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vendredi 8 mai 2026

La broche en saphir de Mathilde et Elisabeth

Contrairement à d'autres monarchies, la Belgique ne dispose pas de "joyaux de la Couronne" qui se transmettent de génération à génération. A chaque génération, l'écrin est malheureusement dispersé. Ainsi après le décès de la reine Fabiola en 2014, ses bijoux ont été partagés entre sa famille espagnole, la reine Mathilde et la princesse Margaretha de Luxembourg. 

Depuis leur accession au trône, le roi Philippe et la reine Mathilde ont donc décidé d'acheter quelques bijoux anciens et neufs afin d'étoffer l'écrin de la Reine qu'elle met à la disposition de ses deux filles la princesse héritière Elisabeth et la princesse Eléonore. 

C'est le cas de cette broche en saphir et diamants qui a été achetée en 2018 lors d'une vente de bijoux par Sotheby's à Londres. Elle date de 1910, est signée Confalonieri et faisait partie de la collection de la comtesse Lanza di Mazzarino. 

La reine Mathilde porte, pour la première fois, cette broche lors du voyage d'Etat en Lituanie en 2022, suivie un an plus tard par la princesse Elisabeth lors du mariage du prince héritier Hussein de Jordanie.



Cliquez ci-dessous sur "Bijoux" pour retrouver d'autres articles consacrés aux bijoux de la famille royale belge. 




lundi 8 décembre 2025

Mode belge : la reine Mathilde et Esméralda Ammoun

                                  


Si on l'associe évidemment beaucoup à la Maison Natan d'Edouard Vermeulen (fournisseur breveté de la Cour), la reine Mathilde fait aussi appel à d'autres créateurs belges. C'est le cas d' Esméralda Ammoun, une styliste belge d'origine libanaise qui affirme avoir déjà réalisé une trentaine de tenues pour la souveraine (plus d'infos :  esmeralda-ammoun.com ).

Esméralda Ammoun s'est confiée sur sa royale cliente :

"J'ai travaillé longtemps avec Pierre Gauthier qui était mon mari. A ses côtés, je faisais exclusivement de la haute couture avec des finitions à la main, des broderies très raffinées, bref des vêtements créés pour des cérémonies mais qui ne sont pas portables au quotidien. Ces splendides robes n'étaient faites que pour être portées une ou deux fois.

J'ai eu envie de changement :  je voulais proposer autre chose, du sur-mesure mais plus simple. Des robes, des tailleurs dans lesquels les femmes se sentiraient vraiment bien. Je me suis lancée. J'aime bien l'idée qu'en changeant d'accessoires, le vêtement ait plusieurs vies. Je réalise pour la reine Mathilde cinq ou six pièces par an. Malgré son emploi du temps très chargé, elle dégage régulièrement un créneau pour discuter de ce qu'elle aimerait, et se libère pour les indispensables essayages. Comme je n'ai pas de collection à proprement parler, je lui propose des créations uniques.

Je n'ai qu'un petit atelier. On ne peut pas concurrencer Monsieur Vermeulen :  il y a longtemps, j'ai travaillé pour lui. Nous avons sans doute la même clientèle mais notre travail n'est pas similaire. Lui, il propose de véritables collections chaque saison, y compris en prêt-à-porter, il a plusieurs boutiques et il est davantage médiatisé. Moi, j'ai eu la chance de bénéficier de la notoriété de Pierre Gauthier avec qui j'ai travaillé 20 ans :  lorsque je suis partie, la clientèle m'a également suivie". 


Copyright photos :   page Facebook de la monarchie belge 

lundi 15 septembre 2025

Une paire de boucles d'oreilles de Mathilde et Eléonore


La reine Mathilde met son écrin à la disposition de ses deux filles : ainsi, pour la fête nationale 2025, la princesse Eléonore portait, pour la première fois, une paire de boucles d'oreilles en diamant et émeraude de sa maman. 

Ce bijou ne vient pas de la famille royale belge. Quelques mois avant le changement de règne, la princesse Mathilde porte ces boucles d'oreilles pour le portrait officiel de ses 40 ans en 2013. Est-ce un cadeau du prince Philippe pour son anniversaire ? On l'ignore. On suppose que ce bijou vient de la Maison Leysen, fournisseur breveté de la Cour. 


Pour plus d'infos sur les bijoux de la famille royale belge, je vous renvoie vers mon article récapitulatif sur le sujet :    https://familleroyalebelge.blogspot.com/2010/02/bijoux-des-reines-et-princesses-de.html




 

lundi 17 mars 2025

La reine Mathilde, ambassadrice de la littérature belge

En tant que princesse, Mathilde soutenait déjà activement la Semaine de la lecture à haute voix organisée dans la communauté néerlandophone par la Stichting Lezen (à qui elle accorde son Haut Patronage), et a effectué personnellement plusieurs lectures devant des enfants.


La Reine reçoit en audience les écrivains belges Stefan Hertmans et Amélie Nothomb, assiste à la remise des Prix des Lettres Néerlandaises 2015 et au monologue théâtral "Missie" de l'auteur belge David Van Reybrouck. A l'occasion du centenaire de la mort du poète belge Emile Verhaeren en 2016, le couple royal se rend à Sint-Amands pour se recueillir devant sa tombe et visiter le musée qui lui est consacré. Ils se déplacent également à la Foire du Livre 2016 de Francfort afin d'y soutenir les écrivains belges et néerlandais qui y sont mis à l'honneur.

Un an plus tard, la reine Mathilde est de retour à la Foire du Livre de Francfort dont la France est l'invitée d'honneur. Après avoir parcouru les différents stands, elle assiste à un déjeuner de travail sur le rayonnement international des Lettres francophones de Belgique, au cours duquel elle prononce un discours :

"Cette année, la Buchmesse de Francfort parle français, et tout le monde en parle.... Mais Francfort parle aussi le belge, et nous sommes réunis aujourd'hui pour célébrer la belle langue de notre pays. Soyons fiers de notre présence active en cet endroit où se réunit la fine fleur du monde de l'édition, des lettres et de l'expression artistique. Il est normal et important que nous nous manifestions ici car la littérature belge francophone est depuis des générations reconnue comme un fleuron culturel qui porte la réputation de la Belgique bien au-delà de nos frontières. Et pas uniquement à Paris, mais également dans toute la francophonie et au-delà. La Buchmesse est comme une lentille qui concentre tous ces faisceaux en un seul endroit. Profitons-en pour briller.

Le français comme langue, mais aussi en tant que vecteur culturel, intellectuel, scientifique et pédagogique, soutient le rayonnement de notre pays. Mais il est fondamental également dans le développement personnel de tout un chacun. Je suis très attachée à la littérature en général. Comme la musique, les livres sont activement présents dans ma vie. Je dirais même qu'ils en sont indissociables. J'essaie donc de transmettre cette passion pour les livres à mes enfants. Dans le même ordre d'idées, j'encourage les jeunes à lire régulièrement. La lecture d'un livre est en effet bénéfique pour leur apprentissage et les stimule à accroître leurs connaissances, leur fantaisie et leur imaginaire. 

Vous savez combien j'attache de l'importance à la stimulation de l'environnement cognitif de l'enfant et ce dès le plus jeune âge. De ma propre expérience, la lecture à haute voix est cruciale. Je sais aussi que cela demande un effort continu des parents et de l'école. Mais cela en vaut la peine. Pour y arriver et pour éveiller la curiosité de nos jeunes, il faut des supports illustrés, des livres pour enfants et des bandes dessinées. Cette richesse littéraire existe dans notre pays. Dans la conception et la réalisation de ces supports et de leur contenu, nos auteurs, illustrateurs et pédagogues peuvent se démarquer et offrir des produits ciblés sur les besoins de développement de l'enfant.

Nous tous, et en particulier nos enfants, sommes confrontés à l'omniprésence du monde digital. C'est un défi constant que nous devons tous relever. Lors de l'ouverture de la Buchmesse avant-hier, la chancelière Merkel a lancé un appel à tous les auteurs  "pour contribuer avec leur discernement et leurs émotions à infuser la globalisation de la force créatrice humaine".  C'est plus qu'un appel, il me semble : c'est une ambition, voire une nécessité.

Nous pouvons et devons apporter à cette communauté internationale réunie ici à Francfort ce que nous faisons de mieux :  notre créativité, notre inspiration, la mise en valeur de nos talents, l'originalité de notre approche, notre multiculturalité aussi, et notre ouverture au monde. Je vous félicite pour ce que vous faites et pour ce que vous êtes. Continuez surtout à nous étonner, nous former, nous élever, nous divertir. Le monde et notre pays ont besoin de vous. Parfois avec un regard rebelle mais toujours en créant du bonheur et de l'espérance pour les lecteurs".

En 2019, la Reine se rend à la 50ème Foire du Livre de Bruxelles ayant la Flandre comme invitée d'honneur. Il est rare de voir autant d'auteurs belges francophones et néerlandophones se côtoyer pendant plusieurs jours.

Lors du confinement imposé par le coronavirus en 2020, Mathilde enregistre en français et en néerlandais une vidéo dans laquelle elle invite les jeunes à lire ou/et à tenir un journal. Elle leur lit un extrait de deux livres belges :   "Toen de zee stil was" de Annelies Beck et "Jusqu'ici, tout va bien" de Marie Colot (Prix Première Victor du livre de jeunesse 2020). 

A la demande de la reine Camilla, la reine Mathilde suggère deux livres belges pour The Queen's Reading Room, le club de lecture qu'elle a créé sur Instagram et qui était suivi par plus de 175.000 personnes en 2024 :    "Célébration du quotidien" de Colette Nys-Mazure et "Les Téméraires quand la Bourgogne défiait l'Europe" de Bart Van Loo.

La Reine explique son choix :

"Bart Van Loo donne vie au Moyen Age, qui fait puisamment appel à l'imagination. Dans un style très coloré et divertissant, il raconte au lecteur comment les ducs de Bourgogne ont façonné ce que nous connaissons sous le nom des Pays-Bas :  la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et le nord de la France. Il réussit à dépeindre les personnages historiques comme des personnes de chair et de sang que l'on aurait aimé rencontrer en personne. Ne vous laissez pas décourager par les 800 pages, ce livre se lit comme un thriller.

"Célébration du quotidien", le merveilleux livre de Colette Nys-Mazure, nous invite à apprécier les petites choses de la vie, car dans notre routine quotidienne, nous sommes souvent ailleurs, absents, imperméables aux sources d'émerveillement qui remplissent notre vie ordinaire. J'espère que sa vision positive vous séduira autant qu'elle m'a séduite". 

En février 2025, Mathilde assiste à une rencontre entre l'auteure belge Geneviève Damas et des élèves de 5ème secondaire à Anderlecht dans le cadre du programme "Auteurs en classe". Le mois suivant, elle invite au concert de printemps du palais royal des personnes du monde littéraire belge de l'auteur au libraire. 

lundi 10 février 2025

Archives : Mathilde et l'Unicef en 2002


Comme le montrent ces trois articles de presse de 2002, la reine Mathilde soutenait déjà l'Unicef au début de son mariage. Et en ce début d'année 2025, elle se rend au Costa Rica pour visiter des projets d'Unicef Belgique.  La protection de l'enfance est sa priorité dans le domaine social. Plus d'infos à ce  sujet dans cet article :    https://familleroyalebelge.blogspot.com/2015/02/le-combat-de-la-reine-mathilde-pour-la.html


 

lundi 9 janvier 2023

Les 50 ans de la reine Mathilde

                                    


Ses origines belges et polonaises :    http://familleroyalebelge.blogspot.com/2017/10/les-origines-belges-et-polonaises-de-la.html

Le château de Losange (où elle a grandi) :  http://royalementblog.blogspot.com/2011/09/le-chateau-de-losange.html

Le Fonds Reine Mathilde :    http://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/06/le-fonds-princesse-mathilde.html

L'asbl Les Oeuvres de la Reine :    http://familleroyalebelge.blogspot.com/2015/01/lasbl-les-oeuvres-de-la-reine.html

Le combat de la reine Mathilde pour le micro-crédit :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2016/04/le-combat-de-la-reine-mathilde-pour-le.html

Le combat de la reine Mathilde contre le cancer :    http://familleroyalebelge.blogspot.com/2012/05/le-combat-de-la-princesse-mathilde.html

Le combat de la reine Mathilde pour la protection de l'enfance :    http://familleroyalebelge.blogspot.com/2015/02/le-combat-de-la-reine-mathilde-pour-la.html

La reine Mathilde, ambassadrice des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2016/08/mathilde-et-les-objectifs-de_22.html

La reine Mathilde et le domaine culturel :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2018/03/la-reine-mathilde-ministre-belge-de-la.html

Bon anniversaire Madame !  

lundi 10 octobre 2022

Les liens entre la dynastie belge et les pays baltes

                                                           

(Article actualisé en juillet 2026)

1° Sous le règne du roi Albert II (de 1993 à 2013)

Depuis leur indépendance, les relations entre la Belgique et les trois pays baltes sont plutôt bonnes. Le roi Albert II et la reine Paola se sont rendus en voyage d'Etat en Lituanie en 2006, en Lettonie en 2007 et en Estonie en 2008. 

Fait peu courant avec les républiques :  suite à leur voyage d'Etat, la reine Paola a sympathisé avec Vaira Vike-Freiberga, présidente de Lettonie de 1999 à 2007. Après la fin de son deuxième mandat, elle est revenue plusieurs fois en Belgique, et la reine Paola lui a demandé de faire partie du comité d'honneur de Missing Children Europe dont elle était la présidente. Vaira Vike-Freiberga était la seule invitée étrangère aux 80 ans de la reine Paola à Waterloo en 2017. 

2° Sous le règne du roi Philippe (depuis 2013)

Le roi Philippe reçoit régulièrement en audience des responsables politiques des pays baltes de passage à Bruxelles :    la présidente de Lituanie Dalia Grybauskaite en 2013, la présidente d'Estonie Kersti Kaljulaid en 2017, le premier ministre de Lettonie Egils Levits en 2021, le président de Lituanie Gitanas Nauséda en 2026, p.ex. 

Notre souverain a effectué deux visites auprès de détachements militaires belges stationnés dans les pays baltes à la demande de l'Otan :  en Lituanie en 2017 et en Estonie en 2019. Il a ensuite été reçu par le chef d'Etat de ces pays (voir photo ci-dessus avec la présidente d'Estonie). 

En 2022, le roi Philippe et la reine Mathilde se rendent en voyage d'Etat en Lituanie à l'occasion des 100 ans de relations diplomatiques entre la Belgique et la Lituanie (même si elles ont été interrompues lors de l'annexion du pays par l'URSS). 

Voici un article bien documenté d'Histoires Royales sur les liens de la reine Mathilde avec la Lituanie via la famille de sa maman :    https://histoiresroyales.fr/origines-polonaises-reine-mathilde-princes-ukraine-grand-duc-lituanie/?fbclid=IwAR0KgW9Inm3FE0oS-FI8CzExoLzSAGSk5_aMaiNc1Jgm7mzvKmcJ_o2sKXI

lundi 13 avril 2020

Notre famille royale face à l'épidémie du coronavirus

             
(Article actualisé en février 2021)

La première réaction du Roi en lien avec l'épidémie du coronavirus a lieu le 11 mars 2020 :  il se rend, avec la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block, à l'organisme de recherche Sciensano à Uccle, où il est informé sur l'impact du COVID-19 et sur l'approche de notre pays pour faire face à sa propagation.

A la mi-mars, les activités publiques de toute la famille royale belge sont suspendues, le voyage d'Etat de nos souverains en Italie est annulé, la princesse Elisabeth doit quitter son collège du Pays de Galles comme tous les autres étudiants étrangers, et le Palais annonce que les serres royales de Laeken n'ouvriront pas leurs portes au public en cette année 2020. Quelques jours avant le début du confinement, la reine Mathilde et ses enfants Emmanuel et Eléonore apportent des fleurs et des gâteaux aux pensionnaires de la maison de repos Heysel, gérée par le CPAS de Bruxelles.

On apprend que grâce à l'intervention personnelle du roi Philippe auprès de Jack Ma,  un demi-million de masques de protection et 30.000 kits de tests ont été offerts à la Belgique par l'entreprise chinoise de commerce en ligne Alibaba. Son fondateur Jack et notre souverain se sont rencontrés à plusieurs reprises au forum économique de Davos, en Belgique et en Chine.

Comme il l'avait fait suite aux attentats de 2016,  le Roi prononce une allocution télévisée le 16 mars:

"Mes chers compatriotes, notre pays est confronté à une crise sanitaire mondiale sans précédent. La Belgique se trouve aujourd'hui dans une phase cruciale pour contenir la propagation du coronavirus.

Nos autorités ont pris leurs responsabilités en adoptant des mesures drastiques qui nous imposent de modifier notre mode de vie, pour nous-mêmes, mais surtout pour les autres et en particulier les plus vulnérables. Mathilde et moi pensons à chacun de vous, avant tout à vous qui êtes touchés par la maladie. Nous pensons à vous, nos aînés, qui vous sentez isolés, séparés de vos proches. A vous les parents qui êtes amenés à vous réorganiser. Et à vous les jeunes de qui on attend un comportement responsable. Notre attitude à tous est essentielle. Nous pouvons sauver des vies.

Au nom du pays tout entier, je tiens à remercier ceux qui se dévouent jour et nuit à assurer les soins de première ligne et dans nos hôpitaux. Nous sommes conscients des efforts exceptionnels que nos médecins, infirmiers et tous les professionnels de la santé fournissent. Cette crise touche lourdement nos entreprises, nos commerces, de nombreux travailleurs et indépendants. La plupart des secteurs économiques de notre pays sont impactés. Ils prennent des décisions courageuses pour atténuer le choc.

Mesdames et Messieurs, la situation actuelle nous rappelle notre vulnérabilité, mais révèle aussi notre force. J'encourage les gestes spontanés de générosité et de solidarité qui se sont multipliés ces derniers jours. Chacun d'entre nous a un rôle à jouer pour surmonter cette crise. Je suis confiant que nous sortirons grandis de cette épreuve". 

Dès le 20 mars, la Fondation Roi Baudouin (www.kbs-frb.be) lance plusieurs appels d'urgence afin de mettre des moyens financiers à la disposition des acteurs de terrain pour répondre à leurs besoins (en particulier des organismes de soins à domicile, des associations d'aide aux sans-abris, des maisons de repos et de soins). Elle crée aussi un "Fonds pour des soins solidaires", afin de soutenir les hôpitaux et autres établissements de soins résidentiels.

Confiné au château de Laeken, notre souverain s'entretient désormais au téléphone avec la première ministre Sophie Wilmès au lieu de l'audience hebdomadaire. Le Palais a également annoncé qu'il avait téléphoné au président italien Sergio Mattarella le 23 mars (pour exprimer son soutien et sa solidarité au peuple italien où il devait se rendre en voyage d'Etat), au ministre belge des Affaires étrangères Philippe Goffin le 26 mars (au sujet du rapatriement des Belges à l'étranger), au président chinois Xi Jinping le 2 avril (afin d'aborder l'évolution de l'épidémie et la disponibilité de matériel médical), au président autrichien Alexander Van der Bellen le 20 avril (pour parler de la lutte contre le COVID-19), au chef de la Défense Marc Compernol le 24 avril (au sujet de l'aide logistique apportée par l'armée dans la lutte contre le coronavirus), au roi Willem-Alexander des Pays-Bas le 27 avril (à l'occasion de la fête nationale néerlandaise), aux recteurs de l'UCL et de la VUB le 28 avril (pour s'informer des changements intervenus dans la vie des universités), à l'épidémiologiste Hens Niel le 12 mai, au coordinateur général et médical de l'asbl Infirmiers de Rue le 20 mai, à la présidente de Georgie Salome Zourabichvili le 21 mai, aux recteurs des universités de Namur et Gand le 28 mai, à l'épidémiologiste Marius Gilbert le 2 juin, avec la directrice de l'Institut Technique des Ursulines à Mons le 3 juin, avec les co-fondateurs de la plate-forme Cov.Help le 5 juin.

Philippe multiplie les échanges par Skype :   avec des personnes âgées de la Résidence Notre-Dame de Lourdes de Liège (23 mars), avec le professeur Marc Van Ranst et son équipe de l'Institut de Recherche Médicale Rega (24 mars), avec des médecins et infirmières de l'UCLouvain (30 mars), avec des résidents des maisons de repos et de soins "L'Arbre de Vie" à Quaregnon et "Amphora" à Wingene (1er avril), avec le directeur et des détenus de la prison d'Audenarde qui ont fabriqué des masques (3 avril), avec des ambulanciers et des bénévoles de la Croix-Rouge de Charleroi (7 avril), avec des résidents et le personnel de l'asbl pour adultes déficients mentaux "Le Bercail" à Liège (10 avril),  avec la directrice générale de l'asbl L'Ilôt pour sans abris (21 avril), avec le personnel du centre de soins de transition de Saint-Trond (21 avril), avec des représentants du réseau de coopération Weteland contre le coronavirus (22 avril), avec deux imams à la veille du ramadan (23 avril), avec le musicien Jef Nève (29 avril), avec le personnel et les résidents du centre de soins Hingeheem à Asse (30 avril), avec des responsables d'initiatives citoyennes flamandes contre le coronavirus (12 mai), avec des sportifs belges de haut niveau (15 mai), avec quatre nouveaux entrepreneurs (26 mai), avec le co-fondateur de l'asbl Armen Te Kort (27 mai), avec les gouverneurs des provinces (3 juin), avec le conseil des enfants de la commune de Nijlen (11 juin), avec le Prix Nobel de la Paix Muhammad Yunus (29 juin).

A partir du 23 mars, un drapeau blanc est installé sur l'un des mâts du palais royal de Bruxelles et du château de Laeken, afin de montrer sa gratitude et sa reconnaissance à l'égard du personnel soignant.

De son côté, la Reine enregistre une vidéo en français et en néerlandais pour encourager les jeunes à lire ou/et à tenir un journal. Elle leur lit un extrait de deux livres belges :   "Toen de zee stil was" de Annelies Beck et  "Jusqu'ici, tout va bien" de Marie Colot (Prix Première Victor du livre de jeunesse 2020).

Comme son époux, elle multiplie les échanges par Skype :   avec des responsables des organismes de santé CRéSAM et Zorgnet-Icuro (31 mars),  avec les résidents des centres de soins Open Kring à Ardoye et Sainte-Barbe à Seilles (2 avril), avec des associations travaillant avec des personnes défavorisées (9 avril), avec des enfants et le personnel de la Maison d'enfants Reine Marie-Henriette (16 avril), avec le personnel du centre de soins de transition de Saint-Trond (21 avril), avec des représentants du monde culturel (28 avril), avec des résidents du projet d'habitation de l'asbl 1 Toit, 2 Ages (12 mai), avec la coordinatrice de la Fédération des services de Télé-Accueil de Flandre (14 mai).

Le 6 avril, Mathilde adresse un message écrit aux jeunes :

"Chers jeunes, depuis quelque temps déjà, vous êtes confinés chez vous, avec vos parents ou les adultes qui vous entourent. Vous le savez, ce confinement est indispensable pour enrayer la progression de l'épidémie de coronavirus. Je tiens à remercier et à féliciter tous ceux et toutes celles d'entre vous qui, en tant que citoyens responsables, contribuent à l'effort attendu de tous pour éviter de nouvelles contaminations.

Chacun doit prendre ses responsabilités, en respectant toutes les consignes de confinement, mais aussi en encourageant ses amis et connaissances à faire de même. Rester chez soi, se laver les mains, garder ses distances et éviter les sorties en groupe, même pour prendre l'air, tout cela reste très important.

Rester à la maison pour une période indéterminée, sans voir ses amis, sans aller à l'école, c'est bien entendu une situation entièrement nouvelle et qui peut être déconcertante. Je le sais par les médias mais aussi par nos enfants et leurs amis. Pour certains d'entre vous, toutes ces incertitudes et le manque de contacts et d'activités peuvent se révéler angoissants et même éprouvants. Vous avez parfois du mal à trouver réponse à vos interrogations.

Voilà pourquoi j'ai souhaité vous adresser ce message d'encouragement, de même que quelques conseils pour vous-mêmes et vos parents.

Tout d'abord, n'hésitez pas à parler de ce que vous ressentez avec vos parents ou avec les personnes qui vous entourent. Prenez des nouvelles de votre famille, de vos amis et des personnes isolées que vous connaissez.

Maintenez le plus possible votre rythme habituel, vos heures de lever, d'étude, de loisirs et de coucher. Continuez à travailler assidûment, avec les moyens mis à votre disposition. Vous serez mieux préparés à reprendre l'école.

Surtout, prenez le temps de vous amuser, de rire, de vous détendre, en lisant, en écrivant (par exemple en tenant votre journal ou un blog), en faisant de la musique, en cuisinant, en jouant aux jeux de société,... De temps en temps, prenez l'air près de chez vous.

Enfin, n'hésitez jamais à demander de l'aide ni à écouter ceux qui, autour de vous, se sentent plus fragiles dans cette période mouvementée. Si vous en avez besoin, sachez qu'il existe sur Internet de nombreuses lignes d'écoute gratuites :  elles peuvent vous apporter un premier soutien et vous orienter. Nous avons vraiment besoin de votre énergie et de votre compréhension pour surmonter ensemble cette épreuve. Je vous souhaite bon courage à toutes et tous".

A la demande de la chaîne flamande VTM, le couple royal et leurs quatre enfants enregistrent début avril une vidéo saluant un drone dans le parc du château de Laeken avec le message "Courage - Samen Sterk" écrit au sol. L'initiative est certes sympathique mais le contraste entre la famille royale filmée dans un immense parc vide n'est pas bon en terme de communication vis-à-vis des nombreux Bruxellois confinés dans un petit appartement sans jardin (d'autant que des élus ont déjà réclamé l'ouverture du parc du château au public).

Après nos souverains, la princesse Esmeralda est la troisième membre de la famille royale belge à s'exprimer sur l'épidémie à travers une interview début avril au journal "Le Soir" :

"L'échec des gouvernements est préoccupant. Les scientifiques nous préviennent depuis des années. Tous ont alerté de l'arrivée d'une pandémie. De la même façon, on nous alerte sur les dérèglements climatiques et sur l'effondrement des écosystèmes. Là non plus, aucune préparation à la crise. Au Royaume-Uni, l'austérité a démoli les hôpitaux et a raboté le budget des soins de santé. J'ai très peur qu'on assiste à la même chose pour l'urgence climatique dont nous sommes prévenus. On nous alerte, mais les politiques ne se préparent pas. On a mis le profit avant les gens. C'est très visible dans les coupes budgétaires :  on a privilégié l'économie au détriment des gens.

Le service public a été réduit partout. Or, on se rend compte aujourd'hui à quel point on en a besoin. Comme on a besoin de toute une série de métiers essentiels qu'on applaudit aujourd'hui. Cette reconnaissance est merveilleuse, mais c'est aussi triste d'en arriver là alors que la vraie cause du problème, c'est l'absence de soutien structurel. Par ailleurs, si le COVID-19 frappe tout le monde, ce sont surtout les plus vulnérables qui sont en première ligne. Les pays en développement vont être affectés de manière terrible. Et à la réouverture des écoles, il y a un grand risque que des filles n'y retournent pas.

J'ai un espoir incroyable. On pourrait changer ; c'est à la suite de guerres et de crises que de grands changements adviennent. Mais je reconnais que cela pourrait être le contraire. Certains profitent souvent des chocs dûs aux crises pour pousser les mesures d'austérité et la privation des libertés. Des forces s'affrontent en ce moment et je ne sais pas qui va gagner. C'est la raison pour laquelle les citoyens doivent s'exprimer plus fortement. Il est important de dire que la vie telle qu'elle était avant n'était pas celle qu'on veut !". 

Le 8 avril, le Roi se rend à l'hôpital UZ Brussel à Jette pour visiter les capacités supplémentaires d'une unité COVID additionnelle qui y a été créée. La réception prévue à l'occasion de son anniversaire est annulée. Le Palais diffuse juste un nouveau portrait accompagné de ce message du souverain :   "Je vous remercie chaleureusement pour vos messages de sympathie à l'occasion de mes 60 ans. Aujourd'hui, je suis de tout cœur avec ceux qui souffrent. Nous surmonterons ensemble cette épreuve!".

Portant un masque, le couple royal visite en avril le Centre Hospitalier Régional Citadelle de Liège pour se rendre compte de l'organisation de l'hôpital dans le cadre de la lutte contre le COVID-19. La semaine suivante, Mathilde se rend à l'UZGent pour y discuter avec le personnel soignant, et téléphone aux directeur, accompagnateurs et bénéficiaires de Heilig Hart Deinze (qu'elle avait rencontrés un an plus tôt). En mai, c'est une sage-femme de la Wit Gele Kruis Vlaanderen qu'elle appelle pour mieux se rendre compte de son quotidien.

Philippe et Mathilde effectuent également des visites sur le terrain pour se rendre compte de l'impact sur la vie du pays :   au bureau de distribution de la Poste à Braine-l'Alleud, au port d'Anvers, dans un magasin Carrefour Market Mestdagh à Gerpinnes, au centre de distribution du Groupe Mestdagh à Gosselies, dans quatre commerces familiaux du centre de Bruxelles, au commissariat de police de Namur, à l'asbl Kamiano Sant'Egidio à Bruxelles, aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, auprès de femmes actives dans la floriculture, au Centre de Crise National, auprès de représentants de l'horeca à Wavre et Bruges, au marché de Wavre.

Fan de jogging, le Roi participe début mai au challenge COVID 19km pour contribuer au financement de litres de soupe à distribuer aux plus démunis. On apprend également que ses quatre enfants ont téléphoné pendant plusieurs week-ends à des personnes âgées en maison de retraite privées de visites, et que sa belle-soeur la princesse Claire a été atteinte du coronavirus.

Après nos souverains et la princesse Esmeralda,  le prince Laurent est le quatrième membre de la famille royale à s'exprimer sur l'épidémie à travers une interview accordée à l'hebdomadaire "Le Soir Mag" :

"On sait encore très peu de choses sur cette maladie du Covid-19. Mais c'est très perturbant. Vous avez vu ce coronavirus, ce n'est pas un être vivant mais en infectant des cellules, il a comme seul but de se reproduire et de se multiplier. Et des virus, il y en a des milliards et des milliards tout autour de nous! Mais que cette particule microscopique soit capable de paralyser le monde entier, c'est extraordinaire! J'ai comme l'impression qu'avec cette maladie, la planète nous envoie un signal d'alarme. On le sait, de manière générale, l'humain utilise beaucoup plus de ressources que ce qu'il possède. Il déboise à outrance, il provoque une pollution considérable, il ravage la nature...  Un jour, il va devoir rembourser. Je crois qu'on va devoir apprendre à vivre différemment à l'avenir. Et on devra cette fois prendre en compte les coûts externes, environnementaux, dont on fait peu de cas actuellement. Avec cette crise du coronavirus, je suis absolument convaincu que la nature nous met en garde sur les dangers de nos comportements. Je pense à cela tous les jours. Regardez l'histoire de la vache folle. Quand on a commencé à ne plus respecter la nature et à trafiquer l'alimentation des vaches avec des farines animales, la nature s'est fâchée. Ici aussi, la nature se révolte. Il ne faut pas que les animaux, comme la nature, pâtissent davantage encore de notre mauvaise gestion".

Le 15 mai, le Roi accompagne sa fille cadette la princesse Eléonore lors de la rentrée au collège Sint-Jan Berchmans après deux mois de confinement. Le Palais accompagne les photos de ce communiqué :  "Merci aux directions d'écoles, aux enseignants et aux éducateurs pour les préparatifs et les adaptations visant à permettre un retour partiel et progressif des élèves".

Après trois mois sans nouvelles, la princesse Astrid fait son retour le 20 mai à travers un message vidéo pour la première édition en ligne des Special Olympics Belgium pour athlètes ayant un handicap mental (une manifestation qu'elle inaugure chaque année). Puis le 1er juin, avec son époux, elle assiste à la réouverture de l'Atomium, fermée au public durant le confinement.

Mais c'est leur fils le prince Joachim qui se retrouve à la "une" de l'actualité après avoir été testé positif au Covid-19 en Espagne (où il s'est rendu en mai pour fêter les 30 ans de sa petite amie Victoria Ortiz Martinez-Sagrera). Via son avocat, il a reconnu ne pas avoir respecté toutes les mesures de confinement en vigueur en Espagne, il présente ses excuses et accepte toutes les conséquences de ses actes. Le prince a reçu une amende de 10.400 euros pour ne pas s'être soumis à la quarantaine de 14 jours, obligatoire pour toute personne arrivant depuis l'étranger. Ce montant pouvait être réduit de moitié si un paiement rapide avait lieu.

Le 17 juin,  le Roi se rend au siège de Janssen Farmaceutica à Beerse, qui prépare un vaccin contre le Covid-19. Une semaine plus tard, le couple royal visite l'Institut de Médecine Tropicale.

Afin de soutenir le secteur touristique à la veille des congés, la famille royale participe au 25ème anniversaire du réseau de pistes cyclables dans le Limbourg, puis se balade le lendemain dans les Ardennes près de Bouillon.

Dans son discours de la fête nationale 2020, le Roi déclare :

"La crise du coronavirus qui nous frappe est inédite. Pour beaucoup d'entre nous, cette pandémie a causé de grandes souffrances. Elle a eu et aura encore de lourdes conséquences. Vous qui avez perdu un être cher, sans avoir pu l'accompagner dans ses derniers moments et faire le deuil tellement nécessaire, je souhaite m'adresser à vous pour vous dire à quel point la Reine et moi, et le pays tout entier, sommes en union de coeur avec vous. Nos pensées vont aussi à vous qui avez perdu votre emploi, vu vos revenus fortement diminuer ou votre entreprise faire faillite, vous qui avez dû abandonner vos projets ou vu vos rêves brisés.

Cette crise a dévoilé les fragilités et faiblesses de notre société. En touchant d'abord les plus vulnérables. Les aînés, dont je tiens à saluer la dignité face au danger et à la solitude. Les enfants à qui une part d'insouciance a été enlevée. Les jeunes dont le parcours d'enseignement a été fortement secoué. La crise a également aggravé des injustices sociales existantes, touchant durement ceux qui étaient déjà en situation précaire, moins bien logés ou formés. Le confinement a provoqué des tensions dans les foyers, dans nos relations de travail, dans la rue. Plus que jamais, nous devons être à l'écoute de ceux qui souffrent en silence.

Mais l'épreuve que nous traversons ensemble a aussi révélé nos belles qualités. Au coeur des difficultés, nous avons vu à l'oeuvre la force de l'entraide et du souci de l'autre. Je pense en premier lieu au personnel soignant mais aussi aux enseignants. Et en réalité, c'est la Belgique toute entière qui a montré courage et créativité. J'ai pu m'en rendre compte lors de nos nombreux contacts et visites, et j'en suis très impressionné. Nous avons redécouvert l'importance de l'intérêt général, du rôle de l'Etat et du service public. Nous avons vu combien peut être fructueuse la collaboration entre secteurs privé et public, entre experts et gouvernements, entre universités, entre centres de recherche, entre les différents niveaux de pouvoir de notre pays. Poursuivons sur cette belle dynamique.

Ces derniers mois, nous avons fait la preuve que, confrontés à l'urgence et à la nécessité, nous pouvions décider et agir rapidement ensemble. Certes, tout n'a pas été parfait, mais nous avons tenu bon. Nous avons affecté d'immenses moyens pour préserver notre tissu économique et social, et pour passer les caps difficiles qui nous attendent encore. Il s'agit maintenant de reconstruire et de relancer nos activités dans une perspective de long terme. En y mettant toute notre énergie et toute notre inventivité. 

La crise nous a ouvert les yeux. Elle nous a réveillés et sortis du confort de nos certitudes. Elle nous force à réfléchir à notre mode de vie, notre organisation du travail, notre façon d'enseigner, nos modes de production et de consommation, à la manière dont nous nous déplaçons et dont nous voyageons. Nous avons maintenant une occasion unique de repenser notre économie et notre société. En construisant sur les valeurs humaines que nous avons vécues si intensément. En optant pour des solutions plus équitables et durables. Avec ambition et confiance en l'avenir".

Lors de cette fête nationale particulière, le traditionnel défilé militaire et civil sur la place des Palais a été remplacé par un hommage aux 75 ans de la Libération de notre pays d'une part, et aux victimes de l'épidémie, aux soignants et aux forces de sécurité et de protection civile d'autre part. Les festivités dans le parc royal étant été annulées, le couple royal et ses enfants se sont rendus dans deux maisons de retraite à Alken et Morlanwelz.

En septembre, notre souverain reçoit au palais royal six lauréats du défi "Plein d'Espoir" qui avait été lancé à sa demande. Objectif de ce défi :  mettre à l'honneur des individus ayant apporté, à leur manière, une contribution exceptionnelle à la société durant le confinement. Le mois suivant, il s'entretient par vidéoconférence avec Pedro Facon (commissaire du gouvernement en charge de la gestion de la crise du coronavirus) et son adjointe, chargés de coordonner la politique de santé des autorités fédérales et fédérées. De son côté, la Reine visite le Centre d'Evaluation des Vaccins à Anvers, afin d'être informée des recherches en cours.

Suite à la nouvelle vague du coronavirus fin octobre et aux restrictions qui en découlent,  la famille royale limite ses activités publiques, la fête du Roi est annulée en novembre, et le couple royal recommence ses entretiens par vidéoconférence. Nos souverains se rendent sur le terrain pour encourager le personnel d' hôpitaux à Alost, Seraing, Lodelinsart et Ypres, mais aussi de la maison de repos Foyer Sainte-Anne à Namur, du Labo Covid 19 de l'Université de Liège ou d'une pharmacie à Evere.

Depuis 25 ans, le Prix Reine Paola pour l'Enseignement a pour objectif d'encourager et de récompenser des enseignants, et de mieux faire connaître des projets pédagogiques exemplaires. Ouverte au fondamentale et au secondaire, l'édition de l'année scolaire 2020-2021 est spéciale puisque son thème est "Exceller en période de Covid 19". 

vendredi 27 décembre 2019

Quel membre de la famille royale belge a été le plus actif en 2019 ?

                             1° Roi :  198 activités officielles  +  161 audiences

Comme chaque année, le Roi reste le premier de ce classement. Par rapport à 2018, on note une diminution de ses activités officielles, compensée par une augmentation du nombre de ses audiences (suite aux élections fédérales de mai et aux difficultés pour former un gouvernement).

2013 :  209 activités officielles  +  67 audiences
2014 :  164 activités officielles  + 193 audiences
2015 :  189 activités officielles  + 162 audiences
2016 :  226 activités officielles  + 149 audiences
2017 :  196 activités officielles  + 167 audiences
2018 :  239 activités officielles  + 123 audiences
2019 :  198  activités officielles  + 161 audiences

2° Reine :  230 activités officielles 

La Reine garde sa deuxième place du classement, avec un nombre d'activités officielles dans la moyenne de ces dernières années  (166 en 2011,  196 en 2012,  190 en 2013,  154 en 2014,  212 en 2015,  246 en 2016,  217 en 2017,  249 en 2018,  230 en 2019).

3° Princesse Astrid (98 activités officielles)

La princesse Astrid reste troisième du classement avec un nombre semblable à l'an dernier :   90 en 2011,  63 en 2012,  133 en 2013,  156 en 2014,  119 en 2015,  128 en 2016,  110 en 2017,  99 en 2018,  98 en 2019.

4° Prince Laurent (87 activités officielles)

Le prince Laurent a été beaucoup plus actif que l'an dernier, et rattrape son "record" de 2016 :    30 en 2009,  40 en 2010,  31 en 2011,  35 en 2012,  61 en 2013,  59 en 2014,  72 en 2015,  87 en 2016,  56 en 2017,  52 en 2018,  87 en 2019.

5° Prince Lorenz :  21 activités officielles

Statu quo pour le prince Lorenz qui continue de travailler dans une banque, et d'avoir en moyenne une vingtaine d'activités officielles par an :    23 en 2009,  18 en 2010,  30 en 2011,  28 en 2012,  26 en 2013,  23 en 2014,  21 en 2015,  33 en 2016,  24 en 2017,  21 en 2018,  21 en 2019.

6° Princesse Elisabeth :   17 activités officielles 

Cette année 2019 a été particulière :   la princesse héritière a eu 18 ans et a été plus médiatisée que d'habitude. On l'a vue notamment, pour la première fois, assister à l'enregistrement du discours de son père pour la fête nationale ou accompagner sa mère en voyage humanitaire au Kenya. La princesse a marqué les esprits par son aisance et son charisme lors de la cérémonie organisée au palais royal pour ses 18 ans en octobre.

7° Princesse Claire :  14 activités officielles

Sans qu'on en sache la raison, la princesse Claire est très peu apparue en public en 2019. Son nombre d'activités officielles est en chute libre :    30 en 2009,  41 en 2010,  23 en 2011,  30 en 2012,  46 en 2013,  31 en 2014,  30 en 2015,  23 en 2016,  25 en 2017,  27 en 2018....et seulement 14 en 2019.

8° Roi Albert II :   14 activités officielles

Statu quo pour le roi Albert II qui effectue une dizaine d'activités officielles par an depuis son abdication :    50 en 2011,  54 en 2012,  58 en 2013,  17 en 2014,  17 en 2015,  11 en 2016,  12 en 2017,  13 en 2018,  14 en 2019.  Une année marquée par une amélioration de ses rapports avec les souverains, ses 60 ans de mariage fêtés dans le sud de la France, et la suite du procès avec Delphine Boël.

9° Reine Paola :  13 activités officielles

Statu quo également pour son épouse qui remplit une dizaine d'activités officielles par an, dont la moitié sont liées à la Fondation Reine Paola qui reste très active en faveur des jeunes et de l'enseignement :   70 en 2011,  67 en 2012,  59 en 2013,  26 en 2014,  19 en 2015,  12 en 2016,  11 en 2017,  13 en 2018,  13 en 2019.

10° Princesse Louise (9 activités officielles), Prince Emmanuel (9 activités officielles), Prince Nicolas (9 activités officielles), Princesse Eléonore (8 activités officielles), Prince Aymeric (8 activités officielles), Prince Gabriel (7 activités officielles)


En dehors de la princesse héritière mise en lumière cette année,  les autres princes cadets non majeurs n'apparaissent pas plus en public qu'avant. On ne note pas de grande différence entre les enfants des souverains et ceux du prince Laurent.

Princesse Louise :   13 en 2018,  9 en 2019.
Prince Emmanuel :   7 en 2018,  9 en 2019.
Princesse Eléonore : 7 en 2018,  8 en 2019.
Prince Nicolas :       12 en 2018, 9 en 2019.
Prince Aymeric :     11 en 2018, 8 en 2019.
Prince Gabriel :         7 en 2018, 7 en 2019.

P.S.   Merci à Royalement Blog pour son aide régulière pour ce classement !

lundi 8 avril 2019

Mathilde, présidente d'honneur de la Fondation Roi Baudouin

                                   

Suite au décès de la reine Fabiola, la reine Mathilde est nommée présidente d'honneur de la Fondation Roi Baudouin, une fonction qu'avait occupée la veuve du défunt souverain de 1993 à son décès en 2014.

Soyons clair :  cette fondation - qui a été créée pour les 25 ans de règne du roi Baudouin en 1976 - dispose d'importants moyens financiers, mais garde une certaine indépendance par rapport au Palais. La reine Mathilde n'assiste pas aux conseils d'administration, ne participe pas aux délibérations des jurys, et ne définit pas les grands axes de la Fondation. Son rôle (comme celui de la reine Fabiola avant elle) est purement honorifique :   elle assiste à la remise du Prix Roi Baudouin pour le Développement en Afrique et à certaines soirées de gala organisées par les comités de soutien de Flandre Orientale, Anvers et Flandre Occidentale de la Fondation.

Depuis sa nomination comme présidente d'honneur, on note deux initiatives :   elle a tenu à présenter le projet Boost de la Fondation Roi Baudouin à la reine Rania de Jordanie (en voyage d'Etat en Belgique en 2016), et elle a prononcé un discours lors de la clôture du Printemps de la Philanthropie organisé en 2017 par la Fondation.

Plus d'infos sur la Fondation Roi Baudouin dont je vous ai déjà parlé :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2012/07/hausse-des-dons-en-2011-pour-la.html

Afin de diminuer les frais de fonctionnement, les équipes administratives de la Fondation Roi Baudouin gèrent des fonds plus modestes, dont certains sont liés à la famille royale :

- le Fonds Prince Albert (dont la princesse Astrid est l'actuelle présidente d'honneur) créé en 1984 :  http://familleroyalebelge.blogspot.com/2017/06/les-missions-economiques-de-la.html

- le Fonds du Patrimoine (dont le prince Lorenz est président d'honneur) créé en 1987 :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2019/03/conference-sur-le-fonds-du-patrimoine.html

- le Fonds Prince Philippe créé en 1998 :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2011/08/le-travail-du-fonds-prince-philippe-en.html

- le Fonds Princesse/Reine Mathilde créé en 2000 :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/06/le-fonds-princesse-mathilde.html

- le Fonds Reine Fabiola pour la Santé Mentale créé en 2004 (en remplacement de l'ancienne Fondation Nationale Reine Fabiola pour la Santé Mentale) :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2012/10/le-fonds-reine-fabiola-pour-la-sante.html

lundi 31 décembre 2018

Qui a été le membre le plus actif de la famille royale en 2018 ?

                           

Le classement est inchangé par rapport à l'année dernière :

1° Roi :  239 activités officielles  + 123 audiences
Depuis 2012, Philippe (qu'il soit prince héritier ou roi) est le plus actif de notre famille royale. Tous les commentateurs estiment qu'il remplit correctement son rôle de souverain constitutionnel, et il semble bien s'entendre avec le monde politique qui respecte la confidentialité des audiences avec le Roi.  On note un record en 2018 pour ses activités officielles :   209 en 2013,  164 en 2014,  189 en 2015,  226 en 2016,  196 en 2017,  239 en 2018. Par contre, le nombre de ses audiences est en baisse :   193 en 2014,  162 en 2015,  149 en 2016,  167 en 2017,  123 en 2018. L'année prochaine s'annonce délicate pour le roi Philippe avec un gouvernement fédéral en affaires courantes et les élections législatives de mai. 

2° Reine :  249 activités officielles
2018 est également un record pour la reine Mathilde :   166 activités officielles en 2011,  196 en 2012,  190 en 2013,  154 en 2014,  212 en 2015,  246 en 2016,  217 en 2017,  249 en 2018. On ignore si la souveraine va poursuivre son mandat de trois ans de défenseur des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies qui vient à échéance (de 2016 à 2018).

3° Princesse Astrid :  99 activités officielles
La princesse Astrid reste la troisième de ce classement, mais son nombre d'activités officielles en baisse :   90 en 2011,  63 en 2012,  133 en 2013,  156 en 2014,  119 en 2015,  128 en 2016,  110 en 2017,  99 en 2018.  Cela s'explique facilement :  suite à ses problèmes de sommeil, elle n'est plus apparue en public plusieurs mois au printemps. Elle continue d'emmener deux missions économiques belges à l'étranger, à la satisfaction générale. 

4° Prince Laurent :   52 activités officielles
En 2018, le gouvernement fédéral a diminué la dotation du prince Laurent, qui conteste cette décision. Son nombre d'activités officielles est le plus bas depuis le début du règne de son frère :   30 en 2009,  40 en 2010,  31 en 2011,  35 en 2012,  61 en 2013,  59 en 2014,  72 en 2015,  87 en 2016,  56 en 2017,  52 en 2018. 

5° Princesse Claire :  27 activités officielles
Statu quo pour la princesse Claire :   30 activités officielles en 2009,  41 en 2010,  23 en 2011,  30 en 2012,  46 en 2013,  31 en 2014,  30 en 2015,  23 en 2016,  25 en 2017,  27 en 2018.

6° Prince Lorenz :  21 activités officielles 
Le prince Lorenz - qui travaille à temps plein dans une banque suisse privée avec son fils Amedeo - reste le sixième de notre classement :   23 activités officielles en 2009,  18 en 2010,  30 en 2011,  28 en 2012,  26 en 2013,  23 en 2014,  21 en 2015,  33 en 2016,  24 en 2017,  21 en 2018.

7° Roi Albert II et Reine Paola :  13 activités officielles
Depuis leur abdication, nos anciens souverains ne remplissent plus qu'une dizaine d'activités officielles par an. Pour le roi  Albert II :   50 en 2011,  54 en 2012,  58 en 2013,  17 en 2014,  17 en 2015,  11 en 2016,  12 en 2017,  13 en 2018. Pour la reine Paola :   70 en 2011,  67 en 2012,  59 en 2013,  26 en 2014,  19 en 2015,  12 en 2016,  11 en 2017,  13 en 2018. Tous deux ont eu de nouveaux problèmes de santé au cours de l'année écoulée. 

9. Princesse Louise :  13 activités officielles
Parmi les petits-enfants des anciens souverains, c'est la princesse Louise (fille du prince Laurent et de la princesse Claire) qui apparaît le plus souvent en public. On la voit d'ailleurs autant que ses grands-parents paternels.

10. Prince Nicolas :  12 activités officielles

11. Prince Aymeric :  11 activités officielles

12. Prince Gabriel, Prince Emmanuel et Princesse Eléonore :  7 activités officielles

15. Princesse héritière Elisabeth :  6 activités officielles
Légère baisse des activités officielles de la princesse héritière qui s'explique par son départ en Grande-Bretagne pour ses études :   9 activités officielles en 2016,  10 en 2017,  6 en 2018. Malgré son aisance en public, ses parents ne semblent pas vouloir encore trop l'exposer et privilégient ses études.

lundi 29 octobre 2018

Nos souverains et le Portugal

                               

(Article actualisé en février 2026)

1° Les précédents voyages d'Etat

Le roi Baudouin et la reine Fabiola se sont rendus en voyage d'Etat au Portugal en 1984, suivis quinze ans plus tard par le roi Albert II et la reine Paola en 1999. Ces derniers ont invité le président portugais Jorge Sampaio et son épouse au mariage de Philippe et Mathilde en 1999, puis à un voyage d'Etat en Belgique en 2005. 

2° Le voyage d'Etat de Philippe et Mathilde en 2018

De passage à Bruxelles en 2017, le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa avait été reçu en audience par le roi Philippe. C'est probablement ce jour-là qu'il l'a invité à se rendre au Portugal.

En octobre 2018, nos souverains ont effectué un voyage d'Etat de trois jours au Portugal. Ils étaient accompagnés d'une délégation d'une centaine de personnes, dont le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, le secrétaire d'Etat au Commerce Extérieur Pieter De Crem et les cinq ministres-présidents des régions et communautés (Willy Borsus, Rudy Demotte, Rudi Vervoort, Geert Bourgeois et Olivier Paasch). 

A leur arrivée à Lisbonne, la Reine portait une robe de Giorgio Armani et un chapeau de Philip Treacy (voir photo ci-dessus), déjà vus en Belgique un an plus tôt. Au programme de leur première journée :   cérémonie officielle de bienvenue avec le président Marcelo Rebelo de Sousa, visite au monastère des Hiéronymites, déjeuner offert par le premier ministre, visite à l'Assemblée, visite à l'hôtel de ville de Lisbonne, promenade en tramway, dépôt de fleurs au monument aux morts, dîner de gala organisé par le président de la République.  Notre couple royal a reçu la Grand Croix de l'Ordre de l'Infant Dom Henrique, et a offert le Grand Cordon de l'Ordre de Léopold au président Marcelo Rebelo de Sousa.

Nos souverains commencent la deuxième journée de leur voyage d'Etat par une visite du musée océanographique. Puis programme séparé :   visite de Impact Hub, cérémonie de signature de contrats, déjeuner d'affaires, conclusion de deux séminaires et réunion d'affaires belgo-portugaise pour le Roi ;  visite d'un centre de recherche biomédicale et de l'association Moinho do Juventude pour la Reine. En soirée, ils retrouvent le président portugais et offrent à leurs hôtes un concert du groupe belge Huelgas Ensemble et un cocktaïl dinatoire. Au cours de la journée, Mathilde porte trois tenues de la Maison Natan (fournisseur breveté de la Cour).

La troisième et dernière journée du voyage d'Etat a lieu à Porto. Nos souverains sont reçus à l'hôtel de ville, visitent le musée d'art contemporain, l'université et l'église de Sao Francisco, déjeunent avec des hommes d'affaires, assistent à la clôture de deux séminaires, avant de prendre congé du président portugais Marcelo Rebelo de Sousa. La Reine portait une tenue noire et blanche d'Esmeralda Ammoun. Ce voyage d'Etat s'est très bien passé, sans le moindre problème.

3° Liens entre la famille royale belge et la maison de Bragance

Le Portugal est une république, mais le duc Duarte de Bragance (chef de l'ancienne famille royale portugaise) entretient de bonnes relations avec les autorités et il était présent avec son épouse lors du dîner de gala organisé par le président Marcelo Rebelo de Sousa en l'honneur des souverains belges.

Dans son discours, le Roi a d'ailleurs déclaré :   "Nos pays ont connu les mêmes familles régnantes, qui ont continué à s'allier entre elles. J'ai moi-même du sang portugais et mon arrière-grand-mère, la reine Elisabeth, parlait couramment votre belle langue".

En effet, la maman de notre reine Elisabeth était l'infante Marie-Josèphe du Portugal (fille du roi Miguel Ier). Le roi Miguel Ier du Portugal est d'ailleurs l'aïeul commun de notre roi Philippe et du duc Duarte de Bragance. Si elles ne sont pas vraiment intimes, les deux familles se revoient régulièrement lors des événements familiaux du Gotha. Ainsi, par exemples, le prince héritier Philippe était présent au mariage du duc et de la duchesse de Bragance en 1995, tandis que le duc Duarte a assisté aux funérailles de la reine Fabiola en 2014.

                            


4° Le voyage d'Etat retour en 2023

En 2023, le roi Philippe et la reine Mathilde ont invité le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa à effectuer un voyage d'Etat de trois jours en Belgique. 

lundi 26 mars 2018

La reine Mathilde, ministre belge de la Culture

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(Article actualisé en mai 2025)

Après les reines Elisabeth, Fabiola et Paola, c'est désormais Mathilde qui, en tant que Première Dame de Belgique, s'occupe du domaine culturel.

Le titre de cet article peut surprendre mais suite à la fédéralisation de la Belgique, les compétences culturelles sont aujourd'hui partagées entre des ministres des trois communautés linguistiques, tandis que dix importantes institutions culturelles sont restées fédérales et sont donc gérées par un membre du gouvernement belge...  La reine Mathilde est donc la seule personnalité à s'intéresser à tout le monde culturel belge, quelle que soit sa langue.

En tant que Première Dame de Belgique depuis 2013, Mathilde assiste ou visite les principaux événements culturels du pays. Outre le Concours Musical International Reine Elisabeth et le festival Europalia qui sont soutenus depuis toujours par la famille royale, citons notamment le 75ème anniversaire de la Cinémathèque Royale de Belgique et la rétrospective d'Henry Van de Velde au Cinquantenaire en 2013, l'exposition "Rubens et son héritage" au palais des Beaux-Arts de Bruxelles en 2014, le lancement de Mons, capitale culturelle européenne en 2015, la rétrospective de Constantin Meunier aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique et la première représentation de "My breathing in my dancing" de la chorégraphe belge Anne-Teresa De Keersmaecker en 2015, le concert à Aarschot pour les 20 ans de la chorale Scala et l'exposition "L'âge d'or des Pays-Bas méridionaux" à Gand en 2016, la rétrospective Rik Wauters aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique et la première belge de l'opéra "Pinocchio" en 2017, etc. 

Lors des voyages d'Etat en Belgique, la Reine accompagne les Premières Dames dans leurs visites culturelles :    le Musée des Instruments de Musique à Bruxelles avec l'épouse du président chinois et le couple présidentiel suisse, la Maison de Rubens et le Musée de la Mode à Anvers avec la compagne du président allemand,  le Musée Memling à Bruges avec la reine Rania de Jordanie, le musée des Beaux-Arts de Gand avec Brigitte Macron, la Chapelle Musicale Reine Elisabeth à Waterloo avec l'épouse du président autrichien et la reine Maxima des Pays-Bas. 

Ajoutons qu'elle accorde son Haut Patronage à différentes institutions culturelles des trois régions, comme l'Ecole Royale de Ballet d'Anvers, le Festival de Wallonie ou l'asbl Les Amis du Théâtre Royal de la Monnaie.

Echanges culturels entre communautés

En novembre 2013, quelques mois après son accession au trône, le Roi reçoit en audience les ministres de la Culture Fadila Laanan et Joke Schauvliege (reçues ensemble, ce qui est très rare), puis nos souverains organisent une réunion de travail au palais royal sur la coopération culturelle entre communautés.

Un déjeuner de travail a lieu en avril 2016 au château de Laeken sur le thème "La culture comme levier de dialogue entre les communautés du pays". Autour du couple royal, on retrouve Serge Rangoni (directeur du Théâtre de Liège), Dirk Snauwaert (directeur du Wiels), Sophie Karthäuser (soprano), David Van Reybrouck (auteur), Philippe Geluck (dessinateur), Jan Goossens (directeur du KVS), Michaël Borremans (peintre), Laurent Busine (directeur honoraire du MAC's), Anne-Teresa De Keersmaecker (chorégraphe) et Jaco Van Dormael (cinéaste).

Un nouveau déjeuner culturel a lieu un an plus tard, avec quatre mêmes invités (Laurent Busine, Serge Rangoni, David Van Reybrouck et Jaco Van Dormael). Ils sont accompagnés de six autres personnes du milieu culturel :  Sidi Larbi Cherkaoui (directeur du Koninklijk Ballet van Vlaanderen), Chris Dercon (intendant de la Volksbühne Berlin), An Veronica Janssens (artiste), François Schuiten (dessinateur), Jan Raes (directeur du Koninklijk Concertgebouw Amsterdam) et Ivo Van Hove (directeur du Toneelgroep Amsterdam).

En 2019, la Reine se rend à la 50ème Foire du Livre de Bruxelles ayant la Flandre comme invitée d'honneur. Il est rare de voir autant d'auteurs belges francophones et néerlandophones se côtoyer pendant plusieurs jours.

La musique

Au printemps 2014, la Reine reçoit, avec le Roi, le célèbre musicien belge Toots Thielemans au château de Laeken. En octobre, elle se rend à l'asbl Music Fund à Marche-en-Famenne, qui fête son 10ème anniversaire, et qui collecte des instruments en Europe, les répare et leur donne une deuxième vie dans des zones de conflit et des pays en développement. Mathilde décide de leur accorder son Haut Patronage, et profite de son passage à Marche-en-Famenne pour visiter l'école internationale de lutherie, créée et dirigée par Gauthier Louppe.

En 2014, la reine Fabiola, qui ne faisait plus aucune apparition publique suite à ses problèmes de santé, fait part de son souhait que la reine Mathilde lui succède en tant que présidente d'honneur du Concours Musical International Reine Elisabeth. Une fonction qu'elle assumait avec enthousiasme depuis le décès de la reine Elisabeth en 1965. En novembre, les reines Mathilde et Paola assistent aux funérailles du comte Jean-Pierre de Launoit, président du Concours.

Comme la tante de son époux, Mathilde se montre très présente au Concours. Elle a introduit une nouveauté en invitant des membres de familles royales régnantes à une des finales :   la grande-duchesse héritière Stéphanie de Luxembourg en 2015, la reine Maxima des Pays-Bas en 2016, la duchesse Brigitte de Gloucester et la princesse Sarvath de Jordanie en 2017.

Mathilde inaugure, en novembre 2016, la Salle Reine Elisabeth rénovée à Anvers.

La musique a été choisie comme thème de l'appel à projets du Fonds Reine Mathilde pendant un cycle de trois ans (2017, 2018 et 2019). 

En 2017, parmi les 120 dossiers de candidature reçus, 23 projets ont été sélectionnés par un jury d'experts et se sont partagés un budget total de 150.000 euros. Un jury de jeunes (issus de l'Institut Provincial Technique de Court-Saint-Etienne et du Lemmensinstituut de Leuven) a ensuite choisi, parmi ces 23 projets, le lauréat du Prix Reine Mathilde 2017 (d'une valeur de 10.000 euros) :  le projet "Crossing Music" de l'association Watermusic d'Ostende. Ils demandent à des enfants de nationalités très différentes d'amener les comptines de leur propre culture afin de les travailler musicalement ensemble.

A l'occasion de cette remise de prix, la Reine déclare :

"La musique fait partie intégrante de la vie, et en particulier celle des jeunes. Les festivals musicaux connaissent un énorme succès, les concerts accueillent un public considérable et lors des manifestations sportives, la musique est omniprésente. Comment expliquer l'attirance que la musique suscite depuis toujours auprès des personnes de tous les âges?

La musique revêt des formes extrêmement différentes. Les préférences musicales sont très personnelles. La musique s'adresse à un public varié, ayant des centres d'intérêt très divers : certains préfèrent le classique, d'autres sont captivés par le jazz ou la dance, d'autres encore sont fous de rap. L'offre musicale est tellement vaste que chacun peut y trouver réponse à ses attentes. La musique est un langage universel qui unit les hommes, quelle que soit leur origine, et c'est une chose à laquelle les jeunes sont sensibles. Ecouter la même musique ou assister ensemble à un concert renforce l'estime de soi et un sentiment de connivence et de bonheur.

La recherche scientifique a établi que la musique est bénéfique à la mémoire et à l'apprentissage de la langue. Une nouvelle langue s'apprend plus aisément grâce à la musique, qui permet donc indirectement d'accéder à une autre culture. La musique rend plus tolérant et nous aide à comprendre les autres. De plus, la musique a un effet bénéfique sur le fonctionnement du cerveau en nous permettant de mieux planifier, de nous concentrer davantage et d'avoir une plus grande souplesse d'esprit. C'est probablement ce qui explique que la musique contribue à une meilleure intégration et à plus de bien-être à l'école, ainsi que l'ont fait apparaître des études. 

L'amour de la musique se transmet souvent dès le plus jeune âge au sein de la famille. L'influence de parents mélomanes peut être prépondérante et inspiratrice pour les préférences musicales des enfants. Mais il arrive tout aussi bien que les jeunes fassent en matière de musique des choix diamétralement opposés aux préférences de leurs parents. Nous ne pouvons sous-estimer le rôle que joue la musique auprès des jeunes qui sont en recherche de leur identité. Elle est un des éléments qui aident le jeune à déterminer à quel groupe il voudra et pourra s'identifier.

C'est en cela que réside la force de la musique :  elle rassemble des personnes qui, chacun ou chacune à sa manière, apprécieront ensemble une émotion musicale en partageant un moment privilégié. Malheureusement, tout le monde n'a pas accès à une formation musicale. La musique ne figure pas dans tous les programmes scolaires, et si les parents eux-mêmes ne s'y intéressent pas particulièrement, les contacts qu'auront les enfants avec la musique se résumeront souvent à ce qu'ils entendent à la radio, à la télévision ou sur les réseaux sociaux.

Si tel est le cas, c'est souvent la musique classique qui fait figure de parent pauvre, car elle a la réputation d'être ingrate et élitiste. Cette réputation n'est pas justifiée. Ce qui est vrai, c'est que la musique classique ne dévoile ses secrets que quand on prend le temps de se mettre à leur recherche. En ce sens, elle renforce le sens de l'effort des enfants. Et l'histoire de la musique nous apprend que de nombreux grands compositeurs étaient issus de milieux relativement modestes. C'est grâce à leur talent, qui est totalement indépendant de leur origine, grâce également à l'engagement de leurs parents, de leurs professeurs et de mélomanes qui les ont soutenus que ces jeunes sont devenus de grands musiciens.

La musique a également fait ses preuves en tant que thérapie destinée à rétablir un équilibre entre le rationnel et l'émotionnel. J'ai effectué récemment une visite dans un centre d'accueil temporaire qui héberge des jeunes en proie à une crise d'identité. La musique apprend à ces jeunes à mieux se connaître, à comprendre les autres et à déterminer leur place dans la société. Peu importe qu'il s'agisse de chansons pop, de pièces pour fanfare ou d'oeuvres classiques :  le fait de partager certaines affinités en se plongeant ensemble dans la musique incitera les jeunes à extérioriser des émotions auxquelles ils ne parvenaient pas à donner une place. Cela permet d'entamer un processus qui guérit bien des blessures".

Le 21 juillet 2017, le couple royal crée la surprise en allant au festival Tomorowland qui réunit chaque année des milliers de jeunes à Boom. Mathilde se rend également en novembre à l'Ecole Supérieure des Arts à Mons pour y rencontrer des jeunes musiciens. Lors du voyage d'Etat au Canada, nos souverains assistent à un concert de la jeune chanteuse hennuyère Alicia on the Roof.

Suite au décès de la chanteuse Maurane en mai 2018, le Palais réagit :  "Maurane savait nous émouvoir avec sa voix de velours. Elle était une Grande Dame du monde de la musique belge et francophone. Courage à ses proches et à ses fans".

La musique est à nouveau le thème de l'appel à projets du Fonds Reine Mathilde pour l'année 2018 :  112 dossiers de candidature ont été reçus et avaient pour objectif de permettre la rencontre, l'expression, l'émancipation et le bien-être de jeunes vulnérables à travers la musique. Treize projets ont été sélectionnés et se sont partagés un montant total de 120.000 euros. Parmi ces projets, un jury d'élèves de sixième secondaire d'Herve et Merksplas choisit deux lauréats ex-aequo qui obtiennent le Prix Reine Mathilde 2018 et une aide supplémentaire de 5.000 euros chacun :   un festival de musique à Court-Saint-Etienne étudié et aménagé pour accueillir les jeunes festivaliers porteurs d'un handicap d'une part,  et un projet de création d'un album hip hop par des jeunes séjournant dans les centres de détention de Mol, Ruislede, Beernem et Tongeren d'autre part.

En 2018, Mathilde accorde son Haut Patronage à la Fondation Alamire (centre d'étude de la musique des Pays-Bas du Moyen Age à 1800) dépendant de la KUL. Cette fondation était auparavant parrainée par la reine Fabiola.

La littérature

En tant que princesse, Mathilde soutenait déjà activement la Semaine de la lecture à haute voix organisée dans la communauté néerlandophone par la Stichting Lezen (à qui elle accorde son Haut Patronage), et a effectué personnellement plusieurs lectures devant des enfants.

La Reine reçoit en audience les écrivains belges Stefan Hertmans et Amélie Nothomb, assiste à la remise des Prix des Lettres Néerlandaises 2015 et au monologue théâtral "Missie" de l'auteur belge David Van Reybrouck. A l'occasion du centenaire de la mort du poète belge Emile Verhaeren en 2016, le couple royal se rend à Sint-Amands pour se recueillir devant sa tombe et visiter le musée qui lui est consacré. Ils se déplacent également à la Foire du Livre 2016 de Francfort afin d'y soutenir les écrivains belges et néerlandais qui y sont mis à l'honneur.

Un an plus tard, la reine Mathilde est de retour à la Foire du Livre de Francfort dont la France est l'invitée d'honneur. Après avoir parcouru les différents stands, elle assiste à un déjeuner de travail sur le rayonnement international des Lettres francophones de Belgique, au cours duquel elle prononce un discours :

"Cette année, la Buchmesse de Francfort parle français, et tout le monde en parle.... Mais Francfort parle aussi le belge, et nous sommes réunis aujourd'hui pour célébrer la belle langue de notre pays. Soyons fiers de notre présence active en cet endroit où se réunit la fine fleur du monde de l'édition, des lettres et de l'expression artistique. Il est normal et important que nous nous manifestions ici car la littérature belge francophone est depuis des générations reconnue comme un fleuron culturel qui porte la réputation de la Belgique bien au-delà de nos frontières. Et pas uniquement à Paris, mais également dans toute la francophonie et au-delà. La Buchmesse est comme une lentille qui concentre tous ces faisceaux en un seul endroit. Profitons-en pour briller.

Le français comme langue, mais aussi en tant que vecteur culturel, intellectuel, scientifique et pédagogique, soutient le rayonnement de notre pays. Mais il est fondamental également dans le développement personnel de tout un chacun. Je suis très attachée à la littérature en général. Comme la musique, les livres sont activement présents dans ma vie. Je dirais même qu'ils en sont indissociables. J'essaie donc de transmettre cette passion pour les livres à mes enfants. Dans le même ordre d'idées, j'encourage les jeunes à lire régulièrement. La lecture d'un livre est en effet bénéfique pour leur apprentissage et les stimule à accroître leurs connaissances, leur fantaisie et leur imaginaire. 

Vous savez combien j'attache de l'importance à la stimulation de l'environnement cognitif de l'enfant et ce dès le plus jeune âge. De ma propre expérience, la lecture à haute voix est cruciale. Je sais aussi que cela demande un effort continu des parents et de l'école. Mais cela en vaut la peine. Pour y arriver et pour éveiller la curiosité de nos jeunes, il faut des supports illustrés, des livres pour enfants et des bandes dessinées. Cette richesse littéraire existe dans notre pays. Dans la conception et la réalisation de ces supports et de leur contenu, nos auteurs, illustrateurs et pédagogues peuvent se démarquer et offrir des produits ciblés sur les besoins de développement de l'enfant.

Nous tous, et en particulier nos enfants, sommes confrontés à l'omniprésence du monde digital. C'est un défi constant que nous devons tous relever. Lors de l'ouverture de la Buchmesse avant-hier, la chancelière Merkel a lancé un appel à tous les auteurs  "pour contribuer avec leur discernement et leurs émotions à infuser la globalisation de la force créatrice humaine".  C'est plus qu'un appel, il me semble : c'est une ambition, voire une nécessité.

Nous pouvons et devons apporter à cette communauté internationale réunie ici à Francfort ce que nous faisons de mieux :  notre créativité, notre inspiration, la mise en valeur de nos talents, l'originalité de notre approche, notre multiculturalité aussi, et notre ouverture au monde. Je vous félicite pour ce que vous faites et pour ce que vous êtes. Continuez surtout à nous étonner, nous former, nous élever, nous divertir. Le monde et notre pays ont besoin de vous. Parfois avec un regard rebelle mais toujours en créant du bonheur et de l'espérance pour les lecteurs".

En 2019, la Reine se rend à la 50ème Foire du Livre de Bruxelles ayant la Flandre comme invitée d'honneur. Il est rare de voir autant d'auteurs belges francophones et néerlandophones se côtoyer pendant plusieurs jours.

Lors du confinement imposé par le coronavirus en 2020, Mathilde enregistre en français et en néerlandais une vidéo dans laquelle elle invite les jeunes à lire ou/et à tenir un journal. Elle leur lit un extrait de deux livres belges :   "Toen de zee stil was" de Annelies Beck et "Jusqu'ici, tout va bien" de Marie Colot (Prix Première Victor du livre de jeunesse 2020). 

A la demande de la reine Camilla, la reine Mathilde suggère deux livres belges pour The Queen's Reading Room, le club de lecture qu'elle a créé sur Instagram et qui était suivi par plus de 175.000 personnes en 2024 :   "Célébration du quotidien" de Colette Nys-Mazure et "Les Téméraires quand la Bourgogne défiait l'Europe" de Bart Van Loo. 

La Reine explique son choix :

"Bart Van Loo donne vie au Moyen Age, qui fait puissamment appel à l'imagination. Dans un style très coloré et divertissant, il raconte au lecteur comment les ducs de Bourgogne ont façonné ce que nous connaissons sous le nom des Pays-Bas :  la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et le nord de la France. Il réussit à dépeindre les personnages historiques comme des personnes de chair et de sang que l'on aurait aimé rencontrer en personne. Ne vous laissez pas décourager par les 800 pages, ce livre se lit comme un thriller.

"Célébration du quotidien", le merveilleux livre de Colette Nys-Mazure, nous invite à apprécier les petites choses de la vie, car dans notre routine quotidienne, nous sommes souvent ailleurs, absents, imperméables aux sources d'émerveillement qui remplissent notre vie ordinaire. J'espère que sa vision positive vous séduira autant qu'elle m'a séduite". 

En février 2025, Mathilde assiste à la rencontre entre l'auteure Geneviève Damas et les élèves de 5ème secondaire d'une école d'Anderlecht dans le cadre du programme "Auteurs en classe". Le mois suivant, elle invite au concert de printemps du palais royal des professionnels de la littérature belge, de l'auteur au libraire. 

Art contemporain

Au cours de ses 20 ans de règne, la reine Paola a montré tout son intérêt pour l'art contemporain, notamment en intégrant cinq oeuvres d'art contemporain belges au sein du palais royal de Bruxelles.

La reine Mathilde continuer d'encourager les artistes qui ont travaillé avec sa belle-mère :   elle a visité la rétrospective de Michaël Borremans à Bruxelles en 2014, l'exposition Rops/Fabre à Namur en 2015, les deux dernières expositions organisées en 2015 par Laurent Busine au Musée d'Art Contemporain du Grand-Hornu, le pavillon belge de Dirk Braeckman à la Biennale de Venise 2017, ainsi que l'exposition Marthe Wéry à Charleroi en 2017.

Michaël Borremans et Laurent Busine participent à un déjeuner de travail organisé par nos souverains en 2016 sur le thème "La culture comme levier de dialogue entre les communautés du pays". En 2019, le Roi s'est rendu à l'atelier de Michaël Borremans à Gand.

La Reine s'intéresse aussi à d'autres artistes : elle a visité les ateliers de Paul Van Hoeydonck en 2017 et Luc Tuymans en 2018. Elle se rend à la foire d'art contemporain de Bruxelles à l'occasion de son 50ème anniversaire en 2018, et visite l'exposition de Luc Taymans à la Biennale de Venise. Le peintre Charles Szymkowicz la guide en 2022 dans la rétrospective qui lui est consacrée à Liège. Berlinde De Bruyckere fait de même en 2025 à Bruxelles. 

A l'étranger

Ses premières visites culturelles à l'étranger ont eu lieu en septembre 2013 :  visite de l'exposition "L'Europe de Rubens" au Louvre-Lens et inauguration de l'exposition Magritte à New York.

En mai 2015, la Reine se rend un jour à La Haye pour déjeuner avec des représentants culturels belges actifs aux Pays-Bas, inaugurer l'exposition "Vormidable" (marquant le 20ème anniversaire de la coopération culturelle entre la Flandre et les Pays-Bas) avec la reine Maxima, et visiter l'exposition sur les artistes plasticiens de la province de Liège. Le mois suivant, lors de leur voyage d'Etat en Chine, elle assiste au spectacle "Han Show" de Franco Dragone et se rend au Ullens Center for Contempory Art créé par des collectionneurs belges.

Nos souverains se rendent à la Foire du Livre 2016 de Francfort afin d'y soutenir les écrivains belges et néerlandais qui y sont mis à l'honneur. Puis, en octobre, la Reine passe une journée à Paris pour visiter les expositions consacrées à Hergé et Magritte. Et lors du voyage d'Etat aux Pays-Bas en novembre, les reines Maxima et Mathilde visitent la rétrospective Pierre Alechinsky en compagnie de l'artiste.

Comme l'a fait sa belle-mère à plusieurs reprises, la Reine se rend à la Biennale de Venise en 2017 et 2019.

Lors de la 14ème réunion informelle des chefs d'Etat de pays germanophones en septembre 2017 à Luxembourg, Mathilde et les conjoints de chefs d'Etat ont un programme culturel :  rencontre avec des auteurs luxembourgeois ayant l'identité et l'intégration comme thèmes de prédilection, présentation des itinéraires culturels du Conseil de l'Europe, visite du Musée d'Art Contemporain Grand-Duc Jean et de la Philharmonie Luxembourg.

Le mois suivant, la Reine est de retour à la Foire du Livre de Francfort. En octobre 2018, nos souverains inaugurent l'exposition Breugel à Vienne avec le couple présidentiel autrichien. Mathilde se rend en janvier 2019 à Paris pour découvrir l'exposition consacrée à l'artiste belge Fernand Khnopff.

Conclusion :

Comme les reines Elisabeth, Fabiola et Paola avant elle,   Mathilde soutient de nombreuses initiatives culturelles, en particulier en faveur de la musique et de la littérature. Suite à la fédéralisation du pays, elle est la seule personnalité à s'intéresser à la culture des trois communautés, et tente de rapprocher leurs responsables.