidarité qui régnait au sein du groupe que j'ai visité, et surtout l'entraide concrète en cas de maladie ou de décès, m'a profondément touchée. Les mérites du programme que je viens de citer sont qu'il associe cette solidarité déjà existante au domaine de la santé. Ainsi le projet a poussé ces femmes à mieux se protéger et par ce fait éviter de contaminer leurs clients.

Je m'en voudrais, dans la foulée de mes impressions positives, de ne pas citer la décision des 54 sociétés africaines de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge d'accorder une priorité presque absolue à la lutte contre le sida.

La mobilisation, dans ce combat, de très nombreux volontaires (on va même jusqu'à évaluer leur nombre à deux millions) représente un apport d'une importance cruciale. Certes, l'encadrement de ces volontaires constitue un formidable défi. Mais a-t-on vraiment le choix? D'autre part, l'appui massif des gouvernements et du monde scientifique et pharmaceutique sera nécessaire, et il faudra des financements substantiels. Dans le même ordre d'idées, la recherche de la synergie par une bonne coordination de l'action me semble primordiale.

En guise de conclusion, j'aimerais vous faire part de ma conviction qu'il est urgent d'unir nos forces et d'agir. Il n'est certainement pas trop tard. En effet, si dans certains pays les plus touchés 25% des jeunes sont infectés,  75% ne le sont pas encore. Nous n'avons pas le droit de les abandonner. Ni les uns, ni les autres".

En juin 2001, la princesse fait partie de la délégation belge à l'assemblée générale spéciale des Nations Unies sur le sida. Lors de la Journée Mondiale contre le Sida en décembre, elle assiste à des activités organisées par la Plate-forme Prévention Sida au Passage 44 à Bruxelles. A l'hôpital militaire de Neder-Over-Heembeek, elle s'est fait présenter les stratégies mises en oeuvre par le team d'information sur le sida, créé par l'armée belge.

Astrid poursuit son combat en 2002 :  voyage au Bénin, inauguration du bus "Sex'Etera : un itinéraire d'information sur la vie affective et sexuelle" (une initiative de la province de Liège), rencontre avec des membres de l'Opération Smiles (une oeuvre au profit des enfants atteints du sida et soignés au CHU Saint-Pierre à Bruxelles), etc.

La création d'une ambassadrice belge pour vaincre le sida est décidée le 12 mars 2004 lors d'une réunion entre la princesse Astrid, le docteur Peter Piot (directeur exécutif d'Onusida) et le ministre de la Coopération au Développement Marc Verwilghen. Son rôle est d'assurer la cohérence des politiques belges menées dans la lutte contre le sida et d'animer la Plate-forme Sida qui vient d'être créée. La Belgique est le quatrième pays à se doter d'une telle ambassadrice thématique. Le poste est confié à la diplomate Françoise Gustin, ancienne conseillère d'Albert II.

En avril 2004, la princesse profite de sa présence en Afrique du Sud pour les dix ans de l'abolition de l'apartheid pour visiter des projets contre le sida avec le ministre belge de la Coopération au Développement Marc Verwilghen. Elle confie à la presse :    "Souvent, un engagement en entraîne d'autres. Il y a plusieurs années, lors d'une visite à Genève, dans le cadre d'une conférence internationale, un citoyen belge, travaillant pour la Fédération de la Croix-Rouge Internationale, m'a interpellée sur la lutte contre le sida et m'a montré, dans un petit bureau, sur une carte du monde, tous les pays touchés par ce fléau. Il m'a expliqué qu'il s'agissait d'une énorme pandémie (40 millions de personnes atteintes dans le monde). Quand je lui ai avoué que je me sentais vraiment très petite devant de telles catastrophes, il m'a répondu fâché :  "Ne dites jamais cela, on peut toujours faire quelque chose contre ce fléau".  C'est ainsi que j'ai commencé à visiter cinq pays d'Afrique (le Mozambique, le Burkina Faso, le Ghana, l'Ethiopie et le Bénin) dans le cadre de la prévention de cette maladie. Et aujourd'hui en Afrique du Sud.

Comme présidente de la Croix-Rouge de Belgique, comme intervenante lors de la Conférence panafricaine, je ne voulais pas parler sans connaître, sans avoir vu les choses, palpé les problèmes, rencontré les gens. Aujourd'hui, même si je préfère agir que parler, j'accepte de répondre à vos questions parce que j'ai de l'espoir. Honnêtement, je dois vous avouer qu'après avoir visité ce mouroir, ces gens qui touchaient la mort, sans bruit, sans parole, j'ai dû m'allonger sur mon lit en rentrant. J'étais...uitgeput, comme on dit en néerlandais, vidée. Je connais des moments de découragement, oui. Quand je vous parle de ce mouroir, les larmes me montent aux yeux. Par contre, je ne ressens aucune révolte car je sais, pour connaître le travail accompli ces dernières années, qu'on avance. Et puis, récolter les témoignages de ces jeunes filles, ces mères, ces enfants, tous ces gens pris en charge par la Croix-Rouge ou Médecins Sans Frontières - et qui donc peuvent à nouveau croire en la vie - tout cela me donne espoir. Constater le formidable projet porté par le docteur Eric Goemaere et son équipe de MSF aussi".

Un mois plus tard, la princesse Astrid confie à l'hebdomadaire "La Libre Match" :   "Si l'abstinence n'est pas possible dans ce domaine, il faut alors se protéger et protéger ainsi les autres afin que la maladie cesse de se répandre. Au début, la prévention en général était le moyen dont la Croix-Rouge Internationale disposait pour combattre cette maladie mortelle. Maintenant, les choses ont évolué et il y a une grande prise de conscience à travers la communauté internationale et européenne, notamment dans le cadre de l'Onusida (le Fonds de l'ONU pour la lutte contre le sida), le programme de collaboration entre l'UE + la Norvège et les pays en voie de développement sur les essais cliniques (EDCTP), et bientôt il y aurait la nomination d'un ambassadeur européen attitré pour lutter contre cette pandémie. De plus, les médicaments sont beaucoup plus accessibles qu'auparavant. Mais s'ils soulagent fortement les patients atteints, ils ne guérissent pas, pour l'instant du moins, la maladie. Je dis bien "pour l'instant" car je reste très optimiste quant à la capacité de la recherche - que nous soutenons vivement - de trouver rapidement un moyen de combattre la maladie de manière encore plus efficace. Des accords ont été conclus avec les firmes pharmaceutiques pour vendre la médication à des prix abordables. Toutefois, le traitement du sida reste encore extrêmement onéreux pour certains pays. Qui dit médicament dit automatiquement suivi des médicaments et suivi du patient. Je sais que certaines ONG, notamment la communauté Sant'Egidio, font à ce propos un travail fabuleux".

 Après 2004, la princesse s'investit moins dans la lutte contre le sida, laissant ce combat à sa belle-soeur Mathilde qui a été pendant quelques années représentante spéciale d'Unicef et de l'Onusida pour les enfants affectés par ce virus. C'est cependant Astrid qui assiste, en octobre 2011, au symposium "20 ans de prévention du VIH à la Défense" organisé à l'Hôpital Militaire Reine Astrid à Neder-Over-Heembeek. Et elle accorde son Haut Patronage à la soirée de gala 2019 au Cirque Royal de Bruxelles au profit de l'Association pour la Lutte contre le Sida, présidée par le professeur Nathan Clumeck (qui avait pris la parole lors des funérailles du roi Baudouin).

Le Fonds Recherche Scientifique contre le Sida

En tant que présidente d'honneur des fonds scientifiques et médicaux de la Fondation Roi Baudouin, la princesse Astrid remet, chaque année, les bourses du Fonds Recherche Scientifique contre le sida, créé en 2010 par la Fondation Roi Baudouin. Il est doté de 2,5 millions d'euros provenant des réserves d'une asbl créée par les pouvoirs publics pour dédommager les victimes de transfusions sanguines contaminées par le sida. Or, ces dédommagements se sont avérés inférieurs aux montants prévus.

Voici quelques exemples de leurs activités...  En 2010, les deux premiers lauréats de ce fonds ont été les professeurs Linos Vandekerchove (Université de Gand) et Jack Levy (CHU Saint-Pierre à Bruxelles) qui ont reçu respectivement une bourse de 100.000 euros et 50.000 euros. Le fonds a aussi aidé financièrement l'asbl Breach, une association regroupant les centres de référence sida en Belgique afin d'établir une base de données nationale.  Dans le rapport d'activités 2017 du fonds, on trouve un appel à projets pour soutenir la recherche sur les biomarqueurs et les aspects virologiques du VIH/sida et ses co-infections (50.000 euros ont été attribués à l'Institut de Médecine Tropicale d'Anvers et 120.000 euros à un projet de l'Université Libre de Bruxelles).

Bibliographie :   - "La princesse Astrid de Belgique" de Vincent Leroy, éditions Imprimages, 2011, ré-actualisé en 2016
                           - Site Internet de la monarchie belge 
 

lundi 19 juin 2017

Les missions économiques de la princesse Astrid

                              

(Actualisé en mars 2025)

1° Les missions économiques à l'étranger

Après son accession au trône, le roi Philippe reste président d'honneur de l'Agence Fédérale pour le Commerce Extérieur, mais demande à sa sœur d'emmener les deux missions économiques annuelles à l'étranger. Le conseiller économique du Palais  (Geneviève Renaux de 2013 à 2018,  Eugène Crijns depuis 2018) est chargé d'aider la princesse Astrid dans la préparation des missions.

Son baptême du feu a lieu en octobre 2013 en Angola et en Afrique du Sud, et se passe bien. Elle confie à la presse :

"Je n'ai pas autant d'expérience que les ministres. J'appréhendais un peu la résistance à la fatigue au vu du nombre de choses à faire, et puis surtout l'appréhension de la nouveauté. C'est un rythme soutenu avec parfois une petite fatigue, mais c'est très dense. J'ai appris énormément de choses et je dois encore apprendre beaucoup de choses. J'ai aussi été très heureuse de voir qu'il y avait des aspects sociaux et de santé dans la mission".

Vingt-deux missions économiques ont déjà été présidées par la princesse :  Afrique du Sud/Angola (octobre 2013), Inde (novembre 2013), Arabie Saoudite/Oman (mars 2014), Colombie/Pérou (octobre 2014), Qatar/Emirats Arabes Unis (mars 2015), Canada (octobre 2015), Indonésie (mars 2016), Texas (décembre 2016), Corée du Sud (juin 2017), Côte d'Ivoire (octobre 2017),  Argentine/Uruguay (juin 2018),  Maroc (novembre 2018),  Mexique (février 2019),  Chine (novembre 2019), Royaume-Uni (mai 2022), Etats-Unis (juin 2022), Japon (décembre 2022), Sénégal (mai 2023), Australie (octobre 2023), Norvège (juin 2024), Brésil (novembre 2024), Inde (mars 2025). 

Tant les responsables politiques que les hommes et femmes d'affaires sont satisfaits de sa présence qui permet d'ouvrir des portes au plus haut sommet du pays visité. Aucune polémique à signaler. Il est vrai que la pression est moins forte que lors des missions économiques du prince héritier Philippe dont on guettait les moindres faits et gestes.

Astrid confie à la presse au Canada :   "Je me sens désormais beaucoup plus à mon aise que lors de ma première mission économique en Angola. Mon problème, c'est que je suis très curieuse. J'adore apprendre, j'étudie les dossiers des entreprises. Tout m'intéresse. Chaque mission que j'entreprends est fantastique. Je trouve que malgré le nombre de secteurs, de ministres, de régions, tout fonctionne admirablement. C'est une magie que de parvenir à mettre tout le monde ensemble. C'est le résultat de la bonne volonté et de l'implication de tous les intervenants. Ce qui est important, c'est d'aider les entreprises belges à l'étranger, et ainsi de soutenir la prospérité en Belgique. Je vois que cela vaut la peine de faire chaque fois ces déplacements lointains. Rien ne peut remplacer une présence personnelle sur place".

Une députée a demandé en 2016 au secrétaire d'Etat du Commerce Extérieur Pieter De Crem si la princesse recevait une indemnité journalière lors de ses missions. Il lui a répondu :   "Non. Depuis 2013, Son Altesse Royale la princesse Astrid a présidé sept missions économiques belges. Les dépenses pour le logement s'élevaient à 5.527 euros pour un total de 35 jours. Les dépenses pour les frais réels s'élevaient à 1.272 euros ; il s'agit de repas".

Lors de la mission économique en Corée du Sud en 2017, Astrid confie à la presse :   "J'ai été frappée par la chaleur de l'accueil, à tous niveaux. Ca aide aux relations politico-économiques. Je suis une personne curieuse, donc tout m'intéresse. J'essaie de rentrer dans le sujet au niveau politique et économique. J'ai été soutenue par les entrepreneurs et par les ministres ; ils ont été tellement gentils".

En 2018 au Maroc, elle déclare à la presse :    "C'était la plus grande mission économique jamais organisée et donc un défi logistique. Mais nous avons de la quantité et de la qualité en retour. Les hôtes marocains ont bien saisi les possibilités de telles missions. Il y a actuellement beaucoup d'opportunités au Maroc. Nous devons saisir cette chance, sinon ce sont les entreprises étrangères qui en profiteront. La concurrence internationale l'a bien compris et est déjà présente sur place, mais nos entreprises ont de nombreux atouts". 

Dans une interview accordée à l'occasion de son 35ème anniversaire de mariage en 2019, la princesse confie :    "En public comme en privé, j'aime ce qui est vrai, je ne joue jamais la comédie. Je mets beaucoup de passion et d'enthousiasme dans tout ce que j'entreprends. Les missions de commerce extérieur, notamment, qui me sont confiées par mon frère le roi Philippe, à la demande du gouvernement, demandent beaucoup de préparation et de travail. Nous partons avec une délégation de plusieurs centaines de personnes :  des entrepreneurs venus de toutes les régions de Belgique, mais aussi des ministres régionaux et fédéraux, des recteurs d'université, des chercheurs, des consultants. Sur place, le rythme est très soutenu. Suivre les dossiers, faire aboutir des projets ambitieux, être un lien entre les gens, tout cela s'ancre dans la connaissance des réalités économiques de secteurs aussi différents que la culture ou la sidérurgie, la pétrochimie ou encore le transport maritime. Je suis fondamentalement une personne de terrain. Débloquer des situations, des contrats me procure chaque fois une vraie satisfaction. Et je suis fière de pouvoir aider mon pays". 

Les missions économiques prévues en 2020 et 2021 ont été annulées suite à l'épidémie du coronavirus.

Lors de ces missions économiques, la princesse Astrid a été faite citoyenne d'honneur des villes de Séoul (en Corée du Sud en 2017), de Buenos Aires (en Argentine en 2018), de Montevideo (en Uruguay en 2018) et de Mexico (au Mexique en 2019).

2° Le Fonds Prince Albert
Depuis le changement de règne, la princesse Astrid est également la nouvelle présidente d'honneur du Fonds Prince Albert, qui a été créé en 1984 par la Fédération des Entreprises Belges et la Fondation Roi Baudouin à l'occasion des 50 ans du prince Albert (il était à l'époque président d'honneur de l'Office Belge du Commerce Extérieur et a emmené une centaine de missions économiques belges à l'étranger de 1962 à 1993).

Le Fonds Prince Albert octroie, chaque année, une vingtaine de bourses à de jeunes Belges pour réaliser un projet d'un an à l'étranger pour le compte d'une entreprise belge. De retour au pays, les boursiers présentent un rapport d'activités. Le titre de lauréat du Fonds Prince Albert est attribué (ou non) par le comité de gestion après l'avis positif du comité de sélection. En trente ans, 362 jeunes ont bénéficié d'une bourse du Fonds Prince Albert qui disposait, en 2005, d'un capital de 6,5 millions d'euros.

samedi 31 décembre 2016

Quel membre de la famille royale a été le plus actif en 2016?

                               14724501_1749150522015247_7009761210033602057_n

Pas de changement par rapport à l'an dernier pour les quatre premières places.

1° Roi :  226 activités officielles + 149 audiences
Pour la cinquième année consécutive, Philippe (qu'il soit prince ou roi) termine en tête de ce classement :  267 activités officielles en 2012
                      209 activités officielles + 67 audiences en 2013
                      164 activités officielles + 193 audiences en 2014
                      189 activités officielles + 162 audiences en 2015
                      226 activités officielles + 149 audiences en 2016
On constate donc une augmentation du nombre de ses activités officielles et une baisse du nombre d'audiences. Aucune polémique ou interpellation à la Chambre à signaler sur ses discours et son rôle politique. Le Roi semble bien s'entendre avec le monde politique qui respecte jusqu'à présent la confidentialité du colloque singulier. Même le président de la NVA Bart De Wever vient de confier à VTM :  "Je n'ai jamais senti que j'étais désavantagé ; çà a été très correct. Il n'a pas commis de fautes. Je ne peux rien lui reprocher" (ses rapports avec le roi Albert II étant moins bons). La présence des souverains aux côtés des victimes des attentats de mars à Bruxelles a été appréciée. La communication du Palais continue à se moderniser petit à petit. Par contre, point noir à améliorer : les relations entre les souverains et les autres membres de la famille royale...

2° Reine :  246 activités officielles
La reine Mathilde a battu son record de l'an dernier :  166 activités officielles en 2011,  196 en 2012,  190 en 2013,  154 en 2014,  212 en 2015,  et 246 en 2016!

3° Princesse Astrid :  128 activités officielles
Depuis le changement de règne, la princesse Astrid est plus active car elle emmène des missions économiques à l'étranger, à la satisfaction générale :   90 activités officielles en 2011,  63 en 2012,  133 en 2013,  156 en 2014,  119 en 2015,  128 en 2016.

4° Prince Laurent :  87 activités officielles
Comme sa sœur, le prince Laurent est plus actif depuis le changement de règne, et il a battu son record de l'an dernier :  30 activités officielles en 2009,  40 en 2010,  31 en 2011,  35 en 2012,  61 en 2013,  59 en 2014,  72 en 2015,  et 87 en 2016!  Mais le prince se sera aussi fait remarquer par des déclarations maladroites à l'égard de sa famille et du monde politique...

5° Prince Lorenz :  33 activités officielles
Le prince Lorenz - qui continue à travailler dans une banque - prend la 5ème place de ce classement et dépasse désormais la princesse Claire :   23 activités officielles en 2009,  18 en 2010,  30 en 2011,  28 en 2012,  26 en 2013,  23 en 2014,  21 en 2015,  33 en 2016.

6° Princesse Claire :  23 activités officielles
Diminution pour la princesse Claire qui n'a pas accompagné son époux ni à la fête nationale, ni à la fête du Roi :  30 activités officielles en 2009,  41 en 2010,  23 en 2011,  30 en 2012,  46 en 2013,  31 en 2014,  30 en 2015,  23 en 2016.

7° Reine Paola :  12 activités officielles
Le nombre d'activités officielles de la reine Paola continue de baisser :   70 activités officielles en 2011,  67 en 2012,  59 en 2013,  26 en 2014,  19 en 2015,  12 en 2016.

8° Roi Albert II :  11 activités officielles
Le nombre d'activités officielles du roi Albert II continue également de baisser :  50 activités officielles en 2011,  54 en 2012,  58 en 2013,  17 en 2014,  17 en 2015, 11 en 2016.

9° Princesse Elisabeth :  9 activités officielles
A l'occasion de son 15ème anniversaire, j'ai décidé de comptabiliser, pour la première fois, les activités officielles de notre princesse héritière Elisabeth dont la priorité est, à juste titre, ses études secondaires.

P.S. Merci au journaliste Pierre Nizet et au groupe Sud Presse d'avoir repris les chiffres de mon classement dans leurs journaux, tout en ayant l'élégance de citer le nom de mon blog et la gentillesse de dire qu'il était bien tenu.

lundi 5 décembre 2016

Les 25 ans du prince Joachim de Belgique

                                      14925521_1757293917867574_1645308265591120279_n

(Article actualisé en juillet 2017)

Contrairement à Amedeo et Maria-Laura, Joachim reçoit, dès sa naissance, les titres de prince de Belgique, archiduc d'Autriche-Este, et entre dans l'ordre de succession au trône. L'abrogation de la loi salique avait, en effet, été adoptée quelques mois plus tôt par le parlement belge.

Joachim, Carl-Maria, Nikolaus, Isabelle, Marc d'Aviano naît le 9 décembre 1991 à 1h55 aux Cliniques Universitaires Saint-Luc à Woluwe-Saint-Lambert. Sa grand-mère maternelle la princesse Paola assiste à l'accouchement. Le petit prince pèse 3,285 kg et mesure 50 cm. Il a les yeux bleus et les cheveux blonds. Sa marraine est sa tante l'archiduchesse Isabelle d'Autriche-Este et son parrain est le prince Nicolas de Liechtenstein, époux de la princesse Margaretha de Luxembourg.

Comme Amedeo et Maria-Laura, Joachim effectue en néerlandais ses études primaires et une partie de ses secondaires au collège Sint-Jan Berchmans de Bruxelles. A cette époque, une chute à moto dans le domaine du Stuyvenbergh lui cause plusieurs infections. En septembre 2007, il part terminer ses études secondaires au Malvem College en Grande-Bretagne.

Le 16 novembre 2010, le prince Joachim est incorporé au Centre d'Instruction et d'Ecolage Sud à Arlon pour suivre la formation militaire de base avec les jeunes qui sont engagés pour le service militaire volontaire. Ensuite, il rejoint l'Ecole Nautique de la Marine à Bruges pour y suivre une formation d'officier de quart à la passerelle jusqu'en juillet 2011. Le 17 juillet 2011, Joachim défile avec l'équipage du navire de commandement et de soutien logistique "Godetia"  (amarré le long de la Tamise) dans le centre de Londres à l'occasion de la 77ème cérémonie annuelle organisée au Cénotaphe en hommage aux victimes belges et britanniques de la première guerre mondiale. Un honneur réservé à la seule Belgique depuis 1934.

Après ce passage à l'armée durant l'année académique 2010-2011, le prince Joachim effectue ensuite des études commerciales à l'Université Bocconi à Milan.

En mars 2012, à la base navale de Zeebrugge, le prince prête serment à la Marine comme officier de quart à la passerelle, en présence de ses parents, de la reine Paola et du ministre de la Défense Pieter De Crem. En octobre 2016, en tant qu'officier de réserve, il effectue un rappel de deux jours à bord du patrouilleur P901 Castor de la Marine belge au large de Zeebrugge.

Après avoir effectué deux stages professionnels aux Etats-Unis, le prince revient vivre en Belgique en 2016. Il travaille comme analyste de portefeuille pour l'entreprise Atlas Invest, une holding financière basée à Bruxelles.

Joachim apparaît peu en public. En 2017, On l'a vu aux 80 ans de sa grand-mère la reine Paola, à un concert de Coldplay à Bruxelles, et au mariage de la princesse Eliane de Merode et de Charles Astor de Hever.

Par ailleurs, Joachim est le parrain de sa sœur Laetitia Maria (née en 2003) et de sa nièce Anna Astrid (née en 2016).