lundi 7 janvier 2019

L'année 2018 du prince Laurent

                                    

Avec le prince Laurent, on ne s'ennuie jamais et rares sont les années où il ne fait pas l'actualité. 2018 n'y a pas échappé. Petit récapitulatif...

1° Sa dotation

En janvier, lors de sa visite au Salon de l'Auto, le prince réagit, pour la première fois, à la proposition du gouvernement belge de lui retirer 15% de sa dotation en 2018 :   "Je ne comprends pas pourquoi nous n'avons pas été entendus et pourquoi une partie de la dotation a été retirée. Mais je ne suis pas assez intelligent pour comprendre".  On lui reproche de ne pas avoir demandé l'autorisation du ministre des Affaires étrangères pour avoir assisté, en uniforme de l'armée belge, à une réception organisée à Bruxelles pour le 90ème anniversaire de l'armée chinoise. 

Il décide d'écrire une lettre au Parlement en mars : 

"Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Ministres et Secrétaires d'Etat, 
Mesdames et Messieurs les Députés,

Comme vous le savez, je n'ai pas été convié à m'exprimer devant votre assemblée, lorsqu'elle va prendre en considération ce jour la proposition de retenue sur la dotation allouée à un membre de la famille royale du conseil des ministres du 14 décembre 2017. Dès lors, je n'ai d'autre choix, compte tenu également du calendrier extrêmement serré que vous avez décidé, que de me limiter à vous adresser ce court message. Pour la deuxième fois, je ne serai pas en mesure d'être défendu devant l'institution compétente pour co-décider d'une retenue sur dotation, en vertu de l'article 11 de la loi du 27 novembre 2013 (loi concernant les dotations et les indemnités octroyées à des membres de la famille royale).

Et pour la deuxième fois, l'institution va décider sur base d'une note ou d'un rapport contenant des faits et arguments nouveaux, auxquels l'on ne me permet pas d'apporter une contradiction. Quand bien même vous penseriez pouvoir vous affranchir de cette exigence fondamentale du procès équitable, au motif que des recours judiciaires me seraient ouverts, j'attire votre attention sur la dimension symbolique sans équivalent de la décision qui sera la vôtre. Elle est susceptible de me causer un préjudice grave, et difficilement réparable.

Le gouvernement vous demande de me sanctionner pour un fait, mais la légèreté de ce grief n'échappe à personne. C'est de mon existence même que l'on fait le procès, et ce procès a commencé il y a bien longtemps. Il est sans cesse mené dans les médias, et sans doute dans vos esprits comme dans ceux de certains compatriotes. Une liste de maladresses, d'erreurs, de fautes, sans cesse plus longue au fil des années, sans cesse plus accablante, car uniquement à charge, jamais à décharge. Mais je vous le demande :  lequel d'entre vous résisterait à un tel résumé de sa vie, à un tel jugement dernier? Je n'ai pas demandé ce déploiement de procédures, j'ai même essayé de l'éviter.

J'ai proposé d'accepter une sanction, même injuste, si le gouvernement acceptait de clarifier une loi rédigé trop hâtivement, qui permet un arbitraire dont les juges que vous êtes aujourd'hui, sont partie. Le refus de cette seule solution véritable ne me laisse pas d'autre choix que de contester jusqu'au bout le terrible précédent que constituerait cette sanction, car elle ferait planer une menace permanente sur moi-même, et surtout sur ma femme et nos enfants. Dois-je vous rappeler que ni moi-même, ni ma famille ne bénéficions de la protection sociale (soins de santé, invalidité, pension) qui constitue heureusement le socle de l'existence des autres citoyens de ce pays?  La plupart ne le savent pas, beaucoup font mine de l'oublier :  depuis ma plus tendre enfance, mon existence a été mise au service de mon frère, de ma famille et de l'Etat.

Je n'ai pas pu travailler comme je l'entendais, ni lancer des projets qui eussent permis mon indépendance. Je devais même obtenir l'autorisation pour me marier, et aujourd'hui encore on me fait payer pour avoir choisi une femme que j'aime, sans titre ni fortune. Cette dotation, que l'on parle de réduire ou supprimer au gré des vents politiques ou médiatiques, est le prix d'une vie, le prix de ma vie, qui est largement derrière moi aujourd'hui. Dois-je en outre vous rappeler que les trois quarts de cette dotation constituent des frais de fonctionnement, soumis à un contrôle strict de la Cour des Comptes? Ce n'est pas une faveur, quoi qu'en pensent ceux qui croient que l'argent peut acheter tous les droits, ou permet d'exiger une totale soumission.

Je ne suis pas exempt de fautes, et je suis le premier conscient que des personnes bien plus démunies que moi subissent un sort pire encore. Mais je ne pense pas qu'un autre citoyen de ce pays ait été, sa vie durant, instrumentalisé avec un tel acharnement, et les projets constamment entravés par sa famille et par des "manquements graves" de certains responsables politiques, comme la Cour de Cassation vient encore de le confirmer. Or, je tiens à le dire, j'ai toujours poursuivi, en âme et conscience, les missions que l'on m'a confiées, ainsi que les projets que j'ai moi-même initié ou tenté d'initier.

C'est avec passion, et avec succès je ne crains pas de l'affirmer, que je me suis lancé avec l'aide de personnes précieuses que je remercie ici, dans la gestion durable de l'environnement au sens le plus large, et dans la protection animale, singulièrement pour les démunis. Rappelez-vous comme certains souriaient de ces initiatives, les mêmes parfois qui aujourd'hui trouvent ma présence encombrante dans ces matières devenues d'une brûlante actualité. Je ne sais pas si vous pourrez entendre ce message. Mais je me dois d'espérer que vous n'allez pas faire injure à l'idée de justice et donc que vous envisagerez plutôt de compléter, de façon juste et respectueuse des droits fondamentaux, le travail législatif que vous avez laissé inachevé".

Il ne sera pas entendu :  la Chambre vote (93 voix pour et 23 voix contre) la diminution de 15% de sa dotation pour l'année 2018, ce qui correspond à 46.000 euros en moins.

La veille de la fête nationale, Maître Arnauts, l'avocat du prince, annonce que ce dernier a décidé d'attaquer l'Etat belge devant le Conseil d'Etat. Son recours se fonde notamment sur la violation des droits de la défense.

En décembre, le journaliste Pierre De Vuyst du "Soir Mag" demande à Laurent :

"Parfois, n'avez-vous pas l'impression d'être mal compris?
- Je ne fais pas tout ça pour être compris. Ce serait arrogant de ma part, je veux juste expliquer aux gens vers quoi je tends.

- C'est quand même mieux d'être compris, non?
- La presse comme le politique n'aime pas parler de choses dont elle a une conception bien définie. Un prince en Belgique, pour la politique et la presse, ne peut pas penser. Il est un sujet, il doit à la limite être un automate qui obéit. Mais les choses ne sont pas aussi faciles que cela. On est un être avec ses convictions et ses sentiments. Et quand on n'entre pas dans le jeu ni du politique, ni du journaliste, on se prend une pluie de critiques, parce qu'on n'est pas politiquement correct.

- Mais c'est important pour un prince d'observer une certaine neutralité dans notre pays?
- Ca veut dire quoi être neutre?  En général, ceux qui fixent les règles pour les autres sont les premiers à ne pas les appliquer. Moi, je ne sais pas ce que c'est qu'être neutre. Par rapport à quoi? Par rapport à qui?  Souvent, quand on place des barrières, c'est pour faire taire de manière soi-disant démocratique quelqu'un avec lequel on ne veut pas être confronté. Les politiques font ça : ils dressent des barrières et exigent de quelqu'un qu'il reste neutre. Le sont-ils, eux, en exigeant de quelqu'un d'autre qu'il soit neutre?  Non!

- A 55 ans, quel bilan tirez-vous de votre action?
- Ce fut très dur. La leçon que j'ai apprise :  vous voulez être un pionnier, vous le payez très cher. Vous voulez votre indépendance, vous la payez très chère. Vous voulez sortir des sentiers battus, vous le payez très cher. Je suis juste fatigué de l'avoir payé si cher. Et ça continue!".

2° Son soutien à la lutte contre le cancer

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Au printemps 2018, le prince Laurent, la princesse Claire et leurs trois enfants apportent leur soutien à l'opération Télévie lors de leur visite à RTL House :  chaque photo publiée sur les réseaux sociaux de la chaîne avec ces marques rouges et le hashtag Tribu Télévie rapporte 1 euro à la recherche contre la leucémie.

Au nord du pays, le prince a rendu visite au service de jour en oncologie de l'hôpital AZ Vesalius à Tongres avec l'asbl Actie Lienemientje à qui il accorde son Haut Patronage depuis plusieurs années.

3° Son retrait des sociétés REC Arlon 67 et Cerbux Invest

Ces deux sociétés sont propriétaires de la Maison des Energies Renouvelables, créée à l'initiative du prince Laurent aux numéros 63, 65 et 67 de la rue d'Arlon dans le quartier européen. L'achat de ces immeubles avait été financé uniquement par emprunt, mais faute de locataires (les loyers étant assez élevés), les revenus de la location ne couvraient plus les emprunts consentis. En avril 2018, la Maison des Energies Renouvelables est mise en vente et estimée à cinq millions d'euros.

Puis, la presse révèle que les quatre administrateurs (dont la princesse Claire) ont démissionné des deux sociétés le 30 juin 2018, et qu'elles appartiennent désormais à la famille d'Aldo Vastapane. Ce dernier a souvent été présenté comme l'un des amants de la princesse Paola mais cette rumeur n'a jamais été prouvée. Par ailleurs, le comte Etienne Davignon qui avait été appelé il y a dix ans par le Palais pour conseiller financièrement le prince Laurent dans ses projets immobiliers de la rue d'Arlon, a logiquement mis fin à ce rôle en 2018.

Le retrait du couple princier de ces deux sociétés en déficit qui ont fait couler beaucoup d'encre, ne peut être qu'une bonne chose pour l'image de la monarchie. Mais c'est un échec personnel pour le prince Laurent qui tenait beaucoup à cette Maison des Energies Renouvelables.

4° La création de l'asbl Environment Network

En juin 2018, le couple princier et leur ami Etienne Vrebos créent une nouvelle asbl Environment Network. Elle reprend les activités et l'actif net de l'asbl Global Sustainable Development Trust, en liquidation et en procès afin de récupérer les millions d'euros que l'Etat libyen doit à cette association. En effet, dix ans plus tôt, Global Sustainable Development Trust avait signé un contrat de 70 millions d'euros avec le ministère libyen de la Politique agricole, afin de reboiser des milliers d'hectares désertiques sur la côte. Suite à la rupture unilatérale du contrat, un procès est lancé contre l'Etat libyen. Après plusieurs années de procédure, un arrêt de la Cour d'Appel de Bruxelles oblige la Libye à verser des dommages et intérêts, assortis des intérêts et des frais de justice, aux liquidateurs de Global Sustainable Development Trust pour un montant d'environ 50 millions d'euros.

Avec cet argent, la nouvelle asbl a pour buts la création, le développement ou/et la gestion de projets environnementaux ou écologiques, aux niveaux national et international.

"Le Soir Mag" a demandé au prince Laurent s'il avait un projet concret pour utiliser cette somme :

"Oui, tout à fait. Je voudrais créer une Ambulance Verte. J'ai eu dans ma vie la chance ou la malchance de côtoyer des gens très différents, les plus pauvres comme les plus riches, des politiques, des chefs d'Etat. Cela m' horripile au plus haut point quand un chef d'Etat décrète qu'un autre pays doit subir des punitions sous forme de sanctions économiques. Pourquoi? Parce que ce n'est pas le chef d'Etat du pays puni qui souffre. C'est sa population!  De quel droit décider cela? C'est juste pathétique. Ce que je voudrais, c'est créer une Ambulance Verte qui viendrait en aide aux populations sous des régimes de sanction et en guerre. Une équipe de techniciens qui viendrait en aide aux personnes sinistrées, dans des conflits, et suggérerait au gouvernement local de développer un projet avec l'aide d'institutions internationales :  développer l'agriculture locale servant aux besoins des populations. C'est une forme de reconnaissance de ces populations locales. Et en agissant sur place, cela pourrait limiter les migrations. On créerait des pôles de compétences locaux dans le secteur de l'agriculture, de l'élevage et de la foresterie, qui sont intimement liés. Ainsi, comment arrêter les dunes et en même temps fabriquer de la nourriture pour les animaux et les humains, et en même temps créer des forêts, tout en contenant l'eau dans le sol et en créant une bien utile diversification des plantations? C'est ce que je voudrais faire, tout en mettant en place des systèmes d'énergie renouvelable pour fournir de l'énergie à ces populations".

5° La Fondation Prince Laurent

Les quatre dispensaires de la Fondation Prince Laurent (à Bruxelles, Gand, Seraing et Hornu) continuent de proposer des soins vétérinaires gratuits pour les animaux de personnes précarisées. Le dispensaire d'Anvers a été fermé en 2018, faute d'accord avec la Ville d'Anvers pour restaurer le bâtiment. Par contre, celui de Gand - qui existe depuis 2012 - a déménagé dans un endroit plus grand, grâce à une bonne collaboration entre la Fondation Prince Laurent, l'Université de Gand, la Ville de Gand et la Faculté de médecine vétérinaire (qui y envoie des étudiants en stage). 

Le prince explique au "Soir Mag" :   "Nos dispensaires réalisent ce que le secteur public ne fait pas. Pour notre travail, nous sommes reconnus dans toutes les villes où nous exerçons, sauf à Anvers où nous avons eu un blocage. Nous le regrettons car ceux qui nous bloquaient le faisaient pour les mauvaises raisons. Les autres ont compris notre utilité. Les villes de Gand et de Liège ont compris que leurs étudiants en médecine vétérinaire avaient un manque cruel d'expérience pratique. Nous leur offrons cette expérience à travers des stages de formation en alternance. Cela les a séduites, au point d'investir chacune 100.000 euros dans la création d'un nouveau dispensaire. A Liège, le dispensaire va être installé sur le site de l'abbaye Saint-Laurent aux côtés de treize autres services sociaux, parmi lesquels des abris pour SDF ou personnes en difficultés momentanées. Qu'Anvers ne comprenne pas notre utilité de la même manière, cela m'échappe..."

En décembre, le couple princier et leurs trois enfants lancent la 8ème édition du Plan Froid de la Fondation Prince Laurent, en collaboration avec le Foyer Georges Motte de l'Armée du Salut à Bruxelles. Ce centre d'accueil héberge des hommes seuls en difficulté et accomplit avec eux tout un travail de réinsertion. La Fondation Prince Laurent complète ce service en mettant à disposition du foyer des modules de logement temporaire, des abris en containers chauffés qui peuvent accueillir 18 personnes accompagnées de leur chien ou chat toutes les nuits de 20h à 9h du matin. En sept ans, ce sont plus d'une centaine de sans-abris qui ont pu en bénéficier.

"Le Soir Mag" a demandé au prince pourquoi il mène ce combat. Il a répondu :   "Tout simplement parce qu'il y a un manque à la base. Les pouvoirs publics ne proposent pas ce type d'accueil. Les animaux ne sont pas les bienvenus dans les infrastructures existantes ou alors ils se retrouvent en cage. C'est dommage que les structures publiques n'acceptent pas que des animaux puissent être logés au côté de leur compagnon humain. Selon notre expérience, ces animaux ne se battent pas, sont très propres et sentent qu'il existe avec les sans-abris une forme de collégialité. L'homme et l'animal forment comme une meute. L'animal est un être magnifique, à la fois un gardien, un guide et un compagnon. Tout ce que l'empathie offre.

La Fondation a un triple rôle à jouer. Un rôle scientifique : comprendre. Un rôle social : héberger ces gens qui sont à la rue suscite moins de problèmes de leur part ou envers eux. Car, curieusement, les sans-abris sont des cibles souvent attaquées le soir. Notre dernier rôle est social : nous essayons de réinsérer ces humains dans la société. Aucun journaliste n'a jamais écrit que nous jouions aussi ce rôle-là! Jusqu'à l'an dernier, on en a sorti six d'entre eux de la rue.

L'idée de la fondation m'est venue quand j'avais cinq ans. Je me promenais avec ma mère le long des étangs Mellaerts. J'ai vu un vieillard qui se trouvait à la rue. Je me suis dit :  "Un jour, je ferai quelque chose pour lui". Au fait, ce "lui" s'est multiplié par 300.000!  C'est l'estimation du nombre de gens que nous avons aidés depuis 1996, grâce en particulier à nos dispensaires. Ces gens, nous les avons recueillis, aidés, mais nous les avons aussi écoutés. Ceux-là, ils rayonnent. C'est ce que nous avons accompli. Je n'ai jamais aimé la pression que quelqu'un de fort peut exercer sur quelqu'un de moins fort. J'ai toujours eu pour cela un rejet total. Ca ne m'a toujours pas quitté!". 

Il rappelle aussi son souhait d'inscrire les droits des animaux dans la Constitution belge :   "C'était important pour moi en 2017 de signer cette pétition de Gaia, d'abord parce qu'il n'y a pas que moi ou ma fondation qui faisons quelque chose. D'autres également, et il faut honorer leur travail. Ensuite, je suis, comme le célèbre biologiste Konrad Lorenz, très impressionné par le monde animal qui maîtrise davantage que nous le concept d'empathie. Vous savez, des gens sont morts pour avoir dit que la Terre était ronde. Aujourd'hui, plus on évolue, moins on connaît le monde qui nous entoure, en particulier le règne animal, dont nous faisons partie. Nous sommes des animaux avec beaucoup de défauts. Quel est l'animal qui thésaurise outre mesure, sinon l'homme? C'est juste pathétique. L'écureuil thésaurise ce dont il a besoin, l'humain thésaurise ce dont il n'a pas besoin. A outrance, ce qui n'est pas durable. Le monde animal obéit à des règles de durabilité. L'humain est le seul à faire des choses qui l'entraînent dans la non-durabilité". 

"Le Soir Mag" lui demande ensuite son avis sur le véganisme qui défend les droits des animaux et leur non-exploitation (ne plus porter de chaussure en cuir, p.ex.) :   "Vous avez tout de même des animaux qui meurent naturellement. Cela ne me dérange pas qu'on puisse utiliser le cuir de ces animaux, qui ne sont quand même plus là. Cela vaut aussi pour les boutons en corne, etc. De là à faire des élevages intensifs pour la fourrure ou autre...alors qu'on fait aujourd'hui des tissus magnifiques à base de produits naturels. Ce qui est à base de plastique, comme le cuir synthéthique par exemple, j'essaie de l'utiliser le moins possible. Je m'alimente très mal : je l'avoue, mon régime n'est pas très équilibré. J'aime bien les pâtes et je n'ai jamais été un carnivore. Je mange parfois du poisson, comme une bonne sole meunière ou sauce mousseline. C'est évidemment sain de manger du poisson, mais il ne faut pas pour cela pratiquer la pêche intensive et faire des hécatombes d'animaux. Pour ma part, je tends un peu vers le végétarisme, mais mon épouse veut que les enfants mangent de tout, des protéines, des légumes. Suivre une tendance ne m'intéresse pas beaucoup. Si ceux qui pratiquent le véganisme sont contents avec cela, je suis ravi pour eux. Et ça ne fait pas de tort à la nature". 

6° Son soutien aux associations en faveur des personnes défavorisées

En dehors de ses dispensaires et du Plan Froid de sa Fondation,  le prince Laurent a soutenu en 2018 l'opération Viva for Life, l'Armée du Salut et le centre d'accueil pour sans abris La Fontaine, tandis que son épouse continue de parrainer la Maison Reine Marie-Henriette pour enfants en difficulté et la Fondation Pro Renovassistance qui restaure des immeubles pour les mettre ensuite en location à des familles défavorisées. 

Le couple princier emmène régulièrement leurs trois enfants lors de ces activités sociales, comme l'explique le prince au "Soir Mag"  :    "Quand vous sortez et que vous voyez des choses, cela forge votre mental. Nos trois enfants ont une fibre sociale. Ils n'aiment pas quand des êtres, des humains ou des animaux, sont maltraités. Le fait de les emmener avec nous accomplir des visites sociales ne peut qu'être bénéfique pour eux. Si je ne m'étais pas promené avec ma mère quand j'étais petit, je n'aurais jamais vu cette personne en difficulté dont je vous parlais. Rester à la maison n'est pas très utile. Nous essayons de leur donner le goût de la découverte d'autrui. Ils feront plus tard ce qu'ils veulent, ils ne m'appartiennent pas. Ces enfants nous ont été "donnés". Nous avons à les élever, à leur offrir l'environnement propice pour qu'ils puissent faire leur choix de vie. S'ils devaient évoluer dans l'égoïsme, ils seraient égoïstes. J'aimerais bien cependant qu'ils puissent devenir des êtres doués d'empathie. C'est-à-dire qu'ils comprennent les sentiments d'autrui, mais pas seulement. Qu'ils regardent, qu'ils observent, c'est le contraire du bourru.

- Vous ne l'êtes pas, vous, bourru?
- Je ne suis pas bourru, j'ai très mauvais caractère!  Mais je déteste la bêtise et l'hypocrisie. Je ne pense pas être bourru. Bourru, c'est quelqu'un qui n'est pas raffiné. Vous ne le savez pas, mais moi, j'ai dû me battre dans la vie. Sinon, je n'aurais pas été où je suis aujourd'hui". 

7° Ses activités officielles

Avec 52 activités officielles en 2018, le prince Laurent a été moins actif que les années précédentes depuis le changement de règne (30 en 2009,  40 en 2010,  31 en 2011,  35 en 2012,  61 en 2013,  59 en 2014,  72 en 2015,  87 en 2016,  56 en 2017,  52 en 2018). Parmi ces activités, on retiendra sa présence dans la foule, sans aucun protocole, aux funérailles des deux policières tuées dans l'attentat de Liège.

Il a participé aux côtés de sa famille à plusieurs activités durant le deuxième semestre :  défilé militaire de la fête nationale, messe pour les 25 ans du décès du roi Baudouin, dîner de gala en l'honneur du président français Emmanuel Macron, Te Deum de la fête du Roi, séance académique sur la traite des êtres humains en souvenir du combat du roi Baudouin. Une image n'est pas passée inaperçue :  le 15 novembre, le prince Laurent ignore complètement son père avec qui les relations semblent toujours très difficiles.

En 2018, malgré le différend avec le gouvernement fédéral sur sa dotation, le roi Philippe a gardé sa confiance en son turbulent frère cadet :   il l'a invité à tous les événements importants de la Cour, il lui a demandé de présider avec la princesse Claire une des finales du Concours Musical International Reine Elisabeth, et de le représenter à Mons pour la commémoration de l'Armistice.

Et pour terminer, signalons qu'en 2018, le couple princier a fêté ses 15 ans de mariage. Leurs trois enfants ont l'air bien épanouis lors de chacune de leurs apparitions publiques. Cette vie de famille est sans doute l'une des plus belles réussites du prince Laurent, qui n'a pas connu une enfance aussi heureuse. Quant à la princesse Claire, c'est une femme charmante qui apporte de la sérénité à son époux et qui donne une bonne image de notre monarchie.

lundi 31 décembre 2018

Qui a été le membre le plus actif de la famille royale en 2018 ?

                           

Le classement est inchangé par rapport à l'année dernière :

1° Roi :  239 activités officielles  + 123 audiences
Depuis 2012, Philippe (qu'il soit prince héritier ou roi) est le plus actif de notre famille royale. Tous les commentateurs estiment qu'il remplit correctement son rôle de souverain constitutionnel, et il semble bien s'entendre avec le monde politique qui respecte la confidentialité des audiences avec le Roi.  On note un record en 2018 pour ses activités officielles :   209 en 2013,  164 en 2014,  189 en 2015,  226 en 2016,  196 en 2017,  239 en 2018. Par contre, le nombre de ses audiences est en baisse :   193 en 2014,  162 en 2015,  149 en 2016,  167 en 2017,  123 en 2018. L'année prochaine s'annonce délicate pour le roi Philippe avec un gouvernement fédéral en affaires courantes et les élections législatives de mai. 

2° Reine :  249 activités officielles
2018 est également un record pour la reine Mathilde :   166 activités officielles en 2011,  196 en 2012,  190 en 2013,  154 en 2014,  212 en 2015,  246 en 2016,  217 en 2017,  249 en 2018. On ignore si la souveraine va poursuivre son mandat de trois ans de défenseur des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies qui vient à échéance (de 2016 à 2018).

3° Princesse Astrid :  99 activités officielles
La princesse Astrid reste la troisième de ce classement, mais son nombre d'activités officielles en baisse :   90 en 2011,  63 en 2012,  133 en 2013,  156 en 2014,  119 en 2015,  128 en 2016,  110 en 2017,  99 en 2018.  Cela s'explique facilement :  suite à ses problèmes de sommeil, elle n'est plus apparue en public plusieurs mois au printemps. Elle continue d'emmener deux missions économiques belges à l'étranger, à la satisfaction générale. 

4° Prince Laurent :   52 activités officielles
En 2018, le gouvernement fédéral a diminué la dotation du prince Laurent, qui conteste cette décision. Son nombre d'activités officielles est le plus bas depuis le début du règne de son frère :   30 en 2009,  40 en 2010,  31 en 2011,  35 en 2012,  61 en 2013,  59 en 2014,  72 en 2015,  87 en 2016,  56 en 2017,  52 en 2018. 

5° Princesse Claire :  27 activités officielles
Statu quo pour la princesse Claire :   30 activités officielles en 2009,  41 en 2010,  23 en 2011,  30 en 2012,  46 en 2013,  31 en 2014,  30 en 2015,  23 en 2016,  25 en 2017,  27 en 2018.

6° Prince Lorenz :  21 activités officielles 
Le prince Lorenz - qui travaille à temps plein dans une banque suisse privée avec son fils Amedeo - reste le sixième de notre classement :   23 activités officielles en 2009,  18 en 2010,  30 en 2011,  28 en 2012,  26 en 2013,  23 en 2014,  21 en 2015,  33 en 2016,  24 en 2017,  21 en 2018.

7° Roi Albert II et Reine Paola :  13 activités officielles
Depuis leur abdication, nos anciens souverains ne remplissent plus qu'une dizaine d'activités officielles par an. Pour le roi  Albert II :   50 en 2011,  54 en 2012,  58 en 2013,  17 en 2014,  17 en 2015,  11 en 2016,  12 en 2017,  13 en 2018. Pour la reine Paola :   70 en 2011,  67 en 2012,  59 en 2013,  26 en 2014,  19 en 2015,  12 en 2016,  11 en 2017,  13 en 2018. Tous deux ont eu de nouveaux problèmes de santé au cours de l'année écoulée. 

9. Princesse Louise :  13 activités officielles
Parmi les petits-enfants des anciens souverains, c'est la princesse Louise (fille du prince Laurent et de la princesse Claire) qui apparaît le plus souvent en public. On la voit d'ailleurs autant que ses grands-parents paternels.

10. Prince Nicolas :  12 activités officielles

11. Prince Aymeric :  11 activités officielles

12. Prince Gabriel, Prince Emmanuel et Princesse Eléonore :  7 activités officielles

15. Princesse héritière Elisabeth :  6 activités officielles
Légère baisse des activités officielles de la princesse héritière qui s'explique par son départ en Grande-Bretagne pour ses études :   9 activités officielles en 2016,  10 en 2017,  6 en 2018. Malgré son aisance en public, ses parents ne semblent pas vouloir encore trop l'exposer et privilégient ses études.

lundi 24 décembre 2018

Activités royales en décembre 2018

                                     

16 audiences pour le Roi :   le premier ministre Charles Michel (reçu 4 fois), le président du CDH Benoît Lutgen, la présidente du VLD Gwendolyn Rutten, le président de la NVA Bart De Wever, le président du PS Elio Di Rupo, la présidente de Groen Meyrem Almaci, le président de Défi Olivier Maingain, le président du MR Olivier Chastel, le président du CD&V Wouter Beke, le président du SPA John Crombez, les co-présidents d'Ecolo Zakia Khattabi et Jean-Marc Nollet, le président du PTB/PVDA Peter Mertens, le président de la Chambre Siegfried Bracke.

13 activités officielles pour le Roi :   table ronde sur le vieillissement, séance académique sur la traite des êtres humains à l'occasion des 25 ans du décès du roi Baudouin, dîner au château de Laeken avec des jeunes artistes, visite de la société Odoo à Ranilies, visite du verger de la Chise à Piétrebais, visite à l'hôtel de ville de Jodoigne, visite du siège du groupe "L'Avenir" à Namur, remise des prix du concours Belgodyssée 2018, réception au palais royal pour les nouveaux Belges anoblis, visite de la Maison Bilola à Schaerbeek, réception pour l'équipe nationale belge de hockey, 15ème anniversaire de l'Agence pour le Commerce Extérieur, concert de Noël au palais royal.

13 activités officielles pour la Reine :   réunion mondiale de l'Unesco à Bruxelles sur l'éducation, table ronde sur le vieillissement, séance académique sur la traite des êtres humains à l'occasion des 25 ans du décès du roi Baudouin, visite du Conservatoire Royal de Liège, dîner au château de Laeken avec des jeunes artistes, visite de la société Odoo à Ranilies, visite du verger de la Chise à Piétrebais, visite à l'hôtel de ville de Jodoigne, table ronde à la FEB sur le développement durable, réception au palais royal pour les nouveaux Belges anoblis, visite de la Maison Bilola à Schaerbeek, réception pour l'équipe nationale belge de hockey, concert de Noël au palais royal.

2 activités officielles pour le roi Albert II :    séance académique sur la traite des êtres humains à l'occasion des 25 ans du décès du roi Baudouin, concert de Noël au palais royal.

0 activité officielle pour la reine Paola

1 activité officielle pour la princesse héritière Elisabeth, le prince Gabriel, le prince Emmanuel et la princesse Eléonore :   concert de Noël au palais royal

7 activités officielles pour la princesse Astrid :   1ère remise du Prix Generet,  40ème anniversaire de la Chambre de commerce Arab-Belgian-Luxembourg, 90ème anniversaire de l'UCB, concert de Noël pour les 10 ans de l'asbl Be Source pour les personnes âgées, 15ème anniversaire de l'Agence pour le Commerce Extérieur, remise du Trophée National du Mérite Sportif 2018, concert de Noël au palais royal.

1 activité officielle pour le prince Lorenz :   concert de Noël au palais royal

9 activités officielles pour le prince Laurent :   séance académique sur la traite des êtres humains à l'occasion des 25 ans du décès du roi Baudouin, course à pied de Noël à Bruges, vernissage de l'exposition Aramina Bruxelles 2018, avant-première de la Revue des Galeries, conférence à Charleroi de Philippe Liénard sur la franc-maçonnerie, première du film "De Zaak Menten", visite de la maison d'édition belge Casterman, visite du Foyer Georges Molte de l'Armée du Salut, visite à l'opération Viva for Life à Nivelles.

3 activités officielles pour la princesse Claire :  avant-première de la Revue des Galeries, visite du Foyer Georges Molte de l'Armée du Salut, visite à l'opération Viva for Life à Nivelles

2 activités officielles pour la princesse Louise, les princes Nicolas et Aymeric :  visite du Foyer Georges Molte de l'Armée du Salut, visite à l'opération Viva for Life à Nivelles

lundi 3 décembre 2018

Activités royales en novembre 2018

                                  

12 audiences pour le Roi :   le premier ministre Charles Michel (reçu 3 fois), le président du MR Olivier Chastel, le président de la Cour d'Appel de Gand Erik van de Sijpe, la présidente de l'Open VLD Gwendolyn Rutten, le président d'Afrique du Sud Cyril Ramaphosa, le général-major Deconinck (audience de congé), ainsi que les ambassadeurs de Tunisie, Suriname, Myanmar et Slovaquie.

23 activités officielles pour le Roi :   concert de la Musique Royale des Guides au palais royal, commémoration de l'Armistice à la Colonne du Congrès, concert au palais des Beaux-Arts pour le centenaire de la première guerre mondiale, Last Post à Ypres, prestation de serment du nouveau ministre de la Défense Sander Loones, dîner de gala à Buckingham Palace pour les 70 ans du prince Charles, réception pour les nouveaux fournisseurs brevetés de la Cour, 100ème anniversaire du discours du roi Albert Ier au Parlement belge, 140ème anniversaire de la Grande Synagogue de Bruxelles
+ 8 activités officielles lors du voyage d'Etat du président Emmanuel Macron (accueil officiel sur la place des Palais, déjeuner avec le couple présidentiel, visite du musée des Beaux-Arts de Gand, visite à l'hôtel de ville de Gand, table ronde économique à Gand sur le commerce bilatéral, dîner de gala au château de Laeken, visite de l'espace créatif La Vallée à Molenbeek-Saint-Jean, déjeuner au Musée L de Louvain-la-Neuve)  + 6 activités officielles lors de leur visite à Berlin (rencontre avec le président Frank-Walter Steinmeier et son épouse, visite à l'hôtel de ville, dépôt de fleurs au monument aux morts, visite du musée d'histoire de l'Allemagne, visite du musée Käthe Kollwitz, concert à la Philharmonie).

22 activités officielles pour la Reine :   visite de l'exposition sur la famille d'Arenberg à Louvain, concert de la Musique Royale des Guides au palais royal, commémoration de l'Armistice à la Colonne du Congrès, concert au palais des Beaux-Arts pour le centenaire de la première guerre mondiale, Last Post à Ypres, dîner de gala à Buckingham Palace pour les 70 ans du prince Charles, semaine de la lecture à voix haute à Boutersem, réception pour les nouveaux fournisseurs brevetés de la Cour
+ 8 activités officielles lors du voyage d'Etat du président Emmanuel Macron (accueil officiel sur la place des Palais, déjeuner avec le couple présidentiel, visite du musée des Beaux-Arts de Gand, visite à l'hôtel de ville de Gand, dîner au château de Laeken, visite de l'espace créatif La Vallée à Molenbeek-Saint-Jean, visite du centre d'accueil La Maisonnée à Ittre, déjeuner au Musée L de Louvain-la-Neuve)   + 6 activités officielles lors de leur visite à Berlin (rencontre avec le président Frank-Walter Steinmeier et son épouse, visite à l'hôtel de ville, dépôt de fleurs au monument aux morts, visite du musée d'histoire de l'Allemagne, visite du musée Käthe Kollwitz, concert à la Philharmonie)

3 activités officielles pour le roi Albert II :  Te Deum de la fête du Roi, réception au Parlement pour la fête du Roi, soirée de gala à Anvers de la Fondation Reine Paola

1 activité officielle pour la reine Paola :   soirée de gala à Anvers de la Fondation Reine Paola

0 activité officielle pour la princesse héritière Elisabeth, le prince Gabriel, le prince Emmanuel et la princesse Eléonore

40 activités officielles pour la princesse Astrid :   concert de la Musique Royale des Guides au palais royal, inauguration du Mémorial George Price à Ville-sur-Haine, concert au palais des Beaux-Arts pour le centenaire de la première guerre mondiale, réunion préparatoire à Bruxelles pour la mission économique au Maroc, Te Deum de la fête du Roi, réception au Parlement pour la fête du Roi, dîner de gala au château de Laeken en l'honneur du président français Emmanuel Macron
+ 33 activités officielles lors de la mission économique au Maroc (rencontre avec la princesse lalla Meryem du Maroc, session d'information pour la délégation belge, dîner organisé par la Chambre de commerce Pays Arabes-Belgique-Luxembourg, session d'ouverture du forum Belgique-Maroc, visite du groupe OCP à Casablanca, déjeuner d'affaires sur le thème de la chimie, 2ème partie du forum Belgique-Maroc, visite de l'usine SABCA Maroc à Casablanca, remise de deux décorations honorifiques belges, dîner organisé par la FEB, petit-déjeuner sur le thème de la construction, dépôt de fleurs au mausolée Mohammed V, rencontre avec le premier ministre marocain, rencontre avec le ministre marocain des affaires étrangères, déjeuner sur le traitement du cancer, visite de l'école belge de Rabat, 2ème partie du séminaire sur l'entreprenariat des femmes, lancement du chantier de la future ambassade belge, visite à la Compagnie Marocaine des Energies, dîner officiel offert par le roi Mohammed VI, petit-déjeuner "Success Stories" de la FEB, visite de VIGAN au port de Casablanca, déjeuner d'affaires sur le thème du secteur bancaire, inauguration du parc solaire d'EnergyVision, 2ème partie d'un séminaire sur les énergies renouvelables, rencontre avec le président de la région de Casablanca-Settat, activité belgo-marocaine autour du football, cérémonie de signature de contrats à Casablanca, concert de gala Kantara, réception officielle belge, visite au port de Tanger, séminaire sur les opportunités d'affaires à Tanger, rencontre à Tanger avec la presse).

6 activités officielles pour le prince Lorenz :   concert de la Musique Royale des Guides au palais royal, inauguration du Mémorial George Price à Ville-sur-Haine, concert au palais des Beaux-Arts pour le centenaire de la première guerre mondiale, Te Deum de la fête du Roi, réception au Parlement pour la fête du Roi, dîner de gala au château de Laeken en l'honneur du président français Emmanuel Macron

6  activités officielles pour le prince Laurent :   commémoration de l'Armistice à Mons, Te Deum de la fête du Roi, ouverture d'une exposition d'aquariums à Baasrode, dîner de gala au château de Laeken en l'honneur du président français Emmanuel Macron, visite du service de jour en oncologie de l'hôpital AZ Vesalius à Tongres, inauguration de "Plaisirs d'hiver" à Bruxelles

3 activités officielles pour la princesse Claire :   Te Deum de la fête du Roi, dîner de gala au château de Laeken en l'honneur du président français Emmanuel Macron, inauguration de "Plaisirs d'hiver" à Bruxelles

1 activité officielle pour la princesse Louise, les princes Nicolas et Aymeric :  inauguration de "Plaisirs d'hiver" à Bruxelles

Récapitulatif des activités officielles de janvier à novembre (source :  www.monarchie.be) :

Roi :   226 activités officielles  + 107 audiences

Reine :   236 activités officielles

Princesse Astrid :    92 activités officielles

Prince Laurent :   43 activités officielles

Princesse Claire :    24 activités officielles

Prince Lorenz :   20 activités officielles

Reine Paola :    13 activités officielles

Roi Albert II :   11 activités officielles

Princesse Louise :    11 activités officielles

Prince Nicolas :   10 activités officielles

Prince Aymeric :   9 activités officielles

Prince Gabriel,  Prince Emmanuel et Princesse Eléonore :   6 activités officielles

Princesse héritière Elisabeth :   5 activités officielles

lundi 12 novembre 2018

"Léopold II, potentat congolais : l'action royale face à la violence coloniale" (Pierre-Luc Plasman)

                                                    

Cet ouvrage intéressant, bien documenté et objectif est l'adaptation d'une thèse de doctorat en histoire présentée à l'Université Catholique de Louvain en 2015. Ce n'est pas une biographie du roi Léopold II, mais une étude du fonctionnement de l'Etat Indépendant du Congo.

Pierre-Luc Plasman commence par retracer le rêve colonial du souverain qui aboutit lors de la conférence de Berlin de 1885 par la création de l'Etat Indépendant du Congo. Il nous explique ensuite comment travaille le gouvernement congolais à Bruxelles, le rôle des secrétaires généraux, les rivalités et les oppositions entre les uns et les autres, les différents canaux d'information du Roi. Il fait de même avec l'administration léopoldienne au Congo.  Pierre-Luc Plasman revient aussi sur les atrocités commises que plus personne ne peut nier aujourd'hui.

Après nous avoir expliqué concrètement le fonctionnement de l'Etat Indépendant du Congo,  l'auteur détaille les critiques et dénonciations contre les violences, les campagnes de presse anticongolaise qui aboutissent à la création d'une commission d'enquête. Léopold II décède en 1909 et lègue le Congo à la Belgique.

Quelle est la conclusion de Pierre-Luc Plasman sur ces violences?

"Les massacres ne sont pas ordonnés par le gouvernement léopoldien, mais ils se produisent dans un contexte d'incitation permanente à accroître la production tout en laissant le champ libre aux acteurs sur place. Hauts fonctionnaires territoriaux et directeurs de sociétés abusent largement de leurs prérogatives, tandis qu'agents subalternes et sentinelles africaines intègrent la bestialisation de leur comportement dans leur cadre de travail. Les violences ne se limitent pas aux régies de l'Etat. Elles se déchaînent même avec plus de brutalité dans les concessions, où la productivité permet toutes les exactions. Aussi horribles soient-elles, ces violences de masse ne peuvent pas être qualifiées de génocidaires. De même, la moitié de la population congolaise n'a pas été exterminée. Il existe cependant bel et bien un déclin démographique, dans lequel la terreur et la violence jouent un rôle primordial à côté d'autres facteurs, comme la dénatalité vénérienne".

Sur le rôle de Léopold II,  l'auteur fait remarquer son manque d'objectivité :  

"Avec l'âge, l'esprit et l'intelligence du monarque sont devenus rigides et teintés de misanthropie. A plusieurs reprises, il dénie l'existence des abus et il distingue dans la campagne anticongolaise l'expression d'une frustration de l'impérialisme anglais. Plus généralement, le Roi ne perçoit pas que la source des abus réside dans le système d'exploitation. Dès lors, son appréciation place la responsabilité sur des acteurs collectifs, à savoir les sentinelles africaines, les compagnies commerciales et la force publique. Léopold II se place dans une position défensive et offensive à l'égard des critiques et ne cherche plus dans les dernières années qu'à maintenir sans profonde modification le régime léopoldien. L'appareil étatique n'est pas non plus une pyramide sur laquelle le Roi règne sans partage, mais ressemble plus à une matriochka. Sentant le fil des jours s'écouler, Léopold II désire mettre une touche finale au programme de son règne :  il veut une Belgique plus grande, plus forte et plus belle. Léopold II n'a donc pas cherché à s'enrichir personnellement, même si son train de vie est devenu - quoique tardivement - plus luxueux".

Bref,  après avoir lu cet ouvrage, on ne peut plus parler ni de génocide, ni d'œuvre civilisatrice. La vérité historique est plus nuancée et est à mi-chemin entre ces deux extrêmes. Les responsabilités sont nombreuses. Et il faut aussi remettre les faits dans le contexte de l'époque.

lundi 5 novembre 2018

Activités royales en octobre 2018

                              


15 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel, audience collective pour les officiers-élèves de l'Ecole Royale Militaire, le président du Chili Sebastian Pinera, audience collective pour le personnel de l'Escorte Royale à Cheval, le président du Kazakhstan Mr Nazerlayev, le premier ministre du Vietnam Mr Phuc, le vice-président d'Inde Venkaiah Naidu, le sultan de Brunéi, ainsi que les ambassadeurs de Finlande, Islande, Hongrie, Chine, Bosnie, Cambodge et Espagne.

38 activités officielles pour le Roi :   rencontre avec le président autrichien et son épouse à Vienne, visite à l'hôtel de ville de Vienne, visite de la Bibliothèque Nationale de Vienne, inauguration de l'exposition Breugel à Vienne, soirée de gala à Anvers au profit de la Fondation Roi Baudouin, visite de la coopérative SMartBe à Molenbeek-Saint-Jean, visite de la Réserve au quartier de la Défense à Heverlee, ouverture de l'année académique de l'Ecole Royale Militaire, lunch avec le commissaire européen de la recherche Carlos Manuel Felix, réunion de travail avec des jeunes ayant participé à l'université d'été Session Lead, visite du Royal Europa Kraainem Football Club, dîner au château de Laeken avec des jeunes participant au 3ème Asia-Europe Young Leaders Summit, forum Addiction et Société à Flagey, dîner de gala organisé par le Conseil de l'Europe pour le sommet ASEM
+ 24 activités officielles lors du voyage d'Etat au Portugal (cérémonie officielle de bienvenue par le président, visite au monastère des Hiéronymites, déjeuner offert par le premier ministre, visite à l'Assemblée, visite à l'hôtel de ville de Lisbonne, promenade en tramway, dépôt de fleurs au monument aux morts, dîner de gala offert par le président, visite du musée océanographique, visite de Impact Hub, réunion d'affaires belgo-portugaise, déjeuner d'affaires, cérémonie de signature de contrats, conclusion de deux séminaires, concert du groupe belge Huelgas Ensemble, cocktaïl dinatoire offert par les souverains, réception à l'hôtel de ville de Porto, visite de l'université de Porto, visite du musée d'art contemporain de Porto, déjeuner avec des hommes d'affaires à Porto, clôture de deux séminaires, visite de l'église de Sao Francisco à Porto)

31 activités officielles pour la Reine :   rencontre avec le président autrichien et son épouse à Vienne, visite à l'hôtel de ville de Vienne, visite de la Bibliothèque Nationale de Vienne, inauguration de l'exposition Breugel à Vienne, soirée de gala à Anvers au profit de la Fondation Roi Baudouin, visite du service de psychiatrie infantile de l'UZ Leuven, Global Girls Summit 2018,  25ème anniversaire du Conseil Fédéral du Développement Durable, dîner au château de Laeken avec des jeunes participant au 3ème Asia-Europe Young Leaders Summit, 20ème anniversaire de YouthStart, visite de l'école hôtelière de Saint-Ghislain  + 20 activités officielles lors du voyage d'Etat au Portugal (cérémonie officielle de bienvenue par le président, visite au monastère des Hiéronymites, déjeuner offert par le premier ministre, visite à l'Assemblée, visite à l'hôtel de ville de Lisbonne, promenade en tramway, dépôt de fleurs au monument aux morts, dîner de gala offert par le président, visite du musée océanographique, visite d'un centre de recherche biomédicale, visite de l'association Moinho do Juventude, concert du groupe belge Huelgas Ensemble, cocktaïl dinatoire offert par les souverains, réception à l'hôtel de ville de Porto, visite de l'université de Porto, visite du musée d'art contemporain de Porto, déjeuner avec des hommes d'affaires à Porto, clôture de deux séminaires, visite de l'église de Sao Francisco à Porto)

0 activité officielle pour le roi Albert II et la reine Paola

0 activité officielle pour la princesse héritière Elisabeth, le prince Gabriel, le prince Emmanuel et la princesse Eléonore

6 activités officielles pour la princesse Astrid :  clôture de l'assemblée générale de la Fédération Internationale des Associations contre la Lèpre, concert de gala du Service Médical, célébration à Gand de l'éméritat du professeur Marleen Temmerman, 70ème anniversaire de la Chambre de commerce américaine en Belgique, inauguration de l'UNCTAD World Investment Forum à Genève, soirée de gala de l'Institut de Duve.

1 activité officielle pour le prince Lorenz :  soirée de gala de l'Institut de Duve

5 activités officielles pour le prince Laurent :   pièce de théâtre "La part de Reine" à Ixelles, match de football Belgique-Suisse au Stade Roi Baudouin, inauguration de l'exposition "La Belgique en guerre 14-18" à Berchem-Sainte-Agathe, soirée de gala au profit du centre d'accueil pour sans abris La Fontaine, inauguration du nouveau bâtiment du Centre de Hemptinne pour handicapés à Jauche

5 activités officielles pour la princesse Claire :   remise des Prix Terre d'Avenir de la Fondation Reine Paola, match de football Belgique-Suisse au Stade Roi Baudouin, 30ème anniversaire de la Fondation Pro Renovassistance, soirée de gala au profit du centre d'accueil pour sans abris La Fontaine, inauguration du nouveau bâtiment du Centre de Hemptinne pour handicapés à Jauche

2 activités officielles pour la princesse Louise :  pièce de théâtre "La part de Reine" à Ixelles, match de football Belgique-Suisse au Stade Roi Baudouin

1 activité officielle pour les princes Nicolas et Aymeric :   match de football Belgique-Suisse au Stade Roi Baudouin

Récapitulatif des activités de janvier à octobre (source :  www.monarchie.be) :

Roi :   203 activités officielles   +  95 audiences

Reine :   214 activités officielles

Princesse Astrid :  52 activités officielles

Prince Laurent :   37 activités officielles

Princesse Claire :   21 activités officielles

Prince Lorenz :   14 activités officielles

Reine Paola :   12 activités officielles

Princesse Louise :   10 activités officielles

Prince Nicolas :   9 activités officielles

Prince Aymeric :   8 activités officielles

Roi Albert II :   8 activités officielles

Prince Gabriel, Prince Emmanuel et Princesse Eléonore :   6 activités officielles

Princesse héritière Elisabeth :   5 activités officielles

lundi 29 octobre 2018

Nos souverains et le Portugal

                               

1° Les précédents voyages d'Etat

Le roi Baudouin et la reine Fabiola se sont rendus en voyage d'Etat au Portugal en 1984, suivis quinze ans plus tard par le roi Albert II et la reine Paola en 1999. Ces derniers ont invité le président portugais Jorge Sampaio et son épouse au mariage de Philippe et Mathilde en 1999, puis à un voyage d'Etat en Belgique en 2005. 

2° Le voyage d'Etat de Philippe et Mathilde en 2018

En octobre 2018, nos souverains ont effectué un voyage d'Etat de trois jours au Portugal. Ils étaient accompagnés d'une délégation d'une centaine de personnes, dont le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, le secrétaire d'Etat au Commerce Extérieur Pieter De Crem et les cinq ministres-présidents des régions et communautés (Willy Borsus, Rudy Demotte, Rudi Vervoort, Geert Bourgeois et Olivier Paasch). 

A leur arrivée à Lisbonne, la Reine portait une robe de Giorgio Armani et un chapeau de Philip Treacy (voir photo ci-dessus), déjà vus en Belgique un an plus tôt. Au programme de leur première journée :   cérémonie officielle de bienvenue avec le président Marcelo Rebelo de Sousa, visite au monastère des Hiéronymites, déjeuner offert par le premier ministre, visite à l'Assemblée, visite à l'hôtel de ville de Lisbonne, promenade en tramway, dépôt de fleurs au monument aux morts, dîner de gala organisé par le président de la République.  Notre couple royal a reçu la Grand Croix de l'Ordre de l'Infant Dom Henrique, et a offert le Grand Cordon de l'Ordre de Léopold au président Marcelo Rebelo de Sousa.

Nos souverains commencent la deuxième journée de leur voyage d'Etat par une visite du musée océanographique. Puis programme séparé :   visite de Impact Hub, cérémonie de signature de contrats, déjeuner d'affaires, conclusion de deux séminaires et réunion d'affaires belgo-portugaise pour le Roi ;  visite d'un centre de recherche biomédicale et de l'association Moinho do Juventude pour la Reine. En soirée, ils retrouvent le président portugais et offrent à leurs hôtes un concert du groupe belge Huelgas Ensemble et un cocktaïl dinatoire. Au cours de la journée, Mathilde porte trois tenues de la Maison Natan (fournisseur breveté de la Cour).

La troisième et dernière journée du voyage d'Etat a lieu à Porto. Nos souverains sont reçus à l'hôtel de ville, visitent le musée d'art contemporain, l'université et l'église de Sao Francisco, déjeunent avec des hommes d'affaires, assistent à la clôture de deux séminaires, avant de prendre congé du président portugais Marcelo Rebelo de Sousa. La Reine portait une tenue noire et blanche d'Esmeralda Ammoun. Ce voyage d'Etat s'est très bien passé, sans le moindre problème.

3° Liens entre la famille royale belge et la maison de Bragance

Le Portugal est une république, mais le duc Duarte de Bragance (chef de l'ancienne famille royale portugaise) entretient de bonnes relations avec les autorités et il était présent avec son épouse lors du dîner de gala organisé par le président Marcelo Rebelo de Sousa en l'honneur des souverains belges.

Dans son discours, le Roi a d'ailleurs déclaré :   "Nos pays ont connu les mêmes familles régnantes, qui ont continué à s'allier entre elles. J'ai moi-même du sang portugais et mon arrière-grand-mère, la reine Elisabeth, parlait couramment votre belle langue".

En effet, la maman de notre reine Elisabeth était l'infante Marie-Josèphe du Portugal (fille du roi Miguel Ier). Le roi Miguel Ier du Portugal est d'ailleurs l'aïeul commun de notre roi Philippe et du duc Duarte de Bragance. Si elles ne sont pas vraiment intimes, les deux familles se revoient régulièrement lors des événements familiaux du Gotha. Ainsi, par exemples, le prince héritier Philippe était présent au mariage du duc et de la duchesse de Bragance en 1995, tandis que le duc Duarte a assisté aux funérailles de la reine Fabiola en 2014.