mercredi 16 décembre 2009

Première réaction de la princesse Léa de Belgique

Voici la première (et unique, à ma connaissance) réaction de la princesse Léa depuis le décès de son époux le prince Alexandre. Elle a confié au journaliste Philippe Séguy pour le magazine français "Point de Vue" :

"Le roi Albert a été très affecté par cette nouvelle. Il est venu jeudi s'incliner devant la dépouille de son frère. J'ai reçu également la visite et le soutien de la reine Fabiola et de la princesse Astrid qui partait le lendemain même en Colombie. Le prince Laurent m'a téléphoné. Tout le monde est profondément ému. Quant à moi, je suis dans un état indescriptible. Rien n'annonçait ce malheur. Mon mari était un homme qui a, durant sa vie entière, choisi la discrétion, qui a veillé à ne jamais déranger, à prendre si peu de place. Ce qui me touche au-delà de tout, c'est que sa disparition a suscité une émotion immense, aussi nationale qu'internationale. La raison de ce paradoxe est simple : il n'y avait pas de meilleur homme sur terre. C'était un scientifique de formation, à la brillante intelligence, capable de passer d'un ouvrage de physique quantique à un recueil de poésie et qui allait toujours vers les plus humbles. Je n'ai fait que l'aimer. Avec toute la maladresse dont on est capable quand on aime. Par pudeur ou parce que la vie va trop vite, on oublie de dire je t'aime. C'est la seule chose à laquelle je pense sans cesse : je ne peux plus vivre sans lui. En ce moment, je reçois des témoignages, jour comme nuit, provenant des quatre coins du globe. On lui dit encore merci. On lui est reconnaissant de l'attention qu'il a apportée aux enfants, aux malades, aux personnes handicapées, aux toxicomanes, grâce à sa fondation le Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre de Belgique. Alexandre appartient à l'Histoire. Il faut écrire son nom dans les tableaux généalogiques qui sont parfois si incomplets. Plus que jamais, aujourd'hui, je veux qu'il reprenne sa place dans l'Histoire. Il ne faut pas l'oublier".

2 commentaires :

  1. Je ne comprends pas son avant-dernière phrase.

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  2. moi non plus !!
    Il était la discrétion personnifiée

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