dimanche 15 juillet 2018

Bilan positif des 5 premières années de règne


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1° Changement de roi

Le 21 juillet 2013,  Albert II, sixième roi des Belges, abdique au profit de son fils aîné le prince héritier Philippe. Sa prestation de serment se passe sans aucun incident (ce qui ne fut pas le cas de ses deux prédécesseurs) et dans une bonne ambiance populaire. Même le soleil était de la partie. L'organisation de ce 21 juillet 2013 fut une réussite.  Pour revoir les principales photos de cette journée :   http://probelgica-hainaut.blogspot.com/2013/07/21-juillet-2013-les-temps-forts-d.html

Grâce à son arrière-grand-mère belge Laure Mosselman du Chenoy,  le roi Philippe a bien plus d'ancêtres belges que ses prédécesseurs sur le trône. Plus d'infos à ce sujet :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/07/les-origines-belges-du-nouveau-roi.html

Le roi Albert II a-t-il eu raison d'abdiquer en 2013?  S'il y avait à l'époque beaucoup de doutes, de rumeurs et d'interrogations sur les capacités du prince héritier,  on peut répondre oui, sans hésitation, cinq ans plus tard. Tout en gardant sa propre personnalité, le roi Philippe exerce correctement ses fonctions de monarque constitutionnel, en bonne collaboration avec le monde politique. Plus personne ne remet en doute ses compétences.

2° Ses conseillers

Le roi Philippe a-t-il été bien conseillé durant ses cinq premières années de règne?  La réponse est oui, car il n'y a eu aucun problème sur son rôle politique (en particulier en 2014 lorsqu'il a dû s'occuper de la formation du gouvernement fédéral) d'une part, et car la communication du Palais s'est modernisée par rapport à la fin du règne précédent d'autre part.

En 2013, le nouveau souverain avait choisi une équipe hétérogène constituée d'anciens collaborateurs de son père, de ses anciens conseillers lorsqu'il était prince héritier, et de nouveaux venus à la Cour (en particulier Rafike Yilmaz, première conseillère d'origine étrangère à travailler au Palais). Le départ de Jacques van Ypersele de Strihou (chef de cabinet des rois Baudouin et Albert II pendant trente ans) marquait un grand changement.

Cinq ans plus tard, l'entourage du roi Philippe a-t-il changé?  Oui, car il y a eu des départs à la retraite et certains conseillers sont repartis dans nos ambassades à l'étranger, mais l'ancienne équipe de confiance des ducs de Brabant (Pierre Cartuyvels, Noël De Bruyne, Alain Gerardy et Machteld Fostier) est toujours là.  Plus d'infos sur les conseillers :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2017/01/les-conseillers-du-roi-philippe.html

On fera cependant remarquer que lorsqu'on regarde la liste des conseillers, aides de camp et officiers d'ordonnance du souverain, ce sont en grande majorité des hommes. Faire entrer plus de femmes dans l'entourage royal dans les prochaines années pourrait être une évolution positive.

3° Ses relations avec le monde politique

Il serait amusant de relire certaines anciennes déclarations d'observateurs soi-disant "bien informés" qui prétendaient que le prince héritier ne serait pas capable d'exercer la fonction de monarque constitutionnel, aurait des relations difficiles avec le monde politique, voudrait mener une politique personnelle ou refuserait de signer certaines lois éthiques...  Ils se sont lourdement trompés, car il n'y a pas eu la moindre polémique ou interpellation à la Chambre sur le rôle politique ou les discours du roi Philippe en cinq ans de règne.

Le Roi semble bien s'entendre avec les responsables politiques belges, y compris le président républicain de la NVA Bart De Wever qui a dit qu'il n'avait rien à lui reprocher!  Il n'y a eu aucune critique sur son rôle lors de la formation du gouvernement fédéral en 2014. Ses discours ne suscitent pas la polémique (ce qui n'était pas toujours le cas du roi Albert II). On remarque aussi que personne n'a trahi la confidentialité des échanges lors des audiences avec le souverain au palais royal de Bruxelles, ce qui démontre une relation de confiance. Comme son oncle et son père, il ne reçoit pas les élus du parti d'extrême-droite Vlaams Belang.

En cinq ans de règne,  Philippe n'a nommé qu'un seul Ministre d'Etat :  son chef de cabinet Frans Van Daele quand il est parti à la retraite en 2017. Plus d'infos sur les ministres d'Etat :  http://familleroyalebelge.blogspot.com/2018/01/les-ministres-detat.html

Pas nostalgique (du moins publiquement) de l'évolution du pays, le roi Philippe s'inscrit dans l'avenir lors de sa prestation de serment :  "La nouvelle réforme de l'Etat réalise un transfert de compétences important aux entités fédérées. Cela rapprochera les citoyens de la prise de décision. Cela permettra de mieux rencontrer les défis de l'avenir". 

Contrairement à son père, le Roi ne prononce pas, dans ses discours, d'appels répétés à l'unité du pays, à l'apprentissage des langues et à la découverte des autres communautés. Il a choisi une autre stratégie :  renforcer les liens entre la monarchie et les régions et communautés, notamment en invitant les ministres-présidents à l'accompagner en voyage d'Etat à l'étranger (alors que seul le ministre fédéral des Affaires étrangères suivait Albert II).  Il décide aussi d'enregistrer une version allemande de ses discours télévisés de Noël et de la fête nationale à l'intention de la communauté germanophone (son père se contentant de deux phrases en allemand à la fin de son discours en français).  Et il continue de suivre les activités du Fonds Prince Philippe, qui fête son 20ème anniversaire en cette année 2018 et soutient financièrement des échanges linguistiques et culturels entre les trois communautés de notre pays.

Malheureusement, ces cinq années de règne ont été également marquées par les attentats terroristes qui ont frappé notre pays. Le Roi avait exceptionnellement pris la parole à la télévision le soir des attentats de Bruxelles en 2016 (plus d'infos :  http://familleroyalebelge.blogspot.com/2016/08/le-roi-et-le-terrorisme.html).

4° Domaine social

Si on connaît les actions sociales de la reine Mathilde, son époux a décidé de ne pas négliger ce domaine et a choisi son combat :  les jeunes et l'emploi. Il l'explique dès son discours de Noël 2013 :  "Il est important de tisser des liens entre toutes les composantes de notre société. Les liens entre l'école et le monde du travail parce que chaque fois que l'enseignement et les entreprises s'ouvrent l'une à l'autre, de nouvelles opportunités d'emploi voient le jour".  Au cours de ses cinq premières années de règne, il multiplie les activités officielles sur ce thème, et organise deux voyages de travail pour découvrir la formation en alternance en Allemagne et en Suisse, en compagnie des ministres fédéraux et régionaux de l'Emploi et de l'Enseignement.

Plus d'infos à ce sujet :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/10/le-roi-philippe-proche-des-jeunes.html

5° Un Européen convaincu

Comme son oncle et son père, le roi Philippe s'est montré un Européen convaincu lors de sa prestation de serment :    "Plus que jamais, le projet européen doit nous donner espoir et confiance. L'Europe que nous souhaitons doit apporter croissance et solidarité. Nous sommes fiers que notre capitale soit aussi la capitale de l'Europe et qu'à chaque moment de son histoire, des dirigeants belges ont été au cœur de ce grand projet".  Le président de la Commission Européenne José Manuel Barroso était d'ailleurs la seule personnalité étrangère présente le 21 juillet 2013.

Durant ses cinq premières années de règne, le Roi a fait le tour des institutions européennes :  Commission Européenne et Parlement Européen à Bruxelles, Banque Centrale Européenne à Francfort, Cour Européenne des Droits de l'Homme, Eurocorps et Conseil de l'Europe à Strasbourg.

6° Les relations internationales

Dès le début du règne, on remarque le retour du chef de l'Etat belge sur la scène internationale (en effet, Albert II n'avait plus invité personne en voyage d'Etat en Belgique depuis 2008 et ne se déplaçait plus beaucoup en voyage officiel à l'étranger). Au cours de sa première année de règne, le roi Philippe effectue huit voyages officiels de courtoisie d'une journée (Luxembourg, Amsterdam, Berlin, Paris, Rome, Londres, Stockholm et Oslo), se rend au forum économique mondial de Davos et à l'hommage international à Nelson Mandela en Afrique du Sud, et rencontre de nombreux chefs d'Etat de passage à Bruxelles (dont les présidents américain, chinois et indien, ainsi que le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-Moon). Puis, il y a eu les commémorations du centenaire du début de la première guerre mondiale à Liège, Saint-Symphorien et Nieuport en 2014, et du bicentenaire de la bataille de Waterloo en 2015, en présence de plusieurs chefs d'Etat et de gouvernement, et membres de familles royales.

Depuis 2015, le couple royal a effectué sept voyages d'Etat de plusieurs jours, et un huitième est prévu cet automne au Portugal. On remarque qu'ils appliquent un équilibre entre pays européens (Pologne, Pays-Bas, Danemark, Portugal) et pays non européens (Chine, Japon, Inde, Canada), ainsi qu'entre républiques (Chine, Pologne, Inde, Portugal) et monarchies (Japon, Pays-Bas, Danemark, Canada).  Dans le sens inverse, ils ont reçu cinq chefs d'Etat en voyage d'Etat de plusieurs jours en Belgique :   le président chinois Xi Jinping en 2014,  le président turc Recep Tayyip Erdogan en 2015,  le président allemand Joachim Gauck et le roi Abdallah de Jordanie en 2016,  le gouverneur général d'Australie Peter Cosgrave en 2018.  Plus d'infos sur les voyages d'Etat :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2016/08/les-voyages-detat.html

On remarque donc que notre souverain a voulu effectuer le premier voyage d'Etat de son règne en Chine, et a choisi le président chinois comme le premier de son règne à être reçu en voyage d'Etat en Belgique. Cela montre l'importance que le Roi accorde à ce pays dans lequel il s'est souvent rendu en mission économique. Par contre, en dehors d'une rencontre il y a quelques semaines avec le président du Rwanda Paul Kagamé,  il ne partage pas l'attachement des rois Baudouin et Albert II à nos anciennes colonies d'Afrique centrale, et semble vouloir tourner la page. Une question de génération, probablement.

Alors qu'on n'a aucune trace de la présence de son père durant son règne, le roi Philippe assiste chaque année en septembre au sommet informel des chefs d'Etat de pays germanophones. Il est également le premier roi des Belges à avoir prononcé un discours devant l'assemblée générale des Nations Unies, et à avoir présidé la cérémonie annuelle au Cenotaphe de Londres en mémoire des Belges tombés durant les deux guerres mondiales. Bref, représenter et donner de la visibilité à notre pays à l'étranger semble être l'une des priorités du monarque. Il est d'ailleurs allé en personne à New York pour promouvoir la candidature de la Belgique comme membre non permanent du conseil de sécurité de l'ONU.

Parallèlement,  le secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki-Moon a invité la reine Mathilde à faire partie de 2016 à 2018 du groupe des défenseurs des Objectifs de Développement Durable des Nations-Unies. Ce groupe d'une quinzaine de personnalités est chargé d'aider l'ONU à mobiliser les énergies et l'action de la communauté internationale en vue de réaliser les Objectifs de Développement Durable d'ici 2030 (ces objectifs ont été adoptés par les Etats membres de l'ONU en 2015).

7° La religion

Bien que croyant et pratiquant, Philippe garde ses convictions religieuses pour le domaine privé, comme le faisait son père. Le 21 juillet 2013, le primat de Belgique et le nonce apostolique n'étaient pas, pour la première fois, près de la famille royale au Parlement, mais relégués beaucoup plus loin dans les tribunes. Le Roi a signé la loi sur l'euthanasie des mineurs, alors que certains redoutaient qu'il refuse et crée ainsi une crise constitutionnelle.

Notre souverain veille à entretenir de bons rapports avec tous les cultes reconnus dans notre pays et les représentants de la laïcité. On retient en particulier les photos de sa visite à une famille belge musulmane d'Evergem pour la rupture du jeûne. Plus d'infos sur ces contacts :  http://familleroyalebelge.blogspot.com/2018/02/le-roi-philippe-et-la-religion.html

8° La communication

A la fin du règne d'Albert II,  la communication du Palais était jugée obsolète par rapport aux autres familles royales européennes. Depuis 2013, la nouvelle équipe communication autour de Pierre-Emmanuel De Bauw et Rafike Yilmaz a concentré ses efforts sur les réseaux sociaux :   le Palais a désormais un compte Twitter depuis 2013, une page Facebook et une chaîne YouTube depuis 2015, et un profil sur Instagram depuis 2016 (sous les noms anglais Belgian Royal Palace ou The Belgian Monarchy). Le site Internet du Palais a également été modernisé en 2016.

Malgré toutes ces évolutions,  le Roi ne cherche pas à trop communiquer, même s'il accepte parfois quelques nouvelles initiatives comme faire un jogging avec le prince héritier Frédérik de Danemark devant les caméras en marge d'un voyage d'Etat,  ou se filmer en train de s'adonner au kite-surf. On sait aussi que le Palais s'est fâché contre des photos du prince Gabriel en train de jouer un match de hockey, ou du prince Emmanuel en pleurs lors d'une rentrée scolaire. L'expérience du prince Laurent qui a créé un compte Twitter personnel pendant quelques mois fut également loin d'être réussie.

Le Roi a d'ailleurs donné clairement son point de vue lors de son discours télévisé de la fête nationale 2015 :   "Nous vivons dans un monde interconnecté, hyper-connecté. Les médias sociaux nous rapprochent. Les progrès de l'informatique et de l'Internet sont fascinants. Ils ont un impact fondamental sur nos vies, sur notre travail. Ils offrent un excellent atout pour affronter les défis de la globalisation et rendre notre monde durable. En effet, l'informatique nous permet de gérer de façon efficiente nos activités, nos soins de santé, nos modes de production et notre mobilité, tout en réduisant les coûts et l'impact sur l'environnement.

Mais cette hyper-connexion comporte aussi des zones d'ombre. Parfois, le monde virtuel envahit notre vie et s'impose à nous sans que nous l'ayons réellement décidé. Ayant considérablement réduit le temps et l'espace, il nous pousse à vouloir tout, tout de suite. Cela peut conduire à des relations superficielles qui ne laissent plus le temps au ciment humain de prendre et de construire durablement. Par ailleurs, la surinformation nous arrive souvent sous la forme d'un "prêt à penser" pré-formaté. Elle risque à certains moments de prendre le pas sur une réflexion plus personnelle. Plus que virtuelles ou immédiates, nous avons besoin de relations réelles et profondes : elles seules développent la personnalité et l'esprit critique, encouragent à donner le meilleur de soi-même, elles seules permettent aux talents de s'exprimer pleinement et à chacun de trouver sa place dans la société". 

Bref,  la communication du Palais s'est clairement modernisée depuis le changement de règne, même s'il y a toujours moyen de faire mieux, en s'inspirant d'autres familles royales régnantes. La suppression de "Royalty" et la probable disparition de "Place Royale" donnent moins de visibilité aux activités de la famille royale, et nécessitent de devoir plus passer par les réseaux sociaux. Mais en papa attentif, le roi Philippe cherche sans doute à protéger le plus longtemps possible la vie privée de ses quatre enfants en dehors de leurs apparitions publiques. Et ce n'est pas dans sa personnalité de faire le buzz, d'être constamment sous les feux de l'actualité, et de chercher des amitiés et des activités bling-bling. Trouver le juste milieu sera le défi de ces prochaines années. 

9° Son image

Quelle image cherche-t-il à donner?   Philippe n'a pas le charisme et le sens du contact de son père, mais il a eu l'intelligence de ne pas chercher à lui ressembler et de miser sur ses propres qualités. Depuis bientôt vingt ans, c'est d'abord un époux et un papa heureux et attentif au bonheur de sa famille. Sa vie privée n'a jamais donné lieu à aucun scandale. A 58 ans, il reste sportif et montre des images de lui en train de faire du vélo, du jogging, du ski ou du kite-surf. On sait qu'il aime piloter, la lecture et les vacances au château de Ciergnon ou à l'île d'Yeu, loin de la jet-set. Récemment, il a dévoilé timidement une autre passion longtemps cachée :  c'est aussi un artiste qui a peint un portrait de son oncle le roi Baudouin, mais on n'en sait pas plus. 

Depuis 2013,  Philippe montre l'image d'un roi travailleur et sérieux, qui est de loin le plus actif de la famille royale devant son épouse et sa sœur. Il a accordé plus de 750 audiences (une centaine en moyenne chaque année), et s'est rendu dans une centaine des 589 communes de Belgique (plus d'infos sur les communes visitées :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/08/quelles-sont-les-communes-visitees-par.html). Il cherche à donner, avec son épouse, une belle image de notre pays et à renforcer son poids sur la scène européenne et internationale. Sur le plan intérieur, son intérêt pour la jeune génération est constant (et c'est peut-être là qu'on trouve le plus sa volonté de poursuivre l'oeuvre de son oncle Baudouin, qui était, lui aussi, très attentif aux jeunes,  alors que ce n'était pas marqué particulièrement chez Albert II).

En cinq ans de règne, le roi Philippe a fait taire tous ses détracteurs en démontrant qu'il était conscient du rôle d'un monarque constitutionnel du XXIème siècle dans une Belgique fédérale, et qu'il voulait travailler en bonne collaboration avec le monde politique. Son bilan est donc positif, même s'il y a toujours moyen d'améliorer les choses et de lancer de nouveaux projets. Peu de personnes auraient parié en 2013 sur un aussi bon bulletin après cinq ans de règne (moi, y compris, je dois le reconnaître).

10° Princes de Saxe-Cobourg-Gotha

Rappelons que le premier roi des Belges était né prince Léopold de Saxe-Cobourg-Gotha et duc en Saxe, deux titres qu'il a transmis à tous ses descendants. Suite à la première guerre mondiale, son petit-fils le roi Albert Ier ne souhaite plus faire usage de ses titres allemands, mais cette décision verbale n'a jamais été entérinée officiellement et n'a donc aucune valeur juridique. D'ailleurs, ils sont à nouveau mentionnés lors du mariage du roi Léopold III et de Lilian Baels en 1941...ce qui leur sera ensuite reproché pendant la Question Royale. Depuis lors, la famille royale belge n'utilisait plus ces titres.

En 2015, le roi Philippe accepte de devenir l'un des parrains du prince Philipp de Saxe-Cobourg-Gotha, fils du prince héréditaire Hubertus et de la princesse Kelly, et assiste au baptême au château de Callenberg près de Cobourg.

La même année, en accord avec le gouvernement fédéral, le Roi signe un arrêté royal pour limiter l'octroi du titre de prince(sse) de Belgique qui ne pourra plus être transmis directement en ligne collatérale. Cela ne concerne que les enfants à naître, et tous ceux qui l'ont actuellement peuvent le conserver. A l'avenir, seuls les enfants et petits-enfants du souverain ou de l'héritier au trône recevront le titre de prince(sse) de Belgique à leur naissance.  C'est la raison pour laquelle la famille royale belge a repris ses deux titres allemands de duc en Saxe et prince de Saxe-Cobourg-Gotha que pourront porter, par exemple, les futurs petits-enfants du prince Laurent et de la princesse Claire.

Avec la réforme des dotations votée à la fin du règne d'Albert II en 2013 et cet arrêté royal de 2015, l'objectif est clairement de limiter le nombre de personnes portant le titre de prince de Belgique, ayant des fonctions officielles et recevant une dotation du gouvernement fédéral.

11° Relations avec sa famille

Si le roi Philippe a réussi ses cinq premières années de règne et a bénéficié du soutien constant de la reine Mathilde,  c'est au sein de sa propre famille qu'il a rencontré le plus de difficultés... Il a aussi perdu sa plus fidèle alliée :  la reine Fabiola, décédée en décembre 2014. L'émotion du couple royal lors des funérailles démontrait les liens qui les unissait tous les trois.

Par contre, les relations sont moins bonnes entre nos souverains et les autres membres de la famille royale. Les occasions de les voir tous réunis sont rares (communion des princes Nicolas et Aymeric, 80 ans du roi Albert II, fiançailles et mariage du prince Amedeo, funérailles de la reine Fabiola, 80 ans de la reine Paola), mais l'ambiance semble tendue entre eux. Ils ne cherchent même plus à faire semblant, et la reine Paola n'a pas caché qu'ils étaient "une famille anormalement compliquée" lors de leur entretien avec le journaliste Pascal Vrebos en 2014...  Qui a tort, qui a raison?  Impossible de savoir.

L'erreur du roi Philippe, c'est d'avoir déchu Vincent Pardoen du titre de Grand Maître de la Maison du roi Albert II parce qu'il avait diffusé en 2014 le communiqué de la reine Paola lors de l'hospitalisation du prince Laurent, contre l'avis négatif du Palais. En prenant cette décision, il rendait public  un conflit entre lui et sa mère qui aurait dû rester dans la sphère familiale. Et cela a sans doute encore plus compliqué leurs relations.

Et il y a le prince Laurent, éternel électron libre... Au début du règne, le Roi veut donner une nouvelle chance à son frère cadet en lui demandant de le représenter à diverses cérémonies d'une part, et en lui décrochant le poste d'ambassadeur spécial de la FAO de 2014 à 2016 d'autre part. L'entente semble bonne et on voit les deux frères et leurs familles se promener ensemble dans Rome lors du mariage d'Amedeo en juillet 2014.  Mais ensuite, le prince Laurent va vouloir gérer seul sa communication sans passer par le Palais, et va à nouveau faire des déclarations qui vont créer la polémique et susciter la colère du gouvernement belge, jusqu'à lui retirer une partie de sa dotation en 2018.

Cinq ans après son accession au trône, c'est sans doute là le plus grand défi du roi Philippe :  renouer les liens avec ses parents, son frère et sa sœur. La devise de notre pays n'est-elle pas "L'union fait la force" ?

lundi 9 juillet 2018

Princes Nicolas et Aymeric de Belgique

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Le 13 décembre 2005, la princesse Claire et le prince Laurent sont devenus les heureux parents de jumeaux :  le prince Nicolas (en hommage à Nicholas et Nicole Coombs) et le prince Aymeric, nés aux Cliniques Universitaires Saint-Luc à Woluwe-Saint-Lambert. Fidèle à sa réputation de rebelle de la famille royale,  Laurent n'a pas dévoilé les noms des parrains et marraines, et n'a montré au public la jolie frimousse de ses jumeaux que six mois après leur naissance!  Il est dommage que contrairement à la tradition déontologique du Palais, le prince Laurent n'ait autorisé les photos et images de ses fils qu'à certains médias...  Est-il normal qu'Anne Quevrin de l'émission "Place Royale" (RTL-TVI) ait été privilégiée par rapport à ses confrères? Non. Heureusement, tout est rentré dans l'ordre lors du concert de Noël 2006 au palais royal :  toute la presse a pu filmer et photographier les deux petits princes et leur sœur aînée Louise.

Nicolas et Aymeric auraient été baptisés par le père Guy Gilbert en 2007 dans sa ferme du sud de la France, mais cette rumeur n'a pas été confirmée par le Palais.   Par contre, leur première communion a eu lieu en 2014 en l'église de Bonlez (paroisse de la famille Coombs) dans le Brabant wallon, en présence du roi Philippe et de ses quatre enfants, du roi Albert et de la reine Paola, de la princesse Léa, du duc et de la duchesse de Castro et de leurs deux filles, de la princesse Marie-Astrid de Luxembourg et de la princesse Sophie d'Arenberg (marraine du prince Laurent).

La princesse Louise, les princes Nicolas et Aymeric habitent la Villa Clémentine à Tervuren, et sont scolarisés au lycée français Jean Monet à Uccle. Ils accompagnent de temps en temps leurs parents lors d'activités publiques, où ils paraissent toujours très à l'aise.

Suite à la réforme des dotations en 2013,  les princes Nicolas et Aymeric ne recevront pas de dotation et n'auront aucun rôle officiel. De même, comme ils ne sont que petits-enfants de souverains, ils ne pourront transmettre le titre de "prince de Belgique" à leurs enfants, mais bien celui de prince de Saxe-Cobourg-Gotha (le nom d'origine de notre dynastie).

Ajoutons qu'à la mort de la reine Paola,  les trois enfants deviendront co-propriétaires de l'ancien presbytère de Villers-sur-Lesse, acheté et restauré par l'ancienne souveraine qui a décidé de leur en faire donation.

lundi 2 juillet 2018

Activités royales en juin 2018

                                     
                                          Edition numérique des abonnés

9 audiences pour le Roi :   le premier ministre Charles Michel (reçu 2 fois), le président d'Angola Joao Lourenço et son épouse, le président du Rwanda Paul Kagamé, le président du comité militaire de l'Otan le général Pavel, le président du Liberia George Weah, la ministre bruxelloise de l'Environnement Céline Fremault, le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, la chief exécutive de Hong Kong Carrie Lam

21 activités officielles pour le Roi :  concert de clôture du Concours Musical Reine Elisabeth, déjeuner avec les chefs d'Etat et de gouvernement du Benelux, visite du secrétariat général du Benelux, cérémonie au palais des Beaux-Arts pour les 60 ans du Benelux, réunion de travail à la FEB sur le thème de l'énergie, réception à Laeken pour les nouveaux ambassadeurs accrédités à Bruxelles, rencontre à Tubize avec l'équipe nationale belge de football, visite de l'Institut Royal pour le Patrimoine Artistique, remise du Prix Francqui 2018, inauguration de GAN Belgique, 400ème anniversaire du Mont-de-Piété, visite des studios de création de dessins animés à Charleroi, visite des éditions Dupuis à Charleroi, réunion de travail avec des femmes actives dans les cultes reconnus et la laïcité, match de football Belgique-Tunisie à la Coupe du Monde, visite d'une ferme urbaine à Anderlecht, visite de la direction de l'Appui aérien de la police fédérale à Melsbroek   +  4 activités officielles lors du voyage d'Etat du gouverneur général d'Australie et son épouse en Belgique (accueil officiel sur la place des Palais, dîner de gala au château de Laeken, Waterfront à Ostende, Waterfront à Wenduine).

20 activités officielles pour la Reine :   rencontre avec le président d'Angola Joao Lourenço et son épouse, concert de clôture du Concours Musical Reine Elisabeth, cérémonie d'ouverture des Journées Européennes de Développement, rencontre avec Kristina Georgieva (Banque Mondiale), rencontre avec Jayathma Wickramanayake (ONU), rencontre avec Pramila Patten (ONU), rencontre avec Nadia Murad (activiste pour les droits de l'homme), réception à Laeken pour les nouveaux ambassadeurs accrédités à Bruxelles, visite d'un projet de microfinance à Gand, remise du Prix fédéral de lutte contre la pauvreté 2018, visite de l'Institut Royal pour le Patrimoine Artistique, réunion de travail sur les ODD avec l'asbl d'entrepreneuriat féminin Markant, table ronde à Anderlecht avec des entreprises prenant part à la mise en oeuvre des ODD, 2ème édition de la randonnée à vélo Bruxelles-Tour, réunion de travail avec des femmes actives dans les cultes reconnus et la laïcité, gala de l'Ecole Royale de Ballet d'Anvers   +  4 activités officielles lors du voyage d'Etat du gouverneur général d'Australie et son épouse en Belgique (accueil officiel sur la place des Palais, dîner de gala au château de Laeken, Waterfront à Ostende, Waterfront à Wenduine).

0 activité officielle pour le roi Albert II et la reine Paola

1 activité officielle pour les princes Gabriel et Emmanuel :   match de football Belgique-Tunisie à la Coupe du Monde

0 activité officielle pour les princesses Elisabeth et Eléonore

23 activités officielles pour la princesse Astrid :  séminaire de préparation de la mission économique   + 22 activités officielles lors de la mission économique en Argentine et en Uruguay (breefing de début de mission, inauguration d'une statue de Rik Wouters, nomination de la princesse comme invitée d'honneur de la ville de Buenos Aires, rencontre avec la vice-présidente argentine, rencontre avec le ministre argentin des Finances, séminaire sur les smart cities, séminaire sur l'éco-construction, rencontre avec le président argentin Mauricio Macri et son épouse, séminaire sur les droits de l'homme, lunch organisé par la FEB, cérémonie de signature de contrats, réception officielle belge, visite de GlaxoSmithKline, séminaire sur les technologies nucléaires, rencontre avec la vice-présidente d'Uruguay, visite du terminal de Katoen Natie, rencontre avec le ministre des Finances, rencontre avec le ministre des Transports, réception officielle belge, séminaire sur la coopération audiovisuelle, nomination de la princesse comme citoyenne d'honneur de Montevideo, cérémonie de signature de contrats).

1 activité officielle pour le prince Lorenz :   20ème anniversaire de la Chaîne de l'Espoir Belgique

3 activités officielles pour le prince Laurent :   funérailles des deux policières tuées dans l'attentat de Liège, visite de l'exposition sur les Schtroumpfs à Brussels Expo, inauguration du dispensaire de Gand de la Fondation Prince Laurent

0 activité officielle pour la princesse Claire

1 activité officielle pour la princesse Louise, les princes Nicolas et Aymeric :   visite de l'exposition sur les Schtroumpfs à Brussels Expo

Récapitulatif des activités officielles de janvier à juin 2018 (source :   www.monarchie.be) :

Roi :   139 activités officielles  +  50 audiences

Reine :   143 activités officielles

Princesse Astrid :   31 activités officielles

Prince Laurent :   20 activités officielles

Reine Paola :   11 activités officielles

Princesse Claire :   11 activités officielles

Prince Lorenz :   8 activités officielles

Roi Albert II :   7 activités officielles

Princesse Louise :   7 activités officielles

Princes Nicolas et Aymeric :   6 activités officielles

Princesse Elisabeth, princes Gabriel et Emmanuel :   2 activités officielles

Princesse Eléonore :   1 activité officielle

jeudi 31 mai 2018

Activités royales en mai 2018

                                

9 audiences pour le Roi :   le premier ministre Charles Michel (reçu 3 fois), le président du parlement bruxellois Charles Picqué, les médaillées de bronze aux jeux paralympiques Eléonor et Chloé Sana, ainsi que les ambassadeurs du Mexique, Seychelles, Angola et Philippines.

24 activités officielles pour le Roi :   lancement du projet "Nos héros oubliés" à Bruxelles, dîner au palais royal pour les participants du Laeken Dialogue, conférence de Laeken Dialogue, 125ème anniversaire de la Société Royale Forestière de Belgique à Lavaux-Sainte-Anne, visite du projet "Onze Eeuw" à Gand, visite de l'atelier "Gand in 3D", rencontre avec le Conseil des Jeunes de Gand, déjeuner offert au jury du Concours Musical Reine Elisabeth, première finale du Concours Musical Reine Elisabeth, déjeuner de travail de la conférence internationale sur les victimes de violences ethniques et religieuses au Moyen Orient, visite du centre scolaire Sint-Rembert à Torhout, visite de l'entreprise Greenyard Frozen à Westrozebeke, découverte à Jette du projet Tandem soutenu par le Fonds Prince Philippe, dîner au château de Laeken avec une cinquantaine d'European Young Leaders, visite du Flanders Bike Valley à Beringen, visite de la firme Ridley à Beringen, visite d'un ancien site minier, visite du centre d'enseignement pour adultes De Verdieping, visite de l'hôtel de ville d'Heusden-Zolder, funérailles du duc héritier Frédéric de Wurtemberg à Altshausen, dîner de gala pour les 50 ans du prince héritier Frédérik de Danemark, 90ème anniversaire du Fonds de la Recherche Scientifique à Waterloo, réunion au centre de crise à l'hôtel de police de Liège, visite aux blessés de l'attentat à l'hôpital de la Citadelle à Liège.

22 activités officielles pour la Reine :  épreuves de qualifications, demi-finales du 4 mai et du 5 mai, deux finales du Concours Musical Reine Elisabeth, dîner au palais royal pour les participants du Laeken Dialogue, visite du projet "Conflixers" à Bruxelles, déjeuner offert au jury du Concours Musical Reine Elisabeth, rencontre avec Geert Cappelaere (directeur régional de l'Unicef pour le Moyen Orient et l'Afrique du Nord), remise du Prix Reine Mathilde 2018, remise des prix aux lauréats du Concours Musical Reine Elisabeth, procession de la Vierge Noire à Hal, dîner au château de Laeken avec une cinquantaine d'European Young Leaders, visite du centre pour enfants Henri Jaspar à Watermael-Boitsfort, visite du Flanders Bike Valley à Beringen, visite de la firme Ridley à Beringen, visite d'un ancien site minier, visite du centre d'enseignement pour adultes De Verdieping, visite de l'hôtel de ville d'Heusden-Zolder, rencontre avec la directrice exécutive de l'Unicef Henrietta Fore, funérailles du duc héritier Frédéric de Wurtemberg à Altshausen, dîner de gala pour les 50 ans du prince héritier Frédérik de Danemark.

0 activité officielle pour le roi Albert II

2 activités officielles pour la reine Paola :   visite de l'école communale Arc-en-Ciel à Molenbeek-Saint-Jean, remise des Prix Reine Paola pour l'Enseignement 2017-2018.

1 activité officielle pour la princesse Elisabeth :   finale du Concours Musical Reine Elisabeth

1 activité officielle pour le prince Gabriel :  finale du Concours Musical Reine Elisabeth

1 activité officielle pour le prince Emmanuel :  épreuves de qualifications du Concours Musical Reine Elisabeth

1 activité officielle pour la princesse Eléonore :   demi-finales du 4 mai du Concours Musical Reine Elisabeth

0 activité officielle pour la princesse Astrid

2 activités officielles pour le prince Lorenz :  clôture de l'assemblée générale de l'Association Royale des Demeures Historiques et Jardins de Belgique, funérailles du duc héritier Frédéric de Wurtemberg à Altshausen

4 activités officielles pour le prince Laurent  :   lancement à Bruxelles de la campagne "J'aime mon marché", Jeux Special Olympics à Mouscron,  deuxième finale du Concours Musical Reine Elisabeth, balade moto au profit de la Fondation Prince Laurent

3 activités officielles pour la princesse Claire :    Jeux Special Olympics à Mouscron, deuxième finale du Concours Musical Reine Elisabeth, remise des Prix Reine Paola pour l'Enseignement 2017-2018.

2 activités officielles pour la princesse Louise :   Jeux Special Olympics à Mouscron, deuxième finale du Concours Musical Reine Elisabeth.

1 activité officielle pour les princes Nicolas et Aymeric :  Jeux Special Olympics à Mouscron.

Récapitulatif des activités officielles de janvier à mai  (source : www.monarchie.be) :

Roi :   118 activités officielles   + 41 audiences

Reine :   123 activités officielles

Prince Laurent :    17 activités officielles

Reine Paola :   11 activités officielles

Princesse Claire :   11 activités officielles

Princesse Astrid :   8 activités officielles

Prince Lorenz :   7 activités officielles

Roi Albert II :   7 activités officielles

Princesse Louise :   6 activités officielles

Princes Nicolas et Aymeric :   5 activités officielles

Princesse Elisabeth :   2 activités officielles

Prince Gabriel,  Prince Emmanuel et Princesse Eléonore :   1 activité officielle

lundi 30 avril 2018

Activités royales en avril 2018

                          

6 audiences pour le Roi :   le premier ministre Charles Michel, ainsi que les ambassadeurs de Danemark, Palau, Barbade, Vietnam et Australie

14 activités officielles pour le Roi :  déjeuner au palais royal avec les gouverneurs de province, découverte du projet "Duo for a Job" à Bruxelles, 50ème anniversaire de la communauté San't Egidio à Anvers, rassemblement de scouts à Louvain-la-Neuve
+  10 activités officielles lors de son voyage à New York (ouverture de l'exposition belge sur les soldats étrangers présents durant la première guerre mondiale, visite de l'exposition "Power and Grace", réception pour promouvoir la candidature belge au siège de membre non permanent du conseil de sécurité de l'ONU, rencontre avec le président de l'assemblée générale de l'ONU, prise de parole du Roi lors d'une conférence sur la paix, rencontre avec le secrétaire-général des Nations Unies, rencontre avec le président de Colombie, rencontre avec le président de Gambie, rencontre avec le président de la République Centrafricaine, visite de l'académie militaire de West Point)

12 activités officielles pour la Reine :   journée de réflexion à la KUL sur les Objectifs de Développement Durable, déjeuner au palais royal avec les gouverneurs de province, visite de la foire d'art contemporain de Bruxelles, remise du Prix Baillet Latour de la Santé 2018
+ 8 activités officielles lors de son voyage à New York (ouverture de l'exposition belge sur les soldats étrangers présents durant la première guerre mondiale, visite de l'exposition "Power and Grace", réception pour promouvoir la candidature belge au siège de membre non permanent du conseil de sécurité de l'ONU, prise de parole du Roi lors d'une conférence sur la paix, rencontre avec le secrétaire-général des Nations Unies, déjeuner de travail sur les Objectifs de Développement Durable de l'ONU, réunion  sur les Objectifs de Développement Durable de l'ONU, visite de l'académie militaire de West Point)

0 activité officielle pour le roi Albert II

1 activité officielle pour la reine Paola :   conférence "Lost in Migration, 2edition" organisée par Missing Children Europe

0 activité officielle pour la princesse héritière Elisabeth, le prince Gabriel, le prince Emmanuel et la princesse Eléonore

0 activité officielle pour la princesse Astrid

2 activités officielles pour le prince Lorenz :   remise des prix scientifiques de la Fondation Médicale Reine Elisabeth, remise des diplômes aux lauréats du Fonds Prince Albert.

2 activités officielles pour le prince Laurent :   visite du dispensaire de Seraing de la Fondation Prince Laurent,  visite de RTL House

3 activités officielles pour la princesse Claire :   visite du dispensaire de Seraing de la Fondation Prince Laurent, visite de RTL House, inauguration de la 30ème exposition d'amaryllis au château de Beloeil

2 activités officielles pour la princesse Louise, les princes Nicolas et Aymeric :   visite du dispensaire de Seraing de la Fondation Prince Laurent, visite de RTL House

Récapitulatif des activités officielles de janvier à avril 2018 :

Roi :   94 activités officielles  + 32 audiences

Reine :   101 activités officielles

Prince Laurent :   13 activités officielles

Reine Paola :   9 activités officielles

Princesse Astrid :   8 activités officielles

Princesse Claire :   8 activités officielles

Roi Albert II :   7 activités officielles

Prince Lorenz :   5 activités officielles

Princesse Louise, princes Nicolas et Aymeric :   4 activités officielles

Princesse Elisabeth :   1 activité officielle

Prince Gabriel, prince Emmanuel et princesse Eléonore :   0 activité officielle

lundi 23 avril 2018

Les 55 ans du Mouvement Dynastique

                                

A côté des associations d'anciens combattants, de vétérans et de prisonniers de guerre,  il existe deux associations patriotiques et nationales qui ont été créées après les deux guerres mondiales :   le Mouvement Dynastique créé en 1963, et l'asbl Pro Belgica (www.probelgica.be) créée en 1975. Sur la photo ci-dessus, on peut voir les présidents nationaux émérite René Lievens et actuel Patrice Férir du Mouvement Dynastique aux côtés de Jacqueline de Montjoye, présidente de Pro Belgica.

En cette année 2018, le Mouvement Dynastique fête donc son 55ème anniversaire. Il compte un millier d'adhérents répartis en une dizaine de sections, et participe à de nombreuses cérémonies patriotiques tout au long de l'année aux quatre coins de la Belgique.

Le Mouvement Dynastique s'est adapté aux nouvelles technologies, et dispose d'un site Internet national (mouvement-dynastique-belge.be) et d'une page Facebook.

Plus d'infos sur son histoire :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2013/03/les-50-ans-du-mouvement-dynastique.html

Plus d'infos sur ses sections :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2015/03/les-14-sections-du-mouvement-dynastique.html

Plus d'infos sur la section Verviers du Mouvement Dynastique :    http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2016/04/journee-annuelle-du-mouvement.html

Plus d'infos sur la section Charleroi du Mouvement Dynastique :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2016/10/50eme-anniversaire-du-drapeau-du.html

Plus d'infos sur la section Florennes du Mouvement Dynastique :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2016/10/repas-du-mouvement-dynastique-de.html

Plus d'infos sur la section Laeken du Mouvement Dynastique :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2016/10/repas-du-mouvement-dynastique-de-laeken.html

Plus d'infos sur la section Hainaut Occidental du Mouvement Dynastique :   http://probelgica-hainaut.blogspot.be/2014/03/le-mouvement-dynastique-ath-tournai.html

Bon anniversaire à tous les responsables bénévoles du Mouvement Dynastique !  Vive la Belgique et vive le Roi !

lundi 16 avril 2018

Notre dynastie et le Canada

                       
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1° Liens entre notre dynastie et le Canada

A partir de septembre 2014, la princesse Luisa Maria de Belgique (fille de la princesse Astrid) entame des études de sciences politiques et économiques à l'Université Mc Gill de Montréal.

En octobre 2014, le Roi et la Reine reçoivent à dîner le gouverneur général du Canada David Johnston et son épouse, venus en Belgique pour les commémorations à Nieuport et Ypres du centième anniversaire de l'inondation de la plaine de l'Yser et de la première bataille d'Ypres.

La princesse Astrid emmène une mission économique belge au Canada en novembre 2015.

Lors du forum économique mondial de Davos en janvier 2018, la reine Mathilde assiste au discours du premier ministre canadien Justin Trudeau.

2° Voyage d'Etat du roi Philippe et de la reine Mathilde au Canada (mars 2018)


Les derniers voyages d'Etat belgo-canadiens remontaient à une quarantaine d'années!  En 1971, le gouverneur général Roland Michener était venu en voyage d'Etat en Belgique, puis le roi Baudouin et la reine Fabiola s'étaient rendus à leur tour au Canada en 1977.

Quarante ans plus tard,  le roi Philippe et la reine Mathilde se rendent en voyage d'Etat au Canada, accompagnés d'une importante délégation belge (le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, les ministres-présidents des régions et communautés, des hommes d'affaires, des recteurs d'université, des journalistes, etc.).

La première journée de leur voyage d'Etat au Canada fut très protocolaire à Ottawa :    cérémonie d'accueil officielle avec honneurs militaires, rencontre avec la gouverneure générale et ancienne astronaute Julie Payette (rappelons que c'est toujours Elisabeth II qui est la souveraine du Canada), plantation d'érables dans les jardins, hommage à la tombe du Soldat Inconnu, rencontre avec le président du Sénat et son épouse, déjeuner offert par le président du Sénat, visite à la Chambre des Communes, visite d'une cabane à sucre traditionnelle, dîner de gala offert par le gouverneur général.

L'absence de rencontre entre le couple royal et le charismatique premier ministre canadien Justin Trudeau pour raison d'incompatibilité d'agenda fait grincer quelques dents...

Au niveau vestimentaire, le premier jour, la reine Mathilde a fait du "recyclage" de deux tenues déjà portées lors du voyage d'Etat aux Pays-Bas en 2016 :  robe et manteau rouges vifs Armani Privé pour l'accueil par la gouverneure générale (qui lui a offert une broche en forme de feuille d'érable), et robe du soir du couturier néerlandais Jan Taminiau pour le dîner de gala (accompagnée de son diadème de mariage offert par la noblesse belge, et de boucles d'oreilles héritées de la reine Fabiola).

Pour leur deuxième journée,  nos souverains visitent trois musées (Musée des Beaux-Arts du Canada, Musée Canadien de la Guerre et Musée Canadien de la Nature), le Roi participe à un séminaire sur l'apprentissage des langues à l'Université d'Ottawa et à un déjeuner d'affaires à la résidence de l'ambassadeur belge pendant que la Reine est à un petit-déjeuner sur le thème des Objectifs de Développement Durable de l'ONU et à un déjeuner académique à l'Université d'Ottawa. La tenue orangée et rouge signée Natan de Mathilde avait déjà été vue lors du voyage d'Etat au Japon.

Dans le cadre du centenaire de la première guerre mondiale, la Ville de Mons rend officiellement au Canada l'un des deux canons qui ont tiré les dernières salves en 1918. Ce canon a été offert à la Ville avec un autre qui est exposé au Mons Memorial Museum. A noter que le dernier soldat canadien mort le 11 novembre 1918 à 11h58 est enterré au cimetière de Saint-Symphorien, près de Mons.

En soirée, ils offrent un concert et un walking dinner à leurs hôtes canadiens, dont la gouverneure générale Julie Payette. La Reine était vêtue d'une robe du soir bleue déjà portée un an plus tôt aux 80 ans des souverains norvégiens.

La troisième journée du voyage d'Etat se passe à Toronto. Au programme :  rencontre avec le lieutenant-général de l'Ontario, rencontre avec le président de l'assemblée législative de l'Ontario, dîner offert par le ministre de la Recherche de l'Ontario, cérémonie de signature de contrats, visite du Mars Venture Showcase, table ronde avec des CEO canadiens et belges (pour Philippe), et visite de l'hôpital pour enfants malades (pour Mathilde).

Nos souverains sont les 15 et 16 mars à Montréal. Au programme de ces deux journées :  visite de l'usine de la société belge Sonaca  (où ils retrouvent les astronautes Frank De Winne et Julie Payette), rencontre avec le lieutenant-gouverneur du Québec, rencontre avec le premier ministre du Québec, déjeuner officiel offert par le premier ministre du Québec, conclusions d'une table ronde sur les technologies digitales, visite de l'Académie Callebaut du Chocolat (8 millions de kilos de chocolat belge sont exportés chaque année au Canada), conférence sur l'intelligence artificielle, réception pour la communauté belge vivant au Québec, table ronde sur l'entreprenariat social, visite d'un projet de la Fondation des Canadiens pour l'enfance de Montréal, cérémonie de signature de contrats, déjeuner sur la coopération scientifique entre le Québec et la Belgique, déjeuner d'affaires à la Caisse de dépôt et de placement du Québec, rencontre avec des étudiants belges et canadiens de l'Université Mc Gill, séminaire audiovisuel, avant de terminer par un concert de Lara Fabian et Alice on the Roof. Subtil équilibre de Mathilde :  pour écouter ces deux artistes francophones, elle était vêtue d'une tenue du couturier anversois Dries Van Noten déjà portée en Belgique.

A Montréal, nos souverains ont retrouvé leur nièce la princesse Luisa Maria de Belgique (fille de la princesse Astrid) qui étudie les sciences politiques et économiques depuis septembre 2014 à l'Université Mc Gill de Montréal. Elle était présente lors de la réception offerte à la communauté belge vivant au Québec, et lors de la visite de la Reine à l'université (voir photo ci-dessous).

                                

Conclusion :   ce voyage d'Etat au Canada s'est bien passé, sauf que le Roi et la délégation belge n'ont pas été reçus par le premier ministre Justin Trudeau...  De son côté, la Reine semble avoir voulu faire taire les critiques sur ses vêtements :  en portant une majorité de tenues déjà vues d'une part, et en variant les couturiers afin de moins mettre en avant la Maison Natan d'autre part.

lundi 2 avril 2018

Activités royales en mars 2018

                                   

9 audiences pour le Roi :   le premier ministre Charles Michel, le président du CD&V Wouter Beke, la ministre francophone de l'Enseignement Marie-Martine Schyns, les co-auteurs du livre "Leren duaal leren", le sportif médaillé Bart Swings, l'émir du Qatar, la juge à la Cour Constitutionnelle Fientje Moerman, la commissaire-générale de la police fédérale Catherine De Bolle, le gouverneur de la Banque Nationale de Belgique Jan Smets.

43 activités officielles pour le Roi :   visite à la FEB avec l'émir du Qatar, dîner au château de Laeken avec des jeunes infirmiers, visite de l'exposition "La famille royale fait la Une", déjeuner au château de Laeken pour la Journée Internationale de la Femme, 10ème anniversaire de la Belgian Industrial Research and Development, ouverture du siège international de la Convention mondiale des maires pour le climat et l'énergie, représentation de "La Passion selon Saint-Jean" de Bach à Anvers, visite du projet "Samen op Straat" à Anvers, réception au palais royal pour 34 stagiaires diplomates belges    + 34 activités officielles lors du voyage d'Etat au Canada (cérémonie d'accueil officielle avec honneurs militaires, rencontre avec le gouverneur général Julie Payette, plantation d'érables, hommage à la tombe du Soldat Inconnu, rencontre avec le président du Sénat et son épouse, dîner offert par le président du Sénat, visite à la Chambre des Communes, visite d'une cabane à sucre traditionnelle, dîner de gala offert par le gouverneur général, séminaire sur l'apprentissage des langues à l'Université d'Ottawa, visite du Musée des Beaux-Arts du Canada, déjeuner d'affaires à la résidence de l'ambassadeur, visite du Musée Canadien de la guerre, visite du Musée Canadien de la nature, réception officielle belge, rencontre avec le lieutenant-général de l'Ontario, rencontre avec le président de l'assemblée législative de l'Ontario, dîner officiel offert par le ministre de la Recherche de l'Ontario, cérémonie de signature de contrats, visite du Mars Venture Showcase, table ronde avec des CEO belges et canadiens, visite de l'usine de la Sonaca, rencontre avec le lieutenant-gouverneur du Québec, rencontre avec le premier ministre du Québec, déjeuner officiel offert par le premier ministre du Québec, conclusions d'une table ronde sur les technologies digitales à l'Université de Montréal, conférence sur l'intelligence artificielle, réception pour la communauté belge vivant au Québec, table ronde sur l'entreprenariat social, visite d'un projet de la Fondation des Canadiens pour l'enfance de Montréal, cérémonie de signature de contrats, déjeuner d'affaires à la Caisse de dépôt et de placement du Québec, séminaire audiovisuel, concert de Lara Fabian et Alice on the Roof).

47 activités officielles pour la Reine :   visite de la Luca School of Arts à Louvain, visite du projet WCU-Dance à Wijnegem, dîner au château de Laeken avec des jeunes infirmiers, déjeuner à Gand avec des femmes de Flandre Orientale de différents secteurs, déjeuner au château de Laeken pour la Journée Internationale de la Femme, Semaine de l'Argent à Molenbeek-Saint-Jean, concert du Concours Musical Reine Elisabeth destiné à sensibiliser les jeunes à la musique classique, signature à Anvers du World Ports Sustainability Programm envers les ODD, représentation de "La Passion selon Saint-Jean" de Bach à Anvers, visite de la Kazerne Dossin, spectacle de danse d'Anne Teresa De Keersmaecker à Louvain, 20ème anniversaire du centre Child Focus, réception au palais royal pour 34 stagiaires diplomates belges  
+ 34 activités officielles lors du voyage d'Etat au Canada (cérémonie d'accueil officielle avec honneurs militaires, rencontre avec le gouverneur général Julie Payette, plantation d'érables, hommage à la tombe du Soldat Inconnu, rencontre avec le président du Sénat et son épouse, dîner offert par le président du Sénat, visite à la Chambre des Communes, visite d'une cabane à sucre traditionnelle, dîner de gala offert par le gouverneur général, petit-déjeuner sur le thème des ODD, visite du Musée des Beaux-Arts du Canada, déjeuner académique à l'Université d'Ottawa, visite du Musée Canadien de la guerre, visite du Musée Canadien de la nature, réception officielle belge, rencontre avec le lieutenant-général de l'Ontario, rencontre avec le président de l'assemblée législative de l'Ontario, dîner officiel offert par le ministre de la Recherche de l'Ontario, cérémonie de signature de contrats, visite du Mars Venture Showcase, visite de l'hôpital pour enfants malades, visite de l'usine de la Sonaca, rencontre avec le lieutenant-gouverneur du Québec, rencontre avec le premier ministre du Québec, déjeuner officiel offert par le premier ministre du Québec, visite de l'Académie Callebaut du Chocolat, conférence sur l'intelligence artificielle, réception pour la communauté belge vivant au Québec, table ronde sur l'entreprenariat social, visite d'un projet de la Fondation des Canadiens pour l'enfance de Montréal, déjeuner sur la coopération scientifique entre le Québec et la Belgique, rencontre avec des étudiants belges et canadiens de l'Université Mc Gill, séminaire audiovisuel, concert de Lara Fabian et Alice on the Roof).

4 activités officielles pour le roi Albert II et la reine Paola :  visite de l'exposition "Het Vlot, Kunst is (niet) eenzaam" à Ostende, lunch au Royal North Sea Yacht Club d'Ostende, visite de la maison de l'asbl Habbekrats à Ostende, concert de gala de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth

1 activité officielle pour la princesse Elisabeth :  spectacle de danse d'Anne Teresa De Keersmaecker à Louvain

0 activité officielle pour le prince Gabriel, le prince Emmanuel et la princesse Eléonore

0 activité officielle pour la princesse Astrid

1 activité officielle pour le prince Lorenz :   spectacle "En chemin" de l'asbl Eglises Ouvertes

2 activités officielles pour le prince Laurent :   visite du Salon International de l'Automobile à Genève, rencontre avec le chef international de l'Armée du Salut au siège à Bruxelles

0 activité officielle pour la princesse Claire

0 activité officielle pour la princesse Louise, les princes Nicolas et Aymeric

Récapitulatif des activités officielles de janvier à mars (source :   www.monarchie.be) :

Roi :   80 activités officielles   + 26 audiences

Reine :   89 activités officielles

Prince Laurent :   11 activités officielles

Princesse Astrid :   8 activités officielles

Reine Paola :   8 activités officielles

Roi Albert II :   7 activités officielles

Princesse Claire :   5 activités officielles

Prince Lorenz :   3 activités officielles

Princesse Louise, princes Nicolas et Aymeric :   2 activités officielles

Princesse Elisabeth :    1 activité officielle

Prince Gabriel, prince Emmanuel et princesse Eléonore :   0 activité officielle

lundi 26 mars 2018

La reine Mathilde, ministre belge de la Culture

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(Article actualisé en juin 2018)

Après les reines Elisabeth, Fabiola et Paola, c'est désormais Mathilde qui, en tant que Première Dame de Belgique, s'occupe du domaine culturel.

Le titre de cet article peut surprendre mais suite à la fédéralisation de la Belgique, les compétences culturelles sont aujourd'hui partagées entre des ministres des trois communautés linguistiques, tandis que dix importantes institutions culturelles sont restées fédérales et sont donc gérées par un membre du gouvernement belge...  La reine Mathilde est donc la seule personnalité à s'intéresser à tout le monde culturel belge, quelle que soit sa langue.

En tant que Première Dame de Belgique depuis 2013, Mathilde assiste ou visite les principaux événements culturels du pays. Outre le Concours Musical International Reine Elisabeth et le festival Europalia qui sont soutenus depuis toujours par la famille royale, citons notamment le 75ème anniversaire de la Cinémathèque Royale de Belgique et la rétrospective d'Henry Van de Velde au Cinquantenaire en 2013, l'exposition "Rubens et son héritage" au palais des Beaux-Arts de Bruxelles en 2014, le lancement de Mons, capitale culturelle européenne en 2015, la rétrospective de Constantin Meunier aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique et la première représentation de "My breathing in my dancing" de la chorégraphe belge Anne-Teresa De Keersmaecker en 2015, le concert à Aarschot pour les 20 ans de la chorale Scala et l'exposition "L'âge d'or des Pays-Bas méridionaux" à Gand en 2016, la rétrospective Rik Wauters aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique et la première belge de l'opéra "Pinocchio" en 2017.

Lors des voyages d'Etat en Belgique, la Reine accompagne les Premières Dames dans leurs visites culturelles :    le Musée des Instruments de Musique à Bruxelles avec l'épouse du président chinois, la Maison de Rubens et le Musée de la Mode à Anvers avec la compagne du président allemand,  le Musée Memling à Bruges avec la reine Rania de Jordanie.

Ajoutons qu'elle accorde son Haut Patronage à différentes institutions culturelles des trois régions, comme l'Ecole Royale de Ballet d'Anvers, le Festival de Wallonie ou l'asbl Les Amis du Théâtre Royal de la Monnaie.

Echanges culturels entre communautés

En novembre 2013, quelques mois après son accession au trône, le Roi reçoit en audience les ministres de la Culture Fadila Laanan et Joke Schauvliege (reçues ensemble, ce qui est très rare), puis nos souverains organisent une réunion de travail au palais royal sur la coopération culturelle entre communautés.

Un déjeuner de travail a lieu en avril 2016 au château de Laeken sur le thème "La culture comme levier de dialogue entre les communautés du pays". Autour du couple royal, on retrouve Serge Rangoni (directeur du Théâtre de Liège), Dirk Snauwaert (directeur du Wiels), Sophie Karthäuser (soprano), David Van Reybrouck (auteur), Philippe Geluck (dessinateur), Jan Goossens (directeur du KVS), Michaël Borremans (peintre), Laurent Busine (directeur honoraire du MAC's), Anne-Teresa De Keersmaecker (chorégraphe) et Jaco Van Dormael (cinéaste).

Un nouveau déjeuner culturel a lieu un an plus tard, avec quatre mêmes invités (Laurent Busine, Serge Rangoni, David Van Reybrouck et Jaco Van Dormael). Ils sont accompagnés de six autres personnes du milieu culturel :  Sidi Larbi Cherkaoui (directeur du Koninklijk Ballet van Vlaanderen), Chris Dercon (intendant de la Volksbühne Berlin), An Veronica Janssens (artiste), François Schuiten (dessinateur), Jan Raes (directeur du Koninklijk Concertgebouw Amsterdam) et Ivo Van Hove (directeur du Toneelgroep Amsterdam).

La musique

Au printemps 2014, la Reine reçoit, avec le Roi, le célèbre musicien belge Toots Thielemans au château de Laeken. En octobre, elle se rend à l'asbl Music Fund à Marche-en-Famenne, qui fête son 10ème anniversaire, et qui collecte des instruments en Europe, les répare et leur donne une deuxième vie dans des zones de conflit et des pays en développement. Mathilde décide de leur accorder son Haut Patronage, et profite de son passage à Marche-en-Famenne pour visiter l'école internationale de lutherie, créée et dirigée par Gauthier Louppe.

En 2014, la reine Fabiola, qui ne faisait plus aucune apparition publique suite à ses problèmes de santé, fait part de son souhait que la reine Mathilde lui succède en tant que présidente d'honneur du Concours Musical International Reine Elisabeth. Une fonction qu'elle assumait avec enthousiasme depuis le décès de la reine Elisabeth en 1965. En novembre, les reines Mathilde et Paola assistent aux funérailles du comte Jean-Pierre de Launoit, président du Concours.

Comme la tante de son époux, Mathilde se montre très présente au Concours. Elle a introduit une nouveauté en invitant des membres de familles royales régnantes à une des finales :   la grande-duchesse héritière Stéphanie de Luxembourg en 2015, la reine Maxima des Pays-Bas en 2016, la duchesse Brigitte de Gloucester et la princesse Sarvath de Jordanie en 2017.

Mathilde inaugure, en novembre 2016, la Salle Reine Elisabeth rénovée à Anvers.

La musique a été choisie comme thème de l'appel à projets du Fonds Reine Mathilde pendant un cycle de trois ans (2017, 2018 et 2019). 

En 2017, parmi les 120 dossiers de candidature reçus, 23 projets ont été sélectionnés par un jury d'experts et se sont partagés un budget total de 150.000 euros. Un jury de jeunes (issus de l'Institut Provincial Technique de Court-Saint-Etienne et du Lemmensinstituut de Leuven) a ensuite choisi, parmi ces 23 projets, le lauréat du Prix Reine Mathilde 2017 (d'une valeur de 10.000 euros) :  le projet "Crossing Music" de l'association Watermusic d'Ostende. Ils demandent à des enfants de nationalités très différentes d'amener les comptines de leur propre culture afin de les travailler musicalement ensemble.

A l'occasion de cette remise de prix, la Reine déclare :

"La musique fait partie intégrante de la vie, et en particulier celle des jeunes. Les festivals musicaux connaissent un énorme succès, les concerts accueillent un public considérable et lors des manifestations sportives, la musique est omniprésente. Comment expliquer l'attirance que la musique suscite depuis toujours auprès des personnes de tous les âges?

La musique revêt des formes extrêmement différentes. Les préférences musicales sont très personnelles. La musique s'adresse à un public varié, ayant des centres d'intérêt très divers : certains préfèrent le classique, d'autres sont captivés par le jazz ou la dance, d'autres encore sont fous de rap. L'offre musicale est tellement vaste que chacun peut y trouver réponse à ses attentes. La musique est un langage universel qui unit les hommes, quelle que soit leur origine, et c'est une chose à laquelle les jeunes sont sensibles. Ecouter la même musique ou assister ensemble à un concert renforce l'estime de soi et un sentiment de connivence et de bonheur.

La recherche scientifique a établi que la musique est bénéfique à la mémoire et à l'apprentissage de la langue. Une nouvelle langue s'apprend plus aisément grâce à la musique, qui permet donc indirectement d'accéder à une autre culture. La musique rend plus tolérant et nous aide à comprendre les autres. De plus, la musique a un effet bénéfique sur le fonctionnement du cerveau en nous permettant de mieux planifier, de nous concentrer davantage et d'avoir une plus grande souplesse d'esprit. C'est probablement ce qui explique que la musique contribue à une meilleure intégration et à plus de bien-être à l'école, ainsi que l'ont fait apparaître des études. 

L'amour de la musique se transmet souvent dès le plus jeune âge au sein de la famille. L'influence de parents mélomanes peut être prépondérante et inspiratrice pour les préférences musicales des enfants. Mais il arrive tout aussi bien que les jeunes fassent en matière de musique des choix diamétralement opposés aux préférences de leurs parents. Nous ne pouvons sous-estimer le rôle que joue la musique auprès des jeunes qui sont en recherche de leur identité. Elle est un des éléments qui aident le jeune à déterminer à quel groupe il voudra et pourra s'identifier.

C'est en cela que réside la force de la musique :  elle rassemble des personnes qui, chacun ou chacune à sa manière, apprécieront ensemble une émotion musicale en partageant un moment privilégié. Malheureusement, tout le monde n'a pas accès à une formation musicale. La musique ne figure pas dans tous les programmes scolaires, et si les parents eux-mêmes ne s'y intéressent pas particulièrement, les contacts qu'auront les enfants avec la musique se résumeront souvent à ce qu'ils entendent à la radio, à la télévision ou sur les réseaux sociaux.

Si tel est le cas, c'est souvent la musique classique qui fait figure de parent pauvre, car elle a la réputation d'être ingrate et élitiste. Cette réputation n'est pas justifiée. Ce qui est vrai, c'est que la musique classique ne dévoile ses secrets que quand on prend le temps de se mettre à leur recherche. En ce sens, elle renforce le sens de l'effort des enfants. Et l'histoire de la musique nous apprend que de nombreux grands compositeurs étaient issus de milieux relativement modestes. C'est grâce à leur talent, qui est totalement indépendant de leur origine, grâce également à l'engagement de leurs parents, de leurs professeurs et de mélomanes qui les ont soutenus que ces jeunes sont devenus de grands musiciens.

La musique a également fait ses preuves en tant que thérapie destinée à rétablir un équilibre entre le rationnel et l'émotionnel. J'ai effectué récemment une visite dans un centre d'accueil temporaire qui héberge des jeunes en proie à une crise d'identité. La musique apprend à ces jeunes à mieux se connaître, à comprendre les autres et à déterminer leur place dans la société. Peu importe qu'il s'agisse de chansons pop, de pièces pour fanfare ou d'oeuvres classiques :  le fait de partager certaines affinités en se plongeant ensemble dans la musique incitera les jeunes à extérioriser des émotions auxquelles ils ne parvenaient pas à donner une place. Cela permet d'entamer un processus qui guérit bien des blessures".

Le 21 juillet 2017, le couple royal crée la surprise en allant au festival Tomorowland qui réunit chaque année des milliers de jeunes à Boom. Mathilde se rend également en novembre à l'Ecole Supérieure des Arts à Mons pour y rencontrer des jeunes musiciens. Lors du voyage d'Etat au Canada, nos souverains assistent à un concert de la jeune chanteuse hennuyère Alicia on the Roof.

Suite au décès de la chanteuse Maurane en mai 2018, le Palais réagit :  "Maurane savait nous émouvoir avec sa voix de velours. Elle était une Grande Dame du monde de la musique belge et francophone. Courage à ses proches et à ses fans".

La musique est à nouveau le thème de l'appel à projets du Fonds Reine Mathilde pour l'année 2018 :  112 dossiers de candidature ont été reçus et avaient pour objectif de permettre la rencontre, l'expression, l'émancipation et le bien-être de jeunes vulnérables à travers la musique. Treize projets ont été sélectionnés et se sont partagés un montant total de 120.000 euros. Parmi ces projets, un jury d'élèves de sixième secondaire d'Herve et Merksplas choisit deux lauréats ex-aequo qui obtiennent le Prix Reine Mathilde 2018 et une aide supplémentaire de 5.000 euros chacun :   un festival de musique à Court-Saint-Etienne étudié et aménagé pour accueillir les jeunes festivaliers porteurs d'un handicap d'une part,  et un projet de création d'un album hip hop par des jeunes séjournant dans les centres de détention de Mol, Ruislede, Beernem et Tongeren d'autre part.

La littérature

En tant que princesse, Mathilde soutenait déjà activement la Semaine de la lecture à haute voix organisée dans la communauté néerlandophone par la Stichting Lezen (à qui elle accorde son Haut Patronage), et a effectué personnellement plusieurs lectures devant des enfants.

La Reine reçoit en audience les écrivains belges Stefan Hertmans et Amélie Nothomb, assiste à la remise des Prix des Lettres Néerlandaises 2015 et au monologue théâtral "Missie" de l'auteur belge David Van Reybrouck. A l'occasion du centenaire de la mort du poète belge Emile Verhaeren en 2016, le couple royal se rend à Sint-Amands pour se recueillir devant sa tombe et visiter le musée qui lui est consacré. Ils se déplacent également à la Foire du Livre 2016 de Francfort afin d'y soutenir les écrivains belges et néerlandais qui y sont mis à l'honneur.

Un an plus tard, la reine Mathilde est de retour à la Foire du Livre de Francfort dont la France est l'invitée d'honneur. Après avoir parcouru les différents stands, elle assiste à un déjeuner de travail sur le rayonnement international des Lettres francophones de Belgique, au cours duquel elle prononce un discours :

"Cette année, la Buchmesse de Francfort parle français, et tout le monde en parle.... Mais Francfort parle aussi le belge, et nous sommes réunis aujourd'hui pour célébrer la belle langue de notre pays. Soyons fiers de notre présence active en cet endroit où se réunit la fine fleur du monde de l'édition, des lettres et de l'expression artistique. Il est normal et important que nous nous manifestions ici car la littérature belge francophone est depuis des générations reconnue comme un fleuron culturel qui porte la réputation de la Belgique bien au-delà de nos frontières. Et pas uniquement à Paris, mais également dans toute la francophonie et au-delà. La Buchmesse est comme une lentille qui concentre tous ces faisceaux en un seul endroit. Profitons-en pour briller.

Le français comme langue, mais aussi en tant que vecteur culturel, intellectuel, scientifique et pédagogique, soutient le rayonnement de notre pays. Mais il est fondamental également dans le développement personnel de tout un chacun. Je suis très attachée à la littérature en général. Comme la musique, les livres sont activement présents dans ma vie. Je dirais même qu'ils en sont indissociables. J'essaie donc de transmettre cette passion pour les livres à mes enfants. Dans le même ordre d'idées, j'encourage les jeunes à lire régulièrement. La lecture d'un livre est en effet bénéfique pour leur apprentissage et les stimule à accroître leurs connaissances, leur fantaisie et leur imaginaire. 

Vous savez combien j'attache de l'importance à la stimulation de l'environnement cognitif de l'enfant et ce dès le plus jeune âge. De ma propre expérience, la lecture à haute voix est cruciale. Je sais aussi que cela demande un effort continu des parents et de l'école. Mais cela en vaut la peine. Pour y arriver et pour éveiller la curiosité de nos jeunes, il faut des supports illustrés, des livres pour enfants et des bandes dessinées. Cette richesse littéraire existe dans notre pays. Dans la conception et la réalisation de ces supports et de leur contenu, nos auteurs, illustrateurs et pédagogues peuvent se démarquer et offrir des produits ciblés sur les besoins de développement de l'enfant.

Nous tous, et en particulier nos enfants, sommes confrontés à l'omniprésence du monde digital. C'est un défi constant que nous devons tous relever. Lors de l'ouverture de la Buchmesse avant-hier, la chancelière Merkel a lancé un appel à tous les auteurs  "pour contribuer avec leur discernement et leurs émotions à infuser la globalisation de la force créatrice humaine".  C'est plus qu'un appel, il me semble : c'est une ambition, voire une nécessité.

Nous pouvons et devons apporter à cette communauté internationale réunie ici à Francfort ce que nous faisons de mieux :  notre créativité, notre inspiration, la mise en valeur de nos talents, l'originalité de notre approche, notre multiculturalité aussi, et notre ouverture au monde. Je vous félicite pour ce que vous faites et pour ce que vous êtes. Continuez surtout à nous étonner, nous former, nous élever, nous divertir. Le monde et notre pays ont besoin de vous. Parfois avec un regard rebelle mais toujours en créant du bonheur et de l'espérance pour les lecteurs".

Art contemporain

Au cours de ses 20 ans de règne, la reine Paola a montré tout son intérêt pour l'art contemporain, notamment en intégrant cinq oeuvres d'art contemporain belges au sein du palais royal de Bruxelles.

La reine Mathilde continuer d'encourager les artistes qui ont travaillé avec sa belle-mère :   elle a visité la rétrospective de Michaël Borremans à Bruxelles en 2014, l'exposition Rops/Fabre à Namur en 2015, les deux dernières expositions organisées en 2015 par Laurent Busine au Musée d'Art Contemporain du Grand-Hornu, le pavillon belge de Dirk Braeckman à la Biennale de Venise 2017, ainsi que l'exposition Marthe Wéry à Charleroi en 2017.

Michaël Borremans et Laurent Busine participent à un déjeuner de travail organisé par nos souverains en 2016 sur le thème "La culture comme levier de dialogue entre les communautés du pays".

La Reine s'intéresse aussi à d'autres artistes : elle a visité les ateliers de Paul Van Hoeydonck en 2017 et Luc Tuymans en 2018. Elle se rend à la foire d'art contemporain de Bruxelles à l'occasion de son 50ème anniversaire en 2018.

A l'étranger

Ses premières visites culturelles à l'étranger ont eu lieu en septembre 2013 :  visite de l'exposition "L'Europe de Rubens" au Louvre-Lens et inauguration de l'exposition Magritte à New York.

En mai 2015, la Reine se rend un jour à La Haye pour déjeuner avec des représentants culturels belges actifs aux Pays-Bas, inaugurer l'exposition "Vormidable" (marquant le 20ème anniversaire de la coopération culturelle entre la Flandre et les Pays-Bas) avec la reine Maxima, et visiter l'exposition sur les artistes plasticiens de la province de Liège. Le mois suivant, lors de leur voyage d'Etat en Chine, elle assiste au spectacle "Han Show" de Franco Dragone et se rend au Ullens Center for Contempory Art créé par des collectionneurs belges.

Nos souverains se rendent à la Foire du Livre 2016 de Francfort afin d'y soutenir les écrivains belges et néerlandais qui y sont mis à l'honneur. Puis, en octobre, la Reine passe une journée à Paris pour visiter les expositions consacrées à Hergé et Magritte. Et lors du voyage d'Etat aux Pays-Bas en novembre, les reines Maxima et Mathilde visitent la rétrospective Pierre Alechinsky en compagnie de l'artiste.

Comme l'a fait sa belle-mère à plusieurs reprises, la Reine se rend à la Biennale de Venise en septembre 2017. Elle y visite le pavillon belge et la 57ème exposition d'art contemporain "Viva Arte Viva".

Lors de la 14ème réunion informelle des chefs d'Etat de pays germanophones en septembre 2017 à Luxembourg, Mathilde et les conjoints de chefs d'Etat ont un programme culturel :  rencontre avec des auteurs luxembourgeois ayant l'identité et l'intégration comme thèmes de prédilection, présentation des itinéraires culturels du Conseil de l'Europe, visite du Musée d'Art Contemporain Grand-Duc Jean et de la Philharmonie Luxembourg. Le mois suivant, la Reine est de retour à la Foire du Livre de Francfort.

Conclusion :

Comme les reines Elisabeth, Fabiola et Paola avant elle,   Mathilde soutient de nombreuses initiatives culturelles, en particulier en faveur de la musique et de la littérature. Suite à la fédéralisation du pays, elle est la seule personnalité à s'intéresser à la culture des trois communautés, et tente de rapprocher leurs responsables en les recevant ensemble.

lundi 12 mars 2018

Exposition de photos sur notre famille royale à Bruxelles

                                           

En cette année 2018, l'hebdomadaire "Le Soir Mag" (ex- "Le Soir Illustré") fête ses 90 ans. Il appartient aujourd'hui au groupe Rossel. A cette occasion, les Musées Royaux d'Art et d'Histoire du Cinquantenaire proposent l'exposition "La famille royale fait la une" qui présente 300 couvertures du magazine avec la famille royale belge. Cette exposition a été montée par Daniel Van Wylick (directeur général du "Soir Mag"), Marc Pasteger (rédacteur en chef) et Pierre De Vuyst (journaliste responsable des pages sur la monarchie). C'est le roi Philippe en personne qui est venu l'inaugurer.

Daniel Van Wylick a répondu aux questions des journaux du groupe Sud Presse :

"D'où vient l'idée de monter cette exposition?
- Des 90 ans du "Soir Mag". Je trouvais que c'est un bel âge. Et l'une des matières les plus largement traitées depuis la naissance de ce qu'on appelait à l'époque "Le Soir Illustré", c'est la monarchie. Parfois avec un ton complaisant, parfois plus critique. La monarchie nous sert de fil rouge. Il n'y a pas une période où elle n'a pas fait la une. Plus de 500!  Pour l'exposition et le hors-série que nous mettons en vente, nous en avons retenu 300. 

- Vous en avez écarté?
- Nous avons voulu éviter les répétitions, nous avons pris les grands événements. On arrive en 1928 à la fin du règne d'Albert Ier. Nous n'avons raté que deux rois. Nous avons eu l'agréable surprise de tomber sur les couvertures des années 30 :  elles sont exceptionnelles, imprimées en noir et blanc avec un teint sépia. Elles sont très fortes.

- Vous avez fait d'autres découvertes?
- Peu de Belges le savent, mais pendant la seconde guerre mondiale, il y a aussi eu un "Soir Illustré volé", comme le "Soir volé". Nous l'avons inséré : il est mis par terre, on pourra marcher dessus.

- Il y a quoi sur ces Unes?
- Tous les grands événements heureux et malheureux. La mort de la reine Astrid, par exemple :  elle faisait partie des canons de beauté. C'est la seule reine dont on parle encore aujourd'hui. Il y a beaucoup de couvertures où on la voit se promener avec ses enfants, notamment à Ostende. Il y a aussi les souverains et les princes aux sports d'hiver. 

- Le roi Philippe n'est pas oublié...
- On a survolé toute sa vie. Depuis sa naissance à aujourd'hui, nous avons entre 15 et 20 couvertures le concernant. Il y a des documents qu'il n'avait sans doute jamais vus. C'est fabuleux de voir comment la famille royale communiquait avec la presse au fil du temps. 90 ans, ce n'est pas le Moyen Age, mais, à l'époque, le seul moyen pour le peuple de voir les souverains, c'était dans "Le Soir Illustré" et feu "Le Patriote Illustré".

- Y a-t-il des couvertures controversées que vous avez délibérément écartées?
- Nous avons jugé décent de ne pas mettre le doigts sur les Unes politiquement incorrectes. Pas exclusivement pour éviter de fâcher la famille royale mais pour respecter le public belge. Ce n'est pas une exposition agressive mais on voit par exemple une Une de Fabiola à Motril et on évoque aussi sa succession. Tout est accompagné des légendes de notre journaliste Pierre De Vuyst.

- Qui a retrouvé toutes ces couvertures?
- Nous avons pu compter sur le travail remarquable de notre directeur artistique, Richard Kubicz. C'est un Français mais il connaît mieux l'histoire de notre monarchie que la plupart des Belges! Il a sa propre collection et nous avons nos archives.

- Parlez-nous de ces colonnes...
- Il y en a 28 et elles sont inspirées des colonnes Morris. Nos 300 Unes sont imprimées sur papier photo épais, format A2. On a trouvé que c'était plus chouette de les mettre sur ces colonnes que sur un mur. On doit tout cela à notre scénographe Antonio Nardone. Il y a aussi une partie audiovisuelle avec des archives de l'ancienne Belgavox et des produits éditoriaux modernes réalisés par le "Soir Mag". 

lundi 5 mars 2018

Activités royales en février 2018

                                     


10 audiences pour le Roi :   le premier ministre Charles Michel (reçu 2 fois), le président du CDH Benoît Lutgen, le président de Bulgarie Rumen Radev, le vice-premier ministre Alexander De Croo, le ministre bruxellois des Transports Pascal Smet, le ministre-président de Rhénanie du Nord-Westphalie Armin Laschet, le ministre-président wallon Willy Borsus, la ministre flamande de l'Enseignement Hilde Crevits, le premier président de la Cour du Travail de Gand Vincent Dooms

12 activités officielles pour le Roi :  dîner au château de Laeken avec des jeunes enseignants, visite de l'Agence pour le Commerce Extérieur, 5ème anniversaire de la Jonge Academie, messe à Laeken à la mémoire des défunts de la dynastie, 50ème anniversaire du statut social des indépendants, déjeuner avec les présidents du Burkina Faso, Mali, Mauritanie et Tchad (G5 Sahel), cortège des Krakelingen à Grammont, visite de MicroMarché à Anderlecht, visite de la clinique Saint-Joseph à Saint-Vith, visite du centre culturel de Saint-Vith, rencontre avec les jeunes talents de la communauté germanophone, événement "Place aux Jeunes" organisé par l'Institut Royal des Elites du Travail.

23 activités officielles pour la Reine :   visite de l'atelier du peintre Luc Tuymans à Borgerhout, dîner au château de Laeken avec des jeunes enseignants, colloque "L'engagement des étudiants, ressource pour l'avenir", messe à Laeken à la mémoire des défunts de la dynastie, remise du rapport "What do you think?" d'Unicef Belgique, visite de la Maison des Arts du Spectacle de Godinne, cortège des Krakelingen à Grammont, visite de la clinique Saint-Joseph à Saint-Vith, visite du centre culturel de Saint-Vith, rencontre avec les jeunes talents de la communauté germanophone    + 12 activités officielles lors de son voyage au Ghana (rencontre avec le ministre de la Planification, breefing avec des membres du gouvernement et de la société civile, visite de la Teshie Presby High School, visite du marché de Makola, déjeuner de travail avec la Première Dame et les reines mères, visite du projet 2nd Image International, visite de l'usine de Niche Cocoa Industry, visite du Promush Mushroom Project, visite de Recycle UpGhana, rencontre avec le président de la République, déjeuner de travail à la Flagstaff House, conférence à l'Université du Ghana)

1 activité officielle pour le roi Albert II :    messe à Laeken à la mémoire des défunts de la dynastie

2 activités officielles pour la reine Paola :   messe à Laeken à la mémoire des défunts de la dynastie, visite du Centre d'Aide et Soins à Domicile de Bruxelles

0 activité officielle pour la princesse Elisabeth, le prince Gabriel, le prince Emmanuel et la princesse Eléonore

4 activités officielles pour la princesse Astrid :   remise des Paralympic Sport Awards, messe à Laeken à la mémoire des défunts de la dynastie, séminaire de l'Union Royale des Pharmaciens de l'Industrie Pharmaceutique, remise des prix de l'European Organisation for Rare Diseases

1 activité officielle pour le prince Lorenz :   messe à Laeken à la mémoire des défunts de la dynastie

3 activités officielles pour le prince Laurent :   première du film belgo-hollandais Zooks à Anvers, concert à Quaregnon à la mémoire des victimes de la catastrophe de Buizingen, colloque "Enfance et interculturalité".

2 activités officielles pour la princesse Claire :   première du film belgo-hollandais Zooks à Anvers, spectacle au profit de la Maison d'Enfants Reine Marie-Henriette.

1 activité officielle pour la princesse Louise, les princes Nicolas et Aymeric :   première du film belgo-hollandais Zooks à Anvers

Récapitulatif des activités officielles de janvier et février (source :  www.monarchie.be) :

Roi :   37 activités officielles  +  17 audiences

Reine :   42 activités officielles

Princesse Astrid :   8 activités officielles

Prince Laurent :   9 activités officielles

Princesse Claire :   5 activités officielles

Reine Paola :   4 activités officielles

Roi Albert II :   3 activités officielles

Prince Lorenz :   2 activités officielles

Princesse Louise, princes Nicolas et Aymeric :   2 activités officielles

Princesse Elisabeth, prince Gabriel , prince Emmanuel et princesse Eléonore :   0 activité officielle

lundi 26 février 2018

Prochaines activités de l'asbl Dynastie et Patrimoine Culturel

Lundi 19 mars 2018 à 18h : conférence "Herman Teirlinck et la famille royale"

Cette conférence sera donnée en néerlandais par le professeur Stefan van den Bossche au Musée Bellevue à Bruxelles. L'inscription est obligatoire et coûte 7 euros. Il mettra en évidence les relations entre Herman Teirlinck et la famille royale, et son rôle de conseiller dans l'acquisition d'oeuvres d'art.

Herman Teirlinck appartient à la deuxième génération de "Van Nu en Straks", un périodique avant-gardiste qui incarnait pour la jeunesse littéraire de la fin du 19ème siècle l'ultime à atteindre. Plus tard, il sera fonctionnaire, rédacteur, correspondant, chargé de cours, conseiller et intime de la maison du Roi. De plus, Herman Teirlinck est un des auteurs flamands les plus publiés, réimprimés et traduits. Pour la vie culturelle belge, et en particulier flamande, il est d'une importance capitale. Il a souvent donné un visage à la Flandre dans tout le pays. Il était apprécié, était omniprésent et menait une vie de bon vivant.

Lundi 23 avril 2018 à 18h : conférence "Les brevets de l'Ordre de Léopold durant le règne de Léopold Ier"

Cette conférence sera donnée en français par le colonel Eric Tripnaux, réputé pour ses travaux sur l'Ordre de Léopold, au siège de la Société de l'Ordre, rue Tabellion à Ixelles. L'inscription est obligatoire et coûte 7 euros.

Aujourd'hui, les décorés d'un ordre belge de mérite reçoivent un document de format A4 qui atteste l'honneur qui leur est fait par le Roi. A l'origine, une distinction dans l'Ordre de Léopold faisait l'objet d'une gravure ornée de symboles de l'Etat et d'une allégorie de ses vertus civiques. Surtout, elle était signée de la main royale. Comment ce brevet est-il apparu? Pourquoi a-t-il rapidement disparu? C'est le thème de cette conférence qui nous mènera de l'influence française dans la jeune Belgique indépendante au climat politique de la fin de l'unionisme. Le rôle du roi Léopold Ier, de ses ministres et du graveur seront également abordés.

Cliquez ci dessous sur "Asbl Dynastie et Patrimoine" pour avoir plus d'infos sur cette association.

lundi 19 février 2018

Le roi Philippe et la religion

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Religion catholique

Bien que croyant et pratiquant, le roi Philippe garde ses convictions religieuses pour le domaine privé, comme le faisait le roi Albert II. Le 21 juillet 2013, le primat de Belgique Mgr Léonard et le nonce apostolique n'étaient plus, pour la première fois, près de la famille royale au Parlement, mais relégués beaucoup plus loin dans les tribunes. Le Roi a signé la loi sur l'euthanasie des mineurs alors que certains redoutaient qu'il refuse et crée une crise institutionnelle.

Nos souverains effectuent une visite officielle au Vatican en 2015 et rencontrent, pour la première fois, le pape François. Contrairement à son père (ce qui lui avait été vivement reproché), Philippe ne s'est pas agenouillé devant lui, mais lui a donné la main d'égal à égal en tant que chefs d'Etat. Privilège des reines catholiques, Mathilde était habillée de blanc.

Le couple royal assiste, en décembre 2015, à la célébration à la cathédrale Saint-Rombaut de Malines pour la prise de fonction de Jozef De Kesel, nouvel archevêque de Bruxelles-Malines, qui est le chef de l'Eglise catholique belge.

En 2016, le Roi déjeune avec l'archevêque de Bruxelles-Malines Jozef De Kesel en mai, puis reçoit en audience le responsable de la communauté Sant'Egidio Belgique Jan De Volder en juin et le nonce apostolique Giacinto Berloco en juillet.

Fondée à Rome en 1968, la communauté Sant'Egidio est une organisation de laïcs catholiques présente dans 73 pays, qui s'engage pour les plus démunis, le dialogue interreligieux et la paix. La branche belge est lancée en 1984 à Anvers par le prêtre Hendrik Hoet et Hilde Kieboom. (titrée baronne par le roi Albert II, elle est actuellement présidente de Sant'Egidio Benelux et vice-présidente de la Fondation Reine Paola). A l'occasion du 50ème anniversaire de la création de Sant'Egidio, le roi Philippe se rend dans la communauté à Anvers en 2018 :  il visite le Koffiebar tenu par des personnes ayant un handicap, puis s'entretient avec des jeunes volontaires belges sur les projets dans lesquels ils sont impliqués.

Hommage à Sœur Jeanne Devos

Lors de leur voyage d'Etat en Inde en novembre 2017, nos souverains retrouvent Sœur Jeanne Devos qu'ils avaient déjà rencontrée lors de missions économiques. Née en 1935, cette religieuse belge a été ordonnée dans la congrégation des Sœurs Missionnaires du Coeur Immaculé de Marie, et a étudié la logopédie à Utrecht aux Pays-Bas. En 1963, elle quitte la Belgique pour l'Inde. Dans un premier temps, elle travaille dans un centre pour handicapés et sourds-muets. Au fil de ses rencontres, elle prend conscience que la pauvreté touche principalement les femmes et les enfants, en particulier ceux vivant dans une situation d'esclavage. En 1985, elle fonde l'association National Domestic Workers Movement avec pour objectif de lutter pour que les domestiques aient des droits et travaillent dans des conditions humaines. Actif dans 24 Etats indiens, elle a déjà permis de sauver plus de 60.000 enfants.

Le roi Philippe prononce une petite allocution lors de leur rencontre :

"Partager ce moment avec vous est pour la Reine et moi une source de grande joie. Nous sommes heureux d'avoir pu inclure cette visite dans notre programme en Inde. Nous vous remercions pour le cadeau de vos sourires et de votre chanson. De solides valeurs gouvernent les relations entre nos deux pays depuis longtemps. Elles ont été ressenties particulièrement  pendant la première guerre mondiale au travers du soutien héroïque des courageux soldats indiens qui se sont battus à nos côtés pour notre liberté.

De nombreux Belges sont venus en Inde, fascinés par ce magnifique pays et sa population. Ils ont donné le meilleur d'eux-mêmes là où le besoin se faisait sentir. Parmi eux, il y a Sœur Jeanne. Chère Sœur, nous vous connaissons depuis longtemps. Vous avez donné votre vie aux autres. Nous vous sommes reconnaissants pour votre dévouement et votre énergie. Ce que vous avez créé ici est un exemple puissant pour nous tous. Je veux vous remercier et vous féliciter, ma Sœur et tous ceux qui travaillent avec vous dans un esprit d'abnégation. La Reine et moi vous souhaitons tout le succès".

Religion juive

En mai 2014, un homme entre au Musée Juif de Belgique à Bruxelles, et tire sur quatre personnes. C'est la première attaque perpétrée par l'organisation terroriste Etat Islamique en Occident. Le Palais diffuse ce communiqué :   "Le Roi a appris avec consternation la fusillade qui a eu lieu cet après-midi au Musée Juif de Belgique. Il présente ses condoléances aux proches des victimes. Le Roi est indigné par cet acte de violence qui touche de très près la communauté juive".

Quelques semaines après sa réouverture, Philippe se rend au musée. Et un an après cet attentat, il invite des représentants de la communauté juive à un déjeuner au château de Laeken afin de leur apporter à nouveau son soutien.

A l'étranger, la reine Mathilde visite le Musée de l'Histoire des Juifs Polonais en 2015, tandis que son époux se rend en 2016 au Mémorial Juif de Francfort.

Religion orthodoxe

Philippe reçoit en audience le métropolite de Belgique Mgr Athënagoras en mai 2014.

Religion musulmane

En 2016, le Roi reçoit en audience le président de l'Exécutif des Musulmans de Belgique Salah Eechllaoui, et assiste à une conférence du roi Abdallah de Jordanie au Centre interdisciplinaire d'études de l'islam dans le monde contemporain (CISMOC) à l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve

Un an plus tard, Philippe participe à un iftar dans une famille musulmane d'Evergem. Et il parle de cette visite dans son discours de la fête nationale 2017 :

"Il y a un mois et demi, je suis allé fêter la rupture du jeûne dans une famille belge musulmane. J'ai été impressionné par la manière dont chacun des membres de cette famille s'implique dans la société. J'ai beaucoup appris sur le sens qu'ils donnent au jeûne et à ce moment de retrouvailles. En sortant de chez eux, tard le soir, j'ai été accueilli par leurs voisins. Ils m'ont offert une bouteille de vin et m'ont dit à quel point ils étaient heureux de vivre dans ce quartier. J'étais fier de voir coexister chez nous, côte à côte, ces deux manières simples et vraies d'exprimer l'hospitalité.

Toutes nos rues ne sont pas comme celle-là. Mais cet exemple nous montre qu'il y a dans notre pays, bien plus que nous le croyons parfois, une communion de valeurs au-delà des différences. Cherchez à apprendre au contact des autres et avec les autres. Vous découvrirez que vous partagez les mêmes interrogations, les mêmes doutes, les mêmes espoirs, les mêmes rêves que vos voisins. Eux aussi sont soucieux du bien-être de leurs enfants, de la qualité de leur travail, du bon accueil de leurs malades ou de leurs aînés. Apprenons également à nos enfants à porter ce regard-là sur le monde. Le bien-être et le bonheur, que nous recherchons tous, n'ont de valeur que s'ils sont réellement partagés".
                                
                             


Religion protestante

En décembre 2017, le Roi assiste à un service d'actions de grâce à la Chapelle Royale à Bruxelles, à l'occasion du 500ème anniversaire de la Réforme.

Laïcité

En 2015, le Roi reçoit en audience le président du Centre d'Action Laïque Henri Bartholomuseum en mars, puis le président de l'Union des Associations Laïques Sylvain Peeters en septembre.

Liens entre les religions

En 2017, Philippe participe à une réunion de travail avec les jeunes du magazine interreligieux "Lueurs", et à une table ronde avec les représentants des six cultes reconnus et de la laïcité qu'il réunissait pour la première fois depuis son accession au trône. L'année suivante, nos souverains rencontrent des femmes actives dans les cultes reconnus et la laïcité.

Responsables religieux étrangers

Le Roi reçoit en audience des responsables religieux de passage à Bruxelles :   le patriarche oeucuménique de Constantinople et l'archevêque de Canterbury en 2015, le patriarche d'Antioche en 2016 et 2017, le Grand Mufti de la République Arabe d'Egypte en 2017.