samedi 21 novembre 2009

Le rôle politique du Roi en 2008

Fin mars 2008, le gouvernement Leterme Ier (CD&V/NVA, VLD, PS, MR et CDH) prête serment devant le Roi au château de Laeken. En avril, Albert II remet personnellement au château du Belvédère les insignes de Grand Cordon de l'Ordre de Léopold, la plus haute décoration belge, à son ancien premier ministre Guy Verhofstadt, qui prend une année sabatique pour voyager et rédiger un livre sur l'Europe. Les deux hommes s'apprécient beaucoup et ont pris plaisir à travailler ensemble de 1999 à 2008.

Après la démission d'Yves Leterme dans la nuit du 14 au 15 juillet 2008, le Roi entame trois jours de consultations politiques avec de très nombreuses personnes (ministres-présidents des régions et communautés, vice-premiers ministres, présidents des partis démocratiques, syndicats, président de la FEB). Il décide ensuite de refuser la démission du gouvernement fédéral et demande au trio François-Xavier de Donnéa (MR) - Raymond Langendries (CDH) - Karl-Heinz Lambertz (PS) "d'examiner de quelle manière des garanties peuvent être offertes pour entamer d'une manière crédible un dialogue institutionnel", selon les termes du communiqué diffusé par le Palais.

Quelques jours plus tard, Albert II se montre très prudent dans son discours de la fête nationale 2008 en évoquant brièvement les tensions communautaires : "Notre pays traverse, vous le savez, de sérieuses difficultés politiques, mais j'aimerais rappeler que les difficultés et les crises sont aussi des occasions de rebondir et de se ressaisir. La division dans les esprits n'est pas une fatalité. C'est l'union et la tolérance dans le respect de l'identité de chaque entité fédérée qui représentent la seule voie possible dans notre société démocratique. Nous devons inventer de nouvelles formes de vivre ensemble dans notre pays".

Fin septembre 2008, la NVA retire sa confiance à la majorité et le premier ministre Yves Leterme privilégie la survie du gouvernement fédéral au détriment de la fin du cartel CD&V/NVA.

Accusé d'avoir fait pression sur la justice dans le sauvetage de la banque Fortis à l'automne 2008, Yves Leterme présente la démission de son gouvernement le 19 décembre 2008. Le Roi entame immédiatement ses consultations politiques, mais les partenaires de la majorité sortante ne parviennent pas à se mettre d'accord sur la suite des événements. Le 22, Albert II charge le ministre d'Etat Wilfried Martens (CD&V) de trouver une solution à la crise qu'il évoque dans son discours télévisé de Noël :

"Notre pays est secoué par une nouvelle crise politique qui trouve son origine dans la crise financière internationale et ses répercussions en Belgique dans le domaine judiciaire. J'espère vivement que le sens des responsabilités de chacun conduira rapidement à la formation d'un nouveau gouvernement, en mesure de continuer à affronter efficacement les défis économiques, sociaux et financiers urgents de notre pays, et d'avancer dans la nécessaire réforme de l'Etat".

Le Roi a été entendu : en une semaine, Wilfried Martens parvient à convaincre les cinq partis du gouvernement sortant (CD&V, VLD, PS, MR et CDH) de travailler ensemble jusqu'à la fin de la législature en 2011 sous la conduite d'Herman Van Rompuy (CD&V), nommé formateur par Albert II le 28 décembre. Deux jours plus tard, le gouvernement Van Rompuy Ier prête serment au château de Laeken devant le Roi qui aura connu trois premiers ministres différents en 2008!

A lire également : le rôle politique du Roi en 2007 (http://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/10/le-role-politique-du-roi-en-2007.html)

mardi 17 novembre 2009

"La spectaculaire histoire des rois des Belges" (Patrick Roegiers)

"La spectaculaire histoire des rois des Belges" n'a pas été rédigée par un historien, mais par l'écrivain Patrick Roegiers, auteur de plusieurs romans et essais. Il a divisé son livre en sept chapitres intitulés "L'avènement de Léopold Ier : l'édification" , "Le règne de Léopold II : la glorification" , "L'épopée d'Albert Ier : l'héroïsation" , "L'ère de Léopold III : l'abdication" , "L'intermède de Charles : la transition" , "La pérennité de Baudouin : la mortification" , "Le temps d'Albert II : la continuation". Patrick Roegiers présente son ouvrage comme un roman-feuilleton, dans lequel il dresse avec finesse et objectivité le portrait de nos six rois et de notre régent Charles. C'est un bon résumé de l'histoire de la dynastie belge destiné au grand public et la longue bibliographie permettra aux personnes intéressées d'avoir des informations plus précises sur chaque membre de la famille royale. Il faut souligner que Patrick Roegiers ne cite presque aucun nom d'homme ou de femme politique belge.

Voici un extrait consacré au souverain actuel : "Albert II n'a pas le prestige moral de son frère, mais c'est un formidable et redoutable stratège. Il se sert de sa bonhomie et de sa bonne mine comme d'un bouclier infaillible. Ce n'est pas vraiment un moine, un apôtre apostolique comme son frère, un père modèle ou un mari parfait. Mais il a plus d'un tour dans son sac à malice et met les Belges dans sa poche sans qu'ils s'en rendent compte. Féru de géopolitique et amateur de hors-bord, mordu de géographie et d'histoire, il se sait assis sur une poudrière qui peut exploser à chaque seconde. Et à la frénésie éruptive du quotidien, il répond par une jovialité d'apparat et une bonhomie permanente".

J'ai relevé une quinzaine d'erreurs minimes dans ce livre de 450 pages :

page 41 : Patrick Roegiers explique que le prince Louis-Philippe (1833-1834) repose toujours actuellement dans le caveau des ducs de Brabant, et non en la crypte royale de Laeken. Faux, il y a été transféré en 1993 (voir "La république du Roi", écrit par Jacques Noterman, spécialiste des cimetières bruxellois).

page 134 : "Ses trois filles, désavouées, déshéritées, le traînent en justice". C'est vrai pour Louise et Stéphanie, mais pas pour Clémentine, princesse Napoléon.

page 150 : Lorsqu'il évoque l'accession au trône d'Albert Ier en 1909, l'auteur écrit : "Albert voit ses enfants, le duc de Brabant et le comte de Flandre, futur roi et futur régent". Charles ne portait pas encore le titre de comte de Flandre en 1909.

page 282 : La fille du prince Charles ne s'appelle pas Evelyne Wybo, mais Isabelle Wybo.

page 290 : "Il (Charles) déménage au domaine d'Argenteuil, près de Waterloo". Cette propriété a certes été attribuée à l'ancien régent, mais il ne s'y est jamais installé. Fin 1950-début 1951, Charles se partage entre l'Hôtel Métropole, Raversijde et la maison du peintre Alfred Bastien.

page 298 : La princesse Lilian ne s'est pas inclinée devant la dépouille du prince Charles. Dans ses mémoires, le colonel Guy Weber raconte qu'il a accompagné Léopold III au palais royal et que la princesse Lilian lui avait recommandé de bien veiller sur son époux.

page 353 : Fridhem n'est pas le nom de la résidence estivale de Fabiola, jeune fille, mais le nom de la résidence secondaire des parents de la reine Astrid en Suède.

page 384 : Albert II n'a pas été opéré d'une hernie discale en 1999, mais en 2000.

page 388 : Patrick Roegiers écrit qu' "Albert II devient pilote d'hélicoptère et d'avion de chasse", mais je n'ai jamais lu qu'il avait suivi une formation à la force aérienne. A vérifier.

page 403 : La première sortie royale de Paola en tant que reine n'est pas l'ouverture d'Europalia Mexique, mais le voyage d'Etat du couple impérial japonais en Belgique début septembre 1993. Albert et Paola les ont accompagnés à Bruxelles, Mons et Anvers.

page 405 : La reine Paola n'était pas aux côtés du Roi lors de son discours télévisé de Noël 1999 dans lequel il a évoqué leur crise conjugale. Elle était présente aux discours de Noël 1993 (année de leur accession au trône) et 1997 (à l'occasion des 60 ans de la souveraine).

page 408 : Les 175 ans de la monarchie et de la prestation de serment de Léopold Ier n'ont pas eu lieu en 2005, mais en 2006. En 2005, on a fêté les 175 ans de l'indépendance de la Belgique.

page 409 : "Le président du parlement flamand déclare que les Belges n'ont plus en commun que l'équipe de football, le Roi et certaines bières". A l'époque de cette déclaration, Yves Leterme n'était pas président du parlement flamand, mais ministre-président de la région flamande.

mercredi 11 novembre 2009

Les actions de la reine Fabiola

Dès sa prime jeunesse en Espagne, Fabiola de Mora y Aragon était attirée par le social et la culture : elle a suivi une formation d'infirmière et a travaillé dans un hôpital de Madrid, et a écrit des contes pour ses nombreux neveux et nièces. Le 15 décembre 1960, elle épouse le roi Baudouin des Belges.

De 1960 à 1993, la reine Fabiola assume son rôle de Première Dame de Belgique. Elle instaure un secrétariat social au palais royal afin de répondre efficacement aux demandes d'aide qu'on lui envoie. Très sensible aux handicapés, elle crée la Fondation Nationale Reine Fabiola pour la Santé Mentale et accepte de donner son nom aux Villages Reine Fabiola pour handicapés. Elle est la présidente d'honneur du Concours Musical Reine Elisabeth (depuis 1965) et de la Fondation Roi Baudouin (depuis 1993), et membre d'honneur depuis 1976 de l'Académie Royale de Médecine de Belgique. La reine Fabiola accorde également son Haut Patronage à l'Unicef-Belgique, à la Journée Mondiale Poésie-Enfance, au Salon des Aquarelles de Belgique et à la Fondation Belge de la Vocation.

A la demande du roi Baudouin, elle préside, en février 1992 à Genève, un sommet sur le progrès économique des femmes rurales, une réunion rassemblant 64 épouses de chefs d'Etats et de gouvernements, et débouchant sur la création du Comité Directeur International pour la Promotion Economique de la Femme Rurale (CDI). Une nouvelle réunion a lieu en 1994 à Bruxelles en présence des reines Fabiola et Paola, Sophie d'Espagne et Noor de Jordanie, et de Mme Danièle Mitterrand (Première Dame de France). La reine Fabiola a ensuite fait plusieurs voyages et discours afin d'attirer l'attention sur les femmes rurales, notamment lors de la Conférence Mondiale sur les Femmes en 1995 à Pékin en Chine.

A l'aube du nouveau siècle, la reine Fabiola diminue progressivement ses apparitions publiques et laisse la place à la nouvelle génération de la famille royale belge. Elle quitte en 1998 le château de Laeken pour le plus modeste Stuyvenbergh. Invoquant son âge, elle arrête son combat pour les femmes rurales en 2000. La Fondation Nationale Reine Fabiola pour la Santé Mentale est transformée en 2004 en un plus modeste Fonds Reine Fabiola pour la Santé Mentale, géré par la Fondation Roi Baudouin. Elle doit ensuite faire à de nombreuses critiques pour sa dotation et à plusieurs problèmes de santé (notamment une longue pneumonie au début de l'année 2009).

A lire également sur ce blog :

Le Fonds Reine Fabiola pour la Santé Mentale (http://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/05/le-fonds-reine-fabiola-pour-la-sante.html)

Le livre "Fabiola : une jeune fille de 80 ans"
(http://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/02/fabiola-une-jeune-fille-de-80-ans-b.html)

samedi 7 novembre 2009

"Philippe et Mathilde : princes de l'an 2000" (Fernand Colleye)

Quelques mois après leur mariage, le prince Philippe et la princesse Mathilde ont droit à leur première biographie rédigée par Fernand Colleye, ancien journaliste à la RTBF et auteur d'un autre ouvrage sur le prince en 1992.

Né en 1960, Philippe est le fils aîné du prince Albert et de la princesse Paola. Il effectue ses études primaires et secondaires au Collège Saint-Michel d'Etterbeek et à l'abbaye de Zevenkerken à Bruges-Saint-André. Après sa formation militaire à la force aérienne et dans le régiment paracommando, il obtient le diplôme de Master of Arts de l'Université de Stanford en Californie. Après le décès du roi Baudouin en 1993, Philippe devient prince héritier, duc de Brabant, sénateur de droit et président de l'Office Belge du Commerce Extérieur. Il multiplie les missions économiques à l'étranger et crée le Fonds Prince Philippe pour intensifier les échanges entre nos communautés.

Mathilde d'Udekem d'Acoz est née à Uccle en 1973. Sa famille paternelle est originaire de Flandre occidentale et elle est liée à toute la noblesse polonaise grâce à sa maman Anna Komorowska. Mathilde passe une enfance paisible au château de Losange en province de Luxembourg. Après des études primaires à l'Ecole Notre-Dame de Bastogne, elle fréquente l'Institut de la Vierge Fidèle à Bruxelles. En 1991, Mathilde choisit d'étudier la logopédie à l'Institut Marie Haps, où elle obtient son diplôme avec grande distinction. Tout en poursuivant des études de psychologie à l'UCL, elle ouvre un cabinet de logopédie dans la capitale belge.

Après avoir retracé leur parcours dans la première moitié du livre, Fernand Colleye fait remarquer avec raison : "Ensemble, Philippe et Mathilde forment le couple princier qui compte plus d'attaches familiales qu'aucun autre au coeur de ce pays au destin duquel ils se trouvent dès à présent inséparablement liés". L'auteur nous raconte ensuite l'engouement populaire et médiatique suite à l'annonce de leur mariage, les Joyeuses Entrées, la soirée de fiançailles à Laeken, et enfin leur union civile et religieuse.

Je n'ai trouvé aucune erreur dans ce livre très documenté et bien écrit, qui a pour unique défaut de manquer de recul et d'être une hagiographie rédigée en pleine "Mathildemania".

lundi 2 novembre 2009

Activités royales en octobre 2009

21 audiences pour le Roi : le premier ministre Herman Van Rompuy (reçu 3 fois), le ministre de l'Energie Paul Magnette, la présidente de Lituanie Dalia Grybauskaite, le vice-premier ministre Didier Reynders, le président du Burundi Pierre Nkurunzizo, la vice-première ministre Joëlle Milquet, le ministre de la Justice Stefaan De Clerck, le président du comité militaire de l'UE Henri Bentegeat, le président d'Ukraine Victor Yushchenko, le vice-premier ministre Steven Vanackere, la vice-première ministre Laurette Onkelinx, l'ambassadeur de Belgique au Congo Dominique Struye de Swielande, le vice-président de Chine Jinping Xi, le sous-lieutenant Jan Van Belle (Epée du Roi 2009), le président du Brésil Luis Lula da Silva, ainsi que les ambassadeurs de France, des îles Fidji, du Kosovo et de Turquie venus apporter leur lettre de créance.

8 activités officielles pour le Roi : visite des Pôles d'Attraction Interuniversitaire à Louvain-la-Neuve, célébration à Tremelo pour la canonisation du père Damien, inauguration d'Europalia Chine, déjeuner à Laeken en l'honneur du vice-président chinois, canonisation du père Damien au Vatican, visite du Quartier Commandant de Hemptinne à Heverlee, visite de l'asbl Renovassistance à Anderlecht et concert d'automne au palais royal.

12 activités officielles pour la reine Paola : visite de l'exposition sur la Maison Delvaux à Anvers, célébration à Tremelo pour la canonisation du père Damien, déjeuner à Laeken en l'honneur du vice-président chinois, inauguration d'Europalia Chine, canonisation du père Damien au Vatican, visite de l'exposition sur Wibald de Stavelot à l'abbaye de Stavelot, 15ème anniversaire de l'asbl Jardins Ouverts de Belgique, conférence sur la traite des êtres humains, visite de l'entreprise 3 Suisses à Tournai, audience du premier ministre Herman Van Rompuy, concert d'automne au palais royal et spectacle de cirque offert par l'Oeuvre Royale des Berceaux Princesse Paola.

14 activités officielles pour le prince Philippe : déjeuner avec le président brésilien Luis Lula da Silva, séminaire sur les relations économiques entre la Belgique et le Brésil, rencontre avec des officiers-élèves de l'Ecole Royale Militaire, spectacle sur le père Damien à Anvers, cérémonie d'ouverture de l'année académique de l'Ecole Royale Militaire, accueil du vice-président chinois à l'aéroport, déjeuner à Laeken en l'honneur du vice-président chinois, inauguration d'Europalia Chine, forum organisé par la FEB pour le vice-président chinois, visite de GSK Biologicals à Wavre, visite de l'Antwerp Word Diamond Centre, visite du port d'Anvers avec le vice-président chinois, remise du Prix Entreprise de l'Année, concert pour les 75 ans de la Loterie Nationale + mission économique en Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis.

6 activités officielles pour la princesse Mathilde : spectacle sur le père Damien à Anvers, réunion de travail à la FEDIS à Bruxelles, déjeuner en l'honneur du vice-président chinois, inauguration d'Europalia Chine, concert pour les 75 ans de la Loterie Nationale, déjeuner avec des membres de l'organisation Soroptimist + mission économique aux Emirats Arabes Unis.

14 activités officielles pour la princesse Astrid : visite de laboratoires à la KUL, inauguration d'Europalia Chine, dîner à Monaco au profit de l'EORTC (en faveur du cancer), inauguration des nouveaux entrepôts de la Banque Alimentaire du Limbourg, inauguration des nouveaux locaux du Bureau d'Aide Juridique de Bruxelles, dîner de l'Union Européenne des Associations des Demeures Historiques, journée mondiale de refus de la misère à Bruxelles, soirée de gala de l'Institut de Pathologie Cellulaire Christian de Duve, conférence organisée par la Fondation Hélène De Beir, visite de l'entreprise 3 Suisses à Tournai, ouverture du 10th Epposi Workshop on Partnering for Rare Disease Therapy Development, concert d'automne au palais royal, visite de laboratoires à l'UZ Gasthuisberg à Leuven et spectacle de cirque offert par l'Oeuvre Royale des Berceaux Princesse Paola.

3 activités officielles pour le prince Lorenz : inauguration d'Europalia Chine, dîner à Monaco au profit de l'EORTC (en faveur du cancer) et présentation à Saint-Hubert du livre "Les Chasses Royales".

4 activités officielles pour le prince Laurent : journée d'étude sur les animaux en prairie, vernissage de l'exposition "Chienne de guerre", inauguration d'Europalia Chine et concert d'automne au palais royal.

3 activités officielles pour la princesse Claire : inauguration d'Europalia Chine, concert d'automne au palais royal et spectacle de cirque offert par l'Oeuvre Royale des Berceaux Princesse Paola.

Résumé de janvier 2009 à octobre 2009 (source : www.monarchie.be) :

Roi Albert : 53 activités officielles + 116 audiences + voyage d'Etat en Roumanie

Prince Philippe : 75 activités officielles + missions économiques au Mexique, au Panama, en Corée du Sud, en Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes Unis + voyage au Kazakhstan pour le départ de Frank De Winne dans l'espace

Princesse Mathilde : 72 activités officielles + missions économiques au Mexique et aux Emirats Arabes Unis

Reine Paola : 53 activités officielles + voyage d'Etat en Roumanie

Princesse Astrid : 51 activités officielles + mission contre la malaria aux Emirats Arabes Unis, au Qatar et en Arabie Saoudite

Princesse Claire : 26 activités officielles

Prince Laurent : 20 activités officielles

Prince Lorenz : 18 activités officielles

Reine Fabiola : 13 activités officielles

vendredi 30 octobre 2009

"Léopold II : une vie à pas de géant" (Matthieu Longue)

Fils du roi Léopold Ier et de la reine Louise-Marie, Léopold naît en 1835 à Bruxelles. Des professeurs viennent lui enseigner l'histoire, la géographie, l'économie politique, la religion, etc. L'écrivain Henri Conscience lui apprend le néerlandais. Son enfance est assombrie par le décès de sa mère en 1850.

En 1853, le prince Léopold devient sénateur de droit. A plusieurs reprises, il prononce des discours suggérant l'aggrandissement du port d'Anvers, la nécessité d'une politique d'expansion coloniale et de grands travaux dans la capitale. Sa vie familiale n'est pas très heureuse : mariage politique sans aucun amour avec l'archiduchesse Marie-Thérèse d'Autriche, décès de leur fils Léopold, mariages ratés de leurs filles Louise et Stéphanie. Seule la princesse Clémentine trouvera le bonheur...après la mort de ses parents.

Léopold II monte sur le trône en 1865. Grâce à son statut de neutralité, la Belgique réussit à se maintenir en dehors des conflits internationaux du XIXème siècle. Léopold II s'efforce de rendre notre pays moins vulnérable : il obtient la construction des fortifications de Liège, Namur et Anvers, et la réforme du service militaire qu'il signe quelques jours avant sa mort en 1909. Auparavant, le recrutement de l'armée belge se faisait sur le volontariat et le tirage au sort avec possibilité de se faire remplacer (moyennant une somme d'argent). Ce système est aboli en 1909 et remplacé par le service d'un fils par famille.

C'est sous le règne de Léopold II que sont votées d'importantes lois sociales : suppression du livret d'ouvrier, droit de former des syndicats, âge d'admission des enfants dans les usines fixé à 12 ans, interdiction du travail de nuit aux enfants de moins de 16 ans et du travail souterrain pour les femmes de moins de 21 ans, réparations pour les accidents de travail, repos dominical, etc.

Fortement industrialisée, la Belgique manque de matières premières. C'est la raison principale pour laquelle Léopold II s'intéresse à l'Afrique centrale et plus précisément à la région du fleuve Congo que vient de reconnaître l'explorateur anglo-américain Stanley. Dès son retour en Europe, il rencontre le Roi qui fonde en 1878 le Comité d'études du Haut-Congo. Le Congrès de Berlin en 1885 reconnaît l'Etat indépendant du Congo avec le roi Léopold comme souveran. Ce dernier lègue sa colonie à la Belgique en 1908.

Surnommé le roi bâtisseur, Léopold II entreprend de grands travaux dans la capitale : transformation du palais royal, création de grandes avenues et de parcs publics, construction des serres royales de Laeken et des arcades du Cinquantenaire, etc. Il développe également la station balnéaire d'Ostende où il séjourne régulièrement.

Matthieu Longue a écrit une biographie objective, sérieuse et agréable à lire. Il parle à la fois de la vie privée et du règne de Léopold II, tout en rappelant la situation politique, économique, sociale, religieuse et militaire de la Belgique à cette époque. Seule lacune : il manque un chapitre sur les origines et le fonctionnement de la Donation Royale, créée en 1903 par Léopold II.

Je laisse à l'auteur le soin de conclure : "Léopold II s'est vu affublé d'une bien vilaine étiquette dans la mémoire collective belge et ne mérite pas la réputation infamante qu'on lui attribue généralement car, d'après nous, sans sombrer dans l'apologie léopoldiste, il demeure, sans doute encore plus que son père, notre plus grand roi et nous lui souhaitons de reposer en paix, pour l'éternité, au panthéon des hommes illustres qui, de par leur destinée, ont écrit l'Histoire. Toujours à notre avis, seules ses frasques et sa passivité complice concernant les crimes du régime léopoldien au Congo ternissent le blason royal. Pourtant, sans oublier ce fait déplorable, cette bien vilaine souillure ne suffit pas à effacer le souvenir de l'action bénéfique d'un souverain qui oeuvra au service de ses compatriotes et de la grandeur de la nation".

mercredi 21 octobre 2009

L'action de la Fondation Reine Paola en 2008

Je viens de consulter le rapport d'activités 2008 de la Fondation Reine Paola (www.sk-fr-paola.be) , créée par notre souveraine en 1992. L'an dernier, le conseil d'administration a réparti 274.117, 33 euros en faveur de 52 institutions travaillant en faveur de l'intégration des jeunes et ayant présenté un projet bien précis (le foyer Lilla Monod à Bruxelles pour jeunes filles en difficulté, le Service de jeunesse spécialisé pour les enfants sourds et malentendants, l'Open Therapeuticum Leuven pour des jeunes victimes de la route, etc.).

La Fondation a également remis les Prix Reine Paola pour l'Enseignement 2007-2008 à des enseignants de l'enseignement fondamental et secondaire. L'appel à projet proposait deux thèmes : "Sciences, Maths et Techno, une clé pour notre avenir" d'une part, et "Soutien extra-scolaire aux jeunes et à leur école" d'autre part. Les lauréats sont désignés par un jury indépendant pour chaque communauté linguistique. Le premier prix s'élève à 6.500 euros et les deux autres lauréats reçoivent 4.000 et 2.500 euros.

La Fondation Reine Paola soutient financièrement des écoles belges travaillant dans un environnement social difficile. 14 projets ont été soutenus en 2008 pour un montant total annuel de 137.479 euros à Anvers, Borgerhout, Bruxelles, Courtrai, Deurne, Gand, Genk, Herstal, Seraing et Turnhout.

A lire également :

La reine Paola à Paris en janvier 2007 : http://journalpetitbelge.blogspot.com/2007/01/la-reine-paola-paris.html

Les actions sociales de la reine Paola : http://journalpetitbelge.blogspot.com/2007/02/les-actions-sociales-de-la-reine-paola.html

Les Prix Reine Paola pour l'Enseignement : http://journalpetitbelge.blogspot.com/2007/05/prix-reine-paola-pour-lenseignement.html

Les 70 ans de la reine Paola : http://journalpetitbelge.blogspot.com/2007/09/les-70-ans-de-la-reine-paola.html

L'Oeuvre Royale des Berceaux Princesse Paola : http://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/06/loeuvre-royale-des-berceaux-princesse.html

"Paola, reine des Belges" par Christine Masuy : http://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/09/paola-reine-des-belges-christine-masuy.html