lundi 10 décembre 2012

L'année 2012 de la princesse Léa de Belgique

Il y a un an, je vous avais raconté la vie de la charmante princesse Léa de Belgique à l'occasion de son 60ème anniversaire :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/11/les-60-ans-de-la-princesse-lea-de.html .

Et en 2012 ?

En février, comme c'est le cas depuis 2010, les princesses Léa et Marie-Esméralda étaient aux côtés de toute la famille royale belge pour la traditionnelle messe en l'église Notre-Dame de Laeken à la mémoire des défunts de la dynastie.

Le Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre a organisé son traditionnel dîner de bienfaisance placé cette année sous la couleur du mauve au palais provincial de Bruges avec le comte Henri et la comtesse Michaela de Paris comme invités d'honneur. Le lendemain, le comte inaugurait son exposition d'aquarelles et encres de chine à la galerie Pieters à Knokke-Heist en présence de la princesse Léa. Une partie des bénéfices de la vente des oeuvres et des catalogues a été versée au Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre qui, en 2012, a soutenu financièrement des associations belges s'occupant de personnes atteintes de schizophrénie.

Outre le Fonds d'Entraide, la princesse Léa soutient de nombreuses autres associations tout au long de l'année, en particulier l'asbl La Maraude à Bruxelles où elle se rend régulièrement comme bénévole pour servir de la soupe à des personnes défavorisées. Elle effectue aussi des visites de terrain en province, comme le 27 mars 2012 où elle s'est rendue à Comines-Warneton (province de Hainaut) :  http://probelgicahainaut.blogspot.be/2012/04/visite-de-la-princesse-lea-comines.html . Elle a également vendu aux enchères la pipe et la bague à tabac du prince Alexandre au profit de l'opération Télévie 2012 en faveur de la leucémie (vendu un peu plus de 2.000 euros). A l'étranger, la princesse ne manque jamais les dîners de gala de la Nuit des Neiges en Suisse et de l'association fondée par le cancérologue français David Khayat.

En dehors du domaine social, la princesse Léa a assisté à d'autres événements en 2012, comme l'inauguration de l'exposition d'amaryllis au château de Beloeil, le défilé du couturier Edouard Vermeulen au château de Westerlo, la Foire Agricole de Libramont, l'avant-première du documentaire sur sa belle-mère la princesse Lilian, le vernissage de l'exposition consacrée à la reine Marie-José d'Italie, etc.

Cet été, elle a accordé une longue interview aux journalistes Emmanuelle Jowa ("Paris Match Belgique") et Christian Laporte ("La Libre Belgique") pour leur présenter le premier Prix Littéraire Prince Alexandre de Belgique :     "Il lisait énormément. Il dévorait un livre par jour et relisait les ouvrages en boucle pour en mémoriser le contenu. Il avait une mémoire prodigieuse. Il avait un esprit de synthèse et un sens de l'adaptation, pour traduire un texte en mots essentiels, extraordinaires. Il écrivait magnifiquement avec une parcimonie de termes remarquable, mais il n'écrivait pas assez. "C'est toi ma mémoire" me disait-il. Il m'a appris à ôter les mots superflus. Il a enseigné cela aussi à mon fils Renaud et j'essaie de le guider encore dans ce sens. Mon fils a beaucoup souffert de la disparition de mon époux. Il était plus qu'un père pour lui : c'était son meilleur ami, son complice et son seul confident. Il l'appelait trois fois par jour. Alexandre lui avait dit qu'il l'adopterait, mais il est parti trop vite. Quant à ma fille Laetitia, elle est en poste à Rome avec mon gendre, loin d'une maison pleine de souvenirs. Mon fils rassemble ceux-ci. On a tellement peur d'oublier. Le Prix Littéraire Prince Alexandre de Belgique est là pour qu'on ne l'oublie pas. Pour que les jeunes générations sachent également qui il était, quelqu'un d'intellectuel et d'humain. Il avait un prix scientifique mais il manquait encore un prix littéraire".

La princesse est mélancolique :  "Le 18 juillet, mon mari aurait fêté ses 70 ans. Mais je pense qu'il n'aurait pas aimé cette date, un chiffre rond. Il avait peur de vieillir, de perdre ses facultés. Cela me fait mal au coeur car cela me renvoie à son 65ème anniversaire en 2007. J'avais alors eu toutes les peines du monde à le faire quitter les lieux durant quelques heures. Il avait eu très peur de ce que je manigençais et il lui avait fallu quelques heures pour apprécier le cadeau et l'hommage qui lui était ainsi fait. Ce n'est qu'à deux heures du matin qu'il m'a remerciée... Au bout d'un an ou deux de deuil, on se dit que vous allez mieux en général. Or, c'est la deuxième année qui est la plus difficile. C'est à partir de là qu'on a une réelle prise de conscience. C'est paradoxalement à ce moment-là que certains pensent que l'affaire est classée. Ce n'est pas aussi facile qu'on l'imagine car l'absence est lourde. La solitude est pesante, même si j'ai de merveilleux amis. J'ai de l'admiration pour la reine Fabiola et la princesse Lilian qui ont été remarquables de dignité dans leur deuil".

Elle évoque aussi son nouveau combat :  "On m'a demandé récemment de soutenir une association liée à la fibromyalgie. C'est une pathologie peu connue (une maladie caractérisée par un état douloureux musculaire chronique, liée aussi à un état psychologique). On découvre encore beaucoup. C'est très gai de ne pas être au bout de quelque chose. Parce que quand on est au bout, on est mort".

Le premier Prix Littéraire Prince Alexandre était consacré à l'histoire de Belgique et son organisation pratique a été assurée par le Musée des Lettres et Manuscrits de Bruxelles (dont la princesse Léa est présidente d'honneur). Le jury francophone était composé du Prix Nobel Christian de Duve, Hervé Gérard, Patrick Weber, Gérard Lhéritier, Jean-Christophe Hubert et Jacques Bredael, tandis que Mark Eyskens, Céline Préaux, Stéphanie Becco et Frieda Joris composaient le jury néerlandophone.

Fin novembre, le troisième anniversaire du décès du prince était marqué par l'ouverture de la crypte royale de Laeken au public (un "privilège" qu'il partage uniquement avec la reine Astrid, les rois Albert Ier, Léopold III et Baudouin) et la remise du Prix Littéraire Prince Alexandre de Belgique par sa veuve. Les deux lauréats sont Thomas Vanwing (KUL) pour son étude sur le baron Robert Silvercruys, ambassadeur de Belgique de 1949 à 1959 à Washington, chargé de faciliter l'entrée de notre pays au sein de l'Otan, ainsi que Freddy Joris (Institut du Patrimoine Wallon) pour son étude sur Marie Mineur, née en 1831, pionnière du féminisme et de la laïcité en Belgique.

Les projets de la princesse pour 2013 ?

En 2013, le Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre de Belgique aidera des associations s'occupant des troubles cognitifs, et son dîner annuel de bienfaisance aura lieu en mars à Spa. Le deuxième prix littéraire devrait probablement s'adresser au domaine scientifique en 2013.

Par ailleurs, des rumeurs circulent au sujet de la vente de sa belle demeure de Rhode-Saint-Genèse (on avait dit que Bernard Arnault était venu la visiter). La princesse ne dément pas :  "Ce n'est pas faux mais je n'ai pas encore choisi de lieu. Voyez ce terrain immense... Qui construit ainsi aujourd'hui? Il faut aller de l'avant, mais je ne quitterai jamais la Belgique. C'est mon pays. J'y suis née à Etterbeek et n'ai jamais vécu ailleurs" , confiait-elle en juillet dernier. Affaire à suivre...

1 commentaire :

  1. Merci de votre reponse au site de Valentin,permettez-moi de trouver les membres de la famille grand-ducale beaucoup plus sympathiques et encore plus travailleurs et actifs que beaucoup d'autres,qui monopolisent les couvertures des magazines!Mais cela ne concerne que moi.Je ne veux pas que les princes deviennent des stars du show-biz,loin de la.Ceci dit,je vous souhate une belle journee,je consulte votre site tres interesant mais pas toujours facile de laisser un commentaire.Amicalement Serar

    RépondreSupprimer