samedi 22 août 2009

"Léopold III, mon père" (Princesse Marie-Esméralda de Belgique)

Fille cadette du roi Léopold III et de la princesse Lilian, Marie-Esméralda de Belgique explique, dans l'avant-propos, pourquoi elle a rédigé cet ouvrage en 2001 à l'occasion du centenaire de la naissance de son père avec qui elle était très complice : "Depuis un demi-siècle, des dizaines de livres ont été consacrés à Léopold III, le personnage historique, créant l'image du chef d'Etat dans la tourmente. J'avais envie de faire connaître l'homme. Si différent de la légende. Celui qui, s'il n'était pas né fils de Roi, aurait pu devenir scientifique, mathématicien, ethnologue, botaniste, ingénieur, poète. Il fut tout cela et beaucoup plus (...) Il me reste, non pas la vision idéalisée d'un enfant, mais une image que, devenue adulte, j'ai vue se préciser au fil des ans. Celle d'un homme serein. Mon père avait surmonté les drames et écueils de sa vie. Il avait acquis une vue philosophique, lui permettant de contempler les événements du monde avec calme et détachement".

La princesse Marie-Esméralda défend avec intelligence la mémoire de ses parents. Dans son livre, elle n'évoque pas la Question Royale et ne critique personne. Elle préfère nous parler des expéditions scientifiques lointaines de son père, de son intérêt pour l'alpinisme, l'astronomie, le golf et les automobiles, ainsi que du Fonds Léopold III pour l'Exploration et la Conservation de la Nature qu'il a créé au début des années 70.

Des personnalités ont accepté d'apporter leur témoignage sur le quatrième roi des Belges : son fils le prince Alexandre, sa nièce la princesse Marie-Gabrielle de Savoie, le président de la Chambre Herman De Croo, le Prix Nobel de Médecine Christian de Duve, le champion de tennis Philippe Washer, l'écrivain Marcel Jullian, le comédien Jean Piat, le Prix Nobel de chimie Ilya Prigogine, etc.

Cet ouvrage richement illustré nous démontre aussi le talent de photographe du souverain qui a laissé des milliers de clichés sur sa famille, la nature et surtout ses voyages à travers le monde. Dans la dernière partie du livre, on peut lire le récit de plusieurs expéditions racontées personnellement par Léopold III quelques années avant son décès.

En conclusion : pari réussi pour la princesse Marie-Esméralda qui nous a mieux fait connaître la personnalité et les occupations du roi Léopold après son abdication de 1950 d'une part, et qui a mis en valeur son talent pour la photographie d'autre part. Elle nous laisse l'image d'un homme actif et intéressé par de nombreux domaines, soucieux de la protection de l'environnement à une époque où ce sujet n'était pas encore à la mode. Avec le recul, je me suis demandé si son abdication forcée n'avait pas été en fin de compte une bénédiction car elle lui a permis d'avoir du temps pour réaliser ses rêves.

"Léopold III, mon père" par la princesse Marie-Esméralda de Belgique, éditions Racine, 2001

4 commentaires :

  1. Ce livre est certainement très intéressant pour connaitre l'homme qu'était Leopold III, et sa fille doit sans aucun doute bien le défendre, mais Léopold était avant tout le Roi, et c'est en tant que Roi que l'Histoire retiendra son nom, et les Belges, comme les Français ne pouvaient pas admettre qu'il ait osé remplacer Astrid en pleine guerre, même si Lilian avait beaucoup de classe, elle n'a pas eu le même charisme que la princesse venue du Nord; de même qu'il était difficile de comprendre pourquoi le roi avait choisi de rester en Belgique, et non pas de partir en Angleterre pour organiser une sorte de résistance, comme l'ont fait glorieusement la reine des Pays-Bas ou le roi de Norvège; Léopold a manqué de ténacité et de discernement, alors qu'il se devait de perpétuer le souvenir du Roi chevalier, son père, quoi de plus naturel que d'agir comme lui, résister coûte que coûte; ce que Léopold III a gagné, c'est l'instabilité politique et populaire à son retour, et une vie somme toute assez oisive, heureusement que Baudouin et Fabiola, en menant une vie que je me permets de qualifier de "sainte", ont redoré le blason d'une monarchie qui partait à la dérive.

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  2. De ceux qui croient avoir une mémoire de Léopold, ils n'oublient pas que de ses sorties au prétexte d'équitation il recevait des données à transmettre à Londres. En effet il pouvait utiliser un poste de transmission jugé par trop obsolète par l'occupant. De des émissions en morse entre BT et BBC relevaient des changements de fréquence pour ne pas mettre en relation les émissions et des réceptions sans compter avec d'autres changements périodiques. De la porteuse provenant comme de l'état-major, les services de surveillance pouvaient croire à un entraînement au morse pour des textes en franglais incertain.
    Toujours est-il que d'après ses dires: à la suite d'un questionnement sur la dernière lettre frappée en une suite de cinq par l'opérateur de la machine moderne avant une pause cigarette, il s'est trouvé un secrétaire à jeter ostensiblement un papier carbone après un seul usage pour lui permettre d'en reconnaître QQQQQ.
    BT pour Blue-touffe en chat dans son contexte transcrit ensuite par analogie avec un héros nordique en Bluetooth. En analogie encore voyez les communications Bluetooth pour souvenir international.
    De LeLe Marlène en sortant Albert de la suite, il disait lui réserver la couronne. A-t-elle reçu la sorte de moule à génoise à géométrie contrôlée?
    Tout ce qui venait d'Elisabeth a été consacré à l'Education de son seul enfant hors Joséphine-Charlotte. L'épouse de son frère a reçu un collier à double rang de perles en esprit du souvenir. Joséphine-Charlotte, rien pour ne pouvoir avoir d'enfant à faire souvenir.
    Du surnom de Marlène nous avons eu en France une grandiose Comédie Musicale. Pasri re.

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  3. À voir la représentation de mon écriture, du collier de perle à deux rangs était de fait un sautoir enroulé en comme anneaux à tenir un keffieh. Léopold aurait dit à Reinest, pour l'avoir été un instant pour croyances, "voici un double rang comme un esprit de la chose en souvenir de notre humanité". Dire positivé par la réceptrice au sud de Uccle.
    À savoir aussi que lors du premier enterrement d'Astrid ... Le cercueil était bien vide... Les porteurs avaient été prévenus la veille de ne pas s'inquiéter du poids apparent afin de ne pas avoir à se donner la peine d'y mettre quelques sacs de sable. Léopold après les photographies officielles a remis l'écharpe à faire croire à un spectateur pour bien faire voir n'en avoir aucun besoin. Le tout avant de rejoindre le domicile comme Palais d'une démarche plutôt guillerette. Là au vu de la façon dont il m'en a parlé je n'ai pas bien compris de quel Palais il s'agissait sauf qu'il avait fait attendre le service pour se faire servir à table.
    À cette époque Astrid était devenue hémiplégique par une chute sur un rail de chemin de fer à l'entrée de Enney sans aucun espoir de rémission. Une suite de sortie de voiture en crainte d'arrivée un peu brutale contre un talus à l'entrée de la bourgade au retour de Ferret. La famille n'avait rien à faire du coté de Küssnach et les enfants devaient rentrer ultérieurement par le train pour cause que la berline était tombée en panne. Quant à l'abandon de la voiture dans le lac des quatre cantons, Léopold l'avait revendue pour avoir quelques liquidités plus discrètes que les notes à la Cour des Comptes. Baudouin m'avait assuré lors de mon déplacement en cette année 1960 de pouvoir racheter le dit véhicule, ce qu'il a probablement fait pour en avoir vu une ressemblance de phare en oreille de Mickey en bordure d'une photographie parue dans Encyclopaedia Universalis Version 10.
    Du retour d'Astrid de Gruyères à Namur il en reste comme souvenir de la distance entre les deux pistes d'aviation légère un 470 bien connu comme de son s'pinàcoeur. Un contexte de Loyauté autour du mat de la Légitimité, c'est internationalement connu. Une raison du divorce de fait par devers les curés.
    En villégiature à l'institution d'Andenne rue Melin, Astrid devait se faire retirer le foie et peut-être un peu davantage suivant la connaissance du chirurgien à l'hôpital saint Pierre le mardi 3 mai 1960 d'après ce qu'elle a pu me dire le vendredi soir précédent après l'heure officielle des visites. Ses dires étaient corroborés tant par Léopold que par Baudouin. Le deuxième demi, c'est une autre histoire.
    Vous aurez d'autres détails à http://ilenrit.kolkozblog.com/a-propos où je compte laisser à la postérité mes restes de mémoire.

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  4. Il aurait mieux fait de devenir botaniste . Normal que sa fille préfère laisser de côté la question royale.....
    Il a prouvé qu'il n'était pas fait pour être le roi de notre nation !
    Alors,les romans à l'eau de rose,c'est bien joli pour agrémenter les heures oisives d'une couche privilégiée de la population, mais arrêtez de bassiner ceux qui doivent travailler dur pour gagner peu ! Quant aux désidérata de sa vie, dite privée, ils ne font que prouver qu'il était un homme tout à fait ordinaire. Rien de royal non plus dans son attitude, n'en déplaise à mademoiselle...

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