lundi 13 novembre 2017

Le combat d'Astrid contre les mines antipersonnel

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En tant que présidente de la Croix-Rouge de Belgique, la princesse Astrid est invitée à des conférences sur les mines antipersonnel. Ainsi, lors de la 2ème assemblée des Etats parties à la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel en septembre 2001, elle prononce le discours suivant :

"C'est pour moi un grand honneur d'être parmi vous à cette 2ème assemblée des Etats parties et de pouvoir vous adresser la parole. Je suis d'autant plus honorée et fière que je crois fermement en la noble cause qui nous a inspiré depuis plusieurs années et qui nous réunit encore aujourd'hui :  savoir interdire l'emploi, le stockage, la production, le transfert des mines antipersonnel, obtenir leur destruction et, enfin, soutenir les pays et les victimes touchées par ce terrible fléau.

Certes, des progrès considérables ont été réalisés durant la dernière décennie dans la lutte contre ces armes perfides. Il y a dix ans encore, l'élimination des mines antipersonnel semblait relever de l'utopie. Ce sont cependant les drames humains, liés aux conséquences de ces engins de mort, qui nous ont poussés, nous, les Etats, les organisations internationales, les organisations non-gouvernementales et les citoyens à nous en défaire le plus rapidement possible. Cette mobilisation nous a fait progresser très rapidement, et plus encore à partir de 1996, lors du lancement du processus qui a abouti à la Convention d'Ottawa. Pas plus tard qu'en juin 1997, j'ai eu l'occasion, en tant que présidente nationale de la Croix-Rouge de Belgique, de m'adresser à la conférence internationale de Bruxelles pour une interdiction totale des mines antipersonnel. J'y ai exprimé alors le souhait que les efforts des Etats participants conduisent, avant la fin de 1997, à une convention sur l'interdiction de ces engins meurtriers et l'obligation de destruction des stocks existants.

Ce qui n'était alors qu'un souhait est devenu aujourd'hui une réalité. Que de chemin parcouru! L'événement historique, pierre angulaire dans notre combat, est évidemment la Convention d'Ottawa qui nous a permis d'avancer bien plus loin que nous ne l'avions espéré au départ. En outre, la Convention a généré une dynamique propre, si l'on en juge par la rapidité avec laquelle elle est entrée en vigueur et le nombre impressionnant des Etats-parties et Etats signataires. Ceci constitue pour nous un grand encouragement.  Il est un fait notoire que la Convention a d'ores et déjà abouti à une régression considérable de la production, de l'emploi, du stockage et du transfert des mines. De même, le nombre de victimes a diminué considérablement. Bref, l'interdiction, prévue par la Convention, se met réellement en place.

Démonstration a ainsi été faite qu'il ne faut pas sous-estimer les efforts et les initiatives de toute nature, dès lors qu'il s'agit de mobiliser l'opinion publique et de changer les attitudes des Etats face à ce problème. A cet égard, il faut souligner tout particulièrement les actions entreprises par la Campagne Internationale pour Interdire les Mines qui a été universellement reconnue par l'attribution du Prix Nobel de la Paix en 1997.

Cette reconnaissance internationale est de nature à nous encourager à persévérer, et peut-être avec plus d'imagination encore. Je souhaite ardemment qu'un jour, nous puissions nous réunir afin de constater qu'il n'y a plus de mines et, mieux encore, qu'il n'y a plus de victimes. Nous devons donc continuer nos efforts en vue de l'universalisation de la Convention, tout en étant conscients qu'il ne suffit pas d'y adhérer, encore faut-il œuvrer à sa réalisation. La Convention s'est résolument voulue ambitieuse quant aux délais imposés.

Un autre objectif majeur de la Convention consiste à continuer, je dirais même renforcer, notre solidarité avec les pays touchés par ce fléau, afin de permettre aux victimes de retrouver une vie digne, de sensibiliser la population aux dangers que représentent les mines, et enfin de procéder au déminage. C'est pourquoi une évaluation constante de l'action menée s'impose. Il importe de vérifier si notre effort est suffisant. Dans ce contexte, l'étude des améliorations possibles et adéquates me semble primordiale.

Personnellement, j'ai pu me rendre compte des efforts accomplis. Ainsi ai-je pu constater au Mozambique, par exemple, comment la population, et surtout les jeunes, sont sensibilisés au danger qui les menace, et j'ai admiré avec quel courage les victimes, des plus jeunes jusqu'aux plus âgées, s'efforcent, à l'aide de prothèses, de surmonter leur handicap. Enfin, un souvenir est resté profondément gravé dans ma mémoire : celui d'une petite fille mozambicaine qui, avec un sourire éclatant, apprenait fièrement à marcher avec sa nouvelle prothèse. C'était pour moi un exemple de joie et de courage de la part d'une enfant déjà si durement touchée dans sa vie et surtout dans son corps, et qui a le même âge que Luisa, la plus jeune de mes quatre enfants.

Au-delà de mes propres expériences, je sais qu'une multitude d'actions et d'initiatives sont déployées. Celles-ci nous rendent confiants dans les chances d'atteindre l'objectif que la Convention nous impose et auquel nous nous sommes engagés. Je voudrais conclure en rappelant, non sans une certaine fierté, que la Belgique a été le premier pays à se doter d'une législation nationale interdisant entièrement les mines antipersonnel. Notre engagement a reçu et continue de recevoir l'appui de notre population. Ceci nous donne la force nécessaire pour œuvrer avec détermination, avec l'ensemble de la communauté internationale, pour l'élimination totale de cette arme inhumaine. Mon pays continuera à prodiguer son aide et assumera à Genève, à l'issue de cette conférence, la co-présidence du comité permanent sur le statut et le fonctionnement général de la Convention.

Cette conférence revêt une importance primordiale. En effet, plus d'un an et demi après la mise en vigueur de la Convention, vous avez la grande responsabilité d'évaluer le chemin déjà parcouru, d'identifier les points sensibles et de tracer des lignes de conduite concrète pour l'avenir. Je me rends compte de l'ampleur de la tâche et de la volonté qui devra vous animer pour la mener à bien".

L'année suivante, la princesse Astrid se rend à Genève pour prononcer le discours d'ouverture de la 4ème assemblée des Etats-parties de la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel :

"C'est pour moi un grand honneur d'être parmi vous, une deuxième fois, pour cette conférence des Etats-parties et de pouvoir vous adresser la parole. Je suis d'autant plus fière et honorée que la Belgique sera nommée pour présider cette conférence.

"Chaque pas compte" est le thème tellement bien choisi pour cette conférence. Il reflète à plusieurs égards l'esprit de solidarité et la volonté de s'employer à la réalisation de l'objectif noble qui nous réunit aujourd'hui. En effet, notre but final doit être la disparition totale de ces armes inhumaines que sont les mines antipersonnel. C'est pourquoi il est tellement réjouissant de pouvoir constater que le nombre de pays qui adhèrent à la Convention d'Ottawa a augmenté significativement et atteint maintenant le nombre impressionnant de 144 et que les réalisations sur le terrain sont plus qu'encourageantes.

Mais, malgré ces succès remarquables, nous sommes bien conscients que le chemin à parcourir pour aboutir à notre objectif est encore long et difficile. Nous ne pouvons pas être satisfaits aussi longtemps qu'il y a des endroits sur la terre où ces armes cruelles continuent de tuer, mutiler et menacer la vie des adultes et de leurs enfants. Les progrès déjà réalisés sont le résultat des efforts fournis par plusieurs grands acteurs aussi bien de la scène nationale que du niveau international. De plus, l'expérience montre que la coopération entre ces acteurs a un effet multiplicateur considérable.

Au niveau national, il y a d'abord les gouvernements des pays adhérents dont un grand nombre a traduit son engagement dans des contributions concrètes en mettant à la disposition des responsables de terrain des moyens financiers, matériels, technologiques et humains. Il y a ensuite les organisations non gouvernementales (ONG) dont le rôle ne peut être suffisamment souligné. Ces organisations n'ont pas seulement contribué à la genèse de la Convention d'Ottawa, mais participent depuis lors très activement à sa mise en exécution sur le terrain.

Au niveau international, il va de soi que la bonne entente entre les pays donateurs et les pays affectés est une condition de base pour aboutir à des résultats significatifs et que l'importance de certaines organisations internationales directement concernées par ce problème (comme la Campagne Internationale pour Interdire les mines antipersonnel et le Comité International de la Croix-Rouge) ne peut être sous-estimée. En ce qui concerne cette dernière organisation, je suis particulièrement heureuse, comme présidente de la Croix-Rouge de Belgique, des contributions du Comité International de la Croix-Rouge dans la lutte contre les mines antipersonnel.

Tous ces acteurs nationaux et internationaux, officiels et non gouvernementaux, doivent œuvrer de concert en vue de nos objectifs fondamentaux. Il s'agit en effet, non seulement d'éviter de nouvelles victimes à l'avenir, mais également de permettre aux mutilés de vivre décemment. Nous devons leur venir en aide du mieux que nous le pouvons et nous devons surtout créer un environnement où les enfants des pays affectés peuvent jouer, comme n'importe quel enfant devrait pouvoir jouer, en toute quiétude. Etant mère de quatre enfants, je me sens bien placée pour plaider la cause de ces enfants, puisqu'ils sont trop souvent les premières victimes de ces armes cruelles.

Nous avons jusqu'à présent mentionné les différents acteurs qui entrent en ligne de compte dans l'exécution de la Convention. Mais pour que l'action de ces acteurs soit pleinement efficace, ils doivent pouvoir compter sur l'appui primordial d'un vecteur de la scène publique qui est extrêmement puissant :  la presse internationale. Ce vecteur est vital pour la mobilisation du soutien indispensable de l'opinion publique, et très concrètement pour faire passer le message essentiel contenu dans le thème de notre conférence, c'est-à-dire que "chaque pas compte pour que chaque vie compte".

La Convention d'Ottawa date déjà de 1996. Je crois que la conférence d'aujourd'hui vient juste à propos pour évaluer les réalisations du passé, peut-être aussi pour remettre en question certaines de nos approches et pour définir les orientations de nos actions futures. Naturellement, dans notre enthousiasme, nous voudrions sans doute réaliser le plus grand nombre possible de nos objectifs dans un délai aussi réduit que possible, comme un magicien qui actionne sa baguette magique. La réalité nous apprend toutefois que la poursuite des objectifs ne peut être brusquée. Nous devons respecter un certain rythme. Et ce qui importe, c'est que l'effort soit soutenu et surtout que nous ne laissons pas tomber les bras. Il suffit d'ailleurs de regarder vers les succès du passé pour retrouver la motivation.

Toujours est-il que l'élimination totale des mines antipersonnel reste une tâche immense. Comme beaucoup d'autres, mon pays continuera à s'investir dans cette tâche. Et pour illustrer son engagement, il assumera, à l'issue de cette conférence, la présidence du comité de coordination et la co-présidence du comité permanent sur le déminage, les campagnes de sensibilisation et les développements technologiques. Je désire de tout cœur souhaiter plein de succès à tous ceux qui participent à l'exécution de la lourde mais si importante tâche qui résulte de la Convention d'Ottawa".

En septembre 2003, Astrid et Lorenz se rendent en Thaïlande et au Cambodge pour soutenir la lutte contre les mines antipersonnel.

La princesse confie à l'hebdomadaire "La Libre Match" en 2004 :   "C'est par mon engagement dans le domaine humanitaire que l'on m'a demandé de m'investir dans la lutte contre les mines antipersonnel, qu'est venu mon intérêt pour cette source de souffrance et de drames humains. Par ailleurs, la Belgique a été, jusqu'à l'année passée, un pays pilote en ce domaine. Nous sommes, entre autres, un des rares si pas le seul pays sur les 146 à avoir un groupe interministériel qui coordonne les travaux à ce sujet. Cette année 2004 sera cruciale pour la réussite de la Convention d'Ottawa. Une grande conférence de révision aura lieu en novembre de cette année à Nairobi. Tous les pays qui ont ratifié ce traité ne s'engagent pas uniquement à détruire les stocks, mais également à arrêter la production et l'exportation des mines antipersonnel. Ils doivent aussi déminer les parties de leur propre pays qui seraient atteintes ou aider les autres pays touchés par ce fléau. Ils doivent enfin aider les victimes de mines antipersonnel. Au cours de cette "review conference", il s'agira de faire le point, d'analyser ce qui a réussi et ce qu'il faut encore améliorer pour atteindre le but final et très ambitieux qui consiste en la suppression totale de cette arme qui continue à faire injustement des victimes, longtemps après la fin des conflits armés. S'il réussit, ce traité pourrait être pris comme un modèle de traité où 146 pays dans le monde travaillent main dans la main en poursuivant un même but. Cela pourrait avoir un effet multiplicateur. Il faudrait, en cette année si importante, attirer les grands de ce monde afin de redonner un coup de pouce vital car les efforts s'essoufflent vite".

En 2007, Astrid assiste à la séance académique au palais d'Egmont pour les 10 ans de la Convention d'Ottawa sur les mines antipersonnel, et se rend en Jordanie pour la 8ème conférence des Etats parties de la Convention d'Ottawa sur les mines antipersonnel.

En février 2009, la princesse reçoit en audience une délégation de l'asbl Apopo qui est active en matière de déminage en Tanzanie et au Mozambique, et qui est soutenue par l'Université d'Anvers. Leur travail est réalisé avec des hamsters africains entraînés par Apopo. Astrid accepte de devenir leur présidente d'honneur, et se rend en 2011 en Tanzanie et au Mozambique pour se rendre compte de leur travail.

Accompagnée de son époux, la princesse prend la parole lors de la conférence des Etats parties à la Convention sur les mines antipersonnel en 2009 en Colombie (où elle a également visité un projet de déminage d'Handicap International Belgique) et lors de la 1ère conférence des parties signataires de la Convention sur les sous-munitions en novembre 2010 au Laos.

En mars 2013, Astrid assiste au colloque "La Convention d'Ottawa : un premier pas vers le désarmement humanitaire" à l'Institut Royal de Sécurité et de Défense à Bruxelles, puis inaugure l'exposition sur les mines antipersonnel au Musée Royal de l'Armée. Quelques mois plus tard, elle est nommée Envoyée Spéciale de la Convention d'Ottawa.

En mission économique à Oman en mars 2014, la princesse rencontre le ministre des Affaires étrangères d'Oman pour l'encourager à poursuivre son engagement pour éradiquer les mines antipersonnel. Suite à cette entrevue, le sultanat - qui était jusque là observateur lors des réunions - décide d'adhérer à la Convention d'Ottawa. Astrid commente cette décision à la presse :  "Chaque nouvelle adhésion est importante. Il n'y a pas d'utilité concevable de mines antipersonnel qui puisse être supérieure ou justifier le coût humanitaire dévastateur de ces armes".

Du 24 au 27 juin 2014, la princesse Astrid se rend au Mozambique pour la troisième conférence de suivi de la Convention d'Ottawa sur les mines antipersonnel. En marge de la conférence, elle visite à Maputo un projet d'assistance aux victimes des mines antipersonnel à l'invitation d'Handicap International, et participe à un événement centré sur l'aide aux victimes de mines soutenu par l'Union Européenne.

La princesse assiste, en septembre 2015 à Oud-Heverlee, à des démonstrations de nouvelles techniques de déminage des mines antipersonnel, des armes à sous-munitions et des mines terrestres. L'activité est organisée par le département de mécanique de l'Ecole Royale Militaire.

Accompagnée du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, Astrid participe à la 14ème réunion des Etats parties en novembre 2015 et prononce le discours suivant :

"C'est pour moi un honneur de pouvoir prendre la parole au nom de la Belgique à l'occasion de la cérémonie d'ouverture de la 14ème réunion des Etats parties de la Convention d'Ottawa ici à Genève. Mon pays, en assurant la présidence de l'ouverture de la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel en 2015, démontre une fois de plus son plein engagement dans la mise en oeuvre de cette Convention. Mais plus personnellement, je voudrais, en tant qu'Envoyée Spéciale de la Convention d'Ottawa, d'emblée souligner avec fierté deux succès majeurs récents obtenus par des Etats parties à cette Convention.

Après plus de deux décennies de travail de déminage, l'annonce par le Mozambique, ce 17 septembre 2015, de l'achèvement de la destruction des mines antipersonnel dans les zones minées, suscite notre admiration et nous donne l'espérance d'arriver à l'éradication de ce fléau et cela mérite d'être mis en évidence. De même, je voudrais saluer les efforts de la Finlande, qui a rempli en août dernier ses obligations en matière de destruction de stock de mines antipersonnel et ce, avant l'échéance fixée.

Ces deux beaux exemples démontrent que, pas à pas, des progrès sont réalisables, tant en ce qui concerne le déminage que la destruction des stocks de ces armes inhumaines. Ces bonnes nouvelles me donnent l'occasion de féliciter et d'encourager toutes celles et tous ceux qui s'investissent, depuis tant d'années, à l'amélioration des techniques de détection des mines au déminage, et à l'éducation sur les risques des mines afin de sauver des vies et de protéger les populations.

J'ai été personnellement très impressionnée par les résultats du projet Tiramisu, présentés en septembre dernier en Belgique. Le projet Tiramisu porte un nom doux et sucré, mais il s'agit véritablement d'une boîte à outils forte et efficace, au service des acteurs de terrain dans notre combat commun contre les mines antipersonnel. C'est dans ce contexte que je voudrais profiter de ce moment public pour témoigner au nom de nous tous de la gratitude que nous avons, à l'égard des démineurs qui, avec courage, effectuent un travail difficile et dangereux au péril de leur vie.

Il y a un an, lors de la troisième conférence d'examen de la Convention tenue au Mozambique, le plan d'action de Maputo a été adopté. Des efforts considérables ont été déployés par les Etats parties. Ils ont poursuivi avec détermination leurs obligations et actions pratiques visant à mettre fin aux souffrances et aux victimes causées par les mines antipersonnel. Les pays affectés par ce fléau et les pays donateurs, tous doivent cheminer, côte à côte. Nous devons tous poursuivre nos efforts communs pour mener à bien l'important agenda de ce plan d'action d'un monde sans mines : a Mine Free World.

162 pays ont à ce jour rejoint la Convention. Son succès est lié au nombre élevé de pays qui l'ont ratifiée ou qui en sont devenus parties. Mais aussi à l'influence incontestée de ses principes fondamentaux sur les pays qui ne l'ont pas encore approuvée. Trop d'Etats n'y ont cependant pas encore souscrit. L'universalisation de la Convention doit continuer à nous animer et reste un défi à atteindre. Je ne peux qu'encourager tous les efforts entrepris dans ce sens. Mais malgré toutes les difficultés de l'universalisation, il y a une lueur à l'horizon avec certains pays qui sont présents aujourd'hui en tant qu'observateurs à cette conférence.

Je voudrais maintenant mettre l'accent sur le thème de l'assistance aux victimes. Ce thème est cher à la Belgique, pays précurseur dans la Convention d'Ottawa. Nous constatons avec joie depuis l'entrée en vigueur de la Convention, que le nombre de victimes sur base annuelle a diminué considérablement. Cependant, nous devons persister dans nos efforts pour réduire encore davantage ce nombre. La mise en oeuvre de mesures spécifiques destinées à l'assistance aux victimes est souhaitable, tout en tenant compte des difficultés que les pays particulièrement affectés rencontrent.

Ces pays affectés sont souvent des pays en voie de développement et beaucoup d'entre eux ne sont pas en mesure de satisfaire les besoins des victimes, uniquement par eux-mêmes. Il est capital que la communauté des pays donateurs reste engagée pour réaliser les objectifs de la Convention en y consacrant les moyens nécessaires car c'est crucial pour les survivants de pouvoir bénéficier d'une assistance pour couvrir leurs soins médicaux immédiats, ainsi que la réhabilitation à long terme leur permettant une reconstruction personnelle et une réintégration dans la vie sociale et économique. Durant ces cinq dernières années, la Belgique a contribué à hauteur de 20 millions d'euros à des projets liés aux actions contre les mines ou autres engins non explosés, dont 30% sont consacrés à l'assistance aux victimes.

Cet après-midi, j'aurai le privilège de participer à un séminaire qui donnera la parole aux victimes. Ce sont eux les premiers experts et il me semble que nous devons en premier lieu les écouter. Leurs témoignages, placés dans un contexte plus large de leur famille et de leur communauté, sont indispensables pour comprendre leurs besoins. Ils doivent nous permettre d'orienter nos actions et nos efforts afin de pouvoir les aider le plus efficacement possible.

Si demain, le monde devait être débarrassé de toutes les mines antipersonnel, et c'est mon vœu le plus cher, il restera toujours des victimes handicapées à assister, des familles à prendre en compte, des communautés dont les conditions de vie devront être adaptées à l'accueil solidaire de ces personnes handicapées. En outre, ce séminaire permettra aussi à d'autres experts d'aborder les synergies en matière d'assistance aux victimes dans le cadre plus large des droits de l'homme et des droits des personnes handicapées.

Je ne puis conclure sans mentionner une fois de plus le rôle stimulateur des organisations non gouvernementales comme la Campagne Internationale pour Interdire les mines antipersonnel (ICBL) et le Comité International de la Croix-Rouge. Nous le savons, la société civile a été à la genèse de la Convention sur les mines antipersonnel. Elle est active sur le terrain pour sa mise en oeuvre et reste une référence pour son avenir.

Dans mon pays, nous avons fêté en mars 2015 les 20 ans de l'adoption d'une législation nationale interdisant les mines antipersonnel et cela s'est fait grâce à l'impulsion de la société civile. Et dans deux ans, en 2017, nous célébrerons le 20ème anniversaire de la signature de la Convention d'Ottawa. Que de chemin déjà parcouru!

Je suis convaincue que d'ici là, grâce à vous tous, cet anniversaire sera l'occasion de saluer à nouveau les progrès effectués. Ensemble, nous fêterons dignement cet anniversaire qui le mérite. Aujourd'hui plus que jamais, dans un monde où la terreur et la violence semblent dominer, le moment n'est-il pas venu de serrer les coudes entre pays et d'avancer dans cette magnifique initiative de paix qu'est la Convention d'Ottawa?  Osons montrer l'exemple, et avançons dans notre but qu'est l'élimination totale des mines antipersonnel :  to a Mine Free World ! Je vous souhaite beaucoup de succès lors des travaux de cette 14ème réunion des Etats parties de la Convention d'Ottawa que je déclare solennellement ouverte".

En 2017, la princesse Astrid, le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders et la chanteuse Axelle Red (ambassadrice d'Handicap International) inaugurent l'exposition de photos "Pour un monde sans mines", organisée sur la place de l'Albertine à Bruxelles pour les 20 ans de la Convention d'Ottawa, désormais ratifiée par plus de 160 pays.

Bibliographie :   "La princesse Astrid de Belgique" de Vincent Leroy, éditions Imprimages, 2016

lundi 6 novembre 2017

Activités royales en octobre 2017

                               

13 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel (reçu 3 fois), la directrice RH International de Facebook Fiona Mullan, la secrétaire d'Etat à la Lutte contre la Pauvreté Zuhal Demir, le sous-lieutenant Corneel Waterschoot (Epée du Roi 2017), le vice-président indonésien et son épouse, le ministre de la Mobilité François Bellot, le président du PS Elio Di Rupo, ainsi que les ambassadeurs d'Irlande, Serbie, Slovénie et Congo venus remettre leurs lettres de créance.

11 activités officielles pour le Roi :   forum "Young Talent in Action" organisé par la FEB, table ronde avec les acteurs principaux impliqués dans les opérations d'antiterrorisme, inauguration de BeCentral à Bruxelles, déjeuner au palais royal en l'honneur du vice-président indonésien et son épouse, lancement du festival Europalia Indonésie au palais des Beaux-Arts, visite de Brussels Airport, visite de l'entreprise de consultance Deloitte, visite de l'Ecole Royale des Sous-Officiers à Saint-Trond, déjeuner au château de Laeken avec les recteurs des grandes universités, concert d'automne au palais royal, rencontre avec le groupe de jeunes "Les Corses".

15 activités officielles pour la Reine :  visite du projet Poliopolis de l'Université d'Anvers, audience avec le vice-président indonésien et son épouse, déjeuner au palais royal en l'honneur du vice-président indonésien et son épouse, lancement du festival Europalia Indonésie au palais des Beaux-Arts, rencontre avec la Première Dame d'Afghanistan, visite de la Foire du Livre de Francfort, déjeuner de travail à Francfort sur le rayonnement international des Lettres francophones de Belgique, visite de la Fédération Aide et Soins à Domicile à Jambes, visite de l'école hôtelière et de tourisme Spermalie à Bruges, réunion de travail avec des jeunes sur les ODD, déjeuner au château de Laeken avec les recteurs des grandes universités, concert d'automne au palais royal, conférence "L'ONU, parlons-en" au palais d'Egmont, visite de l'exposition "Christo and Jeanne-Claude. Urban projects", cérémonie de crémation royale du roi Bhumibol de Thaïlande.

0 activité officielle pour le roi Albert II

2 activités officielles pour la reine Paola :  remise des Prix Terre d'Avenir 2017 de la Fondation Reine Paola, remise des Artist Diploma 2017 à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth.

0 activité officielle pour la princesse Elisabeth

26 activités officielles pour la princesse Astrid :  dîner de gala de l'Institut de Duve, breefing préparatoire à la mission économique en Côte d'Ivoire, déjeuner au palais royal en l'honneur du vice-président indonésien et son épouse, remise des Prix Terre d'Avenir 2017 de la Fondation Reine Paola, commémoration du centenaire de la bataille de Passchendaele organisée par la Nouvelle-Zélande, concert d'automne au palais royal   +  20 activités officielles lors de la mission économique en Côte d'Ivoire (séance d'information pour la délégation belge, séance officielle plénière d'ouverture de la mission, déjeuner "Business to Government", rencontre avec le premier ministre, rencontre avec le vice-président, dîner offert par le premier ministre, petit-déjeuner "Sucess Stories" de la FEB, inauguration des nouveaux bâtiments de BIA Côte d'Ivoire, séminaire sur le travail des enfants, déjeuner avec la Première Dame, visite de l'Institut National d'Hygiène Publique, visite du Terminal Minéralier Abidjan SEA-Invest, présentation des activités de Siemens en Côte d'Ivoire, cérémonie de signature de contrats, réception officielle belge, forum à la Banque Africaine de Développement, déjeuner "La Belgique, autrement phénoménale", présentation de ALM Industry et de TSE, rencontre avec le président de la République, cérémonie de signature de contrats).

2 activités officielles pour le prince Lorenz :  dîner de gala de l'Institut de Duve, 20ème anniversaire de la Belgian Association of National Trust Members.

0 activité officielle pour le prince Laurent

2 activités officielles pour la princesse Claire :  concours du plus beau zinneke organisé par la Fondation Prince Laurent, dîner de gala du centre pour handicapés L'Essentiel à Lasne.

Récapitulatif des activités officielles de janvier à octobre (source :  www.monarchie.be) :

Roi :   145 activités officielles   +   148 audiences

Reine :   174 activités officielles

Princesse Astrid :   94 activités officielles

Prince Laurent :   53 activités officielles

Princesse Claire :   21 activités officielles

Prince Lorenz :   19 activités officielles

Princesse Elisabeth :   9 activités officielles

Roi Albert II et Reine Paola :   6 activités officielles

lundi 30 octobre 2017

Les origines belges et polonaises de la reine Mathilde

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1° Du côté maternel :

La vieille famille Komorowski de la noblesse polonaise remonte aux environs de 1440. Elle est issue des comtes de Liptowa et Orowa. Depuis 1793, ils se nomment les comtes Komorowski. 

Née en 1946 à Bielograd, Anne est la fille du comte Léon Michel Komorowski (né en 1907 à Siedliska et décédé à Fauvillers en 1992) et de la princesse Sophie Marie Sapieha-Kodenska (née à Bobrecht en 1919 et décédée à Herstal en 1997). Ils se sont mariés à Varsovie en 1942 et ont quitté la Pologne en 1957. Ils s'établissent d'abord au Kivu (Congo), puis en Belgique.

Les arrières-grands-parents de la reine Mathilde s'installent aussi en Belgique :  le prince Adam Sapieha (né en 1892 et décédé à Bruxelles en 1970) et la princesse Adam Sapieha, née comtesse Sobanska (née en 1891 à Varsovie et décédée à Bruxelles en 1975).

La famille Sapieha est une lignée de boïards lettons dont le fondateur est Sunigal, seigneur de Troki. Il est intégré dans la noblesse polonaise en 1413. Les actuelles familles Sapieha-Siewirski et Sapieha-Kodenski descendent des deux fils de Semen Sapieha. Leur titre princier est reconnu au 19ème siècle. La branche Sapieha-Kodenski descend d'Ivan Sapieha, voïvode de Podlachie, seigneur de Koden. Ils portent le titre de comte du Saint Empire Romain depuis le 16ème siècle.

2° Du côté paternel :

La famille d'Udekem d'Acoz est originaire du Brabant. Le domaine d'Udekem, auquel la famille doit son nom, aurait été une dépendance de la seigneurie de Bierbeek. C'est à partir de Georges d'Udekem, mentionné en 1468, que nous disposons d'une filiation ininterrompue et prouvée. Chevalier, seigneur d'Huizingen, il reçoit le fief de Guertechin qui reste aux mains de ses descendants jusqu'à la révolution française. Il est enterré dans l'église Saint-Quentin de Louvain. C'est là aussi que repose le chevalier Jean VIII d'Udekem (décédé en 1525), seigneur de Guertechin, membre du conseil de Louvain et garde du corps de l'archiduc Maximilien d'Autriche. Dans l'église de Bossut, on trouve un monument funéraire à la mémoire de son petit-fils Jean IX d'Udekem, décédé en 1567.

Au 17ème siècle, Maximilien naît en 1636 au château de Guertechin et est baptisé à Bossut. Il fut gentilhomme à la cour du landgrave de Hesse-Hombourg, capitaine des régiments de Nassau et Saint-Ouen, volontaire de guerre en Hongrie. En 1676, il épouse à Mons Anne Catherine de Marotte avec qui il aura dix enfants. Il est enterré à Louvain dans l'église des Récollets, sous le confessionnal.

Au 18ème siècle, Ferdinand (né à Guertechin en 1720) fut échevin puis bourgmestre de Louvain. Il est enterré dans le caveau familial de l'église de Bossut avec son épouse Marie Barbe Thérèse de la Bawette. Leur fils Jacques (1758-1829) fut le dernier seigneur d'Acoz, Villers-Poterie et autres biens qu'il avait hérités de sa tante Marie Thérèse d'Udekem avant la révolution française. Jacques devient membre de l'état noble de Namur, puis maire d'Acoz de 1809 à 1814. Le roi Guillaume Ier le titre baron d'Udekem d'Acoz en 1816 au moment de sa désignation comme membre du corps équestre du Hainaut.

Petit-fils de Jacques, le baron Jacques Albert naît à Louvain en 1828. En 1860, il épouse à Gand Alice Marie de Kerchove, et s'installe en Flandre Orientale. Le couple aura onze enfants. Le roi Léopold II lui accorde, par un arrêté royal de 1886, le droit d'ajouter à son nom et à celui de ses descendants le nom d'Acoz. Il sera aussi chevalier du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Une de ses filles sera centenaire : Louise (1864-1966).

Le baron Maximilien d'Udekem d'Acoz naît en 1861 à Gand, où il épouse Angélique van Eyll. Ils auront trois enfants :  Charles, Marguerite et Elisabeth, tous trois nés à Gand. Ce sont les arrières-grands-parents de la reine Mathilde. Maximilien est mort à Tournai en 1921, et Angélique à Gand en 1935.

Grand-père paternel de la reine Mathilde, le baron Charles d'Udekem d'Acoz (1885-1968) est né à Gand. Il épouse en premières noces Suzanne de Smet, décédée trois ans après leur mariage sans descendance. Il se remarie en 1933 avec Suzanne van Outryve d'Ydewalle (1898-1983). Elle était la nièce et héritière du baron Raoul Mozeman de Couthove et de Tonlieu, bourgmestre de Proven, et de son épouse Mathilde van Outryve d'Ydewalle. C'est d'eux qu'elle hérita le château Couthove à Proven en province de Flandre Occidentale. Charles fut à son tour bourgmestre de Proven, où il décéda en 1968. Ils ont eu trois enfants (Henri, Raoul et Patrick) qui ont été titrés comtes par le roi Albert II suite au mariage de Mathilde d'Udekem d'Acoz avec le prince héritier Philippe en 1999.

Né à Proven en 1933, Henri était docteur en droit et avocat au barreau d'Ypres. Il reçoit le titre de baron à la mort de son père. Il fait de la politique au sein du parti social-chrétien flamand CVP :  il sera bourgmestre de Proven de 1960 jusqu'à la fusion des communes en 1977, puis premier échevin (de 1977 à 1982) et bourgmestre (de 1995 à 2005) de la commune de Poperinge. Il a également été président du conseil provincial de Flandre Occidentale et, à ce titre, a reçu officiellement sa nièce Mathilde lors de la Joyeuse Entrée des fiancés princiers dans cette province fin 1999. Henri habite au château de Couthove à Proven. Longtemps célibataire, il s'est marié avec Marie-Madeleine Kervyn d'Oud Mooreghem.

Raoul est né à Uccle en 1935 et a épousé Françoise de Maere d'Aertrycke, avec qui il a eu quatre enfants. Il a siégé pendant une vingtaine d'années au conseil communal d'Ypres puis, après son déménagement dans la province du Brabant flamand, a été échevin à Herne de 2000 à 2006. Comme son frère aîné, il quitte la politique en 2006. C'est Bernard d'Udekem d'Acoz (fils de Raoul) qui prend la relève et a été conseiller communal CD&V d'Oostkamp de 2001 à 2006. Il habite le château Raepenburg à Ruddevoorde (province de Flandre Occidentale).

Né à Uccle en 1936, Patrick s'installe en 1958 dans les dépendances du château de Losange (province du Luxembourg), très endommagé lors de la Bataille des Ardennes. Il tente diverses carrières :  exploitant forestier, gérant du dancing "Le Los Angeles" près de Bastogne de 1962 à 1970, juge consulaire au tribunal de Neufchâteau, dernier bourgmestre de Villers-la-Bonne-Eau jusqu'à la fusion des communes en 1977, puis conseiller communal de Bastogne et conseiller provincial de la province de Luxembourg.

Entretemps, en 1971 à Forville, Patrick a épousé la comtesse Anna Komorowska, issue d'une famille aristocratique polonaise ayant fui le régime communiste. Le couple a cinq enfants :   Mathilde (née à Uccle en 1973), Alix (née à Uccle et décédée dans un accident de voiture à Herstal en 1997), Elisabeth (née à Uccle en 1977), Hélène (née à Namur en 1979) et Charles-Henri (né à Namur en 1985).

Bibliographie :  "Philippe et Mathilde : deux familles chargées d'histoire" de Jean Bastiaensen, éditions La Longue Vue, 1999

lundi 23 octobre 2017

Le Salon du Vase du palais royal de Bruxelles

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Ce salon date du règne du roi Guillaume Ier d'Orange lorsque nous faisions partie du royaume des Pays-Bas (de 1815 à 1830), et se trouve au premier étage de l'aile droite du palais royal de Bruxelles. Il était destiné à être un salon d'audience pour la Reine, et ses fenêtres donnent sur le parc intérieur privé. Sa décoration actuelle date des années 1930, et il doit son nom à un vase réalisé par la manufacture de porcelaine de Berlin.

Durant leurs 20 ans de règne, le Salon du Vase n'était pas utilisé par le roi Albert II et la reine Paola pour leurs activités officielles. Les Belges ont pu le visiter durant un été lorsqu'un nouveau circuit de visite avait été testé.

Par contre, depuis 2013, le roi Philippe et la reine Mathilde y organisent régulièrement des réunions de travail.
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Au-dessus de la console, on peut voir un tableau représentant la princesse Marie, comtesse de Flandre et mère du roi Albert Ier.
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Et c'est dans ce très joli Salon du Vase que nos souverains ont reçu en audience le président américain Donald Trump et son épouse.

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Copyright photos :  page Facebook officielle du Palais et site Internet de "Paris Match"

lundi 16 octobre 2017

Le prince Emmanuel de Belgique

                       
                                                  
175 ans jour pour jour après l'indépendance officielle de la Belgique, la princesse Mathilde donne naissance, le 4 octobre 2005, à son troisième enfant, prénommé Emmanuel, Léopold, Guillaume, François, Marie. A sa naissance, il pesait 3,9 kg et mesurait 50 cm. L'accouchement a lieu à l'Hôpital Erasme à Anderlecht. Son parrain est le grand-duc héritier Guillaume de Luxembourg et sa marraine est la comtesse Elisabeth d'Udekem d'Acoz. Le baptême a lieu en décembre dans la chapelle du château de Ciergnon.

Comme ses soeurs et son frère, Emmanuel effectue ses maternelles et sa première année primaire en néerlandais au collège Sint-Jan Berchmans à Bruxelles. Mais depuis septembre 2012, il fréquente l'école spécialisée Eureka à Kessel-Lo près de Louvain. C'est un établissement privé dont le coût d'inscription annuel est de 10.200 euros. Il accueille des enfants de 7 à 14 ans (ayant un quotient intellectuel d'au moins 100) qui présentent des difficultés d'apprentissage et des problèmes dits structurels (dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, p.ex.).  Fin 2013, la presse avait également révélé que le prince se rendait régulièrement en consultation chez un psychologue du quartier Merode à Etterbeek. Pour quelle raison a-t-il été changé d'école et a-t-il été suivi par un psychologue?   Le Palais n'a jamais fait aucun commentaire à ce sujet, considérant que cela fait partie de la vie privée.

Durant ses temps libres, le prince Emmanuel aime la nature et le sport. Il pratique le vélo, la natation, le ski et la voile. Il joue de la flûte.

lundi 9 octobre 2017

Le roi Philippe, proche des jeunes

                                       
                              À Molengeek, le Roi s’est vu présenter l’application CitizenMap, qui cartographie les défibrillateurs en région bruxelloise. Il s’est ensuite entretenu avec les jeunes développeurs.

Si c'est surtout la reine Mathilde qui s'occupe du domaine social, le Roi a clairement indiqué sa priorité personnelle dès son discours télévisé de Noël 2013 :

"Dans notre pays, un jeune sur quatre ne trouve pas de travail et une personne sur sept vit dans la pauvreté. Des fermetures et restructurations d'entreprises nous ont très durement touchés. Trop de gens vivent dans l'isolement. Dans un contexte socio-économique difficile, le gouvernement fédéral et les gouvernements régionaux ont pris des mesures encourageantes visant à consolider nos finances publiques, protéger notre pouvoir d'achat et notre compétitivité, soutenir nos entreprises et préserver notre modèle social. Je suis confiant que cet effort sera poursuivi. Ces derniers mois et ces dernières années, mon épouse et moi avons rencontré quantité de jeunes Belges débordant de créativité et d'énergie. Nous avons aussi rencontré des personnes dont les talents n'ont pas pu se manifester ou être reconnus. Faire s'épanouir les qualités de chacun est notre responsabilité à tous. L'enseignement et la formation sont pour cela des leviers essentiels. Ils transmettent le savoir, préparent à l'emploi, à l'insertion dans la société et à l'exercice de la citoyenneté. En développant l'esprit critique et le travail en équipe, ils donnent aux jeunes la possibilité de devenir des hommes et des femmes engagés et responsables. En tant que parents, mon épouse et moi saluons avec vous le travail admirable des enseignants et des éducateurs. Nous savons que leur tâche est difficile. Il est tout aussi important de tisser des liens entre toutes les composantes de notre société. Les liens entre l'école et le monde du travail parce que chaque fois que l'enseignement et les entreprises s'ouvrent l'une à l'autre, de nouvelles opportunités d'emploi voient le jour".


Passant du discours aux actes, le Roi organise au palais quatre réunions de travail sur l'emploi et la formation des jeunes :  la première avec des responsables du Forem et du VDAB, la deuxième avec des représentants de la FEB, Unizo, Union des Classes Moyennes et Boerenbond, la troisième avec les trois ministres communautaires de l'Enseignement, et la quatrième avec des responsables de la FGTB, ABVV, ACV et ACLVB.  Suite à ces réunions de travail, Philippe se rend sur le terrain (une visite par région, équilibre linguistique oblige!) :  au centre de compétence maritime du VDAB à Zeebrugge, au centre de compétence Technifutur du Forem à Seraing, et au centre de construction de Bruxelles-Formation à Neder-Over-Heembeek.

Notre souverain participe aux dix ans du programme Erasmus Belgica du Fonds Prince Philippe. Ce programme facilite les échanges entre des établissements d'enseignement supérieur des trois communautés de notre pays. L'échange peut durer de trois mois à une année académique. Les étudiants reçoivent une bourse unique de 100 euros pour y participer. S'ils louent un kot, ils peuvent obtenir un bonus supplémentaire de maximum 100 euros par mois, après avoir présenté une copie du contrat de location.

Année 2015

En mars 2015, le Roi effectue un voyage de travail de deux jours en Allemagne (à Berlin et Düsseldorf précisément) sur le thème de l'emploi et la formation des jeunes. Il est accompagné du ministre fédéral de l'Economie Kris Peeters et, suite à la fédéralisation de notre pays, de sept autres ministres des gouvernements régionaux et communautaires compétents en matière d'emploi, de formation et d'enseignement (Philippe Muyters, Joëlle Milquet, Eliane Tillieux, Didier Gossuin, Hilde Crevits, Harold Mollers, Isabelle Weykmans). La délégation belge rencontre des responsables politiques, chefs d'entreprises et enseignants allemands.

Au début d'une table ronde, notre souverain déclare :  "Le chômage des jeunes est un des problèmes les plus graves qui se posent à notre Union Européenne. Dans certaines sous-régions en Belgique, un jeune de moins de 25 ans sur trois est demandeur d'emploi. Dans le sud de l'Europe, des pourcentages encore bien pires sont atteints. Cette situation est intolérable d'un point de vue moral. Intolérable d'un point de vue politique, puisque ces jeunes sont souvent repoussés aux marges de nos sociétés sans pouvoir jouer pleinement leur rôle de citoyen. Et intolérable d'un point de vue économique, puisque tant de jeunes travailleurs sont ainsi empêchés de contribuer à la prospérité de leurs communautés".

Pour lui, la formation en alternance est une des solutions. Et il explique la raison de ce voyage de travail en Allemagne :    "Il est clair que les pays germaniques (Allemagne, Autriche, Suisse, Luxembourg mais aussi la communauté germanophone de Belgique) ont des taux de chômage chez les jeunes relativement moins élevés que le reste de l'Europe. Une des raisons de ce succès est certainement la formation duale".

Au cours de l'année 2015, le Roi multiplie les activités officielles liées aux jeunes :   visite du projet OpBoksen pour les jeunes à Genk, du campus Don Bosco à Haacht, du centre de jeunes Loco-Motive à Bruxelles, du centre sportif et culturel Pôle Nord à Bruxelles, du Centre National de Football de Tubize, de Corda in Campus à Hasselt, et du campus d'Eupen, rencontre avec les jeunes participant au Train des 1000 avant leur départ pour les camps d'Auschwitz et de Birkenau en Pologne, déjeuner de travail au palais royal sur l'emploi et la formation des jeunes, journée nationale de Chirojeugd Vlaanderen, dîner au château de Laeken avec des jeunes professionnels de talent, forum Young Talent in Action, visite de l'Institut Technique Libre d'Ath, remise des prix Belgodyssée 2015 pour jeunes journalistes.

En novembre, Philippe est l'invité d'honneur du sommet "Entreprise 2020" organisé à Bruxelles par la Commission Européenne. Il y lance le Pacte Européen pour la Jeunesse :  c'est un engagement mutuel de l'Union Européenne et des leaders du monde des affaires pour encourager les partenariats entre le monde de l'entreprise et le monde de l'éducation, afin d'accroître l'emploi des jeunes.

Année 2016

Le Roi continue de se montrer intéressé par les jeunes en 2016 :  visite du projet "Jeunes artistes sans frontières" au Botanique, du centre régional pour la jeunesse à Malines, d'un camp pour enfants défavorisés à Grammont, du centre de formation Lidl à Molenbeek-Saint-Jean, 25ème anniversaire de l'échange linguistique entre des écoles de Minderhout et Neufchâteau, rencontre avec des élèves de Visé et Poelkapelle ayant participé à un Relais Sacré en vélo, rencontre avec des jeunes entrepreneurs belges, remise des prix du concours Belgodyssée pour jeunes journalistes.

En mai 2016, un symposium est organisé au palais d'Egmont sur les synergies entre l'enseignement et les entreprises. Le Roi participe à l'ouverture, et afin de montrer tout l'intérêt qu'il porte à ce sujet, la clôture de ce symposium a lieu au palais royal de Bruxelles.

Dans son discours, il déclare :  "J'ouvre ce symposium avec le double plaisir de vous y voir réunis et d'aborder un sujet qui m'est particulièrement cher :  celui de l'avenir de notre jeune génération. Et plus spécifiquement la question qui se pose à nous : comment améliorer le parcours vers l'emploi de nos jeunes? A travers nos diverses activités, nous partageons cette même préoccupation et ce même objectif. L'enseignement et la formation des jeunes générations est une tâche que nous considérons comme prioritaire. Mais cette tâche est si complexe, elle nous oblige à des réflexions si profondes que nous en venons parfois à en oublier l'urgence.

Le chômage des jeunes est pourtant un des problèmes majeurs auxquels l'Europe est confrontée. Les pays de l'Europe du sud souffrent de manière criante de ce phénomène. La Belgique est affectée en moindre mesure mais le diagnostic n'en demeure pas moins inquiétant, notamment dans certaines zones géographiques du pays. Malgré les ressources importantes consacrées à l'enseignement et à la formation professionnelle, le taux moyen de chômage des jeunes en Belgique est de 23%, ce qui dépasse largement la moyenne de 15% des pays de l'OCDE. Pire encore :  160.000 jeunes se trouvent dans une situation qualifiée de "NEET" : ni enseignement, ni emploi, ni formation.

Au cours de mes entretiens avec de nombreux acteurs de terrain, j'ai pu constater que le lien entre le monde de l'enseignement et de la formation d'une part, et celui de l'entreprise d'autre part, méritait d'être renforcé. Ces deux mondes, celui du savoir et celui du faire, doivent se rapprocher pour s'incarner dans un savoir-faire, et même un savoir-être innovants. Cette recette de l'enseignement et de la formation en alternance est appliquée avec succès dans certains pays germanophones ainsi que dans notre propre communauté germanophone. C'est pourquoi nous avons effectué l'an dernier une visite de travail en Allemagne en présence de plusieurs ministres et acteurs-clés.

Je me réjouis de voir que, chacun dans le cadre de leurs compétences, les différents ministres, responsables de l'enseignement, de la formation et de l'emploi, prennent des mesures en vue de valoriser l'enseignement qualifiant et en particulier de promouvoir l'enseignement et la formation en alternance dans une perspective d'excellence. J'ai l'impression qu'une nouvelle dynamique a été lancée :  le constat que l'enseignement ou la formation en alternance constitue un levier promoteur est aujourd'hui partagé par tous. J'ai le sentiment que la volonté existe réellement de faire de cet enseignement ou de cette formation un pivot d'excellence dans notre pays.

En guise d'introduction à ce symposium, je voudrais vous faire part de trois réflexions qui, je l'espère, pourront vous aider à relever ce défi.

Premièrement, il me paraît essentiel de continuer à construire activement des ponts entre tous les acteurs. Le monde de l'enseignement et de la formation d'une part, et le monde de l'entreprise d'autre part, ont chacun leur identité, leur culture, leur rationalité. L'enseignement et la formation en alternance se situent à la croisée de ces chemins. Plusieurs organisations et institutions, plusieurs compétences s'entrecroisent. Encore faut-il qu'elles se rencontrent. Nous devons continuer à faciliter leurs interactions et surtout éviter que de nouvelles cloisons se créent. Si nous voulons, à l'image de nos voisins allemands, élever l'enseignement et la formation en alternance à un niveau d'excellence, nous ne réussirons qu'en unissant nos forces.

Deuxièmement, je crois fermement que le succès de la formule dépendra de sa simplicité et de son accessibilité. Si nous voulons motiver les jeunes, les entreprises, les institutions d'enseignement et de formation à s'inscrire dans le système, celui-ci doit être lisible, compréhensible et attractif.

Enfin, et c'est un troisième aspect que je voudrais mettre en évidence : le rôle des autorités publiques est de stimuler l'initiative et la créativité, en responsabilisant les acteurs de terrain. Là où la formation en alternance fonctionne bien, l'initiative vient aussi du terrain. Mettre les professeurs en contact direct avec les entreprises de leur région. Inciter les entreprises et les écoles à coopérer de façon concrète au niveau local. Inviter les communes et les instituts de formation à faciliter cet échange et à s'inscrire dans le système. Voilà quelques pistes déjà mises en pratique ça et là et qui méritent, me semble-t-il, d'être approfondies.

En commençant, j'ai rappelé le niveau élevé des ressources publiques mobilisées pour l'enseignement en Belgique. Chacune de nos communautés travaille activement à améliorer la qualité et l'équité de nos systèmes d'enseignement avec une vision d'excellence. L'instauration et la valorisation d'un système de formation en alternance exige une coopération avec les régions et avec les partenaires économiques et sociaux. Améliorer la qualité de notre enseignement et aider les jeunes dans leur parcours vers l'emploi sont des priorités absolues. Nous en mesurons le degré d'urgence. L'enseignement et la formation sont des piliers de notre société. C'est là que les jeunes deviennent des citoyens. C'est là qu'ils découvrent et consolident leurs talents. C'est là que l'avenir de notre société et de notre pays se construit".

Année 2017

Au cours du premier semestre de 2017, le Roi visite le centre de formation en alternance aux métiers de construction Construform à Verviers, le campus de la VUB à Etterbeek, l'Institut Cardinal Mercier à Schaerbeek, la station de radio MNM à Louvain qui encourage les jeunes en examen, et le festival musical Tomorowland à Boom. Il rencontre aussi les lauréats du projet IDCity destiné aux jeunes entrepreneurs sociaux, les finalistes du 28ème Ja Europe Company of the Year Competition pour les jeunes de 15 à 21 ans, et participe à une réunion de travail avec les jeunes du magazine interreligieux "Lueurs". Après l'Allemagne en 2015, Philippe effectue un deuxième voyage de travail de deux jours sur le thème de la formation en alternance en Suisse. Il est accompagné du ministre fédéral Kris Peeters et des trois ministres régionaux de l'Emploi.

Dans son discours télévisé de la fête nationale 2017, le Roi déclare :    "Aujourd'hui, un vent d'optimisme souffle sur notre économie et sur le marché de l'emploi. Une nouvelle dynamique européenne semble prendre forme. Alors, comment saisir ce moment?  Comment en faire une opportunité pour l'ensemble de la société? En continuant à façonner une société inclusive, dans laquelle personne ne se sent abandonné. Apprendre, au sens large, est une des clés pour y parvenir. Apprendre des autres et avec les autres.

A l'âge du savoir immédiat et omniprésent, apprendre à interpréter les faits et à émettre un jugement de valeur, permet de prendre ses responsabilités en connaissance de cause. "C'est vrai", "C'est juste", "C'est bien" :  les jeunes apprennent cela en premier lieu de leurs parents. Et aussi de ces enseignants passionnés qui éveillent chez leurs élèves le désir de comprendre. Dans un monde qui évolue à un rythme accéléré, ils apprennent de leurs aînés comment prendre du recul. Les aînés peuvent aussi apprendre des plus jeunes. Encourageons la rencontre de l'enthousiasme et de la créativité avec la sagesse et l'expérience de vie.

Le travail est également un lieu qui permet cette rencontre. De plus en plus d'écoles en Belgique intègrent le travail en entreprise dans leur programme. Lors d'un récent voyage en Suisse, j'ai pu apprécier les succès engrangés par ce modèle de formation en alternance. Continuons à favoriser les synergies entre le monde de l'enseignement et celui des entreprises. Nous insufflerons un plus grand dynamisme sur le marché du travail. Et nous créerons plus d'égalité des chances".

De retour de vacances, le Roi continue de s'intéresser aux jeunes durant le deuxième semestre de 2017 :   petit-déjeuner avec des jeunes entrepreneurs du marché matinal de Bruxelles, visite de l'école Asty-Moulin à Saint-Servais, déjeuner au château de Laeken avec des jeunes entrepreneurs, réception pour les officiers-élèves de l'Ecole Royale Militaire, forum "Young Talent in Action" organisé par la FEB, rencontre avec la directrice RH International de Facebook Fiona Mullan ayant participé la veille au forum, table ronde avec des jeunes actifs à BeCentral à la gare Centrale à Bruxelles, visite de l'entreprise de consultance Deloitte avec comme thème sa politique d'engagement des jeunes, rencontre avec le groupe de jeunes "Les Corses" suite à leur trek en Corse ayant fait l'objet d'un livre, dîner au château de Laeken avec des jeunes entrepreneurs sociaux.

Le traditionnel concert d'automne au palais royal est dédié en 2017 aux jeunes talents de l'entreprenariat, la culture, l'enseignement et le monde scientifique.

Source :  www.monarchie.be
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lundi 2 octobre 2017

Activités royales en septembre 2017

22 audiences pour le Roi :  le premier ministre Charles Michel (reçu 3 fois), le ministre flamand de la Culture et de la Jeunesse Sven Gatz, le président du SPA John Crombez, le patriarche d'Antioche, le premier président du Conseil d'Etat Roger Stevens, l'auditeur général du Conseil d'Etat Luc Vermeire, le premier président de la Cour d'Appel de Mons Philippe Morandini, la présidente du VLD Gwendolyn Rutten, la directrice de Crosstalks Marleen Wynants, la classe OKAN de l'Institut Marie-Madeleine de Kortemark, le secrétaire d'Etat à la mer du Nord Philippe De Backer, le président du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles Philippe Courard, le secrétaire d'Etat à l'Asile Théo Francken, le gouverneur-général d'Australie John Cosgrove et son épouse, le président d'Ouganda Yoweri Kaguta Museveni, ainsi que les ambassadeurs de République Dominicaine, Paraguay, Inde, Ouzbékistan et Nigéria.

15 activités officielles pour le Roi :   première belge de l'opéra "Pinocchio", déjeuner au château de Laeken avec des jeunes entrepreneurs, 50ème anniversaire de l'Ordre des pêcheurs de crevettes à cheval d'Ostduinkerke, hommage à la dépouille mortelle du bourgmestre de Mouscron Alfred Gadenne, visite du marché matinal de Bruxelles, Coupe Davis Belgique-Australie à Bruxelles Expo, journées bruxelloises du patrimoine, visite de la halte-accueil Bébé Bus à Sombreffe, visite de TRAKK à Namur, visite de l'école Asty-Moulin à Saint-Servais, réception au palais royal de Bruxelles pour les officiers-élèves de l'Ecole Royale Militaire  + 4 activités officielles lors de leur visite à Luxembourg (14ème réunion informelle des chefs d'Etat de pays germanophones à l'abbaye de Neumünster, visite du MUDAM, visite de la Philharmonie Luxembourg, réception au palais grand-ducal).

18 activités officielles pour la Reine :  première belge de l'opéra "Pinocchio", déjeuner au château de Laeken avec des jeunes entrepreneurs, visite du pavillon belge de la Biennale de Venise, visite de la 57ème exposition d'art contemporain "Viva Arte Viva" de la Biennale de Venise, visite de pavillons étrangers de la Biennale de Venise, journées bruxelloises du patrimoine, 50ème anniversaire de l'Ordre des pêcheurs de crevettes à cheval d'Ostduinkerke, concours européen Eurofleurs à Saint-Trond, visite de la halte-accueil Bébé Bus à Sombreffe, visite de TRAKK à Namur, visite de l'école Asty-Moulin à Saint-Servais, rencontre avec le gouverneur-général d'Australie John Cosgrove et son épouse, rencontre avec la Première Dame du Bénin    + 5 activités officielles lors de leur visite à Luxembourg (rencontre avec des auteurs luxembourgeois, présentation des itinéraires culturels du Conseil de l'Europe, visite du MUDAM, visite de la Philharmonie Luxembourg, réception au palais grand-ducal).

1 activité officielle pour le roi Albert II et la reine Paola :  80ème anniversaire de la reine Paola à Santa Marina Salina (dont ils ont été faits citoyens d'honneur)

1 activité officielle pour la princesse héritière Elisabeth :  journées bruxelloises du patrimoine

7 activités officielles pour la princesse Astrid :  inauguration des nouvelles infrastructures du groupe INOVYN à Jemeppe-sur-Sambre, messe à Laeken à la mémoire du roi Baudouin, 80ème anniversaire de la reine Paola à Santa Marina Salina, 20ème anniversaire de l'asbl Pinocchio pour enfants brûlés, commémoration du centenaire de la Bataille du Bois de Polygone à Zonnebeke, inauguration de l'exposition de photos "Pour un monde sans mines", défilé de la Lux Fashion Week à Arlon.

2 activités officielles pour le prince Lorenz :  messe à Laeken à la mémoire du roi Baudouin, défilé de la Lux Fashion Week à Arlon.

0 activité officielle pour le prince Laurent

2 activités officielles pour la princesse Claire :  soirée à La Hulpe pour les 20 ans de la Fondation Prince Laurent, inauguration d'un bâtiment rénové par Renovassistance à Etterbeek.

Récapitulatif des activités officielles de janvier à septembre (source :  www.monarchie.be) :

Roi :   134 activités officielles   +  135 audiences

Reine :   159 activités officielles

Princesse Astrid :   68 activités officielles

Prince Laurent :   53 activités officielles

Princesse Claire :   19 activités officielles

Prince Lorenz :   17 activités officielles

Princesse Elisabeth :   9 activités officielles

Roi Albert II :   6 activités officielles

Reine Paola :   4 activités officielles

lundi 18 septembre 2017

3ème Salon du Livre d'Histoire de Bruxelles

Créé par Patrick Weber, le Salon du Livre d'Histoire de Bruxelles connaîtra sa troisième édition les 2 et 3 décembre 2017 de 14h à 18h. Après le palais du Coudenberg en 2015 et l'hôtel de ville en 2016, il aura lieu cette année au Cercle Royal Gaulois, situé non loin du parlement et du Théâtre du Parc.

Une centaine d'auteurs belges et français sont annoncés, dont la princesse Esmeralda de Belgique, Stéphane Bern, Philippe Delorme, Patrick Weber et Philippe Geluck parmi les plus connus.

Voici le message de Patrick Weber :

"Vous le savez :  j'aime partager avec vous ma passion pour l'art et l'histoire de l'art. Sous le Haut Parrainage de SAR la princesse Esmeralda de Belgique, il rassemblera une centaine d'historiens, essayistes, romanciers, auteurs de BD, venus de Belgique et de France. Un cycle de conférences, des animations et des visites guidées combleront tous les amateurs d'histoire et d'histoire de l'art. Un thème s'impose cette année :  500 ans après la réforme luthérienne et 100 ans après les tumultes de 1917, nous reviendrons sur le "Temps des Révolutions".

Pour cette troisième édition, nous restons fidèles à ce qui a fait notre succès : curiosité, plaisir de la découverte, rencontre et lien intergénérationnel. Parce que lire, c'est être libre. Et parce que les livres constituent un rempart contre la barbarie. "Ecrire l'histoire" vous fera découvrir cette année un nouveau lieu prestigieux : le Cercle Royal Gaulois, le cercle artistique et littéraire au cœur du Parc Royal de Bruxelles. Un endroit unique et méconnu qui ouvrira exceptionnellement ses portes pour vous.

Préparez votre visite! La liste des auteurs, leur jour de présence, le programme des conférences, des débats et des visites vous attend sur www.ecrirelhistoire.com . Je vous y attends nombreux".

lundi 11 septembre 2017

Le combat de la princesse Astrid contre le sida

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Lors de la 5ème Conférence panafricaine des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge en septembre 2000, la princesse Astrid prend la parole :

"Il y a dans le monde, sans aucun doute, une nette prise de conscience de l'énorme menace que représente le VIH/SIDA et il est maintenant presqu'universellement reconnu que ce fléau frappe et frappera durement la population mondiale et plus particulièrement des couches entières de populations africaines. Non seulement la maladie fera dans la prochaine décennie plus de victimes que toutes les guerres du 20ème siècle, y compris les deux guerres mondiales. De surcroît, elle laissera près de 30 millions d'orphelins africains. Cet état de choses risque, de plus, de provoquer une instabilité sociale dangereuse, avec une tranche substantielle de la population mal formée, souffrant de déficience alimentaire et a fortiori marginalisée.

Face à cette solution pandémique, personne ne peut rester indifférent. Nous avons tous le devoir de réagir. Le premier ministre belge s'est d'ailleurs, au début de ce mois, lors de l'assemblée générale des Nations Unies, clairement exprimé dans ce sens, et a pris un engagement clair à ce sujet. La présence ici de notre secrétaire d'Etat à la Coopération témoigne aussi de cet engagement. J'ai été moi-même, depuis un certain temps, sensibilisée au problème qui existe dans mon propre pays.

Le thème restait tabou. On n'en parlait de préférence pas. Ceux qui étaient atteints du virus avaient de la peine à avouer leur état, tant leur sentiment de honte était grand. Ils avaient peur d'être rejetés par la société et surtout par leurs proches. Effectivement, on évitait de les fréquenter. On n'osait surtout pas les toucher. Et la phobie allait jusqu'à ne pas engager une personne victime du virus VIH. Des campagnes de sensibilisation ont été lancées pour répandre le message :  il y a bien sûr des précautions à prendre pour ne pas être contaminé, mais il n'y a aucun risque à vivre aux côtés de ces personnes touchées par le VIH, et de plus on peut les aider à vivre dignement. Petit à petit, les préjugés ont considérablement diminué, même si tout n'est pas encore acquis.

Dans ce contexte, j'ai pu assister à une manifestation organisée annuellement en Belgique, connue sous le nom de Aids Memorial Day. Il y avait des récits émouvants de personnes malades, de personnes ayant perdu par cette terrible maladie quelqu'un qui leur était cher. Un témoignage plus particulièrement poignant m'est resté gravé dans la mémoire : celui d'un père déplorant la mort de son enfant adoptif qu'il avait accompagné avec amour jusqu'au bout de sa maladie. Je me suis sentie très proche de tous ceux présents à cette manifestation et entourée de leur affection et de leur amitié. Je reste d'ailleurs en contact avec un des organisateurs de cette activité, lui-même atteint du sida.

Quand on m'a proposé de m'intéresser aux problèmes qu'affronte ce magnifique continent africain, je n'ai pas hésité une seconde. Dans ce cadre, j'ai pu me rendre au Mozambique, au Burkina Faso et au Ghana. Et j'ai eu l'occasion de rencontrer des personnes atteintes du virus, des personnes gravement malades du sida, d'éminents médecins spécialistes, des chercheurs, des responsables de haut niveau.

Au cours de ces rencontres, j'ai vu des situations et entendu des témoignages qui m'ont profondément bouleversée. J'ai notamment été témoin de l'horreur d'une mère qui se trouvait totalement impuissante face à une diarrhée qui emportait rapidement son bébé. Elle ne savait pas que l'assassin de son enfant s'appelait sida et qu'elle partagerait, à bref délai, le sort de son enfant. J'ai aussi été frappée par la souffrance de personnes mourant de méningite suite au sida. Les quelques tablettes de paracétamol n'arrivaient pas à contrôler leur douleur. Leur regard dans le vide semblait déjà fixer la mort. Allongée sur le lit, à côté du cabinet d'un médecin, une femme en pleurs, d'une vingtaine d'années, venait d'apprendre qu'elle était atteinte du sida. Et j'ai pu apercevoir dans ses yeux le désespoir et la panique face à cette fatalité. Je me suis imaginée sa tourmente à l'idée de devoir annoncer son état à sa famille, ses proches, sa communauté, et d'y être peut-être rejetée.

Etant profondément frappée et poursuivie par ces images, je ne pouvais que m'inquiéter que, parmi tous ceux qui m'entouraient, animés de cette joie de vivre qui caractérise le peuple africain, beaucoup étaient atteints du virus ;  que même certains le savaient, mais n'osaient pas l'avouer et que d'autres n'étaient pas conscients de leur maladie. Mais mes expériences n'étaient, bien sûr, pas que négatives. Il y avait aussi, par rapport à cette problématique, bon nombre de messages porteurs d'espérance.

J'ai abordé ainsi des hommes politiques qui n'ont plus peur de mobiliser les populations et qui encouragent la mise sur pied de programmes d'information, de prévention et de suivi des malades. Certains vont, à juste titre, jusqu'à englober ces programmes dans l'ensemble des domaines qui déterminent la prospérité d'un pays :  la santé, l'économie, l'éducation, la recherche, l'agriculture, la culture, et j'en passe. Cette prise de position des responsables politiques est complémentaire aux actions qu'on peut observer sur le terrain.

Et de l'action, j'en ai vu!  J'ai été impressionnée par l'engagement des nombreux jeunes volontaires. De manière créative, à l'aide de moyens rudimentaires, ils s'efforcent de passer des messages simples, mais qui pourtant sauvent des vies. Ils insistent sur les valeurs de l'abstinence et de la fidélité, mais ne passent pas sous silence l'utilisation du préservatif.

Pour faire passer ces messages, ils jouent des pièces de théâtre, très pédagogiques, riches en couleurs et, de surcroît, très humoristiques. J'ai assisté à un tel spectacle, sous un arbre, autour duquel tous les villageois, des plus petits aux plus vieux, étaient regroupés. Lors de ces spectacles, les acteurs ne se limitent pas à indiquer le besoin de se prémunir contre la maladie. Ils s'efforcent aussi de démontrer qu'on peut côtoyer, en toute sécurité, des personnes contaminées, qui sont trop souvent, de façon honteuse, exclues de la société.

Et effectivement, lors de mes contacts avec des personnes, vivant d'une façon positive avec le sida, j'ai pu me rendre compte de leur sentiment d'être traité injustement. J'ai pu d'autant plus apprécier le véritable engagement de certains d'entre eux qui parviennent, par leur témoignage personnel, à convaincre d'autres d'éviter des comportements à risque.

Parlant du risque de contamination, il existe un groupe particulièrement vulnérable que sont les prostituées. Un programme d'intervention contre le sida et les maladies sexuelles transmissibles est parvenu à gagner la confiance de ce groupe si important dans la lutte contre le virus. La solidarité qui régnait au sein du groupe que j'ai visité, et surtout l'entraide concrète en cas de maladie ou de décès, m'a profondément touchée. Les mérites du programme que je viens de citer sont qu'il associe cette solidarité déjà existante au domaine de la santé. Ainsi le projet a poussé ces femmes à mieux se protéger et par ce fait éviter de contaminer leurs clients.

Je m'en voudrais, dans la foulée de mes impressions positives, de ne pas citer la décision des 54 sociétés africaines de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge d'accorder une priorité presque absolue à la lutte contre le sida.

La mobilisation, dans ce combat, de très nombreux volontaires (on va même jusqu'à évaluer leur nombre à deux millions) représente un apport d'une importance cruciale. Certes, l'encadrement de ces volontaires constitue un formidable défi. Mais a-t-on vraiment le choix? D'autre part, l'appui massif des gouvernements et du monde scientifique et pharmaceutique sera nécessaire, et il faudra des financements substantiels. Dans le même ordre d'idées, la recherche de la synergie par une bonne coordination de l'action me semble primordiale.

En guise de conclusion, j'aimerais vous faire part de ma conviction qu'il est urgent d'unir nos forces et d'agir. Il n'est certainement pas trop tard. En effet, si dans certains pays les plus touchés 25% des jeunes sont infectés,  75% ne le sont pas encore. Nous n'avons pas le droit de les abandonner. Ni les uns, ni les autres".

En juin 2001, la princesse fait partie de la délégation belge à l'assemblée générale spéciale des Nations Unies sur le sida. Lors de la Journée Mondiale contre le Sida en décembre, elle assiste à des activités organisées par la Plate-forme Prévention Sida au Passage 44 à Bruxelles. A l'hôpital militaire de Neder-Over-Heembeek, elle s'est fait présenter les stratégies mises en oeuvre par le team d'information sur le sida, créé par l'armée belge.

Astrid poursuit son combat en 2002 :  voyage au Bénin, inauguration du bus "Sex'Etera : un itinéraire d'information sur la vie affective et sexuelle" (une initiative de la province de Liège), rencontre avec des membres de l'Opération Smiles (une oeuvre au profit des enfants atteints du sida et soignés au CHU Saint-Pierre à Bruxelles), etc.

La création d'une ambassadrice belge pour vaincre le sida est décidée le 12 mars 2004 lors d'une réunion entre la princesse Astrid, le docteur Peter Piot (directeur exécutif d'Onusida) et le ministre de la Coopération au Développement Marc Verwilghen. Son rôle est d'assurer la cohérence des politiques belges menées dans la lutte contre le sida et d'animer la Plate-forme Sida qui vient d'être créée. La Belgique est le quatrième pays à se doter d'une telle ambassadrice thématique. Le poste est confié à la diplomate Françoise Gustin, ancienne conseillère d'Albert II.

En avril 2004, la princesse profite de sa présence en Afrique du Sud pour les dix ans de l'abolition de l'apartheid pour visiter des projets contre le sida avec le ministre belge de la Coopération au Développement Marc Verwilghen. Elle confie à la presse :    "Souvent, un engagement en entraîne d'autres. Il y a plusieurs années, lors d'une visite à Genève, dans le cadre d'une conférence internationale, un citoyen belge, travaillant pour la Fédération de la Croix-Rouge Internationale, m'a interpellée sur la lutte contre le sida et m'a montré, dans un petit bureau, sur une carte du monde, tous les pays touchés par ce fléau. Il m'a expliqué qu'il s'agissait d'une énorme pandémie (40 millions de personnes atteintes dans le monde). Quand je lui ai avoué que je me sentais vraiment très petite devant de telles catastrophes, il m'a répondu fâché :  "Ne dites jamais cela, on peut toujours faire quelque chose contre ce fléau".  C'est ainsi que j'ai commencé à visiter cinq pays d'Afrique (le Mozambique, le Burkina Faso, le Ghana, l'Ethiopie et le Bénin) dans le cadre de la prévention de cette maladie. Et aujourd'hui en Afrique du Sud.

Comme présidente de la Croix-Rouge de Belgique, comme intervenante lors de la Conférence panafricaine, je ne voulais pas parler sans connaître, sans avoir vu les choses, palpé les problèmes, rencontré les gens. Aujourd'hui, même si je préfère agir que parler, j'accepte de répondre à vos questions parce que j'ai de l'espoir. Honnêtement, je dois vous avouer qu'après avoir visité ce mouroir, ces gens qui touchaient la mort, sans bruit, sans parole, j'ai dû m'allonger sur mon lit en rentrant. J'étais...uitgeput, comme on dit en néerlandais, vidée. Je connais des moments de découragement, oui. Quand je vous parle de ce mouroir, les larmes me montent aux yeux. Par contre, je ne ressens aucune révolte car je sais, pour connaître le travail accompli ces dernières années, qu'on avance. Et puis, récolter les témoignages de ces jeunes filles, ces mères, ces enfants, tous ces gens pris en charge par la Croix-Rouge ou Médecins Sans Frontières - et qui donc peuvent à nouveau croire en la vie - tout cela me donne espoir. Constater le formidable projet porté par le docteur Eric Goemaere et son équipe de MSF aussi".

Un mois plus tard, la princesse Astrid confie à l'hebdomadaire "La Libre Match" :   "Si l'abstinence n'est pas possible dans ce domaine, il faut alors se protéger et protéger ainsi les autres afin que la maladie cesse de se répandre. Au début, la prévention en général était le moyen dont la Croix-Rouge Internationale disposait pour combattre cette maladie mortelle. Maintenant, les choses ont évolué et il y a une grande prise de conscience à travers la communauté internationale et européenne, notamment dans le cadre de l'Onusida (le Fonds de l'ONU pour la lutte contre le sida), le programme de collaboration entre l'UE + la Norvège et les pays en voie de développement sur les essais cliniques (EDCTP), et bientôt il y aurait la nomination d'un ambassadeur européen attitré pour lutter contre cette pandémie. De plus, les médicaments sont beaucoup plus accessibles qu'auparavant. Mais s'ils soulagent fortement les patients atteints, ils ne guérissent pas, pour l'instant du moins, la maladie. Je dis bien "pour l'instant" car je reste très optimiste quant à la capacité de la recherche - que nous soutenons vivement - de trouver rapidement un moyen de combattre la maladie de manière encore plus efficace. Des accords ont été conclus avec les firmes pharmaceutiques pour vendre la médication à des prix abordables. Toutefois, le traitement du sida reste encore extrêmement onéreux pour certains pays. Qui dit médicament dit automatiquement suivi des médicaments et suivi du patient. Je sais que certaines ONG, notamment la communauté Sant'Egidio, font à ce propos un travail fabuleux".

 Après 2004, la princesse s'investit moins dans la lutte contre le sida, laissant ce combat à sa belle-soeur Mathilde qui a été pendant quelques années représentante spéciale d'Unicef et de l'Onusida pour les enfants affectés par ce virus. C'est cependant Astrid qui assiste, en octobre 2011, au symposium "20 ans de prévention du VIH à la Défense" organisé à l'Hôpital Militaire Reine Astrid à Neder-Over-Heembeek.

En tant que présidente d'honneur des fonds scientifiques et médicaux de la Fondation Roi Baudouin, la princesse Astrid remet, chaque année, les bourses du Fonds Recherche Scientifique contre le sida, créé en 2010 par la Fondation Roi Baudouin. Il est doté de 2,5 millions d'euros provenant des réserves d'une asbl créée par les pouvoirs publics pour dédommager les victimes de transfusions sanguines contaminées par le sida. Or, ces dédommagements se sont avérés inférieurs aux montants prévus.

En 2010, les deux premiers lauréats de ce fonds ont été les professeurs Linos Vandekerchove (Université de Gand) et Jack Levy (CHU Saint-Pierre à Bruxelles) qui ont reçu respectivement une bourse de 100.000 euros et 50.000 euros. Le fonds a aussi aidé financièrement l'asbl Breach, une association regroupant les centres de référence sida en Belgique afin d'établir une base de données nationale.

Bibliographie :    "La princesse Astrid de Belgique" de Vincent Leroy, éditions Imprimages, 2011, ré-actualisé en 2016
 

lundi 4 septembre 2017

Activités royales en août 2017

1 activité officielle pour le Roi, la Reine et la princesse Elisabeth :   festival de Salzbourg en Autriche

0 activité officielle pour les autres membres de la famille royale

Récapitulatif des activités officielles de janvier à août (source :  www.monarchie.be) :

Roi :  119 activités officielles +  113 audiences

Reine :   141 activités officielles

Princesse Astrid :   61 activités officielles

Prince Laurent :   53 activités officielles

Princesse Claire :   17 activités officielles

Prince Lorenz :   15 activités officielles

Princesse Elisabeth :   8 activités officielles

Roi Albert II :   5 activités officielles

Reine Paola :   3 activités officielles

lundi 28 août 2017

Les origines italiennes de la reine Paola

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La reine Paola descend d'une des familles les plus prestigieuses d'Italie. Il est difficile d'en déterminer avec certitude les origines car les différentes sources sont contradictoires. Les archives italiennes mentionnent cependant le nom "Ruffo" ou "Rufus" avant l'an 1000 :  Bérénice Ruffo épouse l'empereur byzantin Basileios Ier le Macédonien et son père, Giovanni Fulcone, est nommé gouverneur de la Calabre dans le sud de l'Italie.

Au fil des siècles, les Ruffo di Calabria font construire, entre autres, le couvent et l'église des Dominicains à Naples, le monastère de l'Annonciation à Noceto, le sanctuaire de Saint-Dominique à Altomonte et le monastère de Sainte-Marie à Scilla. On trouve les chapelles et monuments funéraires de la famille dans la cathédrale de Capoue, dans l'église Saint-Laurent de Rome, dans l'église des Capucins de Bagnara et dans cinq églises de Naples.

Plusieurs Ruffo di Calabria ont été nommés cardinaux. En 1661, Fabrizio Ruffo, qui était à la fois le supérieur d'un couvent et le capitaine de l'escadre de Malte, bat les Turcs à la tête de ses galères. La famille de Paola posséda en Italie dix-neuf comtés, un vicomté, dix marquisats, dix duchés et quinze principautés. Sa puissance se termine au début du 19ème siècle lorsque la Calabre est soumise à Napoléon Bonaparte.

En 1877, Benianimo Ruffo di Calabria, maire de Naples, épouse Laure Mosselman du Chenoy, une  jeune Bruxelloise. Le couple a trois enfants :  Eleonora, Fulco et Ludovico (surnommé Luigi).

Né en 1884, Fulco devient le chef de famille en 1901 suite au décès de son père Beniamino. Il est directeur d'une société belgo-italienne de bateaux à vapeur au Sénégal, mais ses activités professionnelles sont compromises avec la première guerre mondiale. Il rejoint d'abord son régiment de cavalerie où il avait effectué son service militaire. A sa demande, il est ensuite envoyé dans des écoles de pilotage à Turin et Pise, et reçoit ses ailes de pilote le 15 août 1915. Fulco est muté en 1916 à l'Ecole de pilotage de Coscina Costa et devient le compagnon attitré de Francesco Baracca. Le 25 octobre 1917, il affronte seul une escadrille de six avions autrichiens. Il réussit à en abattre deux, pendant que les autres prennent la fuite. On le surnomme le "baron rouge" ou "le chevalier du ciel".

Fulco Ruffo di Calabria termine la première guerre mondiale avec vingt victoires et le grade de capitaine. Il est le cinquième as de l'aviation italienne, derrière le major Baracca (34), le lieutenant Scaroni (26), le lieutenant-colonel Piccio (24) et le lieutenant Barachini (21). Les récompenses pleuvent. Le roi Albert Ier le fait chevalier de l'Ordre de Léopold sur l'aéroport de Padoue et la Belgique lui décerne plus tard la Croix de guerre 1914-1918. A la Scala de Milan, Fulco reçoit la Medaglia d'Oro et Valore Militare, un honneur que seuls sept pilotes ont reçu durant ce conflit. Le roi Victor-Emmanuel III le nomme sénateur et chevalier de l'Ordre militaire de Savoie.

En 1919, Fulco épouse à Turin la comtesse Luisa Gazelli di Rossana e di Sebastiano, de douze ans sa cadette. Fille du comte Augusto Gazelli di Rossana e di Sebastiano et de la comtesse Maria-Cristina Rignon, elle appartient à une famille de la noblesse piémontaise des Alpes et descend par sa mère du marquis Gilbert Motier de La Fayette (1757-1834),  qui est devenu célèbre pour sa participation à la guerre d'Indépendance aux Etats-Unis aux côtés des insurgés.

Le couple s'installe d'abord à Turin, la ville natale de Luisa, avant de déménager ensuite à la via Jacopo Peri à Rome, non loin de la célèbre Villa Borghese. Ils auront sept enfants :   Maria-Cristina (1920-2003),  Laura (1921-1972),  Fabrizio (1922-2005),  Augusto (1925-1943),  Giovanella (1927-1941),  Antonello (1930-2017), et Paola (1937) qui est donc la dernière survivante de la fratrie.

Paola naît en 1937 dans la petite station balnéaire de Forte dei Marmi, où sa famille louait chaque année la Villa Claudia durant plusieurs mois. Dans les années 50, les Ruffo di Calabria passent leurs vacances à Ronchi, à quelques kilomètres de Forte dei Marmi.

Devenue veuve en 1946, l'énergique Luisa ne se laisse pas abattre. Sa grande maison de la via Jacopo Peri à Rome étant devenue trop grande pour elle et ses deux derniers enfants, elle loue un étage au réalisateur Jean Renoir, le fils du peintre impressionniste Auguste Renoir. Mariana Poswick, une amie de Paola, a confié :   "C'était quelqu'un d'exceptionnel qui n'a pas eu une vie facile. Trois de ses enfants sont décédés de son vivant et, après la mort prématurée de son mari, elle s'est retrouvée toute seule. Pourtant, elle était toujours très aimable et très sympathique. Et elle avait beaucoup de personnalité. Paola adorait sa mère. Elles s'entendaient particulièrement bien". 

Mario Danneels écrit dans son livre "Paola : de la dolce vita à la couronne" :  "Donna Luisa était une personnalité flamboyante et énergique qui ne se laissait pas facilement démonter. L'importance de sa fonction fut au centre de son éducation. Ses parents lui apprirent qu'elle devait se montrer digne de son titre, mais qu'elle pouvait aussi tirer avantage de sa position privilégiée pour soulager le sort des personnes défavorisées. C'est ce qui explique pourquoi elle se montra très sensible aux questions sociales, dès son jeune âge".

Suite à l'absence d'héritiers du roi Baudouin et de la reine Fabiola, la famille de Paola retrouve une place prestigieuse au sein du Gotha européen :  toute la famille royale descend désormais des Ruffo di Calabria...   C'est le fils aîné de Fabrizio (et donc le neveu de Paola) qui est l'actuel chef de famille.

A noter que Paola avait pour marraine la marquise Margherita Visconti, dont la résidence à Grosio (Lombardie) a été transformée en Musée Villa Visconti Venosta. 

Bibliographie :
- DANNEELS Mario, "Paola : de la dolce vita à la couronne",  1999
- LEROY Vincent,  "Les 75 ans de la reine Paola",  2012

lundi 21 août 2017

Quelles sont les communes visitées par le roi Philippe?

                               Résultat d’images pour Joyeuse Entrée du roi Philippe

(Article actualisé en octobre 2017)


Depuis son accession au trône le 21 juillet 2013, où le Roi s'est-il déjà rendu parmi les 589 communes de Belgique? Quelles sont les plus visitées? La réponse ci-dessous.

Amblève :   - visite de l'entreprise Karl Hugo en septembre 2015

Anderlecht :  - visite des blessés des attentats à l'Hôpital Erasme en mars 2016
                      - Tech Startup Day 2017 à Anderlecht

Ans :   - centenaire de la première guerre mondiale au fort de Loncin en août 2014

Anvers :  - Joyeuse Entrée en septembre 2013
                - visite de l'exposition "Lieux Sacrés, Livres Sacrés" au MAS en septembre 2014
                - inauguration de la réplique du pont flottant sur l'Escaut en octobre 2014
                - hommage au ministre d'Etat Leo Tindemans à Wilrijk en décembre 2014
                - championnat du monde de korfball en décembre 2015
                - visite du port et réception à l'hôtel de ville en l'honneur du président allemand en mars 2016
                - inauguration d'une nouvelle écluse du port d'Anvers en juin 2016
                - hommage au ministre d'Etat Andries Krinsbergen à Wilrijk en juillet 2016
                - exercice catastrophe à Deurne en septembre 2016

Arendonk :   - visite de l'asbl Talander en février 2016

Arlon :   - Joyeuse Entrée en octobre 2013

Ath :  - visite de l'Institut Technique Libre d'Ath en décembre 2015

Auderghem :   - dîner du sommet Benelux au château de Val Duchesse en avril 2015
                        - réception de Nouvel An de l'Agence pour le Commerce Extérieur au château de Val Duchesse en janvier 2016

Aywaille :   - visite du centre L'Arche Vanier en novembre 2016

Bastogne :   - 70ème anniversaire de la Bataille des Ardennes en décembre 2014

Beauvechain :  - visite de la base militaire en avril 2015

Blankenberghe :  - visite du Sea Life Center de Blankenberghe en juillet 2014

Boom :   - championnats européens de hockey en août 2013
               - visite du festival Tomorowland en juillet 2017

Braine-l'Alleud :  - cérémonie du bicentenaire de la bataille de Waterloo en juin 2015

Bredene :  - visite du centre IBIS en novembre 2016

Brugelette :   - visite du parc Pairi Daiza avec le couple présidentiel chinois en mars 2014

Bruges :  - Joyeuse Entrée en octobre 2013
                - visite du centre de compétence maritime du VDAB à Zeebrugge en février 2014
                - déjeuner en l'honneur du président chinois en avril 2014
                - visite du terminal gazier de Fluxys à Zeebrugge en mai 2016
                - promenade et réception à l'hôtel de ville en l'honneur des souverains jordaniens en mai 2016
               - visite de la frégate Léopold Ier au large des côtes de Zeebrugge en mai 2016
                - Journée Découverte Entreprises à Noordzee Drones à Zeebrugge en octobre 2016
                - rencontre avec des pêcheurs à la criée de Zeebrugge en novembre 2016

Bruxelles :    le palais royal, le château de Laeken et de très nombreuses institutions se trouvant sur le territoire de la commune de Bruxelles, il est évident que c'est la commune la plus "visitée" par le Roi...

Cerfontaine :   - réunion de travail et réception à la maison communale de Cerfontaine en novembre 2014

Charleroi :   - inauguration de Technocentre à Gosselies en novembre 2014
                    - visite de Noël au Resto du Coeur de Charleroi
                    - visite des blessés des attentats à l'hôpital de Loverval en avril 2016
                    - visite au Grand Hôpital et à l'hôtel de ville suite à l'agression de deux policières en août 2016

Comines-Warneton :   - commémoration de la première guerre mondiale à Ploegsteert en octobre 2014

Courtrai :   - 75ème anniversaire de la Bataille de la Lys en mai 2015
                  - visite de la société Barco en mai 2016

Couvin :   - visite de la firme Mathy en novembre 2014

Coxyde :   - visite de l'école hôtelière Ter Duinen en novembre 2016
                 - 50ème anniversaire de l'Ordre des pêcheurs de crevettes à cheval d'Ostduinkerke en septembre 2017

Dilbeek :   - visite de l'Inspirience Center à Grand-Bigard en janvier 2015

Dinant :   - commémoration de la première guerre mondiale en août 2014

Engis :   - visite sur les lieux de la catastrophe ferroviaire de Hermalle-sous-Huy en mai 2016

Etterbeek :   - visite de la Police Judiciaire en novembre 2015
                    - visite de l'asbl Buurtwerk Chambéry en décembre 2016
                    - visite du campus de la VUB à Etterbeek en mars 2017

Eupen :  - Joyeuse Entrée en octobre 2013
              - visite du campus d'Eupen en septembre 2015
              - table ronde sur la coopération transfrontalière lors du voyage d'Etat du président allemand en Belgique en mars 2016
              - 13ème sommet informel des chefs d'Etat germanophones en septembre 2016

Evere :   - visite de l'état-major de la Défense au Quartier Reine Elisabeth en décembre 2013
              - visite de travail à la Défense à Evere en octobre 2015
              - rencontre avec les lauréats du projet IDCity du Fonds Prince Philippe en mars 2017

Evergem :  - iftar dans une famille musulmane d'Evergem en juin 2017

Fleurus :   - visite du centre de tri de la Poste en octobre 2014

Florennes :   - visite de la base aérienne avec le roi Abdallah de Jordanie en mai 2016
                     - Belgian Air Force Days 2016 à la base aérienne de Florennes

Forest :    - visite aux travailleurs de Bruxelles-Propreté en décembre 2013
                - visite au centre d'art contemporain Wiels en janvier 2014
                - visite de l'usine Audi en octobre 2015
                - visite de la cellule terrorisme de la police judiciaire fédérale en mars 2016
                - visite de l'usine Audi Brussels avec le président allemand en mars 2016

Gand :   - Joyeuse Entrée en octobre 2013
              - 85 ans du Fonds voor Wetenschappelijk Onderzoek en décembre 2013
              - visite de la maison d'accueil Klemenswerk et du restaurant social Parnassus en décembre 2013
              - visite de l'usine Volvo avec le président chinois en avril 2014
              - tournoi final de la Belgica Homeless Cup en juin 2015
              - 8ème soirée de gala du comité de soutien Flandre Orientale de la Fondation Roi Baudouin en septembre 2015
              - 50ème anniversaire de Volvo Car Gent en septembre 2015
              - cérémonie d'ouverture de la Coupe Davis en décembre 2015
              - inauguration des Floralies Gantoises en avril 2016
              - visite de l'exposition "L'âge d'or des Pays-Bas méridionaux" en juillet 2016

Geel :  - visite du Hoger Instituut der Kempen à Geel en mai 2016

Genk :   - visite du projet OpBoksen pour les jeunes en février 2015

Grammont :   - visite d'un camp pour enfants défavorisés en juillet 2016

Haacht :   - visite du campus Don Bosco en février 2015

Habay :  - visite du centre intergénérationnel d'Habay-la-Neuve en septembre 2016

Hasselt :   - Joyeuse Entrée en septembre 2013
                 - visite de Corda in Campus à Hasselt en septembre 2015

Hoogstraten :  - visite de l'école fondamentale Scharrel à Minderhout en avril 2016

Ixelles :  - concert de l'Association de la Noblesse du Royaume de Belgique en l'église Notre-Dame de la Cambre en septembre 2013

Jabbeke :  - soirée de gala du comité de soutien Flandre Occidentale de la Fondation Roi Baudouin en septembre 2016

Jette :   - visite des blessés des attentats à l'Hôpital Universitaire de Bruxelles sur le campus de Jette en mars 2016

Kampenhout :  - visite du groupe Artoos en février 2015

Koekelberg :  - concert "Thousand voices for Peace" en la basilique de Koekelberg en novembre 2014

Kruibeke :  - visite du château de Wissekerke et des polders en avril 2017

Kuurne :  - commémoration de la bataille de la Lys à Kuurne en mai 2016

Langemark-Poelkapelle :  - commémoration de la première guerre mondiale en avril 2015

Lebbeke :  - visite de l'entreprise Vondelmolen en mars 2017

Libin :  - visite de l'Agence Spatiale Européenne à Redu en mars 2015
             - visite du parc d'entreprises d'application spatiales et rencontre avec les habitants en septembre 2016

Liège :   - Joyeuse Entrée en septembre 2013
              - départ de la course cycliste Liège-Bastogne-Liège en avril 2014
              - commémoration de la première guerre mondiale en août 2014
              - hommage à la dépouille mortelle du ministre d'Etat Jean Defraigne en mars 2016
              - visite de la société EVS, déjeuner au palais provincial et réception à l'hôtel de ville en l'honneur du couple présidentiel allemand en mars 2016
              - hommage à la dépouille mortelle du ministre d'Etat Jacky Morael en décembre 2016
              - visite de l'incubateur de start-ups Leansquare en février 2017

Lokeren :  - hommage au ministre d'Etat Wilfried Martens en octobre 2013

Louvain :   - Joyeuse Entrée en septembre 2013
                  - commémoration de la première guerre mondiale en août 2014
                  - visite de travail à la KUL sur le postgraduat en entreprise innovante pour ingénieurs en juillet 2015
                  - visite des blessés des attentats à l'Hôpital Universitaire de Louvain et du centre d'appel d'urgence 112 en mars 2016
                  - visite de la station de radio MNM en juin 2017

Maasmechelen :   - visite de la ville (visite de la maison de vacances Reine Fabiola, visite du centre Connecterra et réception à l'hôtel de ville) en septembre 2015

Machelen :  - déjeuner de travail avec les CEO des finalistes du Prix de l'Entreprise 2015 en avril 2016

Maldegem :   - commémoration de la Libération en septembre 2016

Malines :  - cavalcade de Hanswijck en septembre 2013
                 - impression des premiers timbres à son effigie au siège de la Poste en octobre 2013
                 - inauguration du Science Centre World Summit en mars 2014
                 - spectacle musical 14-18 en avril 2014
                 - eucharistie pour la prise de fonction du nouvel archevêque de Bruxelles-Malines en décembre 2015
                 - visite de l'asbl Close the Gap en février 2016
                 - visite du centre régional pour la jeunesse en mars 2016

Middelkerke :   - exercice de sauvetage en mer sur la plage de Westende en juillet 2017

Molenbeek-Saint-Jean :   - visite du centre de formation de Lidl et de la Maison des Cultures en février 2016
                                         - visite de l'incubateur MolenGeek et de l'académie de quartier en mai 2017

Mons :   - Joyeuse Entrée en septembre 2013
              - commémoration de la première guerre mondiale au cimetière militaire de Saint-Symphorien en août 2014
              - visite du SHAPE à Casteau en septembre 2014
              - lancement de Mons, capitale culturelle européenne en 2015

Mouscron :   - hommage à la dépouille mortelle du bourgmestre Alfred Gadenne en septembre 2017

Namur :   - Joyeuse Entrée en octobre 2013
                - visite sur les lieux de la catastrophe aérienne de Temploux en octobre 2013
                - visite du centre d'accueil pour demandeurs d'asile de Belgrade en septembre 2015
                - visite du parlement wallon en décembre 2015
                - visite de TRAKK à Namur et de l'école Asty-Moulin à St-Servais en septembre 2017

Nieuport :   - commémoration de la bataille de l'Yser en octobre 2014

Nivelles :   - visite de l'entreprise Euro Heat Pipes en avril 2015

Ostende :   - rencontre avec le personnel de l'aéroport d'Ostende en mai 2016
                  - visite du navire Mercator en juillet 2017

Ottignies-Louvain-la-Neuve :  - conférence du roi Abdallah de Jordanie à l'UCL en mai 2016

Oud-Heverlee :  - visite du Service d'enlèvement et de destruction des engins explosifs à Hersrode en octobre 2016

Renaix :   -  visite de la ville (Centre d'Innovation Textile, Institut Provincial Heynsdaele, crypte de l'église St-Hermes, réception à l'hôtel de ville) en décembre 2014

Riemst :  - célébration des 75 ans du Canal Albert à Vroenhoven en octobre 2014

Roulers :   - visite de l'exposition "Le roi Albert Ier et la Grande Guerre" au château de Rumbeke en novembre 2016

Saint-Josse :  - découverte du projet "Jeunes artistes sans frontières" du Fonds Prince Philippe au Botanique en février 2016

Saint-Trond :  - visite de l'Ecole Royale des Sous-Officiers à Saint-Trond en octobre 2017

Schaerbeek :   - inauguration du Musée du Train à la gare de Schaerbeek en septembre 2015
                        - visite de RTL House en mars 2016
                        - hommage aux prisonniers politiques à l'Enclos des Fusillés en mai 2016
                        - visite de l'Institut Cardinal Mercier en mai 2017

Schelle :  - réunion de travail avec le Réseau Entreprendre en juin 2016

Seraing :   - visite du centre de compétence Technifutur du Forem en février 2014
                 - départ de la 4ème étape du Tour de France 2015
                 - visite du site d'Arcelor Mittal en février 2017
                 - 200ème anniversaire de l'entreprise Cockerill en mai 2017

Sint-Amands :  - visite du Musée Emile Verhaeren en mai 2016

Sombreffe :   - visite de la halte-accueil Bébé Bus en septembre 2017

Temse :  - visite de Wase Werkplaats en avril 2017

Termonde :   - visite du centre Fedasil et de la Halle aux draps rénovée en avril 2017

Tenneville :  - visite de l'entreprise Marcassou en décembre 2016

Tervuren :  - hommage au ministre d'Etat Luc Coene en janvier 2017

Thimister-Clermont :  - hommage au cavalier Fonck en août 2014

Tongres :   - 18èmes Fêtes du Couronnement en juillet 2016

Tournai :  - visite de la société Pollet en décembre 2015

Tubize :   - visite du Centre National de Football de Tubize en avril 2015

Turnhout :   - visite de l'entreprise Cartamundi en février 2016

Verviers :  - visite de Télé-Services, de l'incubateur The Faktory et du centre de compétences Construform en février 2017

Vilvoorde :   - visite de Medialaan en février 2014
                     - hommage à la dépouille mortelle du ministre d'Etat Jean-Luc Dehaene en mai 2014
                     - visite des blessés des attentats à l'Hôpital Jan Portaels en mars 2016

Visé :  - célébration des 75 ans du Canal Albert à Lanaye en octobre 2014
           - inauguration de la quatrième écluse de Lanaye en décembre 2015

Waregem :   - visite du cimetière militaire américain avec Barack Obama en mars 2014

Waterloo :   - concert à Waterloo pour les 80 ans de la reine Paola en juin 2017

Wavre :  - Joyeuse Entrée en septembre 2013

Wevelgem :  - exercice militaire Storm Tide II en novembre 2014

Willebroek :  - 70ème pélerinage nationale au fort de Breendonk en septembre 2014

Woluwe-Saint-Lambert :  - visite des soins palliatifs pour adultes de la Clinique Universitaire Saint-Luc en mars 2014

Ypres :   - départ de la 5ème étape du Tour de France en juillet 2014
               - commémoration du centenaire de la première bataille d'Ypres en octobre 2014
               - commémoration de la première guerre mondiale en avril 2015
               - visite du musée In Flanders Fields et commémoration de la bataille de Passendaele en juillet 2017

Zaventem :   - inauguration du Connector à Brussels Airport en mars 2015
                     - visite de Brussels Airport après l'attentat de mars 2016
                     - commémoration des attentats du 22 mars à Brussels Airport en mars 2017
                     - visite de Brussels Airport et de l'entreprise Deloitte en octobre 2017

Zelzate :   - visite du centre psychiatrique de Zelzate en décembre 2014

Zonnebeke :  - commémoration de la bataille de Passendaele en juillet 2017

Conclusion :  en quatre ans de règne, notre roi Philippe s'est rendu, de façon officielle, dans une centaine de communes belges (sur les 589 que compte notre pays). En dehors de Bruxelles, les communes les plus visitées par le Roi sont Gand (10 fois), Anvers (9 fois), Bruges (8 fois), Liège (7 fois), Malines (7 fois), Louvain (5 fois), Namur (5 fois) et Forest (5 fois).

P.S. Si vous constatez un oubli, n'hésitez pas à me le signaler dans les commentaires. Merci d'avance.