lundi 16 octobre 2017

Le prince Emmanuel de Belgique

                       
                                                  
175 ans jour pour jour après l'indépendance officielle de la Belgique, la princesse Mathilde donne naissance, le 4 octobre 2005, à son troisième enfant, prénommé Emmanuel, Léopold, Guillaume, François, Marie. A sa naissance, il pesait 3,9 kg et mesurait 50 cm. L'accouchement a lieu à l'Hôpital Erasme à Anderlecht. Son parrain est le grand-duc héritier Guillaume de Luxembourg et sa marraine est la comtesse Elisabeth d'Udekem d'Acoz. Le baptême a lieu en décembre dans la chapelle du château de Ciergnon.

Comme ses soeurs et son frère, Emmanuel effectue ses maternelles et sa première année primaire en néerlandais au collège Sint-Jan Berchmans à Bruxelles. Mais depuis septembre 2012, il fréquente l'école spécialisée Eureka à Kessel-Lo près de Louvain. C'est un établissement privé dont le coût d'inscription annuel est de 10.200 euros. Il accueille des enfants de 7 à 14 ans (ayant un quotient intellectuel d'au moins 100) qui présentent des difficultés d'apprentissage et des problèmes dits structurels (dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, p.ex.).  Fin 2013, la presse avait également révélé que le prince se rendait régulièrement en consultation chez un psychologue du quartier Merode à Etterbeek. Pour quelle raison a-t-il été changé d'école et a-t-il été suivi par un psychologue?   Le Palais n'a jamais fait aucun commentaire à ce sujet, considérant que cela fait partie de la vie privée.

Durant ses temps libres, le prince Emmanuel aime la nature et le sport. Il pratique le vélo, la natation, le ski et la voile. Il joue de la flûte.

lundi 9 octobre 2017

Le roi Philippe, proche des jeunes

                                       
                              À Molengeek, le Roi s’est vu présenter l’application CitizenMap, qui cartographie les défibrillateurs en région bruxelloise. Il s’est ensuite entretenu avec les jeunes développeurs.
   
Si c'est surtout la reine Mathilde qui s'occupe du domaine social, le Roi a clairement indiqué sa priorité personnelle dès son discours télévisé de Noël 2013 :

"Dans notre pays, un jeune sur quatre ne trouve pas de travail et une personne sur sept vit dans la pauvreté. Des fermetures et restructurations d'entreprises nous ont très durement touchés. Trop de gens vivent dans l'isolement. Dans un contexte socio-économique difficile, le gouvernement fédéral et les gouvernements régionaux ont pris des mesures encourageantes visant à consolider nos finances publiques, protéger notre pouvoir d'achat et notre compétitivité, soutenir nos entreprises et préserver notre modèle social. Je suis confiant que cet effort sera poursuivi. Ces derniers mois et ces dernières années, mon épouse et moi avons rencontré quantité de jeunes Belges débordant de créativité et d'énergie. Nous avons aussi rencontré des personnes dont les talents n'ont pas pu se manifester ou être reconnus. Faire s'épanouir les qualités de chacun est notre responsabilité à tous. L'enseignement et la formation sont pour cela des leviers essentiels. Ils transmettent le savoir, préparent à l'emploi, à l'insertion dans la société et à l'exercice de la citoyenneté. En développant l'esprit critique et le travail en équipe, ils donnent aux jeunes la possibilité de devenir des hommes et des femmes engagés et responsables. En tant que parents, mon épouse et moi saluons avec vous le travail admirable des enseignants et des éducateurs. Nous savons que leur tâche est difficile. Il est tout aussi important de tisser des liens entre toutes les composantes de notre société. Les liens entre l'école et le monde du travail parce que chaque fois que l'enseignement et les entreprises s'ouvrent l'une à l'autre, de nouvelles opportunités d'emploi voient le jour".


Passant du discours aux actes, le Roi organise au palais quatre réunions de travail sur l'emploi et la formation des jeunes :  la première avec des responsables du Forem et du VDAB, la deuxième avec des représentants de la FEB, Unizo, Union des Classes Moyennes et Boerenbond, la troisième avec les trois ministres communautaires de l'Enseignement, et la quatrième avec des responsables de la FGTB, ABVV, ACV et ACLVB.  Suite à ces réunions de travail, Philippe se rend sur le terrain (une visite par région, équilibre linguistique oblige!) :  au centre de compétence maritime du VDAB à Zeebrugge, au centre de compétence Technifutur du Forem à Seraing, et au centre de construction de Bruxelles-Formation à Neder-Over-Heembeek.

Notre souverain participe aux dix ans du programme Erasmus Belgica du Fonds Prince Philippe. Ce programme facilite les échanges entre des établissements d'enseignement supérieur des trois communautés de notre pays. L'échange peut durer de trois mois à une année académique. Les étudiants reçoivent une bourse unique de 100 euros pour y participer. S'ils louent un kot, ils peuvent obtenir un bonus supplémentaire de maximum 100 euros par mois, après avoir présenté une copie du contrat de location.

Année 2015

En mars 2015, le Roi effectue un voyage de travail de deux jours en Allemagne (à Berlin et Düsseldorf précisément) sur le thème de l'emploi et la formation des jeunes. Il est accompagné du ministre fédéral de l'Economie Kris Peeters et, suite à la fédéralisation de notre pays, de sept autres ministres des gouvernements régionaux et communautaires compétents en matière d'emploi, de formation et d'enseignement (Philippe Muyters, Joëlle Milquet, Eliane Tillieux, Didier Gossuin, Hilde Crevits, Harold Mollers, Isabelle Weykmans). La délégation belge rencontre des responsables politiques, chefs d'entreprises et enseignants allemands.

Au début d'une table ronde, notre souverain déclare :  "Le chômage des jeunes est un des problèmes les plus graves qui se posent à notre Union Européenne. Dans certaines sous-régions en Belgique, un jeune de moins de 25 ans sur trois est demandeur d'emploi. Dans le sud de l'Europe, des pourcentages encore bien pires sont atteints. Cette situation est intolérable d'un point de vue moral. Intolérable d'un point de vue politique, puisque ces jeunes sont souvent repoussés aux marges de nos sociétés sans pouvoir jouer pleinement leur rôle de citoyen. Et intolérable d'un point de vue économique, puisque tant de jeunes travailleurs sont ainsi empêchés de contribuer à la prospérité de leurs communautés".

Pour lui, la formation en alternance est une des solutions. Et il explique la raison de ce voyage de travail en Allemagne :    "Il est clair que les pays germaniques (Allemagne, Autriche, Suisse, Luxembourg mais aussi la communauté germanophone de Belgique) ont des taux de chômage chez les jeunes relativement moins élevés que le reste de l'Europe. Une des raisons de ce succès est certainement la formation duale".

Au cours de l'année 2015, le Roi multiplie les activités officielles liées aux jeunes :   visite du projet OpBoksen pour les jeunes à Genk, du campus Don Bosco à Haacht, du centre de jeunes Loco-Motive à Bruxelles, du centre sportif et culturel Pôle Nord à Bruxelles, du Centre National de Football de Tubize, de Corda in Campus à Hasselt, et du campus d'Eupen, rencontre avec les jeunes participant au Train des 1000 avant leur départ pour les camps d'Auschwitz et de Birkenau en Pologne, déjeuner de travail au palais royal sur l'emploi et la formation des jeunes, journée nationale de Chirojeugd Vlaanderen, dîner au château de Laeken avec des jeunes professionnels de talent, forum Young Talent in Action, visite de l'Institut Technique Libre d'Ath, remise des prix Belgodyssée 2015 pour jeunes journalistes.

En novembre, Philippe est l'invité d'honneur du sommet "Entreprise 2020" organisé à Bruxelles par la Commission Européenne. Il y lance le Pacte Européen pour la Jeunesse :  c'est un engagement mutuel de l'Union Européenne et des leaders du monde des affaires pour encourager les partenariats entre le monde de l'entreprise et le monde de l'éducation, afin d'accroître l'emploi des jeunes.

Année 2016

Le Roi continue de se montrer intéressé par les jeunes en 2016 :  visite du projet "Jeunes artistes sans frontières" au Botanique, du centre régional pour la jeunesse à Malines, d'un camp pour enfants défavorisés à Grammont, du centre de formation Lidl à Molenbeek-Saint-Jean, 25ème anniversaire de l'échange linguistique entre des écoles de Minderhout et Neufchâteau, rencontre avec des élèves de Visé et Poelkapelle ayant participé à un Relais Sacré en vélo, rencontre avec des jeunes entrepreneurs belges, remise des prix du concours Belgodyssée pour jeunes journalistes.

En mai 2016, un symposium est organisé au palais d'Egmont sur les synergies entre l'enseignement et les entreprises. Le Roi participe à l'ouverture, et afin de montrer tout l'intérêt qu'il porte à ce sujet, la clôture de ce symposium a lieu au palais royal de Bruxelles.

Dans son discours, il déclare :  "J'ouvre ce symposium avec le double plaisir de vous y voir réunis et d'aborder un sujet qui m'est particulièrement cher :  celui de l'avenir de notre jeune génération. Et plus spécifiquement la question qui se pose à nous : comment améliorer le parcours vers l'emploi de nos jeunes? A travers nos diverses activités, nous partageons cette même préoccupation et ce même objectif. L'enseignement et la formation des jeunes générations est une tâche que nous considérons comme prioritaire. Mais cette tâche est si complexe, elle nous oblige à des réflexions si profondes que nous en venons parfois à en oublier l'urgence.

Le chômage des jeunes est pourtant un des problèmes majeurs auxquels l'Europe est confrontée. Les pays de l'Europe du sud souffrent de manière criante de ce phénomène. La Belgique est affectée en moindre mesure mais le diagnostic n'en demeure pas moins inquiétant, notamment dans certaines zones géographiques du pays. Malgré les ressources importantes consacrées à l'enseignement et à la formation professionnelle, le taux moyen de chômage des jeunes en Belgique est de 23%, ce qui dépasse largement la moyenne de 15% des pays de l'OCDE. Pire encore :  160.000 jeunes se trouvent dans une situation qualifiée de "NEET" : ni enseignement, ni emploi, ni formation.

Au cours de mes entretiens avec de nombreux acteurs de terrain, j'ai pu constater que le lien entre le monde de l'enseignement et de la formation d'une part, et celui de l'entreprise d'autre part, méritait d'être renforcé. Ces deux mondes, celui du savoir et celui du faire, doivent se rapprocher pour s'incarner dans un savoir-faire, et même un savoir-être innovants. Cette recette de l'enseignement et de la formation en alternance est appliquée avec succès dans certains pays germanophones ainsi que dans notre propre communauté germanophone. C'est pourquoi nous avons effectué l'an dernier une visite de travail en Allemagne en présence de plusieurs ministres et acteurs-clés.

Je me réjouis de voir que, chacun dans le cadre de leurs compétences, les différents ministres, responsables de l'enseignement, de la formation et de l'emploi, prennent des mesures en vue de valoriser l'enseignement qualifiant et en particulier de promouvoir l'enseignement et la formation en alternance dans une perspective d'excellence. J'ai l'impression qu'une nouvelle dynamique a été lancée :  le constat que l'enseignement ou la formation en alternance constitue un levier promoteur est aujourd'hui partagé par tous. J'ai le sentiment que la volonté existe réellement de faire de cet enseignement ou de cette formation un pivot d'excellence dans notre pays.

En guise d'introduction à ce symposium, je voudrais vous faire part de trois réflexions qui, je l'espère, pourront vous aider à relever ce défi.

Premièrement, il me paraît essentiel de continuer à construire activement des ponts entre tous les acteurs. Le monde de l'enseignement et de la formation d'une part, et le monde de l'entreprise d'autre part, ont chacun leur identité, leur culture, leur rationalité. L'enseignement et la formation en alternance se situent à la croisée de ces chemins. Plusieurs organisations et institutions, plusieurs compétences s'entrecroisent. Encore faut-il qu'elles se rencontrent. Nous devons continuer à faciliter leurs interactions et surtout éviter que de nouvelles cloisons se créent. Si nous voulons, à l'image de nos voisins allemands, élever l'enseignement et la formation en alternance à un niveau d'excellence, nous ne réussirons qu'en unissant nos forces.

Deuxièmement, je crois fermement que le succès de la formule dépendra de sa simplicité et de son accessibilité. Si nous voulons motiver les jeunes, les entreprises, les institutions d'enseignement et de formation à s'inscrire dans le système, celui-ci doit être lisible, compréhensible et attractif.

Enfin, et c'est un troisième aspect que je voudrais mettre en évidence : le rôle des autorités publiques est de stimuler l'initiative et la créativité, en responsabilisant les acteurs de terrain. Là où la formation en alternance fonctionne bien, l'initiative vient aussi du terrain. Mettre les professeurs en contact direct avec les entreprises de leur région. Inciter les entreprises et les écoles à coopérer de façon concrète au niveau local. Inviter les communes et les instituts de formation à faciliter cet échange et à s'inscrire dans le système. Voilà quelques pistes déjà mises en pratique ça et là et qui méritent, me semble-t-il, d'être approfondies.

En commençant, j'ai rappelé le niveau élevé des ressources publiques mobilisées pour l'enseignement en Belgique. Chacune de nos communautés travaille activement à améliorer la qualité et l'équité de nos systèmes d'enseignement avec une vision d'excellence. L'instauration et la valorisation d'un système de formation en alternance exige une coopération avec les régions et avec les partenaires économiques et sociaux. Améliorer la qualité de notre enseignement et aider les jeunes dans leur parcours vers l'emploi sont des priorités absolues. Nous en mesurons le degré d'urgence. L'enseignement et la formation sont des piliers de notre société. C'est là que les jeunes deviennent des citoyens. C'est là qu'ils découvrent et consolident leurs talents. C'est là que l'avenir de notre société et de notre pays se construit".

Année 2017

Au cours du premier semestre de 2017, le Roi visite le centre de formation en alternance aux métiers de construction Construform à Verviers, le campus de la VUB à Etterbeek, l'Institut Cardinal Mercier à Schaerbeek, la station de radio MNM à Louvain qui encourage les jeunes en examen, et le festival musical Tomorowland à Boom. Il rencontre aussi les lauréats du projet IDCity destiné aux jeunes entrepreneurs sociaux, les finalistes du 28ème Ja Europe Company of the Year Competition pour les jeunes de 15 à 21 ans, et participe à une réunion de travail avec les jeunes du magazine interreligieux "Lueurs". Après l'Allemagne en 2015, Philippe effectue un deuxième voyage de travail de deux jours sur le thème de la formation en alternance en Suisse. Il est accompagné du ministre fédéral Kris Peeters et des trois ministres régionaux de l'Emploi.

Dans son discours télévisé de la fête nationale 2017, le Roi déclare :    "Aujourd'hui, un vent d'optimisme souffle sur notre économie et sur le marché de l'emploi. Une nouvelle dynamique européenne semble prendre forme. Alors, comment saisir ce moment?  Comment en faire une opportunité pour l'ensemble de la société? En continuant à façonner une société inclusive, dans laquelle personne ne se sent abandonné. Apprendre, au sens large, est une des clés pour y parvenir. Apprendre des autres et avec les autres.

A l'âge du savoir immédiat et omniprésent, apprendre à interpréter les faits et à émettre un jugement de valeur, permet de prendre ses responsabilités en connaissance de cause. "C'est vrai", "C'est juste", "C'est bien" :  les jeunes apprennent cela en premier lieu de leurs parents. Et aussi de ces enseignants passionnés qui éveillent chez leurs élèves le désir de comprendre. Dans un monde qui évolue à un rythme accéléré, ils apprennent de leurs aînés comment prendre du recul. Les aînés peuvent aussi apprendre des plus jeunes. Encourageons la rencontre de l'enthousiasme et de la créativité avec la sagesse et l'expérience de vie.

Le travail est également un lieu qui permet cette rencontre. De plus en plus d'écoles en Belgique intègrent le travail en entreprise dans leur programme. Lors d'un récent voyage en Suisse, j'ai pu apprécier les succès engrangés par ce modèle de formation en alternance. Continuons à favoriser les synergies entre le monde de l'enseignement et celui des entreprises. Nous insufflerons un plus grand dynamisme sur le marché du travail. Et nous créerons plus d'égalité des chances".

De retour de vacances, le Roi continue de s'intéresser aux jeunes durant le deuxième semestre de 2017 :   petit-déjeuner avec des jeunes entrepreneurs du marché matinal de Bruxelles, visite de l'école Asty-Moulin à Saint-Servais, déjeuner au château de Laeken avec des jeunes entrepreneurs, réception pour les officiers-élèves de l'Ecole Royale Militaire, forum "Young Talent in Action" organisé par la FEB, rencontre avec la directrice RH International de Facebook Fiona Mullan ayant participé la veille au forum, table ronde avec des jeunes actifs à BeCentral à la gare Centrale à Bruxelles, visite de l'entreprise de consultance Deloitte avec comme thème sa politique d'engagement des jeunes.

Source :  www.monarchie.be
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lundi 2 octobre 2017

Activités royales en septembre 2017

22 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel (reçu 3 fois), le ministre flamand de la Culture et de la Jeunesse Sven Gatz, le président du SPA John Crombez, le patriarche d'Antioche, le premier président du Conseil d'Etat Roger Stevens, l'auditeur général du Conseil d'Etat Luc Vermeire, le premier président de la Cour d'Appel de Mons Philippe Morandini, la présidente du VLD Gwendolyn Rutten, la directrice de Crosstalks Marleen Wynants, la classe OKAN de l'Institut Marie-Madeleine de Kortemark, le secrétaire d'Etat à la mer du Nord Philippe De Backer, le président du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles Philippe Courard, le secrétaire d'Etat à l'Asile Théo Francken, le gouverneur-général d'Australie John Cosgrove et son épouse, le président d'Ouganda Yoweri Kaguta Museveni, ainsi que les ambassadeurs de République Dominicaine, Paraguay, Inde, Ouzbékistan et Nigéria.

15 activités officielles pour le Roi :   première belge de l'opéra "Pinocchio", déjeuner au château de Laeken avec des jeunes entrepreneurs, 50ème anniversaire de l'Ordre des pêcheurs de crevettes à cheval d'Ostduinkerke, hommage à la dépouille mortelle du bourgmestre de Mouscron Alfred Gadenne, visite du marché matinal de Bruxelles, Coupe Davis Belgique-Australie à Bruxelles Expo, journées bruxelloises du patrimoine, visite de la halte-accueil Bébé Bus à Sombreffe, visite de TRAKK à Namur, visite de l'école Asty-Moulin à Saint-Servais, réception au palais royal de Bruxelles pour les officiers-élèves de l'Ecole Royale Militaire  + 4 activités officielles lors de leur visite à Luxembourg (14ème réunion informelle des chefs d'Etat de pays germanophones à l'abbaye de Neumünster, visite du MUDAM, visite de la Philharmonie Luxembourg, réception au palais grand-ducal).

18 activités officielles pour la Reine :  première belge de l'opéra "Pinocchio", déjeuner au château de Laeken avec des jeunes entrepreneurs, visite du pavillon belge de la Biennale de Venise, visite de la 57ème exposition d'art contemporain "Viva Arte Viva" de la Biennale de Venise, visite de pavillons étrangers de la Biennale de Venise, journées bruxelloises du patrimoine, 50ème anniversaire de l'Ordre des pêcheurs de crevettes à cheval d'Ostduinkerke, concours européen Eurofleurs à Saint-Trond, visite de la halte-accueil Bébé Bus à Sombreffe, visite de TRAKK à Namur, visite de l'école Asty-Moulin à Saint-Servais, rencontre avec le gouverneur-général d'Australie John Cosgrove et son épouse, rencontre avec la Première Dame du Bénin    + 5 activités officielles lors de leur visite à Luxembourg (rencontre avec des auteurs luxembourgeois, présentation des itinéraires culturels du Conseil de l'Europe, visite du MUDAM, visite de la Philharmonie Luxembourg, réception au palais grand-ducal).

1 activité officielle pour le roi Albert II et la reine Paola :  80ème anniversaire de la reine Paola à Santa Marina Salina (dont ils ont été faits citoyens d'honneur)

1 activité officielle pour la princesse héritière Elisabeth :  journées bruxelloises du patrimoine

7 activités officielles pour la princesse Astrid :  inauguration des nouvelles infrastructures du groupe INOVYN à Jemeppe-sur-Sambre, messe à Laeken à la mémoire du roi Baudouin, 80ème anniversaire de la reine Paola à Santa Marina Salina, 20ème anniversaire de l'asbl Pinocchio pour enfants brûlés, commémoration du centenaire de la Bataille du Bois de Polygone à Zonnebeke, inauguration de l'exposition de photos "Pour un monde sans mines", défilé de la Lux Fashion Week à Arlon.

2 activités officielles pour le prince Lorenz :  messe à Laeken à la mémoire du roi Baudouin, défilé de la Lux Fashion Week à Arlon.

0 activité officielle pour le prince Laurent

2 activités officielles pour la princesse Claire :  soirée à La Hulpe pour les 20 ans de la Fondation Prince Laurent, inauguration d'un bâtiment rénové par Renovassistance à Etterbeek.

Récapitulatif des activités officielles de janvier à septembre (source :  www.monarchie.be) :

Roi :   134 activités officielles   +  135 audiences

Reine :   159 activités officielles

Princesse Astrid :   68 activités officielles

Prince Laurent :   53 activités officielles

Princesse Claire :   19 activités officielles

Prince Lorenz :   17 activités officielles

Princesse Elisabeth :   9 activités officielles

Roi Albert II :   6 activités officielles

Reine Paola :   4 activités officielles

lundi 18 septembre 2017

3ème Salon du Livre d'Histoire de Bruxelles

Créé par Patrick Weber, le Salon du Livre d'Histoire de Bruxelles connaîtra sa troisième édition les 2 et 3 décembre 2017 de 14h à 18h. Après le palais du Coudenberg en 2015 et l'hôtel de ville en 2016, il aura lieu cette année au Cercle Royal Gaulois, situé non loin du parlement et du Théâtre du Parc.

Une centaine d'auteurs belges et français sont annoncés, dont la princesse Esmeralda de Belgique, Stéphane Bern, Philippe Delorme, Patrick Weber et Philippe Geluck parmi les plus connus.

Voici le message de Patrick Weber :

"Vous le savez :  j'aime partager avec vous ma passion pour l'art et l'histoire de l'art. Sous le Haut Parrainage de SAR la princesse Esmeralda de Belgique, il rassemblera une centaine d'historiens, essayistes, romanciers, auteurs de BD, venus de Belgique et de France. Un cycle de conférences, des animations et des visites guidées combleront tous les amateurs d'histoire et d'histoire de l'art. Un thème s'impose cette année :  500 ans après la réforme luthérienne et 100 ans après les tumultes de 1917, nous reviendrons sur le "Temps des Révolutions".

Pour cette troisième édition, nous restons fidèles à ce qui a fait notre succès : curiosité, plaisir de la découverte, rencontre et lien intergénérationnel. Parce que lire, c'est être libre. Et parce que les livres constituent un rempart contre la barbarie. "Ecrire l'histoire" vous fera découvrir cette année un nouveau lieu prestigieux : le Cercle Royal Gaulois, le cercle artistique et littéraire au cœur du Parc Royal de Bruxelles. Un endroit unique et méconnu qui ouvrira exceptionnellement ses portes pour vous.

Préparez votre visite! La liste des auteurs, leur jour de présence, le programme des conférences, des débats et des visites vous attend sur www.ecrirelhistoire.com . Je vous y attends nombreux".

lundi 11 septembre 2017

Le combat de la princesse Astrid contre le sida

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Lors de la 5ème Conférence panafricaine des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge en septembre 2000, la princesse Astrid prend la parole :

"Il y a dans le monde, sans aucun doute, une nette prise de conscience de l'énorme menace que représente le VIH/SIDA et il est maintenant presqu'universellement reconnu que ce fléau frappe et frappera durement la population mondiale et plus particulièrement des couches entières de populations africaines. Non seulement la maladie fera dans la prochaine décennie plus de victimes que toutes les guerres du 20ème siècle, y compris les deux guerres mondiales. De surcroît, elle laissera près de 30 millions d'orphelins africains. Cet état de choses risque, de plus, de provoquer une instabilité sociale dangereuse, avec une tranche substantielle de la population mal formée, souffrant de déficience alimentaire et a fortiori marginalisée.

Face à cette solution pandémique, personne ne peut rester indifférent. Nous avons tous le devoir de réagir. Le premier ministre belge s'est d'ailleurs, au début de ce mois, lors de l'assemblée générale des Nations Unies, clairement exprimé dans ce sens, et a pris un engagement clair à ce sujet. La présence ici de notre secrétaire d'Etat à la Coopération témoigne aussi de cet engagement. J'ai été moi-même, depuis un certain temps, sensibilisée au problème qui existe dans mon propre pays.

Le thème restait tabou. On n'en parlait de préférence pas. Ceux qui étaient atteints du virus avaient de la peine à avouer leur état, tant leur sentiment de honte était grand. Ils avaient peur d'être rejetés par la société et surtout par leurs proches. Effectivement, on évitait de les fréquenter. On n'osait surtout pas les toucher. Et la phobie allait jusqu'à ne pas engager une personne victime du virus VIH. Des campagnes de sensibilisation ont été lancées pour répandre le message :  il y a bien sûr des précautions à prendre pour ne pas être contaminé, mais il n'y a aucun risque à vivre aux côtés de ces personnes touchées par le VIH, et de plus on peut les aider à vivre dignement. Petit à petit, les préjugés ont considérablement diminué, même si tout n'est pas encore acquis.

Dans ce contexte, j'ai pu assister à une manifestation organisée annuellement en Belgique, connue sous le nom de Aids Memorial Day. Il y avait des récits émouvants de personnes malades, de personnes ayant perdu par cette terrible maladie quelqu'un qui leur était cher. Un témoignage plus particulièrement poignant m'est resté gravé dans la mémoire : celui d'un père déplorant la mort de son enfant adoptif qu'il avait accompagné avec amour jusqu'au bout de sa maladie. Je me suis sentie très proche de tous ceux présents à cette manifestation et entourée de leur affection et de leur amitié. Je reste d'ailleurs en contact avec un des organisateurs de cette activité, lui-même atteint du sida.

Quand on m'a proposé de m'intéresser aux problèmes qu'affronte ce magnifique continent africain, je n'ai pas hésité une seconde. Dans ce cadre, j'ai pu me rendre au Mozambique, au Burkina Faso et au Ghana. Et j'ai eu l'occasion de rencontrer des personnes atteintes du virus, des personnes gravement malades du sida, d'éminents médecins spécialistes, des chercheurs, des responsables de haut niveau.

Au cours de ces rencontres, j'ai vu des situations et entendu des témoignages qui m'ont profondément bouleversée. J'ai notamment été témoin de l'horreur d'une mère qui se trouvait totalement impuissante face à une diarrhée qui emportait rapidement son bébé. Elle ne savait pas que l'assassin de son enfant s'appelait sida et qu'elle partagerait, à bref délai, le sort de son enfant. J'ai aussi été frappée par la souffrance de personnes mourant de méningite suite au sida. Les quelques tablettes de paracétamol n'arrivaient pas à contrôler leur douleur. Leur regard dans le vide semblait déjà fixer la mort. Allongée sur le lit, à côté du cabinet d'un médecin, une femme en pleurs, d'une vingtaine d'années, venait d'apprendre qu'elle était atteinte du sida. Et j'ai pu apercevoir dans ses yeux le désespoir et la panique face à cette fatalité. Je me suis imaginée sa tourmente à l'idée de devoir annoncer son état à sa famille, ses proches, sa communauté, et d'y être peut-être rejetée.

Etant profondément frappée et poursuivie par ces images, je ne pouvais que m'inquiéter que, parmi tous ceux qui m'entouraient, animés de cette joie de vivre qui caractérise le peuple africain, beaucoup étaient atteints du virus ;  que même certains le savaient, mais n'osaient pas l'avouer et que d'autres n'étaient pas conscients de leur maladie. Mais mes expériences n'étaient, bien sûr, pas que négatives. Il y avait aussi, par rapport à cette problématique, bon nombre de messages porteurs d'espérance.

J'ai abordé ainsi des hommes politiques qui n'ont plus peur de mobiliser les populations et qui encouragent la mise sur pied de programmes d'information, de prévention et de suivi des malades. Certains vont, à juste titre, jusqu'à englober ces programmes dans l'ensemble des domaines qui déterminent la prospérité d'un pays :  la santé, l'économie, l'éducation, la recherche, l'agriculture, la culture, et j'en passe. Cette prise de position des responsables politiques est complémentaire aux actions qu'on peut observer sur le terrain.

Et de l'action, j'en ai vu!  J'ai été impressionnée par l'engagement des nombreux jeunes volontaires. De manière créative, à l'aide de moyens rudimentaires, ils s'efforcent de passer des messages simples, mais qui pourtant sauvent des vies. Ils insistent sur les valeurs de l'abstinence et de la fidélité, mais ne passent pas sous silence l'utilisation du préservatif.

Pour faire passer ces messages, ils jouent des pièces de théâtre, très pédagogiques, riches en couleurs et, de surcroît, très humoristiques. J'ai assisté à un tel spectacle, sous un arbre, autour duquel tous les villageois, des plus petits aux plus vieux, étaient regroupés. Lors de ces spectacles, les acteurs ne se limitent pas à indiquer le besoin de se prémunir contre la maladie. Ils s'efforcent aussi de démontrer qu'on peut côtoyer, en toute sécurité, des personnes contaminées, qui sont trop souvent, de façon honteuse, exclues de la société.

Et effectivement, lors de mes contacts avec des personnes, vivant d'une façon positive avec le sida, j'ai pu me rendre compte de leur sentiment d'être traité injustement. J'ai pu d'autant plus apprécier le véritable engagement de certains d'entre eux qui parviennent, par leur témoignage personnel, à convaincre d'autres d'éviter des comportements à risque.

Parlant du risque de contamination, il existe un groupe particulièrement vulnérable que sont les prostituées. Un programme d'intervention contre le sida et les maladies sexuelles transmissibles est parvenu à gagner la confiance de ce groupe si important dans la lutte contre le virus. La solidarité qui régnait au sein du groupe que j'ai visité, et surtout l'entraide concrète en cas de maladie ou de décès, m'a profondément touchée. Les mérites du programme que je viens de citer sont qu'il associe cette solidarité déjà existante au domaine de la santé. Ainsi le projet a poussé ces femmes à mieux se protéger et par ce fait éviter de contaminer leurs clients.

Je m'en voudrais, dans la foulée de mes impressions positives, de ne pas citer la décision des 54 sociétés africaines de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge d'accorder une priorité presque absolue à la lutte contre le sida.

La mobilisation, dans ce combat, de très nombreux volontaires (on va même jusqu'à évaluer leur nombre à deux millions) représente un apport d'une importance cruciale. Certes, l'encadrement de ces volontaires constitue un formidable défi. Mais a-t-on vraiment le choix? D'autre part, l'appui massif des gouvernements et du monde scientifique et pharmaceutique sera nécessaire, et il faudra des financements substantiels. Dans le même ordre d'idées, la recherche de la synergie par une bonne coordination de l'action me semble primordiale.

En guise de conclusion, j'aimerais vous faire part de ma conviction qu'il est urgent d'unir nos forces et d'agir. Il n'est certainement pas trop tard. En effet, si dans certains pays les plus touchés 25% des jeunes sont infectés,  75% ne le sont pas encore. Nous n'avons pas le droit de les abandonner. Ni les uns, ni les autres".

En juin 2001, la princesse fait partie de la délégation belge à l'assemblée générale spéciale des Nations Unies sur le sida. Lors de la Journée Mondiale contre le Sida en décembre, elle assiste à des activités organisées par la Plate-forme Prévention Sida au Passage 44 à Bruxelles. A l'hôpital militaire de Neder-Over-Heembeek, elle s'est fait présenter les stratégies mises en oeuvre par le team d'information sur le sida, créé par l'armée belge.

Astrid poursuit son combat en 2002 :  voyage au Bénin, inauguration du bus "Sex'Etera : un itinéraire d'information sur la vie affective et sexuelle" (une initiative de la province de Liège), rencontre avec des membres de l'Opération Smiles (une oeuvre au profit des enfants atteints du sida et soignés au CHU Saint-Pierre à Bruxelles), etc.

La création d'une ambassadrice belge pour vaincre le sida est décidée le 12 mars 2004 lors d'une réunion entre la princesse Astrid, le docteur Peter Piot (directeur exécutif d'Onusida) et le ministre de la Coopération au Développement Marc Verwilghen. Son rôle est d'assurer la cohérence des politiques belges menées dans la lutte contre le sida et d'animer la Plate-forme Sida qui vient d'être créée. La Belgique est le quatrième pays à se doter d'une telle ambassadrice thématique. Le poste est confié à la diplomate Françoise Gustin, ancienne conseillère d'Albert II.

En avril 2004, la princesse profite de sa présence en Afrique du Sud pour les dix ans de l'abolition de l'apartheid pour visiter des projets contre le sida avec le ministre belge de la Coopération au Développement Marc Verwilghen. Elle confie à la presse :    "Souvent, un engagement en entraîne d'autres. Il y a plusieurs années, lors d'une visite à Genève, dans le cadre d'une conférence internationale, un citoyen belge, travaillant pour la Fédération de la Croix-Rouge Internationale, m'a interpellée sur la lutte contre le sida et m'a montré, dans un petit bureau, sur une carte du monde, tous les pays touchés par ce fléau. Il m'a expliqué qu'il s'agissait d'une énorme pandémie (40 millions de personnes atteintes dans le monde). Quand je lui ai avoué que je me sentais vraiment très petite devant de telles catastrophes, il m'a répondu fâché :  "Ne dites jamais cela, on peut toujours faire quelque chose contre ce fléau".  C'est ainsi que j'ai commencé à visiter cinq pays d'Afrique (le Mozambique, le Burkina Faso, le Ghana, l'Ethiopie et le Bénin) dans le cadre de la prévention de cette maladie. Et aujourd'hui en Afrique du Sud.

Comme présidente de la Croix-Rouge de Belgique, comme intervenante lors de la Conférence panafricaine, je ne voulais pas parler sans connaître, sans avoir vu les choses, palpé les problèmes, rencontré les gens. Aujourd'hui, même si je préfère agir que parler, j'accepte de répondre à vos questions parce que j'ai de l'espoir. Honnêtement, je dois vous avouer qu'après avoir visité ce mouroir, ces gens qui touchaient la mort, sans bruit, sans parole, j'ai dû m'allonger sur mon lit en rentrant. J'étais...uitgeput, comme on dit en néerlandais, vidée. Je connais des moments de découragement, oui. Quand je vous parle de ce mouroir, les larmes me montent aux yeux. Par contre, je ne ressens aucune révolte car je sais, pour connaître le travail accompli ces dernières années, qu'on avance. Et puis, récolter les témoignages de ces jeunes filles, ces mères, ces enfants, tous ces gens pris en charge par la Croix-Rouge ou Médecins Sans Frontières - et qui donc peuvent à nouveau croire en la vie - tout cela me donne espoir. Constater le formidable projet porté par le docteur Eric Goemaere et son équipe de MSF aussi".

Un mois plus tard, la princesse Astrid confie à l'hebdomadaire "La Libre Match" :   "Si l'abstinence n'est pas possible dans ce domaine, il faut alors se protéger et protéger ainsi les autres afin que la maladie cesse de se répandre. Au début, la prévention en général était le moyen dont la Croix-Rouge Internationale disposait pour combattre cette maladie mortelle. Maintenant, les choses ont évolué et il y a une grande prise de conscience à travers la communauté internationale et européenne, notamment dans le cadre de l'Onusida (le Fonds de l'ONU pour la lutte contre le sida), le programme de collaboration entre l'UE + la Norvège et les pays en voie de développement sur les essais cliniques (EDCTP), et bientôt il y aurait la nomination d'un ambassadeur européen attitré pour lutter contre cette pandémie. De plus, les médicaments sont beaucoup plus accessibles qu'auparavant. Mais s'ils soulagent fortement les patients atteints, ils ne guérissent pas, pour l'instant du moins, la maladie. Je dis bien "pour l'instant" car je reste très optimiste quant à la capacité de la recherche - que nous soutenons vivement - de trouver rapidement un moyen de combattre la maladie de manière encore plus efficace. Des accords ont été conclus avec les firmes pharmaceutiques pour vendre la médication à des prix abordables. Toutefois, le traitement du sida reste encore extrêmement onéreux pour certains pays. Qui dit médicament dit automatiquement suivi des médicaments et suivi du patient. Je sais que certaines ONG, notamment la communauté Sant'Egidio, font à ce propos un travail fabuleux".

 Après 2004, la princesse s'investit moins dans la lutte contre le sida, laissant ce combat à sa belle-soeur Mathilde qui a été pendant quelques années représentante spéciale d'Unicef et de l'Onusida pour les enfants affectés par ce virus. C'est cependant Astrid qui assiste, en octobre 2011, au symposium "20 ans de prévention du VIH à la Défense" organisé à l'Hôpital Militaire Reine Astrid à Neder-Over-Heembeek.

En tant que présidente d'honneur des fonds scientifiques et médicaux de la Fondation Roi Baudouin, la princesse Astrid remet, chaque année, les bourses du Fonds Recherche Scientifique contre le sida, créé en 2010 par la Fondation Roi Baudouin. Il est doté de 2,5 millions d'euros provenant des réserves d'une asbl créée par les pouvoirs publics pour dédommager les victimes de transfusions sanguines contaminées par le sida. Or, ces dédommagements se sont avérés inférieurs aux montants prévus.

En 2010, les deux premiers lauréats de ce fonds ont été les professeurs Linos Vandekerchove (Université de Gand) et Jack Levy (CHU Saint-Pierre à Bruxelles) qui ont reçu respectivement une bourse de 100.000 euros et 50.000 euros. Le fonds a aussi aidé financièrement l'asbl Breach, une association regroupant les centres de référence sida en Belgique afin d'établir une base de données nationale.

Bibliographie :    "La princesse Astrid de Belgique" de Vincent Leroy, éditions Imprimages, 2011, ré-actualisé en 2016
 

lundi 4 septembre 2017

Activités royales en août 2017

1 activité officielle pour le Roi, la Reine et la princesse Elisabeth :   festival de Salzbourg en Autriche

0 activité officielle pour les autres membres de la famille royale

Récapitulatif des activités officielles de janvier à août (source :  www.monarchie.be) :

Roi :  119 activités officielles +  113 audiences

Reine :   141 activités officielles

Princesse Astrid :   61 activités officielles

Prince Laurent :   53 activités officielles

Princesse Claire :   17 activités officielles

Prince Lorenz :   15 activités officielles

Princesse Elisabeth :   8 activités officielles

Roi Albert II :   5 activités officielles

Reine Paola :   3 activités officielles

lundi 28 août 2017

Les origines italiennes de la reine Paola

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La reine Paola descend d'une des familles les plus prestigieuses d'Italie. Il est difficile d'en déterminer avec certitude les origines car les différentes sources sont contradictoires. Les archives italiennes mentionnent cependant le nom "Ruffo" ou "Rufus" avant l'an 1000 :  Bérénice Ruffo épouse l'empereur byzantin Basileios Ier le Macédonien et son père, Giovanni Fulcone, est nommé gouverneur de la Calabre dans le sud de l'Italie.

Au fil des siècles, les Ruffo di Calabria font construire, entre autres, le couvent et l'église des Dominicains à Naples, le monastère de l'Annonciation à Noceto, le sanctuaire de Saint-Dominique à Altomonte et le monastère de Sainte-Marie à Scilla. On trouve les chapelles et monuments funéraires de la famille dans la cathédrale de Capoue, dans l'église Saint-Laurent de Rome, dans l'église des Capucins de Bagnara et dans cinq églises de Naples.

Plusieurs Ruffo di Calabria ont été nommés cardinaux. En 1661, Fabrizio Ruffo, qui était à la fois le supérieur d'un couvent et le capitaine de l'escadre de Malte, bat les Turcs à la tête de ses galères. La famille de Paola posséda en Italie dix-neuf comtés, un vicomté, dix marquisats, dix duchés et quinze principautés. Sa puissance se termine au début du 19ème siècle lorsque la Calabre est soumise à Napoléon Bonaparte.

En 1877, Benianimo Ruffo di Calabria, maire de Naples, épouse Laure Mosselman du Chenoy, une  jeune Bruxelloise. Le couple a trois enfants :  Eleonora, Fulco et Ludovico (surnommé Luigi).

Né en 1884, Fulco devient le chef de famille en 1901 suite au décès de son père Beniamino. Il est directeur d'une société belgo-italienne de bateaux à vapeur au Sénégal, mais ses activités professionnelles sont compromises avec la première guerre mondiale. Il rejoint d'abord son régiment de cavalerie où il avait effectué son service militaire. A sa demande, il est ensuite envoyé dans des écoles de pilotage à Turin et Pise, et reçoit ses ailes de pilote le 15 août 1915. Fulco est muté en 1916 à l'Ecole de pilotage de Coscina Costa et devient le compagnon attitré de Francesco Baracca. Le 25 octobre 1917, il affronte seul une escadrille de six avions autrichiens. Il réussit à en abattre deux, pendant que les autres prennent la fuite. On le surnomme le "baron rouge" ou "le chevalier du ciel".

Fulco Ruffo di Calabria termine la première guerre mondiale avec vingt victoires et le grade de capitaine. Il est le cinquième as de l'aviation italienne, derrière le major Baracca (34), le lieutenant Scaroni (26), le lieutenant-colonel Piccio (24) et le lieutenant Barachini (21). Les récompenses pleuvent. Le roi Albert Ier le fait chevalier de l'Ordre de Léopold sur l'aéroport de Padoue et la Belgique lui décerne plus tard la Croix de guerre 1914-1918. A la Scala de Milan, Fulco reçoit la Medaglia d'Oro et Valore Militare, un honneur que seuls sept pilotes ont reçu durant ce conflit. Le roi Victor-Emmanuel III le nomme sénateur et chevalier de l'Ordre militaire de Savoie.

En 1919, Fulco épouse à Turin la comtesse Luisa Gazelli di Rossana e di Sebastiano, de douze ans sa cadette. Fille du comte Augusto Gazelli di Rossana e di Sebastiano et de la comtesse Maria-Cristina Rignon, elle appartient à une famille de la noblesse piémontaise des Alpes et descend par sa mère du marquis Gilbert Motier de La Fayette (1757-1834),  qui est devenu célèbre pour sa participation à la guerre d'Indépendance aux Etats-Unis aux côtés des insurgés.

Le couple s'installe d'abord à Turin, la ville natale de Luisa, avant de déménager ensuite à la via Jacopo Peri à Rome, non loin de la célèbre Villa Borghese. Ils auront sept enfants :   Maria-Cristina (1920-2003),  Laura (1921-1972),  Fabrizio (1922-2005),  Augusto (1925-1943),  Giovanella (1927-1941),  Antonello (1930-2017), et Paola (1937) qui est donc la dernière survivante de la fratrie.

Paola naît en 1937 dans la petite station balnéaire de Forte dei Marmi, où sa famille louait chaque année la Villa Claudia durant plusieurs mois. Dans les années 50, les Ruffo di Calabria passent leurs vacances à Ronchi, à quelques kilomètres de Forte dei Marmi.

Devenue veuve en 1946, l'énergique Luisa ne se laisse pas abattre. Sa grande maison de la via Jacopo Peri à Rome étant devenue trop grande pour elle et ses deux derniers enfants, elle loue un étage au réalisateur Jean Renoir, le fils du peintre impressionniste Auguste Renoir. Mariana Poswick, une amie de Paola, a confié :   "C'était quelqu'un d'exceptionnel qui n'a pas eu une vie facile. Trois de ses enfants sont décédés de son vivant et, après la mort prématurée de son mari, elle s'est retrouvée toute seule. Pourtant, elle était toujours très aimable et très sympathique. Et elle avait beaucoup de personnalité. Paola adorait sa mère. Elles s'entendaient particulièrement bien". 

Mario Danneels écrit dans son livre "Paola : de la dolce vita à la couronne" :  "Donna Luisa était une personnalité flamboyante et énergique qui ne se laissait pas facilement démonter. L'importance de sa fonction fut au centre de son éducation. Ses parents lui apprirent qu'elle devait se montrer digne de son titre, mais qu'elle pouvait aussi tirer avantage de sa position privilégiée pour soulager le sort des personnes défavorisées. C'est ce qui explique pourquoi elle se montra très sensible aux questions sociales, dès son jeune âge".

Suite à l'absence d'héritiers du roi Baudouin et de la reine Fabiola, la famille de Paola retrouve une place prestigieuse au sein du Gotha européen :  toute la famille royale descend désormais des Ruffo di Calabria...   C'est le fils aîné de Fabrizio (et donc le neveu de Paola) qui est l'actuel chef de famille.

A noter que Paola avait pour marraine la marquise Margherita Visconti, dont la résidence à Grosio (Lombardie) a été transformée en Musée Villa Visconti Venosta. 

Bibliographie :
- DANNEELS Mario, "Paola : de la dolce vita à la couronne",  1999
- LEROY Vincent,  "Les 75 ans de la reine Paola",  2012