lundi 29 juillet 2019

Le roi Philippe et l'économie

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Depuis son accession au trône en 2013,  le roi Philippe s'intéresse moins à l'économie que lorsqu'il était prince héritier (ce qui est assez logique, vu qu'il a repris le rôle politique et diplomatique de son père). Il participe chaque année en janvier au forum économique mondial de Davos et est toujours président de l'honneur de l' Agence pour le Commerce Extérieur, mais c'est sa sœur la princesse Astrid qui emmène désormais les missions économiques belges à l'étranger, à la satisfaction générale.

1° L'arrivée du groupe Ali Baba en Belgique 

Le Roi rencontre Jack Ma lors de son voyage d'Etat en Chine en 2015, puis à Bruxelles en 2016, au forum économique mondial de Davos en 2017 et 2018, et à nouveau à Bruxelles en juillet 2018.

En 2018, Jack Ma, fondateur d'Alibaba (géant du commerce électronique chinois et 2ème plate-forme de commerce en ligne la plus connue après l'Américain Amazon) débourse 75 millions d'euros pour occuper 22 hectares de l'aéroport de Liège et créer plusieurs centaines d'emplois.

Angel Zhao, n°2 du groupe Alibaba, confie à la presse :   "Pourquoi l'aéroport de Liège? Parce qu'il est au centre de l'Europe. Nous pouvons ainsi tenir notre promesse de livraison en 72 heures. Mais aussi parce que les autorités belges, et même votre Roi, ont tout fait pour nous y encourager". 

Le Roi et Jack Ma se sont revus en janvier 2019 au forum économique mondial de Davos.

2° La digitalisation

Tourné vers l'avenir,  le roi Philippe évoque régulièrement les conséquences de la digitalisation sur le marché du travail, comme lors de son discours de Nouvel An 2019 aux autorités du pays :

"Nous devons tirer parti des bouleversements qui résultent de la révolution technologique. Celle-ci exige certes un changement de nos modes de vie, elle met à l'épreuve notre capacité d'apprentissage et nous place devant de nouveaux défis en matière de sécurité et d'emploi. Mais elle crée avant tout d'immenses opportunités. La technologie ne pourra jamais remplacer les qualités proprement humaines et notre capacité de réflexion. Au contraire, elle ne peut que les compléter et les renforcer. Face à ces évolutions, les citoyens attendent de leurs institutions des réponses ambitieuses et constructives. Faisons preuve de créativité et de dynamisme en favorisant notamment l'affirmation de nos pôles d'excellence. Consolidons la place de la Belgique parmi les nations les plus en pointe dans des secteurs porteurs d'avenir comme la biotechnologie, les nanotechnologies ou l'intelligence artificielle".

A l'occasion de la réunion annuelle de la Fédération de l'Industrie Technologique en mai 2019, notre souverain déclare dans son discours :

"Je me réjouis d'être à vos côtés à l'occasion de votre rencontre annuelle et d'entendre vos réflexions et vos engagements sur l'avenir du travail en Belgique. On le sait, notre société traverse des bouleversements profonds. La digitalisation provoque des changements radicaux dans nos modes de vie, de communication, de production et de consommation. Au milieu de tout cela, nous devons, et nous pouvons, garder confiance et consolider le socle de valeurs sur lequel notre société est construite. Avec "Get in shape for the future of work", nous avons là un message bien choisi. C'est d'éviter de se faire emporter dans le tourbillon du changement et de tenter de garder une certaine maîtrise en innovant, en s'adaptant et en prenant son avenir en main. C'est aussi - et cela me semble fondamental - continuer à concevoir le travail avant tout comme un facteur de développement et d'épanouissement personnel et sociétal".

Le mois suivant, il évoque à nouveau le sujet lors de sa visite à l'Organisation Internationale du Travail :

"L'Organisation a un rôle important à jouer pour amener tous ses Etats membres à s'engager concrètement pour plus de justice sociale et à investir dans l'humain. Sous l'effet combiné des changements technologiques et de l'impérieuse nécessité de préserver notre environnement, les modes de travail vont devoir profondément évoluer. Le modèle de croissance classique a atteint ses limites et quelque chose de radicalement nouveau devra s'y substituer.

La digitalisation va supprimer des emplois mais aussi en créer des nouveaux. Une étude effectuée récemment en Belgique a calculé que pour un emploi perdu à cause de la digitalisation,   3,7 nouveaux emplois seront créés. Le contenu même de beaucoup d'emplois existants va changer. La grande majorité des travailleurs devra se reformer, un nombre important devra totalement se recycler. Il y a là une grande responsabilité pour les autorités, les employeurs et les syndicats. Les employeurs doivent s'engager à offrir la possibilité à leurs employés de mettre à jour leurs compétences. Les travailleurs qui exercent un métier en déclin, doivent recevoir à temps le soutien nécessaire pour se reconvertir.

L'ensemble de ces transformations nécessite une grande vigilance dans nos pays, mais aussi une grande inventivité de la part de l'Organisation Internationale du Travail. Il faudra défendre les avancées sociales du passé contre de nouvelles logiques économiques. Il faudra protéger et stimuler le modèle tripartite inclusif et le dialogue social. Ils sont à la fois des facteurs de stabilisation et des atouts immenses pour mieux gérer la transition".

lundi 22 juillet 2019

La bibliothèque du Roi à Laeken

                               


C'est un endroit secret et méconnu du château de Laeken, qui a été cependant mis en lumière par le photographe Olivier Polet qui a choisi une photo du roi Albert II prise dans cette bibliothèque comme couverture de son album-photos "Albert II intime", paru à l'occasion de ses 20 ans de règne. Il existe peu d'informations sur cette bibliothèque privée du Roi qui n'est pas ouverte au public (contrairement aux Archives du palais royal de Bruxelles).

Qui a occupé la fonction de bibliothécaire du Roi ?

1832 - 1865 :  Sigismund Scheler

1865 - 1890 :  Auguste Scheler (fils du précédent), qui était déjà bibliothécaire adjoint du roi Léopold Ier depuis 1853. Après 1865, il s'occupa à la fois de la bibliothèque du roi Léopold II et de la bibliothèque de son frère le prince Philippe, comte de Flandre.

1890 - 1893 :  Léonard Wilson

1908 - 1910 :  Louis Paris qui travaillait déjà auparavant à la bibliothèque, sans porter le titre de bibliothécaire du Roi

1912 - 1922 :  Martin Schweisthal

1929 - 1975 :  Jozef Droogmans

1975 - 2008 :  Erna Jacobs, première femme à occuper ce poste. Elle travaillait auparavant à la Bibliothèque Royale de Belgique. A côté de son poste de bibliothécaire du Roi, Erna Jacobs a également été conseillère pour les affaires culturelles dans le service du Grand Maréchal de la Cour.

2008 - 2017 :  Carine Van Bellinghen-Kalbfleisch s'est partagée entre la Bibliothèque Royale de Belgique et la Bibliothèque privée du Roi.

source :   article "De medewerkers van het Staatshoofd in België (1831-2017)" de Gustaaf Janssens dans la revue "Museum Dynasticum"

lundi 15 juillet 2019

Le prince Lorenz et la défense du patrimoine



Cela fait maintenant 15 ans que le prince Lorenz s'intéresse à la protection du patrimoine, à travers deux présidences d'honneur :  l'Association Royale des Demeures Historiques et Jardins de Belgique (depuis 2004) d'une part, et le Fonds du Patrimoine de la Fondation Roi Baudouin d'autre part. Depuis 2005, il accorde aussi son Haut Patronage à Europae Thesauri, une association internationale des trésors et musées d'églises dont le siège est établi au Trésor de la Cathédrale de Liège en Belgique.

Plus d'infos sur le Fonds du Patrimoine :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2019/03/conference-sur-le-fonds-du-patrimoine.html

Si on consulte son agenda officiel de ces trois dernières années, on constate que le prince participe chaque année à l'assemblée générale de l'Association Royale des Demeures Historiques et Jardins de Belgique, et qu'il s'est rendu notamment au Musée Bellevue, au site archéologique du Coudenberg à Bruxelles, au nouveau Musée de l'Informatique à Namur, à la remise du Prix du Patrimoine Belge à l'étranger, au Musée Royal de Mariemont à Morlanwelz, à l'exposition sur le prince Alexandre au château de Corroy-le-Château, au spectacle "En chemin" de l'asbl Eglises Ouvertes, au dîner de gala du Fonds du Patrimoine de la Fondation Roi Baudouin organisé lors de la Brafa, au Musée Hof van Busleyden à Malines (voir photo ci-dessus), etc.

Très discret, le prince Lorenz a exceptionnellement accepté en 2018 de répondre au journaliste Pierre De Vuyst du "Soir Mag" pour parler de son intérêt pour le patrimoine :

"Monseigneur, pourquoi êtes-vous investi dans l'Association Royale des Demeures Historiques et Jardins de Belgique?
- Le patrimoine d'un pays ou d'une région fait partie de son histoire, de son identité. C'est un capital. Parfois il a été négligé, parfois il a été mis en valeur,  mais c'est un capital qui doit être souligné. On n'y attache pas toujours l'importance qu'il faudrait. On ne se rend pas toujours compte des conséquences que ce patrimoine implique au niveau familial, sociétal ou même touristique. Les demeures historiques peuvent avoir un impact local très important. Si vous allez en Chine, pour voir une pagode, vous devez parfois faire des centaines de kilomètres. Ici, chaque ville, chaque village recèle des perles, des bijoux architecturaux, qui méritent d'être mis en valeur et qui ont un vrai rôle économique, sociétal et familial. Ces bâtiments maintiennent une tradition. Cela vaut la peine de s'engager pour cela.

- Etes-vous sensibilisé personnellement par cette cause? Peut-être avez-vous un patrimoine immobilier dans la famille à perpétuer, à transmettre?
- Je vous rassure tout de suite :  je n'ai pas de patrimoine immobilier!  Dans ma famille élargie, il y a des châteaux en Autriche, mais je n'ai pas grandi dans ce genre de demeure.

- Vous n'avez pas de château à sauver ou à préserver?
- Non, non, je suis assez indépendant pour ce qui concerne cette question.

- Quel est le problème principal des châtelains? Les pouvoirs publics n'entendent-ils pas assez les préoccupations des propriétaires des châteaux?
- Ca, je ne le dirais pas. Prenez par exemple la réforme de la fiscalité lors de la transmission du patrimoine qui a été mise en place. Non, je dirais qu'en parallèle au vieillissement de la population, on a vu le développement d'une société de services, de transport et de voyage. Vous avez donc des populations plus aisées, qui voyagent plus. Et je le disais, le patrimoine, c'est un capital que nous possédons en Belgique, mais aussi dans toute l'Europe. Et c'est donc un formidable moyen d'attirer des visiteurs, des touristes. Tout le monde, pouvoirs publics y compris, fait un effort pour aller dans cette direction. Regardez en France :  il y a près de 33 millions de visiteurs par an liés au patrimoine!  Attention, il ne faut pas devenir Venise non plus, mais la richesse culturelle de Belgique est un atout important à promouvoir.

- Quel trésor patrimonial belge aimez-vous particulièrement?
- Corroy, Laarne et Beersel, les trois châteaux qui ont été donnés à l'association pour les préserver, bien sûr ! Mais notre pays compte bon nombre de patrimoines de grande qualité, et pas seulement des châteaux. Je le vois au travers du Fonds du Patrimoine de la Fondation Roi Baudouin. Le patrimoine, ce sont aussi des collections de tableaux, des meubles, de l'argenterie et même des livres. Et des collectionneurs qui font des donations pour que ce patrimoine soit conservé après leur disparition. Le Fonds du Patrimoine permet de garder cet héritage en Belgique, de le gérer et de le mettre à disposition de musées en vue d'expositions. C'est, à mon sens, une initiative très positive. Les Belges ont une fibre de collectionneur. C'est bon que tous ces trésors restent en Belgique, soient mis en valeur et qu'on puisse les voir. Ca fait partie de la formation de tout un chacun, de la culture, de l'histoire.

- J'ai rencontré des propriétaires qui ressentaient, parfois durement, la difficulté d'hériter d'un bien de prestige (comme un château), de l'entretenir et de le transmettre.
- C'est un problème dont nous sommes très conscients au sein de l'association. Hériter d'un château par exemple est une belle chose, mais c'est aussi un poids et il faut le gérer. Il faut considérer le moment où la transmission se fait. Avec l'allongement de l'espérance de vie, les propriétaires sont de plus en plus âgés. Et ceux qui doivent hériter ont déjà, eux aussi, un certain âge. Or, pour qu'une transmission se fasse dans de bonnes conditions, il faut une certaine force, une certaine jeunesse. C'est la même chose lorsqu'il s'agit de reprendre une entreprise, il faut que cela se passe dans de bonnes conditions. Le bien doit être transmis plus rapidement aux jeunes générations". 

lundi 1 juillet 2019

Activités royales en juin 2019

                              13 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel (reçu 2 fois), les informateurs Johan Vande Lanotte et Didier Reynders (reçus 2 fois), le président du Sénégal Macky Salt, le ministre-président de la communauté germanophone Olivier Paasch, le président de la Fondation Tony Elumelu, le professeur de la KUL Johan Martens, la directrice du renseignement au US European Command Laure A. Potter, la présidente de Slovaquie Zuzana Caputora,  ainsi que les ambassadeurs de Suisse, Zambie et Irak venus remettre leurs lettres de créance

17 activités officielles pour le Roi :  visite des expositions du Ars Electronica Center de Linz, dîner offert par le président autrichien, réunion informelle des chefs d'Etat de pays germanophones, visite de l'exposition Otto Zitko à Linz, déjeuner au palais royal avec les gouverneurs de provinces, remise du Prix Francqui 2019, concert de clôture du Concours Musical Reine Elisabeth, colloque pour les 50 ans de Welzijnsorg visite du projet "Out of the Box" à Etterbeek, remise du Prix Roi Baudouin pour le Développement en Afrique 2018-2019, table ronde au palais royal sur le changement climatique, visite de l'Organisation Internationale du Travail à Genève pour son 100ème anniversaire, rencontre avec le directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève, rencontre avec le directeur général de l'Organisation Mondiale du Commerce à Genève, réception à l'ambassade de Belgique pour les Belges travaillant à l'OIT et à l'OMC, visite du Centre d'Etude de l'Energie Nucléaire à Mol, clôture d'Impact Now.

22 activités officielles pour la Reine :  visite des expositions du Ars Electronica Center de Linz, dîner offert par le président autrichien, visite de la ville de Linz avec les épouses des chefs d'Etat de pays germanophones, visite de l'exposition Otto Zitko à Linz, déjeuner au palais royal avec les gouverneurs de provinces, concert de lauréats du Concours Musical Reine Elisabeth, visite du restaurant Kamiano pour sans abris à Anvers, concert de clôture du Concours Musical Reine Elisabeth, remise du Prix Roi Baudouin pour le Développement en Afrique 2018-2019, visite d'une exploitation agricole à Heers, visite d'une exploitation agricole à Lummen, 3ème édition de la randonnée à vélo Bruxelles Tour, ouverture des Journées Européennes du Développement, rencontre avec Kailash Satyarthi (Prix Nobel de la Paix 2014) et Sumedha Kailash (activiste des droits de l'enfant)  + 8 activités officielles lors de son voyage au Kenya (rencontre avec la Première Dame du Kenya, visite du camp de réfugiés de Kakuna, visite de l'école primaire de Kalobeye, visite du centre de développement Furaha and EDC, visite du centre de protection de l'enfance de Dagoretti, visite de l'académie de football d'Acakoro, visite de l'école primaire II Bissil, rencontre avec la communauté Maasaï)

0 activité officielle pour le roi Albert II et la reine Paola

7 activités officielles pour la princesse Elisabeth lors de son voyage au Kenya :   visite du camp de réfugiés de Kakuna, visite de l'école primaire de Kalobeye, visite du centre de développement Furaha and EDC, visite du centre de protection de l'enfance de Dagoretti, visite de l'académie de football d'Acakoro, visite de l'école primaire II Bissil, rencontre avec la communauté Maasaï

0 activité officielle pour le prince Gabriel

1 activité officielle pour le prince Emmanuel :  3ème édition de la randonnée à vélo Bruxelles Tour

0 activité officielle pour la princesse Eléonore

1 activité officielle pour la princesse Astrid :   14ème édition de la Visite de Jardins Privés au profit de la Fondation Saint-Luc

0 activité officielle pour le prince Lorenz

11 activités officielles pour le prince Laurent :   Fête de l'Abeille à Gand, réception à l'ambassade d'Italie pour la fête nationale italienne, présentation du nouveau roman de la princesse Anne de Bourbon-Siciles à Bruxelles, inauguration du nouveau dispensaire d'Hasselt de la Fondation Prince Laurent, ducasse de Mons, conférence à Gand sur la stratégie de l'UE en matière de diversité, visite du département de neurologie de l'Université de Liège, avant-première d'un documentaire sur le génocide rwandais, inauguration du Festival Febelauto 20 ans à Anvers, inauguration du festival de théâtre de rue et de cirque de Boom, journée de toilettage gratuit au dispensaire de Seraing de la Fondation Prince Laurent

0 activité officielle pour la princesse Claire

0 activité officielle pour la princesse Louise

1 activité officielle pour les princes Nicolas et Aymeric :   ducasse de Mons

Récapitulatif des activités officielles durant le premier semestre de l'année 2019 (source :   www.monarchie.be) :

Roi :   104 activités officielles  +  76 audiences

Reine :   124 activités officielles

Princesse Astrid :   47 activités officielles

Prince Laurent :   47 activités officielles

Prince Lorenz :   11 activités officielles

Princesse Elisabeth :   9 activités officielles

Princesse Claire :   6 activités officielles

Princesse Louise, Prince Nicolas et Prince Aymeric :   6 activités officielles

Reine Paola :   4 activités officielles

Roi Albert II :   3 activités officielles

Prince Emmanuel et Princesse Eléonore :   2 activités officielles

Prince Gabriel :   1 activité officielle