lundi 19 juin 2017

Les missions économiques de la princesse Astrid

                              

(Actualisé en octobre 2017)

1° Les missions économiques à l'étranger

Après son accession au trône, le roi Philippe reste président d'honneur de l'Agence Fédérale pour le Commerce Extérieur, mais demande à sa sœur d'emmener les deux missions économiques annuelles à l'étranger. Nouvelle conseillère économique du Palais, Geneviève Renaux est chargée d'aider la princesse Astrid dans la préparation des missions.

Son baptême du feu a lieu en octobre 2013 en Angola et en Afrique du Sud, et se passe bien. Elle confie à la presse :

"Je n'ai pas autant d'expérience que les ministres. J'appréhendais un peu la résistance à la fatigue au vu du nombre de choses à faire, et puis surtout l'appréhension de la nouveauté. C'est un rythme soutenu avec parfois une petite fatigue, mais c'est très dense. J'ai appris énormément de choses et je dois encore apprendre beaucoup de choses. J'ai aussi été très heureuse de voir qu'il y avait des aspects sociaux et de santé dans la mission".

Dix missions économiques ont déjà été présidées par la princesse :  Afrique du Sud/Angola (octobre 2013), Inde (novembre 2013), Arabie Saoudite/Oman (mars 2014), Colombie/Pérou (octobre 2014), Qatar/Emirats Arabes Unis (mars 2015), Canada (octobre 2015), Indonésie (mars 2016), Texas (décembre 2016), Corée du Sud (juin 2017), Côte d'Ivoire (octobre 2017).

Tant les responsables politiques que les hommes d'affaires sont satisfaits de sa présence qui permet d'ouvrir des portes au plus haut sommet du pays visité. Aucune polémique à signaler. Il est vrai que la pression est moins forte que lors des missions économiques du prince héritier Philippe dont on guettait les moindres faits et gestes.

Astrid confie à la presse au Canada :   "Je me sens désormais beaucoup plus à mon aise que lors de ma première mission économique en Angola. Mon problème, c'est que je suis très curieuse. J'adore apprendre, j'étudie les dossiers des entreprises. Tout m'intéresse. Chaque mission que j'entreprends est fantastique. Je trouve que malgré le nombre de secteurs, de ministres, de régions, tout fonctionne admirablement. C'est une magie que de parvenir à mettre tout le monde ensemble. C'est le résultat de la bonne volonté et de l'implication de tous les intervenants. Ce qui est important, c'est d'aider les entreprises belges à l'étranger, et ainsi de soutenir la prospérité en Belgique. Je vois que cela vaut la peine de faire chaque fois ces déplacements lointains. Rien ne peut remplacer une présence personnelle sur place".

Une députée a demandé en 2016 au secrétaire d'Etat du Commerce Extérieur Pieter De Crem si la princesse recevait une indemnité journalière lors de ses missions. Il lui a répondu :   "Non. Depuis 2013, Son Altesse Royale la princesse Astrid a présidé sept missions économiques belges. Les dépenses pour le logement s'élevaient à 5.527 euros pour un total de 35 jours. Les dépenses pour les frais réels s'élevaient à 1.272 euros ; il s'agit de repas".

Lors de la mission économique en Corée du Sud en 2017, Astrid est faite citoyenne d'honneur de la ville de Séoul. Elle confie à la presse :   "J'ai été frappée par la chaleur de l'accueil, à tous niveaux. Ca aide aux relations politico-économiques. Je suis une personne curieuse, donc tout m'intéresse. J'essaie de rentrer dans le sujet au niveau politique et économique. J'ai été soutenue par les entrepreneurs et par les ministres ; ils ont été tellement gentils".

2° Le Fonds Prince Albert
Depuis le changement de règne, la princesse Astrid est également la nouvelle présidente d'honneur du Fonds Prince Albert, qui a été créé en 1984 par la Fédération des Entreprises Belges et la Fondation Roi Baudouin à l'occasion des 50 ans du prince Albert (il était à l'époque président d'honneur de l'Office Belge du Commerce Extérieur et a emmené une centaine de missions économiques belges à l'étranger de 1962 à 1993).

Le Fonds Prince Albert octroie, chaque année, une vingtaine de bourses à de jeunes Belges pour réaliser un projet d'un an à l'étranger pour le compte d'une entreprise belge. De retour au pays, les boursiers présentent un rapport d'activités. Le titre de lauréat du Fonds Prince Albert est attribué (ou non) par le comité de gestion après l'avis positif du comité de sélection. En trente ans, 362 jeunes ont bénéficié d'une bourse du Fonds Prince Albert qui disposait, en 2005, d'un capital de 6,5 millions d'euros.

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