vendredi 27 décembre 2013

Quel membre de la famille royale belge a-t-il été le plus actif en 2013 ?


                                          

1° Roi Philippe :  209 activités officielles + 67 audiences
Comme l'an dernier, on retrouve le roi Philippe en tête de ce classement :  267 activités officielles en 2012 ;  209 activités officielles et 67 audiences en 2013. Ses premiers mois de règne ont été plutôt sereins :  sa prestation de serment le 21 juillet s'est passée sans aucun incident (ce qui n'était pas le cas de ses deux prédécesseurs) et dans une bonne ambiance populaire ;  il a repris certains conseillers de son père et introduit de nouvelles personnes au Palais (en particulier son chef de cabinet Frans Van Daele et la première conseillère d'origine étrangère) ; les premiers contacts du Roi avec le monde politique semblent s'être bien passés (y compris avec le président de la NVA Bart De Wever qui n'a jusqu'à présent rien à lui reprocher) ;  la communication du Palais s'est modernisée grâce à la réforme des dotations royales et l'ouverture d'un compte Twitter (mais il reste encore des choses à améliorer) ;  le roi Philippe s'adapte à la nouvelle Belgique fédérale (il a prononcé son discours de Noël entièrement en allemand pour la communauté germanophone et il a reçu en audience les ministres-présidents des régions et communautés, ce que ne faisait pas Albert II) ;  son discours de Noël n'a pas suscité de polémique (mais le Roi doit encore s'améliorer pour paraître plus à l'aise devant la caméra). Par ailleurs, suite aux reproches des partis politiques flamands sur les quelques grâces royales accordées depuis le 21 juillet sur proposition du ministère de la Justice, la ministre de la Justice Annemie Turtelboom a annoncé qu'elle ne proposerait plus de grâce royale à signer au Roi d'ici les élections de mai 2014. Bref, ce début de règne est plutôt réussi pour le nouveau roi Philippe, mais gérer l'après-élections sera bien plus difficile en 2014...

2° Reine Mathilde :  190 activités officielles
Stabilité pour la reine Mathilde qui reste deuxième de ce classement comme l'an dernier :  166 activités officielles en 2011,  196 en 2012 et 190 en 2013.

3° Princesse Astrid :  133 activités officielles
La princesse Astrid occupe, pour la première fois, la 3ème place de ce classement. Suite à la demande du gouvernement fédéral de mener deux missions économiques cet automne à l'étranger, son nombre d'activités officielles a fortement augmenté :  90 en 2011,  63 en 2012,  133 en 2013.

4° Roi Albert II :  58 activités officielles + 63 audiences
Stabilité pour les activités officielles du roi Albert II :   50 en 2011,  54 en 2012,  58 en 2013. Par contre, suite à son abdication, Albert II ne reçoit plus en audience depuis le 21 juillet, ce qui explique qu'il passe de la 3ème à la 4ème place de ce classement.

5° Prince Laurent :  61 activités officielles
Suite au changement de règne, le prince Laurent est, comme sa sœur, beaucoup plus sollicité par le Palais, ce qui explique son augmentation d'activités officielles :   30 en 2009,  40 en 2010,  31 en 2011,  35 en 2012,  61 en 2013.

6° Reine Paola :  59 activités officielles
La reine Paola passe de la 4ème à la 6ème place, mais son nombre d'activités officielles reste semblable :   70 activités officielles en 2011,  67 en 2012,  59 en 2013.

7° Princesse Claire :  46 activités officielles
Comme son époux, la princesse Claire est plus sollicitée par le Palais depuis le changement de règne :  30 activités officielles en 2009,  41 en 2010,  23 en 2011,  30 en 2012 et 46 en 2013. En 2013, la princesse Claire est entrée au conseil d'administration des sociétés créées par son époux et en difficulté financière. Parviendra-t-elle à renverser la vapeur?

8° Prince Lorenz :  26 activités officielles
Stabilité pour le prince Lorenz qui continue à être le seul membre de la famille royale à travailler à temps plein dans une banque :   23 activités officielles en 2009,  18 en 2010,  30 en 2011,  28 en 2012 et 26 en 2013.

9° Reine Fabiola :  20 activités officielles
Stabilité pour la reine Fabiola :   16 activités officielles en 2009,  21 en 2010,  19 en 2011,  23 en 2012 et 20 en 2013. Au terme d'une année où les révélations sur ses fondations privées ont entraîné la diminution de sa dotation de 2/3,  la reine Fabiola vient d'annoncer qu'elle renonçait à la présidence d'honneur du Concours Musical Reine Elisabeth (qu'elle exerçait depuis 1965) au profit de la reine Mathilde. On ne l'a plus vue en public depuis le 31 juillet. La verra-t-on moins en 2014?

lundi 23 décembre 2013

Activités royales en décembre 2013

Photo                    
Ci-dessus : le Roi en discussion avec les journalistes belges dans l'avion en direction de l'Afrique du Sud pour l'hommage à Nelson Mandela.                    

7 audiences pour le roi Philippe :  le vice-premier ministre Alexander De Croo, le ministre de la Défense Pieter De Crem, la vice-première ministre Laurette Onkelinx, le président du Comité Militaire de l'Otan Knud Bartels, le président du COIB Pierre-Olivier Beckers, le premier ministre Elio Di Rupo, le Prix Nobel de Physique François Englert.

16 activités officielles pour le roi Philippe :  déjeuner avec la famille grand-ducale luxembourgeoise, rencontre avec le président de la Chambre et le premier ministre luxembourgeois, réception au palais grand-ducal luxembourgeois, 2 réunions de travail sur l'emploi et la formation des jeunes, déjeuner à Laeken avec le roi Abdallah de Jordanie, visite à l'Etat-Major de la Défense, 75ème anniversaire de la Koninklijke Academie voor Geneeskunde van België, cérémonie d'hommage à Nelson Mandela, concert de Noël au palais royal, visite au dépôt de Bruxelles-Propreté, 85ème anniversaire du Fonds voor Wetenschappelijke Onderzoek, remise des Prix Belgodyssée, 150ème anniversaire de la Compagnie Immobilière de Belgique, visite de la maison d'accueil Klemenswerk à Gand, visite du restaurant social Parnassus à Gand.

22 activités officielles pour la reine Mathilde :  déjeuner avec la famille grand-ducale luxembourgeoise, rencontre avec le président de la Chambre et le premier ministre luxembourgeois, réception au palais grand-ducal luxembourgeois, visite de l'exposition sur Henry Van de Velde, concert de Noël au palais royal, réception pour les nouveaux fournisseurs brevetés de la Cour, 75ème anniversaire de la Cinémathèque Royale de Belgique, audience pour le Prix Nobel de Physique François Englert et son épouse, réunion d'hiver de Vlerick Alumini, visite de la maison d'accueil Klemenswerk à Gand, visite du restaurant social Parnassus à Gand   + 11 activités officielles lors de son voyage à Hong-Kong (visite de l'exposition "Dress Code", visite de l'exposition "Design in Motion", Vandevorst and Diarough Uni Design VIP Event, ouverture officielle de la Business of Design Week, visite du siège d'Ice-Watch, rencontre avec des jeunes créateurs bruxellois, rencontre avec le chef de l'exécutif de Hong Kong, Event Design Surreal Dinner, visite de la biennale d'architecture, visite du Benji Center, réception au consulat pour la communauté belge).

2 activités officielles pour le roi Albert II :  concert de Noël de la Fondation Reine Paola, visite de l'exposition "Le Corps de l'Inde".

3 activités officielles pour la reine Paola :  concert de Noël de la Fondation Reine Paola, 15ème anniversaire du centre Child Focus, visite de l'exposition "Le Corps de l'Inde".

0 activité officielle pour la reine Fabiola.

1 activité officielle pour la princesse Astrid :  remise des prix 2013 des fonds médicaux et scientifiques gérés par la Fondation Roi Baudouin.

0 activité officielle pour le prince Lorenz.

6 activités officielles pour le prince Laurent :  lancement du Plan Froid de la Fondation Prince Laurent, remise du Trophée National du Mérite Sportif 2013, concert de Noël au palais royal, visite du nouveau siège social de Vivaqua, dîner au palais d'Egmont au profit de The Russian Imperial Foundation for Cancer Research, action à Beveren en faveur de l'Association Belge pour Enfants atteints d'une maladie métabolique.

2 activités officielles pour la princesse Claire :   concert de Noël au palais royal, dîner au palais d'Egmont au profit de The Russian Imperial Foundation for Cancer Research.

Récompense pour le Palais
Alors que la communication du Palais a été très souvent critiquée ces dernières années, il vient de recevoir le Prix Institution de l'année lors des Lobby Awards 2013. Pierre-Emmanuel De Bauw, directeur Médias et Communication du Palais, a confié :   "On commence progressivement à s'ouvrir à d'autres moyens de communication :  on est sur Twitter, on va renouveler le site web, on sera bientôt sur Facebook".
                                       Photo : 17/12/2013 : Le Palais était représenté par M. Pierre-Emmanuel De Bauw, Directeur Medias et Communication du Palais royal, à la soirée des "Lobby Awards 2013" au Théâtre du Vaudeville à Bruxelles. Le Palais a reçu le prix de l' "Institution de l'année".  

Pierre-Emmanuel De Bauw a d'ailleurs déclaré : « On commence progressivement à s’ouvrir à d’autres moyens de communication. On est sur Twitter, on va renouveler le site web, on sera bientôt sur Facebook ».

(© RTL-TVI)

lundi 16 décembre 2013

Astrid sénatrice de droit de 1996 à 2013

                                                       Prince Lorenz & Princesse Astrid de Belgique

Deux ans après son frère le prince Philippe, la princesse Astrid de Belgique devient sénatrice de droit en novembre 1996. Après avoir prêté serment, elle prononce le discours suivant :

"Monsieur le Président,

De tout cœur, je vous remercie pour les aimables paroles que vous venez de m'adresser. Ce remerciement me vient en effet du fond du cœur car vous ne pouvez imaginer combien je suis honorée et fière de prendre place parmi vous. J'avouerai aussi que je suis très impressionnée, mais la grande amabilité de votre accueil m'encourage à m'adresser à cette Haute Assemblée. Aujourd'hui, j'ai le privilège de la parole, mais à l'avenir, je compte surtout venir écouter.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

Le nouvel article 72 de la Constitution adoptée par les Chambres, m'autorise à devenir membre du Sénat. En toute modestie, j'accepte cet honneur. Je prends place parmi vous avec conviction, à côté de mon frère aîné le prince Philippe, et animée d'une ferme volonté de servir là où cela me sera possible et dans la mesure de mes moyens.

Vous ne serez certes pas surpris par un des thèmes que je compte développer aujourd'hui devant vous. En effet, il est en relation directe avec les événements de ces derniers mois. Ils m'ont, comme tout un chacun, profondément touchée. Le message paisible proclamé avec sérénité et recueillement par cette "mer blanche", il y a tout juste un mois, nous a redonné à tous de l'espoir. Cette manifestation impressionnante fut pour moi une première expression concrète de ce que le Roi, mon père, qualifiait quelques jours auparavant, et je cite,  "l'occasion d'un sursaut moral et d'un changement profond dans notre société" (fin de citation). J'ai le sentiment que notre société démocratique a reçu ce jour-là une impulsion nouvelle. Ce fut un cri silencieux pour plus d'humanité, de justice et de franchise.

Comment en sommes-nous arrivés là?

J'ai l'impression que des préoccupations budgétaires et financières urgentes et indispensables prirent le pas sur des considérations d'ordre humain. De ce fait, le souci de l'homme fut parfois relégué à l'arrière-plan. Dans notre société technique et administrative, le citoyen ordinaire éprouve parfois bien des difficultés à faire valoir ses droits. Ces difficultés devinrent insurmontables pour les victimes de délits, qui appelaient en vain l'attention sur leurs doléances et qui plaidaient pour un traitement plus humain. Il semblait, en effet, que le souci des droits du prévenu avait pris la place sur celui de l'aide aux victimes.

Il en résulta une situation extrêmement pénible qui se traduisit en une souffrance sans nom pour les victimes innocentes de la maltraitance d'enfants et aussi pour leurs familles. Autre situation remarquable :  les familles des victimes incitent pacifiquement les autorités et les institutions de notre pays à coordonner leur action. Elles interpellent le gouvernement avec le message non équivoque que les dirigeants et les institutions sont au service de la population et qu'ils ne peuvent se considérer comme des moyens de pouvoir. La population attend des autorités une remise en ordre des choses et le monde entier est impressionné par la dignité de l'exigence.

Il est encourageant de remarquer que les premières initiatives du gouvernement ont pour but une approche plus humaine dans l'action judiciaire ainsi qu'une transparence accrue. L'accueil et l'aide aux victimes de délits recevront l'attention qu'ils méritent, et nos communautés y auront une tâche importante à remplir.

La population attend une action des autorités. Cela me paraît normal. Mais ne vous semble-t-il pas aussi que chaque citoyen devrait de temps à autre marquer un temps d'arrêt dans sa vie si agitée et se poser la question :  comment puis-je contribuer personnellement à rendre notre société meilleure, plus juste et plus humaine?

En tant que jeune femme, ayant une expérience encore modeste de la vie, je me pose la question si nous montrons suffisamment que nous préférons l'amour du prochain, la tolérance et l'écoute bienveillante à l'égoïsme, si nous nous efforçons vraiment de valoriser les autres et de reconnaître la dignité humaine de chaque personne (même les moins favorisées par la vie, les démunis, les malades et les handicapés), si nous considérons la justice et la solidarité comme des valeurs fondamentales dans notre civilisation.

Voilà, me semble-t-il, quelques valeurs universelles qu'il nous appartient de préserver et de transmettre à nos enfants car, comme le disait en mai 1993 mon oncle regretté le roi Baudouin et je cite :   "Chaque fois que la société s'en écarte, elle souffre et en fait souffrir d'autres"  (fin de citation). L'éducation qui transmet ces valeurs acceptées par tous à la génération montante, occupe dès lors dans notre société une place très importante. En ce sens, j'aimerais citer le philosophe contemporain le comte Sponville qui a dit que l'éducation constitue encore et toujours la base de l'encadrement moral des hommes. De même, au 17ème siècle, Spinoza affirmait déjà qu'il valait mieux enseigner les vertus que de condamner les vices.

Ceci est plus actuel que jamais. Dans notre monde où les techniques de communication offrent des possibilités inespérées, nous devons prendre le temps pour stimuler le dialogue entre l'enfant et l'éducateur. Dans cet échange, toute forme de domination de l'enfant devrait être écartée sans pour autant qu'il puisse être interdit d'interdire. Le juste milieu se trouve, selon moi, dans cet équilibre.

Par ailleurs, pour se dépasser et apprendre à assumer leurs responsabilités, les jeunes doivent se sentir encouragés et valorisés. Mais ils doivent aussi être conscients que tout n'est pas permis, que la liberté de chacun s'arrête là où commence celle des autres, que convaincre ne signifie pas forcer, que l'amour doit être vécu dans le respect et pour l'épanouissement de l'autre.

Ceci contraste singulièrement avec la violence brutale et le plaisir égoïste hélàs si fréquemment étalés de nos jours. L'éducation ne devrait-elle pas aussi permettre aux jeunes de découvrir l'extraordinaire dans les choses simples, d'admirer ce qui est beau, d'aimer et de respecter la nature et de prendre conscience que l'art nous anoblit? 

C'est au sein de la famille que l'adulte, dans le respect de la créativité de l'enfant, entreprend de l'éduquer. Il est consternant d'observer, comme l'a exposé le ministre de la Justice lors de la récente table ronde au palais, que 15% des jeunes filles et 2% des garçons ont été au moins une fois victimes d'abus sexuels avant l'âge de 18 ans. Si nous relevons de plus que la plupart des cas de maltraitance d'enfants surviennent dans le milieu familial, nous pourrions nous interroger sur le rôle protecteur que joue encore la famille. Je reste néanmoins convaincue que la famille, cellule élémentaire de la société, demeure le lieu privilégié où l'éducation commence, où l'on guide les premiers pas, où les premières interdictions sont enseignées avec tendresse.

Comme toutes les mamans, j'expérimente jour après jour ce lien particulier qui unit la mère à l'enfant. Sans sous-estimer le moins du monde la place importante du père de famille, j'aimerais souligner ici le rôle essentiel que joue la mère dans l'éducation de l'enfant. Cela ne doit pas empêcher la femme, j'en ai la ferme conviction, d'avoir la possibilité, comme l'homme et en complémentarité avec lui, d'exercer une activité professionnelle et notamment de s'engager dans la vie publique. Vous partagerez certainement mon opinion, Messieurs les Sénateurs, chers collègues, qu'une plus grande présence féminine pourrait augmenter encore la qualité de cette Haute Assemblée.

Je viens de parler de la famille comme premier chaînon dans la société. Mais la famille n'est pas seule pour assurer l'éducation. A côté d'elle, l'école, le village, la ville, la communauté, notre nation, doivent chacun à son niveau contribuer à la valorisation de notre société. Notre pays, situé au carrefour de l'Europe, peut dans ce domaine jouer un rôle important et servir de modèle à la construction européenne. En effet, la marche blanche a démontré que notre pays recèle encore bien des forces et de l'énergie pour s'engager au profit du bien commun. Je constate cela chaque fois en voyant avec quel zèle et désintéressement les volontaires de la Croix-Rouge de Belgique s'engagent dans les projets qui y sont développés, également ceux pour les jeunes et par les jeunes. Cet altruisme anime également les nombreuses autres organisations humanitaires de notre pays qui se dévouent sans compter, en Belgique comme à l'extérieur. Et je pense spécialement aux équipes qui se tiennent prêtes à intervenir en Afrique Centrale où sévit un terrible drame qui ne peut nous laisser indifférents. L'engagement généreux de ces personnes doit nous remplir d'optimisme.

Forte de cette conviction et confiante dans la personne humaine, dans sa dignité et son avenir, je souhaite clôturer mon intervention par un sujet qui me tient très à cœur, car il concerne toutes les femmes et tous les hommes de notre pays :  l'union si nécessaire dans notre Belgique fédérale. Des nombreux sondages qui furent effectués auprès de la population, je retiens cette simple mais importante constatation :  la grande majorité des Belges, dans chacune de nos régions et communautés, reste attachée à l'unité de notre pays. C'est une réalité qui ne peut être contestée. Serait-il possible que dans une démocratie, la volonté de la population soit ignorée et que ses aspirations demeurent lettre morte? Le Sénat, en tant que lieu de rencontre entre nos communautés et de par sa composition et ses responsabilités en matière institutionnelle, a notamment pour vocation de promouvoir la cohésion au sein de notre pays. Tout en nous inspirant du message de nos concitoyens, nous pouvons donc contribuer à la cohésion et l'entente entre les Belges, et leur rendre confiance en l'avenir.

Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Sénateurs,

Il n'entrait pas dans mes intentions de proclamer des vérités sensationnelles, ni d'approfondir tous les aspects de chaque problème. Je vous ai simplement parlé avec mon cœur. Je vous remercie de m'avoir écouté et je me réjouis déjà de participer à l'avenir aux travaux de cette assemblée".

En 1997, la princesse participe aux travaux de la commission des Affaires Sociales du Sénat et à la séance plénière consacrés au chômage et à l'exclusion sociale. Elle assiste aussi à la journée d'étude "Paix en Europe" organisée par le Sénat, la Chambre et Pax Christi International.

Astrid se rend dans la Haute Assemblée en 1998 pour la célébration des 50 ans du droit de vote des femmes et pour les travaux de la commission des Affaires Etrangères du Sénat sur le projet de loi concernant la coopération technique belge.

Après avoir rendu une visite de courtoisie au nouveau président du Sénat Armand De Decker en octobre 1999, la princesse y retourne un mois plus tard pour une séance plénière sur les droits de l'enfant. En 2000, elle assiste à une journée d'étude sur l'application de la convention de La Haye sur les aspects civils de l'enlèvement international d'enfants, et à la prestation de serment de son frère cadet le prince Laurent comme sénateur de droit.

Après avoir reçu en audience la sénatrice Jacinta De Roeck, présidente du Groupe de Travail Interparlementaire Quart Monde, la princesse participe au Sénat à la Journée Mondiale du refus de la misère en octobre 2001. Cette rencontre entre des représentants d'associations et des sénateurs avait pour objectif d'élaborer de nouvelles politiques efficaces de lutte contre la pauvreté. Un an plus tard, elle est à nouveau présente à une réunion du Sénat du Groupe de Travail Interparlementaire Quart-Monde.

La princesse confie à l'hebdomadaire "La Libre Match" en 2004 :   "Dans un pays comme le nôtre où il y a tant de bien-être, j'ai beaucoup de mal à admettre qu'il y ait tant de gens vivant dans une grande pauvreté. C'est sur base de cette réflexion que j'ai essayé de mieux comprendre le pourquoi de ce problème et que j'ai participé, comme sénatrice de droit, à des réunions interparlementaires. Le problème de la pauvreté est très vaste et se situe, en premier lieu, au niveau de l'emploi et du logement (électricité, chauffage, logement insalubre,...). Nous avons heureusement, dans notre pays, plusieurs forums, aussi bien au niveau fédéral que régional, qui coordonnent les initiatives locales dans ce domaine et qui exploitent les rapports sur la pauvreté, rédigés par la Fondation Roi Baudouin".

En novembre 2004, Astrid assiste à la conférence de presse du Groupe de Travail Interparlementaire Quart Monde au Resto du Cœur de Saint-Gilles, où s'était rendu son oncle le roi Baudouin peu de temps avant son décès. Lors de la Journée Mondiale du refus de la misère 2005, elle prononce un discours au Sénat, dans lequel elle déclare notamment :

"Permettez-moi de signaler deux groupes de populations qui méritent une attention particulière.

La cohabitation multiculturelle dans notre pays est une réalité. C'est incontestablement une grande richesse, mais au même moment, un énorme défi. Des femmes, des hommes, des enfants du monde entier vivent chez nous et ont décidé de construire ici un nouvel avenir. Il nous appartient donc de structurer un réseau économique et social de telle manière qu'ils puissent bénéficier des normes minimales pour une existence humaine et digne.

La même exigence prévaut pour répondre au vieillissement croissant de la population. Les risques spécifiques de ces personnes de tomber dans la pauvreté et de devenir isolées sont réels. D'un rapport de 2004, il apparaît que 25% des personnes de plus de 65 ans possèdent un revenu inférieur au seuil de la pauvreté. Comme il s'agit ici d'un groupe spécialement vulnérable, qui en outre n'a plus la maîtrise de son destin, il n'est que juste de lui réserver une attention exceptionnelle.

La pauvreté n'est pas une fatalité. La pauvreté est un état, un "accident de la vie". La pauvreté peut être secourue, avec la volonté des personnes concernées bien sûr, mais aussi grâce à un ensemble bien coordonné d'initiatives privées et publiques aux différents niveaux officiels et non officiels. Les pauvres réclament le droit d'être des individus comme les autres, et de bénéficier d'un avenir meilleur. Ils ont raison de demander à la société d'être reconnus à part entière, et de ne pas être maintenus dans l'isolement.

Mendier, toujours demander de l'aide est humiliant et devient à la longue insupportable. Aussi il est nécessaire d'écouter attentivement les pauvres, avec patience et avec le respect de leur dignité. Le dialogue a des vertus que n'ont pas les sens uniques. Il est tout aussi nécessaire de collaborer avec eux, car, avec leurs expériences vécues, ils savent bien mieux que nous quelles sont les initiatives les plus susceptibles de réussir.

Enregistrer des résultats rapides et spectaculaires est rarement possible, mais il n'en faut pas moins souligner que certains problèmes de grande urgence méritent une priorité absolue. Avec l'hiver à nos portes, je pense automatiquement et directement aux coûts de l'énergie de chauffage et au logement décent des moins bien nantis. D'autres actions sans doute sont moins aigües ; cela ne veut pas dire qu'elles sont moins importantes. Ainsi, il me paraît qu'un effort fondamental doit être consenti en faveur de l'alphabétisation et de l'éducation de base conçues comme levier particulièrement utile pour sortir du cercle vicieux de la pauvreté".

En 2006, la princesse participe à trois activités au Sénat :  séance académique pour les 175 ans de la Constitution belge, visite de travail à la province du Limbourg avec le Groupe de Travail Interparlementaire Quart Monde sous la houlette de la sénatrice Jacinta De Roeck, et séance académique pour les 20 ans de la loi sur la protection et le bien-être des animaux. En mars 2007, Astrid assiste aux ateliers et à la présentation des résultats du Groupe de Travail Interparlementaire Quart Monde sur le thème "Fracture numérique, fracture sociale". Elle est également présente en 2008 lors de la séance académique pour les 60 ans de l'octroi du droit de vote aux femmes.

Dans le cadre de la sixième réforme de l'Etat, le Sénat est réformé en 2013 et les sénateurs de droit sont supprimés. De 1996 à 2013, la princesse Astrid a été plus présente au Sénat que ses deux frères, en particulier au sein du Groupe de Travail Interparlementaire Quart Monde qu'elle a suivi avec attention.

lundi 9 décembre 2013

Vente d'un collier de la princesse Henriette de Belgique

Lundi dernier à Paris, des descendants de la princesse Henriette de Belgique, duchesse de Vendôme, ont vendu                     untitled plusieurs objets liés à notre dynastie :  le nécessaire de couture de la reine Louise-Marie (vendu 2.625 euros), une nappe aux armes royales (vendue 1.125 euros), un pendentif avec l'œil miniature du comte Philippe de Flandre (vendu 3.000 euros) et surtout un collier de perles ayant appartenu à la princesse Henriette, acheté par un riche négociant en perles du Moyen-Orient pour 28.750 euros. Le prince Jean de Luxembourg (cousin de notre roi Philippe) a tenté de l'acquérir, mais le collier a été vendu plus cher que le montant qu'il ne souhaitait pas dépasser. Un catalogue de la vente aux enchères avait été envoyé par l'hôtel Drouot au palais royal de Bruxelles, mais ce dernier n'a pas participé à la vente... Contrairement à d'autres monarchies, notre famille royale ne tente pas de racheter certains bijoux lors de ventes publiques, et c'est dommage. On trouve plus facilement de l'argent pour un yacht ou une voiture...

A lire :  "Bijoux des reines et princesses de Belgique" (Christophe Vachaudez)
Licencié en histoire de l'art de l'Université Libre de Bruxelles, Christophe Vachaudez a rédigé en 2004 le premier ouvrage consacré aux bijoux des reines et princesses de Belgique. Très richement illustré, il est le fruit de longues recherches effectuées par l'auteur, car la famille royale n'a pas l'habitude de livrer des informations sur ses bijoux, sujet considéré comme privé et confidentiel.

Du milieu des années 70 jusqu'à 1993, les diadèmes étaient même bannis au palais royal, comme le déplore Christophe Vachaudez :    "Pendant de trop longues années, ces bijoux furent relégués dans leur écrin. D'une tristesse affligeante, la vie de Cour était devenue tout simplement inexistante. Sans le charisme incontestable du roi Baudouin et de la reine Fabiola, on aurait presque oublié que la Belgique était une monarchie. Le port du bijou, si intimement lié à la fonction royale, n'est certes pas une obligation ou une priorité, mais il confère à l'institution un lustre inégalable. La Reine se doit de montrer l'exemple et un rapide survol de l'écrin de la reine Fabiola indique qu'elle possédait tous les atouts pour remplir ce rôle à la perfection".

Le port du diadème a été restauré par la reine Paola lors des dîners de gala en l'honneur des chefs d'Etat étrangers. Au sein des Cours européennes, elle fait cependant figure de parent pauvre et n'a hérité que de deux diadèmes de diamants des souveraines qui l'ont précédée sur le trône de Belgique. Tous les nombreux autres bijoux des reines Louise-Marie, Marie-Henriette, Elisabeth et Astrid n'appartiennent plus à la famille royale belge...

Pourquoi? Contrairement à d'autres monarchies, il n'existe pas en Belgique de bijoux de la Couronne appartenant à l'Etat et prêtés à la Reine. L'écrin de nos quatre premières reines a été démembré à chaque règne suite à des successions difficiles, des ventes publiques et même des vols! Dans son testament, la reine Marie-Henriette avait pourtant exprimé le souhait qu'une partie de ses parures soit destinée aux futures souveraines, mais le roi Léopold II ne respecta pas sa volonté... Il est aussi surprenant que la princesse Lilian de Belgique disposait de certains beaux bijoux de la reine Astrid, alors que Joséphine-Charlotte, fille de la défunte, n'a reçu qu'une paire de boucles d'oreilles...

Quant à l'avenir, il est également incertain, comme le fait remarquer l'auteur :   "Que deviendront les bijoux de la reine Fabiola? Prendront-ils le chemin de l'Espagne ou resteront-ils en Belgique? S'ils quittent le sol national, la triste tradition de la Cour belge sera respectée, puisqu'aucun écrin n'est parvenu intact à la génération suivante et ce, depuis la reine Louise-Marie!".

Félicitations à Christophe Vachaudez pour cet important travail de recherche qui n'avait jamais été réalisé depuis 1831.

A lire :   "Henriette, duchesse de Vendôme" (Dominique Paoli)
Fille du comte et de la comtesse de Flandre, nièce du roi Léopold II, la princesse Henriette de Belgique naît à Bruxelles le 30 novembre 1870. Le baptême a lieu un mois plus tard en l'église Saint-Jacques sur Coudenberg. Sa marraine est sa tante la reine Marie-Henriette et son parrain est son grand-père maternel le prince Charles-Antoine de Hohenzollern.

Son enfance se partage entre le palais de la rue de la Régence et le château des Amerois dans les Ardennes. Elle a une sœur la princesse Joséphine et deux frères, les princes Baudouin et Albert. Henriette suit des cours privés :  littérature et histoire avec Melle Simonet, anglais avec sa gouvernante anglaise Miss Mac Shane, peinture avec l'artiste Henri Van der Hecht, etc.

En janvier 1891, les quatre enfants des comtes de Flandre sont frappés par l'épidémie d'influenza. L'état d'Henriette parut si préoccupant qu'on lui administra les derniers sacrements dans la nuit du 14 au 15 janvier, mais elle s'en sortit. Malheureusement, le prince Baudouin, dont elle était si proche, contracte ensuite une pleuro-pneumonie et une hémorragie rénale. Il décède le 23 janvier à l'âge de 22 ans.

La princesse Henriette fait un mariage d'amour en 1896 avec le prince Emmanuel d'Orléans, duc de Vendôme. Le couple s'installe à Neuilly et participe à la vie mondaine parisienne. Ils ont quatre enfants :  Louise, Sophie, Geneviève et Charles-Philippe. Avant la fin de la Belle Epoque, Henriette a perdu ses parents et beaux-parents. Son frère Albert Ier est devenu roi des Belges.

Durant la première guerre mondiale, les ducs de Vendôme se partagent entre leur villa de Neuilly, Belmont House en Angleterre et le château Saint-Michel à Cannes. Ils rendent plusieurs fois visite au couple royal belge à La Panne, derrière les tranchées de l'Yser. La princesse Henriette soutient plusieurs œuvres de charité et passe du temps auprès des blessés. Sa fille Louise épouse en 1916 le prince Philippe de Bourbon des Deux-Siciles avec qui elle aura un fils un an plus tard.

Dans les années 20, les ducs de Vendôme se séparent de Belmont House et achètent le château de Touronde près du lac Léman. Leur fille Geneviève fait un mariage d'amour avec le marquis Antoine de Chaponay-Morance, mais Louise et Philippe divorcent et Charles-Philippe épouse secrètement Marguerite Watson contre l'avis de ses parents. D'autres deuils attendent la princesse Henriette :  sa fille Sophie en 1928, son mari Emmanuel en 1931 et son frère Albert Ier en 1934. Elle devient la marraine du prince Rainier de Monaco.

Devenue veuve et confrontée aux dettes de son fils Charles-Philippe, la duchesse de Vendôme doit restreindre son train de vie et vendre ses demeures de Cannes et Neuilly. Au château de Touronde, elle s'adonne à la peinture, à la correspondance et au classement des archives familiales. Durant la deuxième guerre mondiale, elle reste en Savoie et se consacre à des œuvres de charité. En 1943, la princesse Henriette perd son petit-fils Pierre-Emmanuel de Chaponay-Morance (17 ans) dans un accident d'hydravion dans le golfe du Mexique.

La guerre terminée, la Question Royale qui commence en Belgique et l'exil du roi Léopold III l'attristent beaucoup. Ses enfants et petits-enfants lui apportent aussi beaucoup de soucis. La duchesse de Vendôme s'éteint en 1948 dans le Valais suisse, et est inhumée à la Chapelle Royale de Dreux, le mausolée des princes d'Orléans.

Bravo à Dominique Paoli pour cette biographie intéressante, bien documentée et agréable à lire.                           

mardi 3 décembre 2013

Activités royales en novembre 2013

                        
 Photo : Le Roi Albert, la Reine Paola, la Princesse Astrid, le Prince Lorenz, le Prince Laurent et la Princesse Claire ont assisté au Te Deum chanté en la Cathédrale Saints Michel et Gudule à l'occasion de la Fête du Roi.

16 audiences pour le roi Philippe :  le premier ministre Elio Di Rupo (reçu 4 fois), la présidente de Corée Geun-Hye Park, les ministres de la Culture Fadila Laanan et Joke Schauvliege (reçues ensemble), le ministre-président de la communauté germanophone Karl-Heinz Lambertz, le commandant des forces alliées en Europ Philip Breedlove, le ministre-président de la région wallonne Rudy Demotte, le gouverneur de la Banque Nationale de Belgique Luc Coene, le secrétaire-général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen, la ministre de l'Emploi Monica De Coninck, ainsi que les ambassadeurs de Lituanie, Slovénie, Egypte et Koweït.

15 activités officielles pour le roi Philippe :  déjeuner avec les présidents de la Commission Européenne et du Conseil Européen, réception à l'Agence Fédérale pour le Commerce Extérieur, réception à l'hôtel de ville de Bruxelles, déjeuner de travail à l'hôtel de ville de Bruxelles, déjeuner avec la famille royale néerlandaise, rencontre avec le premier ministre néerlandais, visite au Parlement néerlandais, commémoration de l'Armistice à la Colonne du Congrès, cérémonie de réception des emblèmes de l'armée belge, réunion de travail au palais sur la coopération culturelle entre communautés, réception en faveur des Belges anoblis, soirée de l'Office National du Ducroire, réception pour l'équipe B-Fast ayant travaillé aux Philippines, réception pour les journalistes belges, déjeuner avec les gouverneurs de Belgique.

15 activités officielles pour la reine Mathilde :  réception à l'hôtel de ville de Bruxelles, déjeuner de travail à l'hôtel de ville de Bruxelles, visite de l'entreprise "Le Perron" à Liège, déjeuner avec la famille royale néerlandaise, rencontre avec le premier ministre néerlandais, visite au Parlement néerlandais, réunion de travail au palais sur la coopération culturelle entre communautés, 10ème anniversaire de l'asbl Toolbox, semaine de la lecture à haute voix par la Stichting Lezen, réception en faveur des Belges anoblis, concert de la chorale bruxelloise d'enfants Shanti, table ronde pour la Journée Internationale des Droits de l'Enfant, réception pour l'équipe B-Fast ayant travaillé aux Philippines, réception pour les journalistes belges, déjeuner avec les gouverneurs de Belgique.

2 activités officielles pour le roi Albert II :  Te Deum de la fête du Roi, réception au Parlement pour la fête du Roi.

3 activités officielles pour la reine Paola :  Te Deum de la fête du Roi, réception au Parlement pour la fête du Roi, concert de la chorale d'enfants Equinox et de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth.

0 activité officielle pour la reine Fabiola :

45 activités officielles pour la princesse Astrid :  réception à l'Agence Fédérale pour le Commerce Extérieur, concert au profit de l'Amade-Hainaut, visite du Biomedisch Onderzoekinstituut à Hasselt, Te Deum de la fête du Roi, réception au Parlement pour la fête du Roi  + 40 activités officielles lors de la mission économique en Inde (cérémonie à la Porte de l'Inde, lunch donné par le ministre du Commerce, session informative de la mission, remise de décorations honorifiques, réception officielle belge, déjeuner avec les PME, présentation de la collaboration entre GSK et Biological E, séminaire sur les technologies propres, rencontre avec le ministre des Energies Renouvelables, rencontre avec le président du FICCI, séminaire "Why Belgium should be on your radar screen", rencontre avec le ministre du Commerce, power lunch avec la Confédération Indienne de l'Industrie, Flanders and Brussels Tourism Seminar, cérémonie de signature de contrats, rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, dîner offert par le ministre des Affaires étrangères, visite de HRD Antwerp Diamond Lab, présentation du projet Hope on wheels, présentation de la journée d'ING en Inde, cérémonie pour les 5 ans de l'attentat de Mumbai, table ronde avec des compagnies pharmaceutiques indiennes, Antwerp Diamond Breakfast, séminaire sur les infrastructures urbaines, lancement d'India Natic Portal, exclusive invest lunch sur la Belgique, sommet Belgique-Inde sur les technologies propres, séminaire sur le marché pharmaceutique, rencontre avec le ministre du Transport maritime, ouverture de l'exposition sur les chefs d'œuvres du 17ème siècle liés à Anvers, réception officielle belge, ouverture du nouveau consulat général à Mumbai, séminaire, reconnaissance des initiatives d'économie d'énergie de Tomil Nadu, cérémonie de signature de contrats, rencontre avec le gouverneur de Tamil Nadu, réception officielle belge, présentation des projets de Demi en Inde, investment lunch sur la Belgique, visite de Tata Consultacy Services).

2 activités officielles pour le prince Lorenz :  Te Deum de la fête du Roi, réception au Parlement pour la fête du Roi.

8 activités officielles pour le prince Laurent :  congrès ES PKU 2013, première du film "Marina" de Stijn Coninx, 50ème anniversaire de la Belgium-Japan Association, Last Post à Ypres, Te Deum de la fête du Roi, réception au Parlement pour la fête du Roi, exposition "Les Oiseaux des Jardins" à Gembloux, remise des Prix Caïus de Prométhée.

7 activités officielles pour la princesse Claire :  première du film "Marina" de Stijn Coninx, 50ème anniversaire de la Belgium-Japan Association, Te Deum de la fête du Roi, réception au Parlement pour la fête du Roi, exposition "Les Oiseaux des Jardins" à Gembloux, soirée de gala du centre "La Fondation", remise des Prix Caïus de Prométhée.

Récapitulatif des activités officielles de janvier à novembre 2013 (source : www.monarchie.be) :

Roi Philippe :  193 activités officielles + 60 audiences

Reine Mathilde :  168 activités officielles

Princesse Astrid :  132 activités officielles

Roi Albert II :  56 activités officielles + 63 audiences

Reine Paola :  56 activités officielles

Prince Laurent :  55 activités officielles

Princesse Claire :  44 activités officielles

Prince Lorenz :  26 activités officielles

Reine Fabiola :  20 activités officielles


lundi 18 novembre 2013

Le palais des comtes de Flandre à Bruxelles

En passant dans la rue de la Régence à Bruxelles, face aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, vous avez sans doute remarqué cet élégant bâtiment en forme de U, mais savez-vous qu'il est lié à l'histoire de notre dynastie et que notre roi Albert Ier y est né?

Mentionné dès avant la Renaissance, le bâtiment primitif donnait sur l'ancienne place des Bailles au Coudenberg. Maintes fois reconstruit ou remanié, l'hôtel a longtemps appartenu à la famille de Croÿ, puis aux comtes de Tirimont et aux marquis Arconati-Visconti. En 1866, il est acheté par le prince Philippe de Belgique, comte de Flandre.

                                                  

Sur la photo ci-dessus :    on peut voir la porte d'honneur de l'aile centrale de style éclectique teinté de néo-baroque et datant du 19ème siècle (l'aile nord qui donne également sur la place Royale a été conçue au 18ème siècle, et l'aile sud a été agrandie et fortement remaniée au 20ème siècle). Cette porte d'honneur donne sur le vestibule donneur et l'escalier d'honneur. Juste au-dessus de cette porte, se trouve la grande rotonde qui accueillait à l'époque le salon central des comtes de Flandre.

Qui était le prince Philippe de Belgique, comte de Flandre ?
Troisième fils du roi Léopold Ier et de la reine Louise-Marie (après Louis-Philippe mort à l'âge d'un an et le futur roi Léopold II), le prince Philippe naît au château de Laeken le 24 mars 1837. En 1840, son père le titre comte de Flandre. A l'âge de 13 ans, il perd sa maman. Sa formation est assurée par des précepteurs privés et complétée par un passage au sein du régiment des Guides. Passionné par les arts et les lettres, ce prince discret ne s'intéresse pas à la politique :  il refuse les trônes de Grèce en 1862 et de Roumanie en 1866, ainsi qu'un mariage avec la princesse héritière du Brésil. Après le décès de son père, il hérite de plus de 4.000 hectares autour de l'abbaye de Postel en Campine.

Le 25 avril 1867, le prince Philippe épouse la princesse Marie de Hohenzollern en l'église catholique Sainte-Hedwige de Berlin. Ce mariage a été arrangé par la reine Victoria d'Angleterre. Née en 1845, la princesse Marie appartient à la branche catholique et aînée de la Maison de Hohenzollern. Son enfance se passe entre Düsseldorf (où elle suit les leçons du directeur de l'Académie Royale de Peinture), le château de Sigmaringen qui domine le Danube, Krauchenwies non loin de là, et le domaine de la Weinburg en Suisse. Cette vie insouciante est cependant ternie par le décès de sa sœur Stéphanie (22 ans), épouse du roi Pedro V du Portugal.

Un an avant son mariage, le comte de Flandre avait donc acheté un palais dans la rue de la Régence, non loin du palais royal. Les jeunes mariés l'agrandissent en ajoutant deux ailes perpendiculaires pour former une cour d'honneur en U. Ce sont les architectes Gustave Saintenoy et Clément Parent qui sont chargés des travaux. A l'intérieur, à leur arrivée, les invités sont impressionnés par l'escalier d'honneur, recouvert d'un tapis aux armes de la famille royale surmontées d'une brisure (signe distinctif de la branche cadette), le grand vitrail orné du monogramme de Philippe et Marie, et le lustre en bronze massif pesant 2,5 tonnes. Le couple princier y mène une vie royale et chaleureuse, et leur demeure devient le rendez-vous des artistes, des écrivains et des hommes de religion. Ils passent l'été dans leur château des Amerois près de Bouillon.

Le prince Philippe se constitue une admirable bibliothèque, fréquente régulièrement les antiquaires de Venise et Paris, et voyage en Italie, en Grèce, en Turquie, etc. De son côté, la princesse Marie se consacre à des œuvres de charité, à la peinture et à la correspondance avec sa famille (notamment son frère le roi Carol Ier de Roumanie). Très catholique, elle est surnommée "Notre-Dame de Flandre" par son beau-frère Léopold II. Leur destin change suite au décès du fils du couple royal en 1869 :  ce sont désormais eux qui vont assurer l'avenir de la jeune dynastie belge. Mais malheureusement, leur fils aîné le prince Baudouin meurt à son tour en 1891.

En 1893, les bijoux de la comtesse de Flandre sont volés dans son palais avec la complicité d'une femme de chambre. Elle écrit à sa cousine :   "Tout m'a été volé, sauf une partie de mes diamants que je portais le soir et une parure que Philippe m'avait offerte à nos noces d'argent. Toutes les parures qui provenaient de ma grand-mère, de belles miniatures du roi enfant et de lui plus tard, tout ce que je possédais et avais hérité de Stéphanie et tous les cadeaux reçus à mon mariage, tout est parti et je ne les retrouverai sans doute jamais".  Certains bijoux seront cependant retrouvés.

Leurs trois enfants font de beaux mariages :   Joséphine avec le prince Charles-Antoine de Hohenzollern ; Henriette avec le prince Emmanuel d'Orléans, duc de Vendôme ; Albert avec la duchesse Elisabeth de Bavière. Ces derniers se préparent à succéder à l'impopulaire roi Léopold II. Handicapé par sa surdité et meurtri par les rumeurs autour du décès de son fils Baudouin, le prince Philippe devient un vieil homme taciturne et mélancolique. Ses relations avec son épouse et leur fils Albert deviennent difficiles. La princesse fait seule de longs séjours auprès de ses filles à Potsdam et Neuilly.

Le comte de Flandre meurt en 1905. Son épouse aura la joie de voir leur fils Albert Ier monter sur le trône en 1909, avant de s'éteindre en 1912. Tous deux reposent dans la crypte de la famille royale belge en l'église Notre-Dame de Laeken (voir photo ci-dessous).
                                             
                                              

Un siècle après leur mort, que reste-t-il des comtes de Flandre ?
Bien que princes cadets, le prince Philippe et la princesse Marie, comte et comtesse de Flandre, sont les ancêtres de trois familles royales (Belgique, Italie et Luxembourg) et comptent six chefs d'Etat parmi leurs descendants (les rois Albert Ier, Léopold III, Baudouin Ier, Albert II et Philippe Ier, ainsi que le grand-duc Henri de Luxembourg). Et l'actuel roi des Belges s'appelle Philippe en mémoire de son arrière-arrière-grand-père. Après la guerre, les héritiers des comtes de Flandre vendent leurs demeures :  le palais de la Régence à la Banque de Bruxelles (puis racheté en 1982 par l'Etat belge qui le met à la disposition de la Cour des Comptes à partir de 1984), et le château des Amerois à la famille Solvay. Le palais de la Régence est ouvert au public à certaines occasions (fête nationale, journées du patrimoine, p.ex.). On peut voir leurs obiits au sein de l'église Saint-Jacques sur Coudenberg à Bruxelles (http://probelgicahainaut.blogspot.be/2012/08/leglise-saint-jacques-sur-coudenberg.html). Enfin, de l'écrin de la comtesse de Flandre, la famille royale belge ne possède plus rien, mais son diadème de perles et brillants provenant de sa grand-mère Stéphanie de Bade a été racheté par un musée de Tokyo, et son diadème de perles et diamants hérité de sa cousine Carola de Saxe est aujourd'hui présenté dans le musée du palais de Mannheim en Allemagne.

Plus d'infos sur :

- leur fils Baudouin : http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/08/le-prince-baudouin-frere-du-roi.html

- leur fille Henriette :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/08/la-princesse-henriette-de-belgique.html

- leur fille Joséphine :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/11/la-princesse-josephine-de-belgique-1872.html

Copyright photos : le blog Noblesse et Royautés de Régine Salens.

lundi 11 novembre 2013

L'Association Royale Dynastie et Patrimoine Culturel

1° Historique
Cette association a été créée en 1930 sous le nom "Les amis et serviteurs de Léopold II", devenu en 1936 "Les admirateurs de Léopold II". A l'occasion de son 20ème anniversaire en 1950, elle organise une exposition sur la dynastie au Cercle Royal Gaulois à Bruxelles, et décide de créer un musée permanent de tous les souvenirs de nos souverains. Pour concrétiser ce nouveau projet, l'association change à nouveau de nom en 1953 ("Le Musée de la Dynastie") et patiemment, pendant des années, des membres rassemblent des documents et souvenirs les plus divers sur la famille royale. En 1989, elle lance une revue intitulée "Museum Dynasticum". En 1992, les collections sont transférées à l'Hôtel Bellevue (à côté du palais royal de Bruxelles) et leur présentation est modernisée afin de s'adresser au grand public. A partir de 1998, une partie du musée est consacrée à un Mémorial Roi Baudouin, constitué à partir d'objets légués par la reine Fabiola. Et en 2001, c'est une nouvelle salle consacrée aux expéditions scientifiques du roi Léopold III qui est inaugurée à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance. Le musée ferme ses portes en décembre 2004.

A l'occasion du 175ème anniversaire de l'indépendance de la Belgique en 2005, le Musée de la Dynastie et le Mémorial Roi Baudouin font place à un tout nouveau Musée Bellevue, géré par la Fondation Roi Baudouin. Si le souvenir des rois des Belges est bien présent, c'est avant tout l'histoire de notre pays depuis 1830 qui constitue désormais le fil conducteur de ce nouveau musée. La galerie qui relie le Musée Bellevue au palais royal accueille deux grandes expositions :  sur la reine Astrid (en 2005) et sur le roi Albert Ier (en 2009). Le Musée de la Dynastie n'existant plus, l'association change à nouveau de nom et devient, en 2007, l'Association Royale Dynastie et Patrimoine Culturel.

2° Organisation
Le siège de l'Association Royale Dynastie et Patrimoine Culturel se trouve au 2, rue Ducale à Bruxelles. Le conseil d'administration est présidé par l'historien Christian Koninck, secondé par Sylviane Jacquet de Haveskercke (vice-présidente), Philippe-Edgar Detry (secrétaire général), Jean Botermans (trésorier), Jean Plasschaert (secrétaire), Francis De Beir, Barbara de Muyser Lantwyck, Alex Deseyne et Gustaaf Janssens (administrateurs). Le Roi en est le président d'honneur. Ils disposent d'un site Internet bilingue (www.musdyn.be) et leur adresse mail est musdyn@skynet.be .

3° Activités
L'Association Royale Dynastie et Patrimoine organise une réception de Nouvel An, des conférences et des visites d'expositions pour ses membres. Elle a participé à la préparation et à l'organisation de l'exposition sur le roi Albert Ier en 2009. Sa collection s'agrandit au fil des ans grâce à des dons. Et elle publie deux fois par an la revue "Museum Dynasticum" (30 euros/an pour abonnement). Vous pouvez retrouver ici une liste des articles intéressants et objectifs parus dans cette revue au cours des dernières années :   www.musdyn.be/activites/revue-museum-dynasticum.html . Le comité de rédaction est présidé par Gustaaf Janssens (responsable des archives du palais royal) et composé notamment d'Alex Deseyne (ancien conservateur du Mémorial Prince Charles à Raversijde), du marquis Olivier de Trazegnies, des historiens Christian Koninck et Olivier Defrance, etc. C'est donc une association culturelle et historique, et non patriotique (à ne pas confondre avec le Mouvement Dynastique).

4° Emile Vandewoude (1923-2013)
Profitons de cet article pour rendre hommage à Emile Vandewoude qui est décédé en avril dernier. Né à Louvain en 1923, il effectue des études de philosophie et lettres à l'UCL. Après avoir été en poste de 1952 à 1959 à Léopoldville auprès du gouvernement général du Congo, il devient archiviste stagiaire aux Archives Générales du Royaume de Belgique. En 1962, il est chargé d'organiser un service d'archives au palais royal :  il rassemble toutes les archives existantes dans un seul bâtiment et commence à en rédiger les inventaires. Dès 1963, le service est opérationnel et les premiers visiteurs peuvent y avoir accès pour effectuer des recherches historiques. Depuis 1967, les archives du palais royal constituent une section des Archives Générales du Royaume de Belgique. Après 26 ans d'activité au palais royal où il a été le premier archiviste professionnel, Emile Vandewoude part à la retraite en 1988. Mais il rejoint l'association "Le Musée de la Dynastie" où il fait partie du comité de rédaction de la revue "Museum Dynasticum" du premier numéro paru en 1989 à 2003.

Bravo à tous ces passionnés bénévoles pour leur travail au service de l'Histoire !

lundi 4 novembre 2013

Activités royales en octobre 2013

                Photo : (© Eda/Florent Marot)

19 audiences pour le roi Philippe :  le premier ministre Elio Di Rupo (reçu 3 fois), le président du MR Charles Michel, le président de Groen Wouter Van Besien, le président d'Inde Mukherjee, le président du FDF Olivier Maingain, le président du PS Paul Magnette, le président du Monténégro Vujanovic, la présidente de l'Open VLD Gwendolyn Rutten, le président du CDH Benoît Lutgen, le Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, le ministre-président flamand Kris Peeters, ainsi que les ambassadeurs du Niger, Mali, Chypre, Tchad et Thaïlande.                

27 activités officielles pour le roi Philippe :  réception au palais provincial de Namur, visite du Trésor de Hugo d'Oignies (Namur), déjeuner de travail à Namur, déjeuner au palais royal en l'honneur du président indien, lancement d'Europalia Inde, soirée de gala pour les 150 ans de Solvay, hommage au ministre d'Etat Wilfried Martens, réception au palais provincial de Liège, visite de l'asbl La Lumière à Liège, déjeuner de travail à Liège, impression à Malines des premiers timbres à son effigie, match de football Belgique-Pays de Galles, réception à l'hôtel de ville de Gand, visite de la cathédrale Saint-Bavon à Gand, déjeuner de travail à Gand avec le secteur créatif, concert d'automne au palais royal, réception au palais provincial d'Arlon, déjeuner de travail à Arlon sur la mobilité en milieu rural, visite du campus de l'ULG à Arlon, visite sur les lieux de la catastrophe aérienne de Temploux, 75ème anniversaire de la Koninklijke Vlaamse Academie van België voor Wetenschappen en Kunsten, réception à l'hôtel de ville d'Eupen, déjeuner de travail à Eupen, séance académique pour les 40 ans d'autonomie de la communauté germanophone, réception à l'hôtel de ville de Bruges, déjeuner de travail à Bruges sur la criminalité transfrontalière, balade en bateau sur les canaux de Bruges.

28 activités officielles pour la reine Mathilde :    réception au palais provincial de Namur, visite du Trésor de Hugo d'Oignies (Namur), déjeuner de travail à Namur, visite de l'exposition "Bazar België" à Bruxelles, déjeuner au palais royal en l'honneur du président indien, lancement d'Europalia Inde, soirée de gala pour les 150 ans de Solvay, audience pour Sœur Angélique Namaika (Prix Nansen Refugee Award 2013), réception au palais provincial de Liège, visite de l'asbl La Lumière à Liège, déjeuner de travail à Liège, réception à l'hôtel de ville de Gand, visite de la cathédrale Saint-Bavon à Gand, déjeuner de travail à Gand avec le secteur créatif, pièce de théâtre sur la pauvreté intergénérationnelle, lancement du Plan National Sida pour la Belgique, conférence internationale de mode à Anvers, concert d'automne au palais royal, audience pour le Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, réception au palais provincial d'Arlon, déjeuner de travail à Arlon sur la mobilité en milieu rural, visite du campus de l'ULG à Arlon, réception à l'hôtel de ville d'Eupen, déjeuner de travail à Eupen, séance académique pour les 40 ans d'autonomie de la communauté germanophone, réception à l'hôtel de ville de Bruges, déjeuner de travail à Bruges sur la criminalité transfrontalière, balade en bateau sur les canaux de Bruges.

2 activités officielles pour le roi Albert II :  remise des Prix Terre d'Avenir 2013 de la Fondation Reine Paola, 175ème anniversaire des éditions Bruylant.

O activité officielle pour les reines Paola et Fabiola.

40 activités officielles pour la princesse Astrid :  déjeuner au palais royal en l'honneur du président indien, réunion du conseil honoraire de l'International Paralympic Commitee, concert pour la Journée Européenne du Don d'Organes, concert d'automne au palais royal + 36 activités officielles lors de la mission économique en Angola et Afrique du Sud (réunion d'information de la délégation belge en Angola, réunion avec le ministre angolais de l'Economie, dépôt de fleurs au mausolée d'Aostinha Neto, rencontre avec le vice-président d'Angola, rencontre avec le président de l'Assemblée, dîner offert par le gouvernement angolais, conférence "Angola at a glance", Antwerp Diamond Networking Activity, réunion de travail avec la direction de Sonangol, activité de GSK Vaccines, cérémonie de signature de contrats, réception officielle belge, Power Dinner Energy, déjeuner VBO-FEB, réunion de travail avec Fundo Saberano de Angola, visite de TSE, réunion d'information de la délégation belge en Afrique du Sud, conférence "South Africa at a glance", ouverture du séminaire "The Belgian Network for Radiation Application in Healthcare", lunch organisé par l'AWEX, séminaire Kimberley Process Seminar, visite du Belgium Campus, remise de décorations, cérémonie de signature de contrats, rencontre avec APEC Alumini, réception officielle belge, réunion avec Kgalema Motlanthe, lunch offert par Kgalema Motlanthe, réunion avec Helen Zille, dîner sur la coopération universitaire Belgique/Afrique du Sud, visite d'un projet de Médecins Sans Frontières, drink sur le port d'Anvers, Linky Business and Academie through Innovation and Mobility, réception officielle belge, visite d'un fabricant de vin belge, visite du SA Agulhas II avec Alain Hubert).

2 activités officielles pour le prince Lorenz : déjeuner au palais royal en l'honneur du président indien, concert d'automne au palais royal.

11 activités officielles pour le prince Laurent :  visite du Home Paloke à Molenbeek-Saint-Jean, spectacle inaugural du nouveau bâtiment du théâtre de Liège, journée nationale des enfants atteints d'un cancer, 40ème International Filmfestival van Vlaanderen, ouverture de jardins potagers à Deurne, visite de l'entreprise de travail adapté Milavil à Vilvorde, visite du magasin de recyclage Televil à Vilvorde, concert d'automne au palais royal, soirée de gala de l'asbl Delphus, visite du salon de la famille à Marche-en-Famenne, concours du plus beau zinneke organisé par la Fondation Prince Laurent.

8 activités officielles pour la princesse Claire :  visite du Home Paloke à Molenbeek-Saint-Jean, spectacle inaugural du nouveau bâtiment du théâtre de Liège, rentrée académique du master en restauration du patrimoine culturel à Amay, 150ème anniversaire de la Maison d'Enfants Reine Marie-Henriette, concert d'automne au palais royal, soirée de gala de l'asbl Delphus, visite du salon de la famille à Marche-en-Famenne, concours du plus beau zinneke organisé par la Fondation Prince Laurent.

Récapitulatif des activités officielle de janvier à octobre (source : www.monarchie.be) :

Roi Philippe :   178 activités officielles + 44 audiences

Reine Mathilde :  153 activités officielles

Roi Albert II :   54 activités officielles + 63 audiences

Princesse Astrid :   87 activités officielles

Reine Paola :   53 activités officielles

Prince Laurent :   47 activités officielles

Princesse Claire :   37 activités officielles

Prince Lorenz :   24 activités officielles

Reine Fabiola :   20 activités officielles

mardi 29 octobre 2013

Elisabeth, troisième reine des Belges (1876-1965)

                                                              

Née en 1876 au château de Possenhofen, Elisabeth est la fille du duc Charles-Théodore en Bavière, ophtalmologue de renom, et de l'infante Marie-José du Portugal. Sa marraine n'est autre que sa tante l'impératrice Elisabeth d'Autriche, la célèbre "Sissi". Elle effectue ses études au pensionnat Saint-Joseph à Zandberg, parle l'allemand, le français et l'anglais, et apprend le piano et le violon.

Lors des funérailles de sa tante la duchesse d'Alençon à Paris, Elisabeth rencontre le prince Albert de Belgique, neveu et héritier du roi Léopold II. Le mariage a lieu en 1900 en Bavière. Malgré la naissance de ses trois enfants (Léopold, Charles et Marie-José), la princesse s'ennuie en Belgique dans les premières années de son mariage, supporte mal le climat pluvieux et a des relations très froides avec ses beaux-parents le comte et la comtesse de Flandre. Elle connaît de nombreux problèmes de santé et fait de fréquents voyages à l'étranger, ce qui alimente les rumeurs de mésentente au sein du couple princier.

En 1909, le roi Léopold II décède. La veille de sa prestation de serment, Albert Ier a des doutes sur ses capacités et ne veut pas monter sur le trône. Son épouse usera de tout son pouvoir d'influence pour le faire changer d'avis. Elisabeth est fière d'être reine et son nouveau statut lui fait aimer la Belgique.

Durant la première guerre mondiale, ils choisissent de rester auprès de l'armée belge derrière les tranchées de l'Yser, ce qui les fait entrer dans la légende (le "Roi Chevalier" et la "Reine Infirmière"). Leurs enfants poursuivent leurs études en Grande-Bretagne et en Italie. Elisabeth apporte régulièrement son soutien aux soldats et blessés et fonde l'Orchestre symphonique de l'armée de campagne mais, contrairement à ce que prétend la littérature hagiographique de l'époque, elle ne travaillait pas tous les jours comme infirmière à La Panne. La Reine joue également un rôle politique : sous prétexte d'aller voir ses enfants, elle transmet des messages confidentiels de son époux aux autorités britanniques.

Après la guerre, la Reine multiplie seule ou avec son mari les voyages à travers le monde. Elle assiste en 1922 à l'ouverture du tombeau de Toutankhamon et soutient la création de la Fondation Egyptologique Reine Elisabeth (plus d'infos à ce sujet :  http://royalementblog.blogspot.be/2011/08/la-reine-elisabeth-et-legyptologie.html). Elle est aussi à l'origine de la Fondation Médicale Reine Elisabeth et du Fonds Reine Elisabeth pour l'Assistance médicale aux indigènes du Congo belge. Son intérêt pour la médecine lui vaut de se voir attribuer le titre de docteur honoris causa de plusieurs universités et de membre d'honneur de l'Académie Royale de Médecine de Belgique. La Reine convainc les responsables politiques de construire le palais des Beaux-Arts de Bruxelles, dû à l'architecte Victor Horta et inauguré en 1928.

Le roi Albert Ier fait une chute mortelle en 1934 lors d'une après-midi d'escalade à Marche-les-Dames. Elisabeth n'est plus la Première Dame de Belgique et se retire au profit de sa belle-fille. Suite au décès de la reine Astrid en août 1935, elle revient à l'avant-plan et reprend toutes ses activités. Elle consacre également plus de temps à ses petits-enfants orphelins (Joséphine-Charlotte, Baudouin et Albert) qu'elle n'en a accordé à ses propres enfants.

A la fin des années 30, elle soutient la création de l'Orchestre National de Belgique, du Concours Musical International Eugène Ysaye (rebaptisé plus tard du prénom de la souveraine), de la Bibliothèque Royale Albert Ier et de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, construite près d'Argenteuil sur un terrain offert par le baron de Launoit.

Durant la deuxième guerre mondiale, Elisabeth reste au château de Laeken. Elle est surveillée par les Allemands mais peut circuler librement en Belgique et à l'étranger. Elle appelle Lilian Baels pour distraire son fils le roi Léopold III déprimé après la capitulation. Le couple se marie en 1941. On a souvent écrit que la reine Elisabeth avait sauvé des prisonniers politiques et des juifs de la déportation, mais les différentes sources se contredisent et ne permettent pas d'affirmer avec certitude que ses protestations atteignaient leur but.

En juin 1944, le roi Léopold III, son épouse et leurs quatre enfants sont déportés en Allemagne. La reine Elisabeth reste en Belgique qui est libérée par les Alliés en septembre. Lors de la Question Royale, elle soutient son fils aîné, mais pas publiquement pour ne pas gêner l'action de son fils cadet Charles, régent du royaume, avec qui elle a des relations difficiles. En 1951, Léopold III abdique au profit de Baudouin, et Elisabeth s'installe au château du Stuyvenbergh jusqu'à sa mort (photos de l'intérieur à cette époque :  http://royalementblog.blogspot.be/2013/03/photos-de-linterieur-du-stuyvenberg.html).

Au cours de sa vie, la reine Elisabeth a été l'amie de nombreux artistes, scientifiques ou écrivains avec qui elle correspond régulièrement :   Jean Cocteau, Yehudi Menuhin, Albert Einstein, Pablo Casals, Albert Schweitzer, Colette, Emile Verhaeren, Eugène Ysaye, Maurice Maeterlinck, etc. Dans les années 50, elle assiste aux premiers mariages de ses petits-enfants et devient arrière-grand-mère. Ayant toujours eu de la sympathie pour les régimes de gauche, elle entreprend à la fin de sa vie des voyages officiels dans des pays communistes (Pologne, U.R.S.S., Yougoslavie et Chine) qui lui valent le surnom de "reine rouge" et la colère du gouvernement belge. Elle soutient différentes initiatives en faveur de la paix durant la guerre froide entre l'Ouest et l'Est.

La Reine décède d'une crise cardiaque en 1965 à l'âge de 89 ans au château du Stuyvenbergh.

A-t-elle marqué l' Histoire?
Oui, son souvenir est régulièrement évoqué. Deux de ses arrières-petits-fils sont sur le trône : le grand-duc Henri de Luxembourg et le roi Philippe des Belges. Et à la génération suivante, ce sera encore plus marquant car la nouvelle princesse héritière de Belgique porte le prénom de la reine Elisabeth. On parle aussi d'elle à travers son écrin (malheureusement très dispersé) :  son diadème Art Déco est porté par la reine Paola, et son diadème Cartier a été racheté par la Maison Cartier qui le montre au public lors d'expositions à travers le monde. Trois de ses initiatives sont toujours très actives et soutenues par la famille royale :   le Concours Musical International Reine Elisabeth (présidente d'honneur : reine Fabiola), la Chapelle Musicale Reine Elisabeth (présidente d'honneur : reine Paola) et la Fondation Médicale Reine Elisabeth (présidente d'honneur : princesse Astrid). A Bruxelles, elle a droit à une statue au Mont des Arts et à un grand portrait dans un salon du Sénat.

Un sondage paru en mars dernier demandait quelle était la plus marquante des reines de l'histoire de Belgique. La reine Astrid est arrivée première avec 32%, suivie par les reines Elisabeth et Fabiola à égalité à 27%. Plus loin, 7% des personnes interrogées ont cité la reine Paola, 4% la reine Marie-Henriette et 3% la reine Louise-Marie. Si on analyse plus en détail les résultats, ce sont surtout les 55-70 ans et les Bruxellois qui ont voté le plus en faveur de la reine Elisabeth.

En 2014, le souvenir de la reine Elisabeth sera à nouveau évoqué à travers un documentaire que prépare sa petite-fille la princesse Marie-Esméralda de Belgique, et les nombreuses commémorations de la première guerre mondiale où on rappelera sa présence aux côtés du roi Albert Ier et de l'armée belge derrière les tranchées de l'Yser.

lundi 21 octobre 2013

La semaine de la famille royale belge

Lundi 14 octobre 2013
Comme chaque lundi matin, le Roi a reçu le premier ministre Elio Di Rupo en audience. De son côté, la Reine a assisté à Bruxelles à une pièce de théâtre sur la pauvreté intergénérationnelle. Ce projet pédagogique vise à informer les jeunes de cette problématique. Unicef-Belgique (dont Mathilde est la présidente d'honneur) a été impliqué dans la réalisation du dossier pédagogique pour les enseignants.

Mardi 15 octobre 2013
4 activités officielles au programme de ce mardi pour le Roi :  audience avec la présidente de l'Open VLD Gwendolyn Rutten, audience avec le président du Monténégro Filip Vujanovic (c'est le 4ème chef d'Etat étranger reçu par le nouveau roi après les présidents de Lituanie, Kirghistan et Inde), lancement à Malines du premier timbre à son effigie en tant que roi, et match de football Belgique-Pays de Galles au Stade Roi Baudouin.
                                    

De leur côté, mardi, la Reine assistait au lancement du Plan National contre le Sida, et le prince Laurent était à Vilvorde pour la visite de l'entreprise de travail adapté Mivavil et le magasin de collecte et de recyclage Televil.

Mercredi 16 octobre 2013
Mercredi, pendant que le couple royal effectuait sa Joyeuse Entrée à Gand en province de Flandre orientale, le roi Albert II faisait son grand retour en Belgique (on ne l'avait plus vu en public depuis la messe à la mémoire de son frère le 31 juillet dernier). Il a assisté à la remise du Prix Terre d'Avenir 2013 remis par la Fondation Reine Paola et la Fondation Dirk Frimout. Ce prix est remis chaque année à des projets d'étudiants de fin du 3ème degré secondaire sur la terre ou l'espace.

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Sur la photo ci-dessus, Albert II est entouré à gauche par son ami le comte Bernard de Traux de Wardin (président de la Fondation Reine Paola) et à droite par Alain Hubert (président de la Fondation Polaire Internationale). En début de soirée, le roi Albert assistait au palais d'Egmont aux 175 ans des éditions juridiques Bruylant. Rappelons que la reine Paola poursuit sa convalescence suite à son opération début octobre. Par ailleurs, au même moment, la princesse Léa était présente au vernissage de l'exposition en hommage à Vasarely au musée d'Ixelles.

Jeudi 17 octobre 2013
Le Roi a reçu le président du CDH Benoît Lutgen en audience, tandis que son épouse assistait à une conférence internationale de mode à Anvers. Au Cercle Gaulois à Bruxelles, la princesse Marie-Esméralda a participé au déjeuner-conférence de l'ancien premier ministre français François Fillon. En soirée, c'était le traditionnel concert d'automne organisé au palais royal en collaboration avec les festivals de                          ????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????????Wallonie et de Flandre. Le couple royal avait invité des membres des services de secours à y assister. La princesse Astrid, le prince Lorenz, le prince Laurent et la princesse Claire étaient également présents.

Après ce concert, le prince Laurent et la princesse Claire ont gagné le Musée Bellevue où se tenait le dîner de gala de l'asbl Delphus, en présence de la princesse Marie-Esméralda (présidente d'honneur de l'asbl Delphus), de la princesse Léa, du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, du couturier Edouard Vermeulen, de l'avocat Xavier Magnée, et des journalistes Thomas de Bergeyck et Stéphane Bern.
                           
                                    Photo : 17/10/2013 : Le prince Laurent et la princesse Claire, la princesse Esméralda et la princesse Léa ont assisté à la soirée de gala de Delphus. La princesse Esméralda est Présidente d'Honneur de cette association. 

(© Place Royale)
                                       
Vendredi 18 octobre 2013
Le couple royal a effectué leur Joyeuse Entrée à Arlon en province du Luxembourg. Devant le palais provincial où s'étaient réunis plus de 4.000 personnes, le Roi a pris la parole :   "Merci pour votre accueil chaleureux et enthousiaste. Merci pour votre ardeur d'avance. Nous avons été très touchés par l'accueil chaleureux que nous avons reçu dans toutes les provinces que nous avons visitées jusqu'ici. Nous retiendrons les regards francs et lumineux, les paroles d'encouragement. Des images fortes. Merci pour tout çà. Nous tenons à remercier les autorités provinciales et toute la population pour ces visites riches en couleurs et tous ces enseignements que nous emportons avec nous. Merci pour votre confiance. Et vive la Belgique!".
                   
                                 

Samedi 19 octobre 2013
A l'occasion du 50ème anniversaire du prince Laurent, le site Internet de la Fondation Prince Laurent a diffusé une vidéo de 7 minutes et demi :  une interview du prince par son épouse la princesse Claire afin de faire connaître le travail de la Fondation.
              Photo : A l'occasion de son 50ème anniversaire, le Prince Laurent répond aux questions de la Princesse Claire !  Une jolie interview à découvrir sur le site de la Fondation Prince Laurent http://www.sfprlaurent.be 

Place Royale souhaite un très heureux anniversaire au Prince ... et un bon appétit à toute la famille ! :-)

De passage à Bruxelles, Aung San Suu Kyi (Prix Nobel de la Paix 1991) a été reçue par le couple royal au château de Laeken, et la photo était diffusée par le compte Twitter du palais royal (une des grandes nouveautés de ce début de règne en terme de communication).

                                             Photo : Audience avec le prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi au Château de Laeken.

En soirée, le Roi s'est rendu sur les lieux de la catastrophe aérienne (11 morts) en province de Namur, où il a été rejoint par le premier ministre Elio Di Rupo et la ministre de l'Intérieur. Ils ont ensuite rencontré les familles des victimes.
                                                       http://www.lesoir.be/343671/article/actualite/belgique/2013-10-19/crash-d-un-avion-parachutistes-11-morts-roi-philippe-rencontre-des-familles-vide

Dimanche 20 octobre 2013
Dimanche matin, la princesse Astrid s'est envolée pour l'Angola et l'Afrique du Sud. A la demande du gouvernement belge, elle y présidera sa toute première mission économique (un rôle rempli par le prince Albert de 1962 à 1993, et par le prince Philippe de 1993 à 2013). Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders et plusieurs ministres régionaux accompagnent la princesse. Cette mission vise à renforcer les liens avec l'Angola et l'Afrique du Sud, deux pays miniers, avec le secteur diamantaire anversois. Il y sera question du processus de Kimberley, l'organisme de contrôle et de lutte contre les "diamants de la guerre" dans lequel la Belgique a pris une part prépondérante.

                                                               La princesse Astrid a embarqué à 10h43 direction l'Angola et l'Afrique du Sud pour sa première mission économique.
                              

lundi 14 octobre 2013

Bon anniversaire à Emmanuel, Luisa-Maria et Laurent de Belgique !


                                        

175 ans jour pour jour après l'indépendance officielle de la Belgique, la princesse Mathilde donne naissance, le 4 octobre 2005 , à son troisième enfant, prénommé Emmanuel, Léopold, Guillaume, François, Marie. A sa naissance, il pesait 3,9 kg et mesurait 50 cm. L'accouchement a lieu à l'Hôpital Erasme à Anderlecht. Son parrain est le grand-duc héritier Guillaume de Luxembourg et sa marraine est la comtesse Elisabeth d'Udekem d'Acoz. Le baptême a lieu en décembre 2005 dans la chapelle du château de Ciergnon.

Souffrant de dyslexie, le prince Emmanuel a dû quitter le collège Sint-Jan Berchmans de Bruxelles pour intégrer, en septembre 2012,  l'école Eureka à Kessel-Lo (Brabant flamand). Cette école privée, dont les frais d'inscription avoisinent les 10.000 euros, a pour objectif de faire réintégrer ses élèves à leur école d'origine. On sait aussi qu'au printemps 2012, le prince a fait sa petite communion dans la chapelle du château de Ciergnon en présence de la famille royale et de son parrain le grand-duc héritier Guillaume, venu avec sa fiancée la comtesse Stéphanie de Lannoy.

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Le 11 octobre 1995 à 9h20 naît le quatrième enfant d'Astrid et Lorenz à la Clinique Saint-Jean à Bruxelles :  Luisa-Maria (en souvenir de la mère de la reine Paola, décédée en 1989), Anna, Martine, Pilar, porte les titres de princesse de Belgique et d'archiduchesse d'Autriche-Este. A sa naissance, elle pesait 3,3 kg et mesurait 51,5 cm. Son parrain est son oncle, l'archiduc Martin d'Autriche-Este, et sa marraine est Melle Pilar Escriva de Romani, nièce de la reine Fabiola. Le baptême a lieu au château de Laeken. La princesse Luisa-Maria effectue ses études primaires et ses trois premières années secondaires en néerlandais au collège Sint-Jan Berchmans. Elle étudie actuellement à la Sevenoaks School dans le Kent (Grande-Bretagne), un établissement fréquenté autrefois par son frère Amedeo.

Photo : 10 ans après leur mariage ... retour sur le balcon de l'Hôtel de Ville de Bruxelles pour le Prince Laurent et la Princesse Claire ... mais accompagnés par leurs trois enfants cette fois !  

La Fondation Prince Laurent a organisé une réception d'anniversaire précédée d'une visite de l’Hôtel de Ville de Bruxelles à l'occasion du 10ème anniversaire de mariage du Prince Laurent et de la Princesse Claire.

A découvrir en images samedi prochain dans Place Royale

© RTL TVI

Enfin, dernier anniversaire de la famille royale en octobre : les 50 ans du prince Laurent , né le 19 octobre 1963 au château du Belvédère (plus d'infos sur sa vie :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/10/les-49-ans-du-prince-laurent-de-belgique.html). Après avoir souvent défrayé la chronique ces dernières années, il multiplie les activités officielles depuis quelques semaines et représente désormais régulièrement le Roi à divers événements (le gouvernement belge ayant confié la présidence des deux prochaines missions économiques à la princesse Astrid). Malgré leurs personnalités très différentes, Philippe et Laurent semblent bien décidés à collaborer ensemble.

Après avoir déclaré qu'il soutenait son frère à 100%, le prince Laurent a confié en septembre à la RTBF :   "Personne ne m'a demandé quoi que ce soit. Je voulais seulement dire que, dorénavant, il faut pouvoir joindre les services du Palais. C'est une autre ambiance, c'est une autre philosophie, positive et tournée vers l'avenir. Et moi, je m'y inscris".  Des propos confirmés par la princesse Claire en octobre :  "Nous n'y sommes pour rien, vous savez. Nous avons toujours accepté ce qu'on nous donnait à faire, à l'époque comme maintenant. Nous n'avons pas choisi de faire plus d'activités et ne sommes pas à l'origine de cette décision. Pour tout cela, il faut remercier le Roi. Aujourd'hui, tout va vraiment bien avec le Palais. Les relations sont excellentes entre les membres de la famille royale. Et nous sommes dans un état d'esprit très positif. Nous sommes vraiment ravis de pouvoir faire plus d'activités et d'être au service de la population".

lundi 7 octobre 2013

Activités royales en septembre 2013

22 audiences pour le Roi :   le premier ministre Elio Di Rupo (reçu 4 fois), le vice-premier ministre Didier Reynders, le président du CD&V Wouter Beke, le président du parlement wallon Patrick Dupriez, le président du Kirghistan Almazbek Atambayev, le président du SPA Bruno Tobback, les coprésidents d'Ecolo Emilie Hoyos et Olivier Deleuze, le président de la NVA Bart De Wever, le président du conseil de la communauté française Jean-Charles Luperto, le sous-lieutenant Simon Derwael (Epée du Roi 2013), le président d'honneur du CIO Jacques Rogge, ainsi que les ambassadeurs d'Ouzbékistan, Sierra Leone, Grèce, Lesotho, Georgie, Etats-Unis, Oman et Koweït.

17 activités officielles pour le Roi :  cavalcade de Hanswijck à Malines, réception à l'hôtel de ville de Louvain, spectacle au centre culturel Het Depot (Louvain), déjeuner de travail au palais provincial de Louvain, réception au palais provincial de Wavre, accueil à l'hôtel de ville de Wavre, déjeuner de travail sur le développement économique du Brabant wallon, dîner à Laeken avec la présidente de Lituanie, concert en l'honneur de la présidence lituanienne de l'UE, réception au palais provincial de Mons, déjeuner de travail à l'hôtel de ville de Mons, réception au palais provincial d'Hasselt, rencontre avec les étudiants universitaires à la Oude Gevangenis (Hasselt), déjeuner de travail à l'hôtel de ville d'Hasselt, concert offert par l'Association de la Noblesse du Royaume de Belgique, réception au Museum aan de Stroom à Anvers, inauguration du Red Star Line Museum à Anvers.

25 activités officielles pour la Reine :   cavalcade de Hanswick à Malines, réception à l'hôtel de ville de Louvain, spectacle au centre culturel Het Depot (Louvain), déjeuner de travail au palais provincial de Louvain, réception au palais provincial de Wavre, accueil à l'hôtel de ville de Wavre, déjeuner de travail sur le développement économique du Brabant wallon, visite de l'exposition "L'Europe de Rubens" au Louvre-Lens, réception au palais provincial de Mons, déjeuner de travail à l'hôtel de ville de Mons, sommet United Nations Global Compact Leaders Summit à New York, dîner de gala au MoMa sur le respect des droits de l'enfant par le monde des affaires, rencontre avec le secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki-Moon, visite du centre d'opérations mondial d'Unicef à New York, table ronde avec le Global Compact Network Belgium, inauguration de l'exposition Magritte à New York, réception au palais provincial d'Hasselt, rencontre avec les étudiants universitaires à la Oude Gevangenis (Hasselt), déjeuner de travail à l'hôtel de ville d'Hasselt, audience pour le président d'honneur du CIO Jacques Rogge, concert offert par l'Association de la Noblesse du Royaume de Belgique, réception au Museum aan de Stroom à Anvers, inauguration du Red Star Line Museum à Anvers, conférence internationale sur la traite des êtres humains, matinée de réflexion sur les projets intergénérationnels.

0 activité officielle pour le roi Albert II, la reine Paola et la reine Fabiola.

7 activités officielles pour la princesse Astrid :   25ème édition des Musicales de Beloeil, 100ème anniversaire du centre de soins De Dennen à Malle, congrès international de la lèpre, congrès de la société européenne de gynécologie, concert de gala du service médical de la Défense, congrès national de la Société Saint-Vincent de Paul, réunion à Istanbul de l'Organisation Européenne pour la Recherche et le Traitement contre le Cancer.

5 activités officielles pour le prince Lorenz :  25ème édition des Musicales de Beloeil, dîner de gala des Demeures Historiques Européennes, visite des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique avec la princesse Gloria von Thurn und Taxis, visite de l'église Notre-Dame du Sablon avec la princesse Gloria von Thurn und Taxis, réunion à Istanbul de l'Organisation Européenne pour la Recherche et le Traitement contre le Cancer.

6 activités officielles pour le prince Laurent :  soirée de gala du comité de soutien de Flandre orientale de la Fondation Roi Baudouin, 80ème anniversaire de la Confédération Royale des Géomètres Experts, avant-première du film "La Nouvelle Nature Sauvage", mariage du prince Félix de Luxembourg, 1ère rencontre des agents de renseignement et d'action de la deuxième guerre mondiale, 100ème anniversaire de l'Institut Royal de Météorologie de Belgique.

3 activités officielles pour la princesse Claire :  concours international de roses nouvelles du Roeulx, soirée de gala du comité de soutien de Flandre orientale de la Fondation Roi Baudouin, 80ème anniversaire de la Confédération Royale des Géomètres Experts.

Récapitulatif de janvier à septembre 2013 (source : www.monarchie) :

Roi Philippe :   151 activités officielles + 25 audiences

Reine Mathilde :   125 activités officielles

Roi Albert II :  52 activités officielles + 63 audiences

Reine Paola :  53 activités officielles

Princesse Astrid :   47 activités officielles

Prince Laurent :  36 activités officielles

Princesse Claire :  29 activités officielles

Prince Lorenz :   22 activités officielles

Reine Fabiola :  20 activités officielles

lundi 30 septembre 2013

"Le règne d'Albert II" (Vincent Leroy)

                                                               

Passionné par l'histoire belge contemporaine, Vincent Leroy est l'auteur de huit autres ouvrages consacrés au roi Albert II, au poète Emile Verhaeren, au prince-régent Charles, à la reine Paola, aux 180 ans de la Belgique, à la princesse Astrid, au prince Laurent et à la princesse Claire.

Au terme des 20 ans de règne d'Albert II, beaucoup de choses ont déjà été écrites sur son enfance, sa vie de couple, sa famille, ses passions, son sens du contact, son humour. Aussi Vincent Leroy a choisi de s'intéresser uniquement à son rôle politique de 1993 à 2013, notamment à travers une analyse de ses discours, ses audiences, ses initiatives et ses contacts avec les responsables politiques.

Suite au décès du roi Baudouin en 1993, son frère cadet Albert, âgé de 59 ans, monte sur le trône à la surprise générale. Vingt ans plus tard, il abdique, pour raison de santé, au profit de son fils le prince Philippe. Quel bilan peut-on tirer de ses 20 ans de règne?

Contrairement à ses cinq prédécesseurs, Albert II a régné sur un Etat fédéral dont il a signé la nouvelle Constitution le 17 février 1994. La fédéralisation accrue de la Belgique a pour conséquence l'affaiblissement du pouvoir royal :  en effet, des compétences glissent au fil des ans vers les régions et les communautés, sur lesquelles le souverain n'a aucune influence directe. Parallèlement, de plus en plus de décisions politiques se prennent à l'Union Européenne et à l'Otan.

Pas nostalgique (du moins publiquement) de la Belgique unitaire, Albert II s'est adapté à cette évolution et estimait que la priorité de sa tâche était désormais de veiller à la cohésion et l'unité du pays. C'est le sujet qui est revenu le plus souvent dans ses discours. Afin d'accroître le dialogue et la compréhension, il encourageait la maîtrise des langues étrangères et les initiatives pour faire découvrir la culture des autres communautés.

Le Roi ne s'est pas autant mêlé de politique que son frère, et a travaillé en parfaite harmonie avec les cinq premiers ministres de son règne. Il n'a jamais reçu aucun représentant de l'extrême-droite, et a condamné, à plusieurs reprises, le racisme et la xénophobie. Bien que croyant et pratiquant, il a relégué la religion au domaine privé, et a signé les lois sur l'euthanasie et le mariage homosexuel. Par ailleurs, il a poursuivi le combat du roi Baudouin contre la traite des êtres humains.

Mais à deux reprises, Albert II est entré dans l'arène politique et s'est imposé comme le "Père de la Nation" :  lors de l'affaire Dutroux en 1996 et durant les crises politiques de 2007 à 2011. Lorsque la Belgique est restée un an et demi avec un gouvernement en affaires courantes, il a fait preuve de beaucoup de patience pour trouver des solutions. Son discours du 21 juillet 2011 a marqué les esprits par son irritation à l'égard de la crise politique.

En politique étrangère, Albert II est un Européen convaincu qui estime que le système fédéral belge peut être un exemple pour la construction européenne. Il accorde beaucoup d'importance à la place de Bruxelles comme capitale de l'Europe, à l'image de notre pays à l'étranger, et à nos anciennes colonies d'Afrique centrale.

Tout au long de ses 20 ans de règne, le Roi a pu compter sur le soutien de la reine Paola, qui a cependant toujours voulu rester à l'arrière-plan et ne pas être plus médiatique que son époux. Seule exception :  lors de l'affaire Dutroux en 1996, elle a été associée à ses audiences et initiatives. Et c'est ensuite elle qui a poursuivi le combat sur le long terme pour la recherche des enfants disparus, et contre leur exploitation sexuelle et la pédopornographie sur Internet. Dans le domaine social, la Fondation Reine Paola a également apporté son aide aux jeunes en difficulté et aux enseignants. Vrai mécène, la Reine a fait rénover toutes les demeures royales et a introduit l'art contemporain au palais royal.

Une des réussites d'Albert fut de se réconcilier avec la branche d'Argenteuil. La page est désormais bien tournée sur les querelles d'autrefois, et les princesses Léa et Esméralda apparaissent aujourd'hui régulièrement aux côtés de la famille royale.

Par contre, alors qu'il a vanté la famille dans plusieurs discours et déclaré en 2013 que "la famille royale doit, en toutes circonstances, donner l'exemple", une majorité de Belges ne comprend pas pourquoi il a coupé tout contact avec sa fille illégitime Delphine Boël alors que cette paternité a été rendue publique. Ses relations avec ses fils les princes Philippe et Laurent n'ont pas toujours été bonnes non plus. Mais en décidant d'abdiquer, Albert II a donné une belle preuve de confiance à l'égard du prince héritier, impatient de monter sur le trône.

Durant les dernières années de son règne, le coût de la monarchie, son manque de transparence financière, les frasques du prince Laurent, les fondations privées créées par la reine Fabiola, les erreurs de communication du Palais ont suscité de nombreuses critiques, en particulier au nord du pays où la monarchie est moins populaire. La famille royale y est présentée par la NVA (premier parti de Flandre) comme francophone et alliée du PS d'Elio Di Rupo, un premier ministre soutenu très publiquement par Albert II.

Le roi Baudouin disait :  "Mon frère, c'est du solide", et il avait raison. Tout en respectant l'ordre de la succession au trône, Albert II était la personne adéquate pour accompagner une Belgique devenue fédérale vers le XXIème siècle, et pour dépoussiérer une monarchie un peu terne et austère sous le règne précédent. Grâce à sa simplicité, sa bonhommie, son sens du contact et son humour, Albert II a touché le cœur des Belges et est devenu aussi populaire que son défunt frère. Il fut bien plus qu'un "roi de transition" et a réussi pleinement son règne.

Pour commander directement ce livre (10 euros + frais de port) :   www.imprimages.be/catalogue/biographies/le-regne-d-albert-ii-detail