lundi 14 février 2011

Le Fonds Prince Philippe

Dans la brochure sortie pour les cinq ans du Fonds Prince Philippe (créé en 1998), le prince héritier répond à une interview qui reste toujours d'actualité :

"Quel est le facteur qui a déclenché la création du Fonds Prince Philippe?
- Rassembler des gens afin qu'ils puissent s'enrichir mutuellement est une idée qui me préoccupe depuis longtemps. J'ai assuré ce rôle de "jeteur de ponts" parce que je suis convaincu que ce qui nous rattache et nous unit dans ce pays est beaucoup plus fort que ce qui nous divise. Lors de journées de rencontres intercommunautaires en 1996 et 1997, des jeunes m'ont parlé de la nécessité de développer des initiatives similaires entre les trois communautés du pays afin d'apprendre à mieux se connaître et à s'apprécier l'un l'autre. L'idée de base du Fonds Prince Philippe est que ce sont avant tout les contacts personnels qui permettent une reconnaissance mutuelle par-delà les frontières linguistiques. C'est pourquoi j'ai été particulièrement heureux de voir qu'à partir de 1998, sous la direction dynamique du président le baron Paul Buysse, le Fonds a été lancé. Des associations, des jeunes, des journalistes, des volontaires des différentes communautés ont ainsi eu la chance de se rencontrer, d'échanger des idées et de mettre sur pied des initiatives communes.

- Comment jugez-vous la réaction des jeunes qui participent aux projets d'échange?
- Nous vivons dans un pays qui est riche d'une très grande diversité, et le Fonds est parvenu, par différents moyens, à rassembler les éléments de cette diversité. Aujourd'hui, après cinq années et huit campagnes, nous pouvons dire que le Fonds Prince Philippe a contribué à créer des lieux de rencontre où des personnes issues des trois communautés du pays ont l'occasion de faire connaissance. Des initiatives modestes ont mis en route une dynamique enrichissante de dialogue et d'échanges d'expériences, dans un climat d'ouverture et de respect de la spécificité de chacun. Chaque fois que mon agenda le permet, je suis présent lors de ces échanges. Ce qui me touche à chaque fois, c'est l'enthousiasme qui les caractérise. Des gens se découvrent et prennent le temps de s'écouter, d'échanger des idées et des points de vue. Des enfants font la connaissance d'enfants de leur âge issus d'autres communautés ; des jeunes discutent de sujets de société, partent ensemble explorer une ville ou un site naturel ; des journalistes rencontrent des collègues ; des volontaires vont travailler dans une autre communauté ; des associations culturelles se découvrent des préoccupations communes et concluent des partenariats. Si je devais choisir deux mots-clés, ce serait enthousiasme et reconnaissance. La reconnaissance parce que le Fonds Prince Philippe donne l'occasion de mettre quelque chose sur pied avec des partenaires des autres communautés. L'enthousiasme parce qu'un tel échange permet d'apprendre véritablement à connaître et à apprécier "l'autre". Un grand nombre de ces échanges ont d'ailleurs donné naissance à d'authentiques liens d'amitié, et cela me réjouit. Cela signifie en effet que le Fonds Prince Philippe mène à bien sa mission : jeter des ponts entre les citoyens des différentes communautés de notre pays.

- Comment voudriez-vous voir évoluer les activités du Fonds?
- Il ne faut rien changer à la finalité du Fonds. Mais cela n'exclut pas que l'on continue à réfléchir à une façon créative et innovante de rassembler des groupes de jeunes, de volontaires et de professionnels. Dans une société de plus en plus multiculturelle comme la nôtre, nous pouvons par exemple accorder une attention particulière aux allochtones. Peut-être y a-t-il de nouvelles voies à explorer dans ce domaine? Dans l'enseignement, des échanges au niveau universitaire sont également envisagés. Le Fonds peut jouer dans ce domaine un rôle de catalyseur en proposant aux différentes parties concernées un forum au sein duquel elles peuvent se rencontrer. A l'avenir, nous devrons en tout cas continuer à rassembler des jeunes car ils donnent spontanément naissance à des idées nouvelles et créatives et ce sont eux qui constitueront la société de demain. Tous ceux qui veulent participer à la construction de ponts entre les différentes communautés de notre pays peuvent compter sur le soutien du Fonds, ainsi que sur mon engagement et mon estime personnels".

(Merci à Valentin Dupont qui m'a transmis ce document).

5 commentaires :

  1. C'est en effet toujours d'actualité, et cette création spéciale de fonds pour "jeter des ponts" entre les communautés est plus que nécessaire en Belgique, finalement c'est bien là le rôle de votre famille royale.

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  2. C'est un beau travail de coopération entre nos trois communautés linguistiques. Hélas, c'est souvent ce qui nous sépare qui est mis en exergue, plutôt que ce qui nous unis...

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  3. je suis sure que le prince Philippe sera un bon souverain!je ne peux pas imaginer la Belgique sans roi....Merci pour votre beau blog.

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  4. je suis francais est je voudrais poser des questions sur le fonctionnement de la monarchie car en france on parle pas beaucoup de la belgique.est-ce possible de renconter la famille royal belge???

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  5. Réponse à Anonyme : non, il n'est pas possible de rencontrer la famille royale belge en dehors des bains de foule organisés à la sortie de leurs visites officielles.

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