lundi 20 juillet 2015

Le prince Charles de Belgique sous l'Occupation (1940-1944)

Colonel à l'état-major de la Cavalerie, le prince Charles participe modestement du 10 au 28 mai 1940 à la campagne contre l'invasion allemande. Il n'exerce pas de commandement mais effectue des missions. Il parcourt 4.800 km en auto en 18 jours. Il a notamment cherché des survivants sous les ruines de maisons bombardées dans sa chère ville d'Ostende. Il était présent le 21 mai 1940 à l'hôtel de ville d'Ypres lors de la rencontre entre le général Weygand, commandant en chef des forces françaises, et le roi Léopold III. Après la capitulation de l'armée belge, il est transféré de Bruges à Bruxelles avec la reine Elisabeth sous escorte allemande. Pendant la guerre, il peut circuler librement en Belgique et tente d'améliorer le sort des soldats prisonniers. D'après Gunnar Riebs, il aurait caché pendant quelque temps au palais royal Adrien Goffinet, le neveu de Robert, qui n'avait pas répondu à l'ordre d'aller travailler en Allemagne.


L'historien Jo Gérard demanda un jour au prince pourquoi il n'était pas parti à Londres en 1940. Il lui répondit :   "Parce que la Belgique m'a toujours collé aux semelles, comme elle colle aux chansons de Brel. C'est la même chose, comprenez-vous?".

C'est au début des années 40 que le comte de Flandre devient l'ami du peintre belge Alfred Bastien (1873-1955). Sa famille est originaire de Welden près d'Audenaerde mais les parents d'Alfred se sont installés avec leurs neuf enfants à Ixelles. Doué et intelligent, il effectue ses études à l'Athénée de Gand, aux Académies des Beaux-Arts de Gand et Bruxelles. Il devient ensuite le modèle et l'ami du sculpteur Jef Lambeaux, l'auteur de la célèbre fontaine de la Grand-Place d'Anvers. Après un premier mariage raté avec la cantatrice Georgette Leblanc, il effectue un long voyage en 1903 (France, Espagne, Angleterre, Algérie et Maroc). En 1911, à la demande d'Albert Ier, le gouvernement belge commande à Alfred Bastien et Paul Mathieu l'édification d'un Panorama du Congo destiné à l'Exposition Universelle de Gand de 1913. Durant la première guerre mondiale, il est volontaire de guerre au sein de la Section Artistique de l'armée belge, ce qui lui permet de côtoyer régulièrement le roi Albert et la reine Elisabeth derrière les tranchées. Après la guerre, Alfred Bastien peint le Panorama de la Bataille de l'Yser et revoit régulièrement les souverains lors d'événements artistiques. Son deuxième mariage avec Alice Johns, surnommée Johnnie, sera beaucoup plus heureux. Il sera ensuite élu membre de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique. Cinquante après sa mort, la publication en 2005 de son journal intime offre aux historiens de nombreux renseignements sur la famille royale et les artistes de son époque.




Dans son journal intime du dimanche 16 mars 1941, Alfred Bastien raconte :   "Johnnie me met tous mes beaux atours pour que je rencontre le prince Charles qui m'a fait l'honneur de m'inviter à déjeuner au palais royal avec le baron Robert Goffinet. Ce fut tout simplement cordial et discret. Il a tout des manières affables et délicates de sa douce mère, la reine Elisabeth. Il a ses bons yeux et sa voix.

La chambre où il se tient est un peu celle d'un musicien. Il y a un grand et très vilain orgue dont les flûtes ont été dorées. Un grand et un petit piano. Et des radios gramophones. Certes, la musique doit être un hobby. Il a dans une vitrine des reproductions en plomb de toutes les unités de guerre sur lesquelles il a fait son éducation de marin en Angleterre et nous avons souri en touchant ce "Renown" que les boches ont déjà si souvent touché, brûlé, coulé... Si tout le reste est aussi vrai... Il y a du bon pour la marine du Roy!

Pas de peinture moderne, mais deux beaux petits Antonio Moro, le portrait d'homme surtout. Une belle copie d'un Van Dyck. Une chanoinesse célèbre. Et je vois avec plaisir des reproductions de célèbres Géricault. Nous sommes en bonne société.

Le prince aime bricoler lui-même. Il furète aussi aux ventes. Fait des trouvailles parfois de toiles sans cadre qui témoignent de son goût sûr. Il a entrepris de remembrer toute une aile du palais royal qui lui est dévolue avec tout ce qu'il a trouvé de meilleur dans les anciennes acquisitions de ses ancêtres. Et il a décroché les modernistes qui iront ailleurs. Je remarque en passant que le sinistre Henry Van de Velde avait apporté déjà ses ravages dans le palais royal, mais le prince en a désormais le commandement et a repris le goût léopoldien qui est ici tout à fait à sa place.

Autour d'un vieux poêle en faïence blanche, nous buvons un cocktaïl debout et il entre en propos. Il me fait l'amitié de dire qu'il a gardé et encadré un croquis de lancier que j'ai fait un jour au banquet de l'Ecole Royale Militaire lors d'un joyeux "Pampon" de l'école d'application, où nous étions voisins de table et où il chanta à pleine gorge avec les bleus fraîchement promus. De la guerre, pas un mot, mais en ces termes énergiques et en bloc, il est de notre avis : cela ne peut plus durer longtemps.

Le déjeuner servi sur une petite table dans une salle attenante fut cordial et frugal. Le même pain noir que tout le monde et je crois que Johnnie fait une meilleure soupe au poireau que le chef du Roi! Le soufflé au fromage était une croûte noire qu'il a bravement dégustée comme nous et il ne boit même pas de vin. Aucun fruit. Mais après le repas, un rubis de Porto, du café noir et une fine royale. Le prince m'a fait l'hommage de m'offrir encore un cigare de son père, notre illustre roi Albert...qui n'a pas de portrait au palais.

Nous visitons ensuite tous les grands salons que le prince a entrepris de remettre en ordre depuis deux ans. Ah! Le roi Léopold Ier aimait les peintres et il avait bien commencé... Il y a là des effigies superbes dans le style pompeux de Winterhalter, Gallait, De Keyser, De Winne, de toute la famille royale et les plus touchants sont celles de l'impératrice Charlotte, si belle, si résolue, si malheureuse aussi. Un admirable tableau. La reine Louise-Marie de France et un admirable portrait de grand apparat de Marie-Thérèse d'Autriche par Robert. Un très beau tableau...

Le prince s'intéresse à tout. Le moindre détail d'étoffe, du mobilier ou de textile l'inquiète et il me demande de lui trouver un homme sûr pour réparer certains tableaux mal retouchés. Il veut venir voir avec moi chez Hendrickx. Il sera ravi. A la fin de la visite, nous avons fait le ferme propos de nous revoir et je crois bien que nous n'en resterons pas là".

Alfred Bastien avait raison :  le prince Charles l'invite à nouveau à déjeuner avec Robert Goffinet le 16 avril 1941 au palais royal. Il veut montrer au peintre l'endroit où il a accroché un de ses tableaux offert par Robert Goffinet. Le menu est frugal ; le cuisinier n'avait pas trouvé de viande. Les trois hommes ont discuté de peinture, d'Afrique et de la théorie de Brück enseignée à l'Ecole Royale Militaire.


Début juillet 1941, Alfred Bastien reçoit la visite du comte de Flandre :    "Le baron Goffinet me téléphone pour nous prier de le recevoir avec un ami vers cinq heures... Cette visite imprévue fut assez drôle au début. Le chauffeur du prince avait sonné à la porte de mon voisin, la nôtre garde toujours les marques de l'agression du 10 mai 1940. Alors, comme j'avais entendu une auto s'arrêter à notre porte, je l'ouvre et je vois le prince qui s'affuble d'énormes lunettes bleues. Il m'aborde et me dit : j'ai dû mettre ma fausse barbe pour cette bonne femme ahurie qui était à sa porte par erreur... Il a de ces gamineries de collège anglais.

Et, tout de suite, il me demande à voir Mme Bastien. C'est gentil de voir ce bon géant se pencher vers elle et qui lui parle en anglais tout bas. Robert Goffinet est radieux. Il montre la maison comme un bon guide et le prince Charles contemple en connaisseur. Il prend les petits tableaux en main, comme dans un curiosity shop. Il aime la façon homely nest et la profusion des fauteuils, des vieux meubles, du feu ouvert, des bûches et de maints objets. Il a connu le ménage Gardon qui fut si bon pour moi, le Tavistock Square et il aime les choses que nous aimons.

Il blague des frontaises qui ont été si déplorablement à la mode et ne ménage pas les grotesques :  "J'ai définitivement rompu avec toute cette racaille de Laethem-Saint-Martin qui a fait tant de mal à ma mère". Et il nous raconte des histoires de meubles de Courtrai payés 25.000 francs qui n'ont pas résisté au soleil d'un seul été. Et les tapis de De Saedeleer et les tableaux de Servaes, Saverys et Permeke :  "J'ai mis tout çà à la porte et au grenier. Mon père déjà ne pouvait plus les voir".

Il me prie d'accepter un tableau de guerre qu'il a retrouvé au palais royal. C'est une scène de 1870. Il veut que je lui fasse un portrait de son ami Robert Goffinet en tenue - et le sien aussi - un autre portrait de grand apparat du roi Albert Ier qui manque au palais".

C'est le début de la collaboration et de l'amitié entre Alfred Bastien et Charles. Ce dernier vit dans une aile du palais royal de Bruxelles sous la surveillance de soldats allemands et n'a plus droit à aucune activité publique. Il consacre son temps à sa passion pour la peinture et la décoration. De leur côté, le roi Léopold III et sa mère la reine Elisabeth habitaient au domaine de Laeken.


Sa passion pour la décoration est confirmée par son secrétaire André de Staercke dans ses mémoires :   "Arranger un appartement, peindre des boiseries ou des portes en couleurs vives, déménager des meubles, pendre des cadres étaient ses passe-temps favoris. Il avait une véritable disposition pour la profession d'ensemblier, avec de grands et de petits moyens et en mélangeant, avec un goût inné mais non formé, les plus belles choses avec les horreurs".

Le dimanche 7 décembre 1941, les curés de toutes les paroisses de Belgique annoncent à leurs fidèles le remariage du roi Léopold III avec Lilian Baels, la fille du gouverneur de Flandre occidentale. Le message du cardinal Van Roey stipulait que la nouvelle épouse renonçait au titre de reine et que les futurs enfants du couple n'entreraient pas dans l'ordre de succession au trône. On a souvent écrit que le comte de Flandre aurait été furieux que son frère épouse une roturière alors que le souverain le lui aurait interdit dans les années 30. On n'a pas encore trouvé de document prouvant ce refus. Rien ne permet non plus d'affirmer que Charles souhaitait se marier avec la mère de sa fille Isabelle.


Le lendemain du débarquement des Alliés en Normandie, Hitler ordonne le 7 juin 1944 la déportation du roi Léopold III en Allemagne. Après le départ du souverain, le major SS Bünting avertit la princesse Lilian qu'elle allait être emmenée également avec les quatre enfants royaux (Joséphine-Charlotte, Baudouin, Albert et Alexandre).


Quant au prince Charles, il avait choisi de partir dans la clandestinité afin de ne pas être arrêté par les soldats allemands. D'après Gunnar Riebs, après avoir quitté discrètement le palais royal, il aurait suivi une formation de premiers soins à la clinique Edith Cavell et aurait ensuite passé cinq semaines avec des bûcherons dans la forêt de Soignes, avant de rejoindre les Ardennes.


Après avoir séjourné quelques semaines à Spa, il s'avèra plus prudent de trouver un endroit plus retiré. Le 28 juin 1944, il arriva à vélo à Sart-lez-Spa en compagnie de son ami Paul Charlier, pâtissier à Waremme. Le prince va vivre pendant un peu plus de deux mois sous le nom de Mr Richard dans la maison louée par Melle Fettweis. Parfaitement intégré dans ce petit village ardennais, il bavarde avec les habitants, il assiste le dimanche à la messe, il nage dans la rivière toute proche et il fait des promenades à vélo. Chaque semaine, il reçoit un colis de nourriture venu de Bruxelles. Personne ne se doute de l'identité royale de Charles.


Dans la soirée du 31 juillet 1944, le premier ministre belge Hubert Pierlot est averti que les Allemands recherchent activement Charles, le frère du Roi. Il prend aussitôt contact avec la section belge du Special Operations Executive pour envisager l'enlèvement du prince par les airs. Le gouvernement belge en exil à Londres et le Foreign Office donnent leur accord pour sa venue en Angleterre. L'intérêt politique de la démarche est évident :  il pourrait assurer la Régence en l'absence du souverain déporté en Allemagne et son éducation le pousse à être plutôt favorable aux Anglais. Le plan consiste à conduire le prince et son aide de camp Robert Goffinet de Sart-lez-Spa au château d'Halloy chez le baron Walther de Selys Longchamps. Ils auraient été ensuite pris par un avion sur le terrain d'aviation de Sovet, situé non loin de là. Mais l'opération sera rendue inutile suite à la libération de la Belgique.


Un soir de septembre 1944, "Mr Richard" écoute la BBC au Café des Hauts Egrès et apprend que suite à la libération de Bruxelles, les Allemands battent en retraite et approchent de la région de Spa. Il se lève aussitôt, salue ses hôtes et quitte le village. S'il n'avait pas pris la fuite, le comte de Flandre aurait peut-être été arrêté...
(à suivre)

Bibliographie :
- RIEBS Gunnar,  "Charles, comte de Flandre, prince de Belgique, régent du royaume", éditions Labor, 2004
- LEROY Vincent,  "Le prince Charles de Belgique", éditions Imprimages, 2007
- RIEN Emmery, "Charles de Belgique (1903-1983)", éditions Racine, 2008


Cliquez ci-dessous sur "Charles" pour retrouver mes autres articles sur le prince Charles de Belgique.


lundi 6 juillet 2015

Activités royales en juin 2015


11 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel (reçu 4 fois), le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, l'organisation burundaise ADISCO, la haute représentante de l'Union Européenne Federica Magherini, le président du comité militaire de l'Otan Knud Bartels, la directrice du FMI Christine Lagarde, le sous-chef d'état-major Stratégie Guido Andries, ainsi que l'ambassadeur d'Allemagne (audience de congé).


42 activités officielles pour le Roi :  8 activités officielles en Belgique (tournoi final de la Belgica Homeless Cup à Gand, concert de clôture du Concours Musical Reine Elisabeth, remise du Prix Roi Baudouin pour le Développement 2015, déjeuner de travail sur l'innovation et la société numérique, réception au palais royal pour le sommet UE-CELAC, réception à Laeken pour les descendants des chefs de guerre de la bataille de Waterloo, bicentenaire de la bataille de Waterloo, déjeuner offert aux personnalités présentes à Waterloo)  + 34 activités officielles lors du voyage d'Etat en Chine (visite d'une exposition de planification urbaine de la ville de Wuhan, spectacle traditionnel de carillon à Wuhan, visite de Dong Feng Motor Corporation, visite de l'université de Wuhan, ouverture du séminaire "Urbanization and Environment", rencontre avec le secrétaire du comité provincial du parti communiste chinois avec signature de contrats, dîner offert par le secrétaire du comité provincial du parti communistre chinois, spectacle "Han Show" de Franco Dragone, visite de la Geely University, visite de la Grande Muraille de Chine, accueil officiel sur la place Tian An Men, rencontre avec le président Xi Jinping, banquet d'Etat au Palais du Peuple offert par le couple présidentiel, dépôt d'une gerbe de fleurs au monument aux héros du peuple, ouverture du séminaire "Invest in Belgium", visite de l'Académie Chinoise des Sciences, lunch avec des investisseurs chinois, rencontre avec le président d'Alibaba Group, rencontre avec le premier ministre Li Keqiang, rencontre avec le président de la conférence consultative politique du Parti chinois, dîner offert au couple présidentiel, rencontre avec le maire de Shanghai, lunch offert par le maire de Shanghai à la délégation belge, séminaire Bilateral Urbanization, cérémonie de signatures de contrats à la Diaoyubai Guesthouse, réception officielle belge à Shanghai, rencontre avec le gouverneur de la province du Jiangsu, cérémonie de la signature de contrats en présence du gouverneur de la province du Jiangsu, banquet d'Etat offert par le gouverneur de la province du Jiangsu, rencontre avec le secrétaire du parti communiste chinois à Shenzhen, banquet offert par le secrétaire du parti communiste chinois à Shenzen, cérémonie de signature de contrats à Shenzhen, visite du siège de Huawei, cérémonie de clôture du voyage d'Etat).


43 activités officielles pour la Reine :  16 activités officielles en Belgique (concert de clôture du Concours Musical Reine Elisabeth, remise des prix du Concours Musical Reine Elisabeth à Argenteuil, présentation du projet Youth Start à Leuze-en-Hainaut, audience avec l'organisation burundaise ADISCO, remise du Prix Roi Baudouin pour le Développement, Journées Européennes du Développement, audience avec la directrice générale de l'Unesco Irina Bokova, concert des 4ème, 5ème et 6ème lauréats du Concours Reine Elisabeth, remise du Prix Francqui 2015, réception au palais royal pour le sommet UE-CELAC, visite du pavillon belge de l'Exposition Universelle de Milan, mariage du prince Carl-Philip de Suède, table ronde sur le harcèlement, réception à Laeken pour les descendants des chefs de guerre de la bataille de Waterloo, bicentenaire de la bataille de Waterloo, déjeuner offert aux personnalités présentes à Waterloo)   + 27 activités officielles lors du voyage d'Etat en Chine (visite d'une exposition de planification urbaine de la ville de Wuhan, spectacle traditionnel de carillons à Wuhan, visite de l'exposition "Daybreak", visite d'un jardin d'enfants à Wuhan, rencontre avec le secrétaire du comité provincial du parti communiste chinois avec signature de contrats, dîner offert par le secrétaire du comité provincial du parti communiste chinois, spectacle "Han Show" de Franco Dragone, visite de la Geely University, visite de la Grande Muraille de Chine, accueil officiel sur la place Tian An Men, banquet d'Etat au Palais du Peuple offert par le couple présidentiel, visite d'une école pour enfants handicapés à Pékin, visite du People's Liberation Army Arts College, lunch avec des femmes chinoises au The Temple Hotel (fondé par le Belge Juan Van Wassenhove), visite du Ullens Center for Contempory Art, dîner offert au couple présidentiel, rencontre avec le maire de Shanghai, lunch offert par le maire de Shanghai à la délégation belge, visite du Shanghai 9th People's Hospital, réception officielle belge à Shanghai, visite de l'école Boai à Suzhou, cérémonie de signature de contrats en présence du gouverneur de la province de Jiangsu, banquet d'Etat offert par le gouverneur de la province de Jiangsu, banquet d'Etat offert par le secrétaire du parti communiste chinois à Shenzhen, visite de l'université de Shenzhen, déjeuner avec des femmes de Lean In, cérémonie de clôture du voyage d'Etat).


0 activité officielle pour le roi Albert II et la reine Paola


5 activités officielles pour la princesse Astrid :  Open Conference of the NATO Committee on Gender Perspectives, remise du Prix Roi Baudouin pour le Développement, visite de l'exposition "Rubens en privé", inauguration de la ferme d'Hougoumont, walking dîner à Bruxelles au profit de l'Amade-Belgique.


2 activités officielles pour le prince Lorenz :  remise du Prix Roi Baudouin pour le Développement, visite de l'exposition "Rubens en privé".


8 activités officielles pour le prince Laurent :  visite du centre de santé mentale CGG/VAGGA à Anvers, présentation du New Waterloo Dispatch, remise des Technologie Awards à Anvers, inauguration de la prolongation  du tramway touristique de l'Aisne, remise des trophées du Prix Belge de l'Energie et de l'Environnement, 30 ans de l'Assemblée des Régions d'Europe en Suède, inauguration d'un logogramme de Christian Dotremont à Tervuren, présentation de la nouvelle politique bruxelloise en matière de secours animalier.


2 activités officielles pour la princesse Claire :  visite de la Ferme Bio du Petit Sart, inauguration de la prolongation du tramway touristique de l'Aisne.


Récapitulatif des activités officielles au cours du premier semestre de 2015 (source : www.monarchie.be) :


Roi :  106 activités officielles + 79 audiences


Reine :  126 activités officielles


Princesse Astrid :  67 activités officielles


Prince Laurent : 48 activités officielles


Princesse Claire :   17 activités officielles


Reine Paola :  13 activités officielles


Roi Albert II :  11 activités officielles


Prince Lorenz :  10 activités officielles



lundi 29 juin 2015

Premier voyage d'Etat réussi pour Philippe et Mathilde

Notre famille royale est bien décidée à poursuivre ses liens privilégiés avec la Chine, comme le raconte cet article bien documenté de Royalement Blog :   http://royalementblog.blogspot.be/2011/11/la-famille-royale-belge-et-la-chine.html . En effet, au printemps 2014, le président chinois Xi Jinping fut le premier chef d'Etat à être reçu en voyage d'Etat en Belgique par notre nouveau roi. On se souvient de leur visite médiatique auprès des deux pandas du parc Pairi Daiza. Ravi de sa visite, le président chinois a aussitôt invité Philippe et Mathilde à se rendre à leur tour en Chine pour un voyage d'Etat (le premier de leur règne). Notons que le Roi s'est déjà rendu neuf fois en Chine : voyage privé en 1986, cinq missions économiques, Jeux Olympiques de Pékin en 2008 et Exposition Universelle de Shanghai en 2010.

Partie de Bruxelles le 20 juin, la délégation était composée du couple royal, de leurs conseillers et agents de sécurité, du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, une trentaine de journalistes, 110 patrons d'entreprises ou d'organisation (Bekaert, BPost, Ice Watch, Liege Airport, Solvay, UCB, Pairi Daiza, Proximus, Pierre Marcolini, p.ex.), 14 universités ou hautes écoles, etc.

Premier arrêt :  la ville francophile de Wuhan afin d'assister à "Han Show", le nouveau spectacle du Louviérois Franco Dragone. Plus de 200.000 spectateurs l'ont déjà vu. Un contrat d'1,5 milliard d'euros sera signé par sa société avec le milliardaire chinois Wanda, propriétaire de plusieurs parcs d'attraction. A Wuhan, nos souverains ont également visité seul ou à deux la Wuhan Citizen's Home, le siège de la Dongfeng Motor Corporation (n°2 chinois de la construction automobile et partenaire important de l' "Intelligence Valley" de Louvain-la-Neuve), une école gardienne, et assisté à un spectacle traditionnel de carillons.

Direction ensuite Pékin avec, notamment au programme, l'accueil officiel sur la place Tian'An Men, les rencontres politiques avec le président Xi Jinping et le premier ministre Li Keqiang, la visite de Geely qui est propriétaire de la marque Volvo (dont une usine est située à Gand, visitée l'an dernier par le couple présidentiel chinois), la visite du Centre Ullens d'Art Contemporain (collection privée d'un couple belge proche de Philippe et Mathilde), un dîner privé avec le couple présidentiel chinois. On retiendra aussi l'image de la promenade du couple royal sur la Grande Muraille avec le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders et les ministres-présidents des trois régions. C'est la première fois qu'ils sont réunis dans un voyage d'Etat. Le couple royal, le gouvernement fédéral et les trois régions étaient décidés à montrer une image unie de la Belgique à nos interlocuteurs chinois.

Nos souverains se sont ensuite rendus à Shanghai, Suzhou et Shenzhen. Quelques jours plus tard, les premiers ministres belge Charles Michel et Li Keqiang se sont rencontrés à Bruxelles et ont annoncé la signature de contrats et d'accords entre Belges et Chinois pour un montant total de 18 milliards d'euros!

Conclusions?
10/10 pour le Roi qui a bien mené son premier voyage d'Etat. Le courant passe bien entre lui et le président chinois qui l'a rencontré pendant 4h45 à Pékin (un privilège qu'ont peu de chefs d'Etat). Bons contacts également avec les responsables politiques, les journalistes et les hommes d'affaires qui sont revenus satisfaits de Chine. De très nombreux contrats ont été signés.

9/10 pour la Reine qui a accompli ses activités officielles avec le professionnalisme et l'aisance qu'on lui connaît. Bonne idée de diversifier les couturiers belges qu'elle porte lors du voyage :  Edouard Vermeulen évidemment, mais aussi Dries Van Noten, Bernard Depoorter ou la Maison Ullens. Par contre, étant dans un pays où le protocole n'impose pas le port de chapeau et de gants, la Reine aurait dû s'abstenir, car ils lui donnent une image guindée et vieillotte qu'on associe également au titre "Majesté" qu'on doit désormais l'appeler. Doit-elle imiter la reine Elisabeth II qui a 89 ans? Personnellement, je préfère le style vestimentaire de la reine Letizia d'Espagne qui est beaucoup plus moderne, jeune et fonctionnel.

lundi 22 juin 2015

Activités de l'asbl Dynastie et Patrimoine Culturel

Sommaire de la dernière revue "Museum Dynasticum" (envoyée aux membres de l'asbl) :
- p.  2 : In Memoriam : Koningin/Reine Fabiola
- p.  5 : "Le violon de la reine Elisabeth : de la diplomatie à la musique" par Barbara de Muyser Lantwyck
- p. 11 : "Koninklijke tv-mémoires als onderdeel van een zichtbare monarchie? De televisie-interviews van koning Albert II in een breder historisch en conceptueel perspectief" par Rik Raedschelders 
- p. 25 :  "Panda Farnana, le roi Albert Ier et la question de la méthode éducative afro-américaine pour le Congo de 1911 à 1921" par Mathieu Zana Etambala
- p. 48 : Comptes-rendus de lecture ("Albert et Elisabeth" par la princesse Marie-Esméralda et Christophe Vachaudez, "Philippe, comte de Flandre" par Damien Bilteryst, "Trésors royaux" par Patrick Weber et Yves Gervais, etc.).
- p. 54 : Vie de l'association


Prochaines activités de l'association :
- 27 juillet à 18h : visite nocturne de l'exposition "Paysages romantiques : Marie de Flandre" au palais royal de Bruxelles, suivie d'une réception.
- 15 septembre à 18h à Bruxelles :  conférence "Les abdications royales depuis 1900" par le professeur Christian Koninckx
- 8 octobre à 20h à Gand :  conférence "Les abdications royales depuis 1900" par le professeur Christian Koninckx
- 27 octobre : journée Waterloo 1815 au départ de Bruxelles
- 7 décembre à 14h30 à Bruxelles :  conférence "Les voyages de la reine Elisabeth en Egypte" par Jean-Michel Bruffaerts


Contact :
02/ 511.55. 78 au musdyn@skynet.be

jeudi 18 juin 2015

Les liens entre les princes Napoléon et notre famille royale

 Les princes Jean-Christophe  et Charles ont représenté la famille Napoléon aux cérémonies du bicentenaire de la bataille de Waterloo organisées ce mercredi et ce jeudi en Belgique. Ils y ont rencontré le Roi, la Reine et la princesse Astrid...qui font partie de leur famille! En effet, les deux princes descendent de nos rois Léopold Ier et Léopold II grâce à leur grand-mère/arrière-grand-mère la princesse Clémentine de Belgique (fille cadette du roi Léopold II).

Si vous voulez en savoir plus sur cette princesse, je vous invite à lire "Clémentine, princesse Napoléon" de Dominique Paoli, paru aux éditions Racine.

"Clémentine, princesse Napoléon" de Dominique Paoli (éditions Racine)

Comme tous les ouvrages de la collection "Les racines de l'histoire", ce livre est très bien documenté et agréable à lire. Dominique Paoli nous raconte avec objectivité la vie de la princesse Clémentine de Belgique (1872-1955), fille cadette du roi Léopold II et de la reine Marie-Henriette. Les très nombreuses lettres envoyées à sa sœur Stéphanie permettent de mieux comprendre sa personnalité.

Suite aux mariages de ses deux sœurs et au décès de son frère, Clémentine passe une enfance triste et solitaire au château de Laeken. Ses relations sont glaciales avec ses parents. Elle puise dans sa foi le courage de surmonter la mort de son cousin et premier amour, le prince Baudouin. La reine Marie-Henriette fuyant de plus en plus souvent la Cour pour se réfugier à Spa, la princesse Clémentine remplit les fonctions de Première Dame aux côtés du roi Léopold II, qui la protège du caractère difficile de sa mère et lui donne une indépendance dont peu de princesses célibataires pouvaient jouir à cette époque. Mais le souverain reste intraitable sur ses projets de mariage :   il ne veut pas qu'elle épouse le prince Victor Napoléon afin de ne pas compromettre les relations entre la Belgique et la République française.

Opposée aux scandales, Clémentine attend le décès de ses parents pour épouser, à l'âge de 38 ans, l'homme qu'elle aime. Le couple très uni habite en Belgique et a deux enfants :  Marie-Clotilde (née en 1912) et Louis (né en 1914).

Ce bonheur est assombri par la première guerre mondiale, au cours de laquelle ils trouvent refuge en Angleterre chez l'impératrice Eugénie (veuve de Napoléon III) et apportent leur aide à des œuvres de charité en faveur des soldats. Le prince Victor Napoléon s'éteint en 1926, laissant à Clémentine le devoir de s'occuper de l'éducation de leurs jeunes enfants avec qui elle s'entend très bien.

Après le mariage en 1938 de sa fille Marie-Clotilde avec le comte Serge de Witt et la naissance de son premier petit-enfant, la princesse Clémentine vit avec inquiétude la deuxième guerre mondiale car son fils Louis est engagé dans la Légion étrangère. Elle sera ensuite très fière de son comportement héroïque. La Question Royale qui sévit en Belgique autour du comportement du roi Léopold III l'attriste et l'incite à vivre la plupart du temps en France.

Les dix dernières années de sa vie sont heureuses et paisibles. En 1949, son fils épouse Alix de Foresta et peut enfin découvrir la France un an plus tard, suite à l'abrogation de la loi d'exil. Clémentine devient la grand-mère de onze petits-enfants et reçoit la Légion d'Honneur française à l'occasion de ses 80 ans. Elle s'éteint le 8 mars 1955 à la Côte d'Azur et est inhumée avec son époux dans la chapelle impériale d'Ajaccio.

Quand on termine de lire sa biographie, la princesse nous laisse l'impression d'une Grande Dame qui a réussi sa vie d'épouse et de mère, tout en remplissant les obligations de son rang. Je n'ai qu'un seul reproche pour l'auteur :   l'absence du témoignage de ses deux enfants qui étaient encore en vie lors de la rédaction de cette biographie qui rend un très bel hommage à la princesse Clémentine.

lundi 8 juin 2015

Le prince Charles de retour en Belgique avant la guerre

Article sur l'enfance du prince : http://familleroyalebelge.blogspot.be/2015/05/lenfance-du-prince-charles-de-belgique.html


Article sur les années britanniques du prince (de 1914 à 1926) :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2015/05/les-annees-britanniques-du-prince.html


Le troisième volet de cette série est consacré à la période allant de son retour en Belgique en 1926 au début de la deuxième guerre mondiale en 1940. Bonne lecture!


En avril 1926, le prince quitte le Royal Naval War College de Greenwich avec le grade de lieutenant de vaisseau honoraire de première classe et rentre en Belgique après douze années passées en Grande-Bretagne.


Les problèmes entre Charles et ses parents sont confirmés par la reine Marie-José dans son livre "Albert et Elisabeth : mes parents" :   "Après ses études dans la marine anglaise, Charles entra à son tour à l'Ecole Royale Militaire de Bruxelles, où il termina ses études, puis il reçut le commandement d'un régiment de guides. De légers heurts l'opposaient à nos parents. Le flegme ironique de mon frère les déconcertait et les agaçait parfois. Un jour, lorsqu'il étudiait encore en Angleterre, notre père lui fit une remarque au sujet d'un bulletin des plus médiocres. Charles rétorqua en disant que l'avant-dernier de sa classe était un tel génie qui lui eût été impossible de le surpasser!  Un don réel pour le dessin orientait ses goûts plutôt vers les beaux-arts. Il travailla longtemps avec le peintre Bastien. Les amis de Charles apprécient en lui, avant tout, l'originalité de son esprit et le pouvoir de contact humain, qu'il tient de notre mère".

A la rentrée académique de 1926, il est inscrit à l'Ecole Royale Militaire de Bruxelles. Il est fait major de la 71ème promotion et est affecté au premier régiment des guides en janvier 1927. Il effectue régulièrement des périodes de service dans ce régiment et participe à des camps d'entraînement.


En juin et juillet 1929, Charles va pendant six semaines au camp militaire de Beverloo, où il sera promu lieutenant. Albert Coomans de Brachène, fils du bourgmestre d'Aerschot de l'époque, a raconté à Gunnar Riebs :   "Le prince Charles était officier chez les guides et se rendait avec le colonel Donnay de Casteau de Bruxelles à Beverloo. Je me souviens encore d'un repas raffiné lors duquel de très bons vins avaient été servis. Le soir, le prince a fait une promenade avec mon père dans Aerschot et ils sont allés boire un verre dans quelques cafés. Aux petites heures du lendemain, on est venu chercher le prince Charles avec une estafette ornée d'un drapeau et les impressionnants sabres d'alors. Il était très simple et proche des gens. J'étais heureux d'avoir pu partager la table du prince et de mes parents ce soir-là".

Le comte de Flandre mène une vie tranquille en Belgique, où tous les regards sont tournés vers le prince héritier Léopold qui a épousé en 1926 la princesse Astrid de Suède. On le voit lors de certaines activités officielles :   carnaval de Binche en 1926 avec sa sœur Marie-José, funérailles de l'impératrice Charlotte du Mexique (née princesse de Belgique) en 1927, visite du charbonnage de Manage en 1927, inauguration de la Croix du Sacrifice dans le cimetière de Masnuy-Saint-Pierre en 1927, participation au voyage d'Etat de ses parents au Danemark en 1928, visite du béguinage de Bruges en 1930, dîner de gala à Ostende en l'honneur du roi et de la reine d'Irak en 1933, etc.


Charles profite de son temps libre pour se rendre à la côte belge. Son grand-oncle Léopold II, le "roi bâtisseur", était déjà un fidèle de notre littoral et a marqué de son empreinte la ville d'Ostende par de nombreux travaux d'embellissement. Au début du 20ème siècle, il achète une série de terrains et de maisons modestes à Raversijde, entre la chaussée de Nieuport et le chemin des Dunes. Le souverain y fait installer une pépinière expérimentale et des serres avant de tout léguer à la Donation Royale peu de temps avant son décès.


En mai 1914, le roi Albert Ier achète des terrains à l'ouest de l'ancien domaine de Léopold II, mais tous les bâtiments sont dans un état lamentable après la première guerre mondiale. Raversijde tombe dans l'oubli jusqu'en 1930. De retour en Belgique après sa formation à la Marine britannique, le prince Charles continue d'aimer la mer. Il achète personnellement à Raversijde des nouvelles parcelles et différentes habitations autour du domaine appartenant à la Donation Royale. Le fidèle Robert Goffinet fait également l'acquisition de terrains limitrophes.


Lors du décès accidentel du roi Albert Ier à Marche-les-Dames le 17 février 1934, on oublie de prévenir son fils cadet. Apprenant la nouvelle à Ostende, il saute dans sa voiture en direction de Laeken où il arrive furieux et le visage rempli de larmes. Une de ses phrases est passée à la postérité :   "Moi, je l'aimais...".  Il a un jour confié à l'historien Jo Gérard :   "Le respect de la vie sous toutes ses formes, voilà le secret de mon père".  Malgré leurs querelles, le prince gardera tout au long de sa vie un profond respect pour le roi Albert Ier en tant qu'homme et en tant que souverain.


En juin 1934, le prince Charles succède à son frère à la présidence du conseil d'administration de la Caisse Générale d'Epargne et de Retraite (C.G.E.R.).


Après la mort de son père, le comte de Flandre hérite 2/12 des terrains acquis en 1914 par Albert Ier à Raversijde. Il rachète les parts de sa mère, de sa sœur et de son frère, et il y fait construire une porte cochère, un garage et un appartement pour le chauffeur. Ces bâtiments sont toujours visibles actuellement.


Le 7 avril 1935, Charles écrit une lettre de reproches à son frère :   "Cher Léopold, j'ai été très péniblement surpris d'apprendre que les uniformes de Papa sont au Musée de l'Armée!  Tu disposes donc de choses privées ayant appartenu à notre père comme si je n'existais pas. Déjà peu de temps après sa mort, je t'en avais fait la remarque et t'avais loyalement prévenu que si tu maintenais cette attitude, je n'y mettrais aucune bonne volonté pour que la partie de la succession ayant servi aux charges du Roi te revienne. Dès à présent, il faut t'attendre à ce que je réclame ma part jusqu'au dernier objet (carosses, autos, argenterie, etc.) et même sur la bibliothèque. Charles".

Le comte de Flandre se rend en Angleterre pour les obsèques de la princesse Victoria en 1935 et du roi George V en 1936, ainsi que pour le couronnement du roi George VI et de la reine Elisabeth en 1937.  Du 28 octobre au 3 novembre 1937, il assiste aux fêtes données pour les 18 ans du prince héritier Michel de Roumanie, à l'invitation du roi Carol. En 1937, Léopold III demande à son frère de s'occuper des travaux entrepris au palais royal de Bruxelles.


Le 22 février 1938, le prince Charles assiste au palais royal au dîner offert par Léopold III en l'honneur de l'ancien président américain Herbert Hoover, de passage en Belgique. Au menu : consommé brunoise, côtelettes de saumon maréchal, poularde jardinière, pommes anglaises, pâté de foie gras, glace Aurore, fruits et desserts. Au cours de l'année 1938, Charles accompagne les autres membres de la famille royale à l'inauguration de monuments dédiés à la mémoire du roi Albert Ier à Nieuport et à Paris.


Le comte de Flandre est nommé au grade de colonel en septembre 1939.


Le 8 octobre 1939, Charles devient papa avec la naissance à Strasbourg de sa fille Isabelle Wehrli qu'il ne reconnaîtra jamais. La mère est Jacqueline Wehrli, fille d'un pâtissier de la rue Neuve à Bruxelles. Selon Evrard Raskin (biographe de la reine Elisabeth et de la princesse Lilian), Robert Goffinet aurait arrangé un mariage blanc en 1942 entre Jacqueline et Arthur Wybo, ancien valet du Palais. Isabelle porte désormais le nom de Wybo.

(à suivre...)

Bibliographie :
- RIEBS Gunnar, "Charles, comte de Flandre, prince de Belgique, régent du royaume", éditions Labor, 2004
- LEROY Vincent, "Le prince Charles de Belgique", éditions Imprimages, 2007
- EMMERY Rien, "Charles de Belgique (1903-1983)", éditions Racine, 2008

lundi 1 juin 2015

Activités royales en mai 2015

14 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel (reçu 3 fois), la ministre de l'Energie Marie-Christine Marghem, le président du Parlement Bruxellois Charles Picqué, le président de Géorgie Giorgi Margvelashvili, le gouverneur de la Banque Nationale de Belgique Jan Smets, l'équipe des Castors Braine (vice-championne d'Europe), la Confrérie du Maitrank d'Arlon, le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon et son épouse, ainsi que les ambassadeurs du Portugal, Monaco, Fidji et Corée.


12 activités officielles pour le Roi :   rencontre avec les participants du Train des 1000, visite de Proximus à Bruxelles, baptême du patrouilleur P902 Pollux, commémoration de la fin de la deuxième guerre mondiale, concert de clôture Best of Belgium, rencontre avec l'Asian Society Policy Institute, réception à Laeken pour les nouveaux ambassadeurs accrédités en Belgique, déjeuner à Laeken avec des représentants de la communauté juive de Belgique, visite de la VRT, 75ème anniversaire de la Bataille de la Lys à Courtrai, déjeuner offert au jury du Concours Musical Reine Elisabeth, finale du Concours Musical Reine Elisabeth.


25 activités officielles pour la Reine :  concert à la mémoire du comte Jean-Pierre de Launoit, baptême du patrouilleur P902 Pollux, remise du Prix Reine Mathilde 2015, première représentation de "My breathing in my dancing" d'Anne-Teresa De Keersmaecker, concert de clôture de Best of Belgium, rencontre avec deux artistes chinois contemporains, rencontre avec l'Asia Society Policy Institute, déjeuner à La Haye avec des représentants culturels belges actifs aux Pays-Bas, inauguration de l'exposition "Vormidable" à La Haye, visite de l'exposition à La Haye sur les artistes plasticiens de la province de Liège, audience avec le secrétaire général des Nations Unies Ban-Ki Moon et son épouse, inauguration du Centre Universitaire Mère et Enfant, réception à Laeken pour les nouveaux ambassadeurs accrédités en Belgique, visite de la VRT, déjeuner offert au jury du Concours Musical Reine Elisabeth +   deux épreuves des qualifications, quatre demi-finales et quatre finales du Concours Musical Reine Elisabeth.


0 activité officielle pour le roi Albert


2 activités officielles pour la reine Paola :   remise des Prix Reine Paola pour l'Enseignement 2014-2015, table ronde au Parlement Européen organisé par Missing Children Europe.


3 activités officielles pour la princesse Astrid :   session "Cancer et Emploi" de l'EORTC, remise des prix 2015 de la Fondation Médicale Reine Elisabeth, finale du Concours Musical Reine Elisabeth.


4 activités officielles pour le prince Lorenz :  assemblée générale de l'Association Royale des Demeures Historiques de Belgique, ouverture des 33ème Special Olympics Belgium National Games, finale du Concours Musical Reine Elisabeth, concert du Cercle des Amis de l'Institut du Cerveau.


9 activités officielles pour le prince Laurent :   10ème cérémonie du Collectif des Morts de la Rue de la Région de Bruxelles-Capitale, visite de l'asbl Mariam à Gand, finale du Concours Musical Reine Elisabeth, concours de chiens de sauvetage à Chastre, vernissage de l'exposition "Clouds Exhibition" au château du Roeulx, 30ème Eventing Military Tongeren, visite de l'exposition du joaillier Lorenz Baümer, coup d'envoi de la Kids&Teenayer Run à Ypres, fête des internes de la Roseraie à Soignies.


3 activités officielles pour la princesse Claire :  finale du Concours Musical Reine Elisabeth, 30ème Eventing Military Tongeren, visite de l'exposition du joaillier Lorenz Baümer.


Récapitulatif des activités officielles de janvier à mai (source : www.monarchie.be) :


Roi :  64 activités officielles + 68 audiences


Reine :  83 activités officielles


Princesse Astrid :   62 activités officielles


Prince Laurent :   40 activités officielles


Princesse Claire :   15 activités officielles


Reine Paola :  13 activités officielles


Roi Albert II :  11 activités officielles


Prince Lorenz :  8 activités officielles