mercredi 17 octobre 2012

Le prince Laurent de Belgique

Troisième dans l'ordre de succession au trône à sa naissance, le prince Laurent, Benoît, Baudouin, Marie de Belgique est né le 19 octobre 1963 au château du Belvédère. Il a les yeux bleus et les cheveux châtains. Le choix du prénom surprend tous les observateurs qui en ont déduit une volonté d'indépendance de la princesse Paola par rapport aux traditions et au protocole de la Cour. Le parrain du petit garçon est Bettino Ricasoli, époux de Laura Ruffo di Calabria et beau-frère d'Albert et Paola. Sa marraine est la princesse Sophie de Bavière, lointaine cousine de la famille royale. On remarquera que les princes de Liège n'ont choisi ni le roi Baudouin, ni la reine Fabiola comme parrain et marraine de leurs enfants...

Comme son frère Philippe, Laurent effectue ses études primaires en français au Collège Saint-Michel d'Etterbeek, où il sera un élève turbulent et assez médiocre. Ensuite, il séjourne deux ans en internat à l'école abbatiale de Loppem en Flandre occidentale, mais ses connaissances insuffisantes du néerlandais lui posent beaucoup de problèmes. De plus, il ne s'y plaisait pas et a fait une fugue avant d'être retrouvé par la police sur la E40. A la même époque, ses parents sont en pleine crise conjugale.

En septembre 1977, le prince entre au Collège Pie X d'Anvers. A 14 ans, il y recommence pour la troisième fois sa première année secondaire. Durant la semaine, il loge dans une famille d'accueil anversoise et retourne le week-end au Belvédère. A la fin de trois années difficiles, Laurent obtient - enfin - son diplôme de l'enseignement secondaire inférieur en 1980 à quelques mois de ses 17 ans.

Le prince passe ensuite l'année scolaire 1980-1981 à l'Ecole Royale des Cadets à Laeken, mais son niveau en mathématique était trop faible pour rester dans cet établissement. Son père le prince Albert décide alors de lui faire suivre pendant deux ans des cours privés au château du Belvédère avec le professeur Rudy Bogaerts. Cet enseignement personnalisé porte ses fruits : il obtient son diplôme de l'enseignement secondaire devant le jury central en juin 1983.

En septembre 1983, le prince Laurent entre à l'Ecole Royale Militaire dans la 123ème promotion toutes armes. Il y reste une année. A cette époque, suite à une dispute avec ses parents, il quitte le Belvédère et s'installe au château de Laeken avec le roi Baudouin et la reine Fabiola. Après l'Ecole Royale Militaire, Laurent entame à l'Université Catholique de Louvain-la-Neuve des études de vétérinaire qu'il abandonne ensuite. Cet amour des animaux l'avait déjà poussé à demander à sa mère un stage chez un vétérinaire comme cadeau pour son dix-huitième anniversaire.

Comme son grand-oncle le prince Charles et son père le prince Albert, Laurent choisit (ou est obligé par le Palais?) d'entrer à la force navale belge. En septembre 1985, il est nommé enseigne de deuxième classe, c'est-à-dire officier en formation. Il prête serment en tant qu'officier le 30 octobre suivant.

D'avril à juin 1988, il commence une spécialisation pour devenir pilote d'hélicoptère avec 40h de vol à son actif. Il entame également une formation de plongeur. A l'occasion du Jour de la Marine à Bruges, le prince Albert remet le 20 juillet 1989 l'insigne de plongeur à son fils cadet. En 1989-1990, il preste 90h de vol supplémentaires. Le roi Baudouin lui épingle ses ailes de pilote d'hélicoptère le 20 mars 1990.

En 1991, la Chambre et le Sénat votent un projet de loi abolissant la loi salique dans l'ordre de succession au trône. Le prince Laurent se retrouve dernier de la liste, derrière sa soeur la princesse Astrid, ses neveux et nièces. Deux hypothèses s'affrontent :  soit les institutions européennes ont fait pression sur le Palais pour supprimer cette inégalité, soit le roi Baudouin a souhaité reléguer son turbulent neveu le plus loin du trône au profit de la sage princesse Astrid. Le prince Laurent est persuadé de cette deuxième hypothèse, et n'a pas caché son amertume et sa déception.

Au début des années 90, le prince Laurent quitte Laeken pour emménager quelques temps chez la famille Solvay à La Hulpe. Il termine sa formation par plusieurs stages à l'étranger : dans l'entreprise américaine Battelle Memorial Institut (qui aide les entreprises menaçant d'enfreindre la législation environnementale), à l'université californienne de Berkeley, à la Banque Mondiale, au Fonds Monétaire International, etc. Cette série de stages se clôture en 1993 à Bruxelles à la Commission Européenne.

Suite à l'accession au trône d'Albert II en 1993, le prince Laurent reçoit l'Ordre de Léopold et sort de l'ombre, car il est maintenant le fils du Roi. Alors que la reine Fabiola n'avait désormais plus d'influence sur la vie du Palais, il est certain que la reine Paola a fortement insisté auprès de son époux pour que leur fils cadet reçoive des responsabilités lui permettant de s'épanouir. Tous deux très sensibles, Paola et Laurent partagent un certain anticonformisme, une volonté d'indépendance vis-à-vis de la Cour, un caractère rebelle, l'amour de la nature, des animaux et de l'Italie.

A l'occasion de ses 30 ans en octobre 1993, Laurent est le premier enfant du nouveau couple royal à répondre à des interviews pour la presse belge avec qui il entretiendra de bonnes relations pendant une dizaine d'années. Il s'installe avec ses chiens dans une maison construite pour lui par la Donation Royale à Tervuren. Le 11 juillet 1994, le prince devient le président du tout nouvel Institut Royal pour la Gestion Durable des Ressources Naturelles et la Promotion des Technologies Propres (IRGT) et entame son combat en faveur de l'environnement (plus d'infos à ce sujet :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/08/le-prince-laurent-et-lenvironnement.html).

Suite au génocide rwandais, le prince Laurent se rend en août 1994 dans les camps de réfugiés de Goma et déclare à son retour à la presse :   "J'ai été très surpris par les efforts des organisations humanitaires. J'espère, par mon voyage, sensibiliser la population belge à susciter une entraide plus dense pour le Rwanda. C'est un désastre. J'ai été impressionné par le désarroi des Rwandais et des Zaïrois. Les organisations humanitaires font un travail extraordinaire, il faut les encourager".

A l'automne 1994, le prince Laurent reçoit Yves Goux de l'hebdomadaire "Ciné-Télé-Revue" pour un entretien qui ne passe pas inaperçu. Sur la chasse :   "Mon devoir de réserve ne m'autorise pas à participer à une manifestation contre la chasse. Mais le fait est que je n'aime pas les chasseurs. On n'a pas le droit de retirer une vie qui ne nous appartient pas. Je ne comprends pas pourquoi quelqu'un tire sur des animaux, alors qu'il pourrait apprendre en se contentant de les observer".

Sur la religion :  "Le pêché est une culpabilité imposée. Dans la religion catholique, cette notion est très forte. Ce n'est jamais une bonne chose lorsqu'il y a imposition d'une idée. Je déteste les procès d'intention et je penche surtout pour le fait d'être toujours honnête avec soi-même. La religion est utile et je suis profondément croyant. A mes yeux, les Ecritures sont un livre de vie. Mais je ne trouve pas bien que certains les utilisent en guise de justification ou de protection. Je me sens moins engagé que d'autres dans le domaine de la religion mais j'y réfléchis cependant tous les jours".  Contrairement à tous les membres de la famille royale, Laurent n'assiste pas à la béatification du père Damien par le pape Jean-Paul II...

Proche de la famille princière de Bourbon-Siciles, le prince Laurent a été fait en 1994 à Rome chevalier de l'Ordre constantinien de Saint-Georges. Il est aussi le parrain de la princesse Maria Carolina, fille du prince Charles de Bourbon-Siciles, duc de Calabre, et de Camilla Crociani avec qui il passe souvent des vacances en Sardaigne.

En compagnie du Docteur Jean Bastien (le vétérinaire chez qui il avait fait un stage pour ses 18 ans), il annonce fièrement en 1995 la création de la Fondation Prince Laurent pour le bien-être des animaux sauvages et domestiques. Son activité la plus connue est la gestion de ses quatre dispensaires pour animaux, situés dans le quartier des Marolles (Bruxelles), à Seraing, à Anvers et à Boussu (un cinquième dispensaire devrait bientôt voir le jour à Gand). En échange d'une cotisation annuelle de 5 euros, les personnes défavorisées peuvent y faire soigner leur animal gratuitement. Le deuxième pilier de la Fondation est la Plate-forme belge des méthodes alternatives à l'expérimentation animale. Enfin, la Fondation mène aussi des actions de sensibilisation pour le bien-être des chevaux, des poneys et des ânes, et offre des bourses à des associations de défense des animaux.

En 1996, le prince Laurent sort un livre intitulé "Suivez le chien dans l'art et la ville", fruit de plusieurs années de recherches et de promenades. Dans le domaine culturel, il a accepté la présidence d'honneur de l'Orchestre National de Belgique.

L'hospitalisation du fils cadet des souverains en janvier 1999 fait les gros titres des journaux. Toutes ses activités officielles avaient été annulées en raison d'une "mauvaise grippe". Le 22, on apprend que Laurent avait séjourné à la Clinique La Ramée à Uccle, spécialisée dans le traitement des dépressions nerveuses. Le prince confie :  "C'est vrai, j'ai eu un coup dur. J'ai eu une surcharge de travail considérable, mon calendrier est trop lourd. Il fallait faire quelque chose. J'ai donc décidé de suivre une cure de sommeil".  La reine Paola y est venue lui rendre visite. Suite à cette hospitalisation, plusieurs rumeurs ont circulé : certains évoquaient une rupture sentimentale, d'autres une mésentente avec la famille royale.

Le prince Laurent est, depuis 1999, le parrain d'une nouvelle orchidée papillon qui porte son prénom. Elle est le résultat de 2.000 croisements opérés par Jean Van Haute, un horticulteur gantois. En avril 2000, il a été intronisé grand maître honorifique de la Société des Compagnons de Saint-Laurent, célèbre pour sa fête annuelle du Meyboom. Le 31 mai 2000, le prince rejoint son frère et sa soeur sur les bancs de la Haute Assemblée. Après avoir prêté serment comme sénateur de droit, il prononce un plaidoyer en faveur de l'environnement.

Après avoir reçu l'accord du gouvernement fédéral, le Roi et la Reine annoncent, le 19 décembre 2002, les fiançailles de leur fils cadet et de Claire Coombs qui apparaissait à ses côtés en public depuis un an (plus d'infos sur la princesse Claire :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2010/01/les-36-ans-de-la-princesse-claire-de.html). Le 12 avril 2003, les fiancés s'unissent civilement à l'hôtel de ville de Bruxelles. Le mariage religieux se déroule à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule et est marquée par la méditation du prêtre français Guy Gilbert, ami personnel du prince (plus d'infos sur le mariage :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/04/le-mariage-du-prince-laurent-et-de-la.html). Le couple aura trois enfants :  la princesse Louise, les princes Nicolas et Aymeric.

En 2006, le prince Laurent crée une nouvelle fondation privée, dont il est administrateur et président du conseil d'administration :  Global Renewable Energy and Conservation Trust (GRECT). Son siège se trouve à la Maison des Energies Renouvelables (rue d'Arlon, 63-65 à Bruxelles), inaugurée en mars 2006 par le prince, le premier ministre Guy Verhofstadt et le président de la Commission Européenne José Manuel Barroso. L'immeuble appartient à la société Cerbux Invest. C'est une vitrine de toute la technologie la plus pointue en matière d'efficacité énergétique. Elle est financée par l'Etat fédéral et l'European Renewable Energy Council (EREC) et est visible sur simple demande.

Grâce à la détermination de la Fondation Prince Laurent depuis 2002, la charte du bien-être des animaux de ferme voit le jour le 20 septembre 2006 lors d'une cérémonie officielle de signature dans les serres royales de Laeken, en présence du prince, de plusieurs ministres, de représentants de la Fédération Nationale du Commerce de Bétail et de la Viande, du Conseil National de la Protection Animale, du Boerenbond, de la Fédération Belge des Entreprises de Distribution, de Gaia, etc. C'est l'aboutissement d'un long travail de réflexion suite à la révélation par la presse de cas de maltraitance dans les abattoirs de Ciney et d'Anderlecht. Le 1er décembre 2006, le prince Laurent et la princesse Astrid, sénateurs de droit, assistent à la séance organisée pour le 20ème anniversaire de la loi relative à la protection et au bien-être des animaux, votée à l'initiative de Roland Gillet, sénateur honoraire et actuel administrateur de la Fondation Prince Laurent.

Un énorme scandale financier éclabousse le prince Laurent en décembre 2006 lorsque les médias révèlent l'ouverture le 8 janvier 2007 d'un procès devant le tribunal correctionnel d'Hasselt impliquant quinze personnes (des entrepreneurs limbourgeois et des officiers de marine, dont le colonel Noël Vaessen, ancien conseiller de Laurent) accusées de faux en écriture, détournement de fonds public, association de malfaiteurs, escroquerie et corruption. Parmi les 2 millions d'euros détournés des comptes de la Marine, 175.000 euros concernent du mobilier destiné à la Villa Clémentine et à la Fondation Prince Laurent. Les inculpés demandent au juge de faire citer le fils cadet des souverains comme témoin, faisant remarquer qu'il n'a pas été interrogé par les enquêteurs. Deux questions se posent : était-il au courant des "arrangements financiers" de son conseiller? A-t-il été protégé par la justice? Pendant ce temps, Noël Vaessen raconte à la presse plein de ragots invérifiables sur les goûts de luxe et la vie sentimentale du prince célibataire, et explique que lors de son installation à Tervuren, Laurent n'avait pas de dotation et recevait trop peu d'argent de ses parents pour meubler sa nouvelle maison. Le journaliste Pascal Vrebos, qui a été reçu en 1994 à la Villa Clémentine, confirme :  "Il y avait des pièces qui étaient encore tout à fait vides et l'intérieur dans lequel nous avons fait l'interview était vraiment tout ce qu'il y a de plus normal".

Dans son discours de Noël 2006, le Roi déclare :  "Il est souvent question ces temps-ci d'abus de biens sociaux et de ressources publiques. Je voudrais faire deux remarques à ce sujet. Aucune personne n'est au-dessus de la loi et la justice doit pouvoir faire son travail en toute indépendance. Lorsque la justice établit des détournements, il me semble équitable que la réparation concerne tous ceux qui en ont tiré avantage".  Albert II passe ensuite des paroles aux actes en signant l'arrêté royal rédigé par la Ministre de la Justice permettant la comparution de son fils cadet. Entretemps, les républicains et séparatistes en profitent pour réclamer la suppression de la dotation du prince, des subsides de l'IRGT et même des pouvoirs du souverain. Par contre, Laurent est défendu publiquement par son ami le père Guy Gilbert et son ancien précepteur Rudy Bogaerts.

Le procès commence le 8 janvier 2007. Le procureur du Roi d'Hasselt demande à la police de procéder le soir même à l'audition du prince, ce qui aurait dû normalement être fait durant l'enquête. Dans le procès-verbal rendu public par la presse, Laurent déclare :  "Mon père, le Roi, et la Cour ont désigné vers 1993 un officier, Noël Vaessen, comme mon conseiller. Son devoir, c'était de me conseiller, être intendant et la gestion de mes besoins. Monsieur Vaessen a constaté que le bâtiment n'était pas meublé et il voulait trouver une solution pour moi. Moi-même, j'avais insuffisamment de moyens pour avoir une vie convenable dans cette habitation. Quand cet homme de confiance qui m'était désigné par le Palais et en qui j'avais totalement confiance me disait que la Marine prenait la charge des coûts pour la rénovation de l'habitation, avenue Jezus Eik 166 à Tervuren, je n'avais aucune raison de douter de la légitimité de cette façon de travailler. Je dois ajouter qu'à cette période, personne ne se posait de questions quant à la fiabilité de Noël Vaessen".

Le lendemain, Laurent devient le premier membre de la famille royale à être entendu comme témoin dans un procès. Attendu par une meute de journalistes, il arrive à bord d'une Smart au palais de justice d'Hasselt. Le prince répète en néerlandais au tribunal ce qu'il a dit la veille aux policiers. Il est défendu par Maître Fred Erdman. Même si Laurent n'a pas été inculpé, la Liste Civile du Roi rembourse, quelques semaines plus tard, les 175.000 euros à la Marine. L'affaire est close, mais elle a terni l'image du prince autrefois si populaire, et fragilisé la monarchie.

Suite à ce procès, le ministre flamand de l'Environnement Kris Peeters demande à la Cour des Comptes un rapport sur la gestion de l'IRGT qui reçoit chaque année 170.000 euros du gouvernement flamand pour des projets environnementaux. En mars 2007, la Cour des Comptes rend son rapport :  elle n'a trouvé aucune irrégularité dans les comptes de l'IRGT, y compris dans les notes de frais du prince. Elle estime cependant que le volet financier doit à l'avenir répondre à une plus grande exigence de transparence. Sous l'impulsion de la Flandre, les trois régions décident de diminuer leur participation financière. De 400.000 euros, l'IRGT ne bénéficie plus que de 140.000 euros d'argent public à partir de 2008, ce qui entraîne des restrictions de personnel. Par ailleurs, des membres du conseil d'administration craignent un conflit d'intérêts entre l'IRGT et la GRECT, tous deux présidés par le prince Laurent. Le vicomte Etienne Davignon, l'un des administrateurs de la GRECT, conteste cette analyse et se dit garant de l'orthodoxie du montage. Le 31 août 2007, Jacques Wirtgen, général de brigade et ingénieur civil issu de la faculté polytechnique de l'Ecole Royale Militaire, quitte ses fonctions de directeur de l'IRGT qu'il occupait depuis 2000.

Des turbulences apparaissent aussi au sein de la Fondation Prince Laurent. En décembre 2008, l'administrateur-délégué Jean Bastien et quatre administrateurs (Michel Isralson, Erik Mondron, Claudine Titeca et Claude Van der Cruys) démissionnent suite à un désaccord avec le prince. Suite au procès d'Hasselt, le Docteur Bastien, soutenu par le conseil d'administration, voulait rembourser les 25.000 euros reçus par la Fondation de la Marine, mais Laurent n'était pas d'accord. Le versement ayant eu lieu, le prince et le vétérinaire ne se parlaient plus, et la Fondation tournait au ralenti. C'est désormais Jean-Jacques Van de Berg qui est le nouvel administrateur-délégué de la Fondation.

Très intéressé par la mode, le couple princier donne un coup de pouce au jeune styliste belge Bernard Depoorter en 2009. Ce dernier confie aux quotidiens du groupe Sud Presse :  "Un jour, j'ai reçu un appel du prince Laurent. Il avait entendu parler de mon travail et savait que je lançais ma propre entreprise. Il m'a proposé ni plus ni moins de faire tout ce qu'il pouvait pour m'aider. J'avoue que je ne savais pas trop quoi penser après ce coup de fil. Alors j'ai attendu...et le prince Laurent a tenu parole. Il m'a donné un vrai coup de pouce. Lorsque j'ai présenté mon défilé en mars, il m'en a offert l'écrin : sa Maison des Energies Renouvelables. Il a invité des gens de son entourage : presse, noblesse, p.ex. A mes yeux, il a une forte personnalité. Quand il a dit qu'il va faire quelque chose, il le fait. Sans le moindre doute, le prince est passionné par l'art. Il adore cet univers et assiste à de très nombreux défilés :  Chine, Natan, p.ex. Je crois qu'il aime cette ambiance et qu'il aime le stylisme. Il a souvent émis son avis sur mon travail et commente de nombreux détails. Il s'intéresse à ce que va porter son épouse la princesse Claire. Elle, je rêve de l'habiller, car c'est une belle femme au maintien royal et j'imagine très bien ce qui pourrait lui convenir dans mes créations. Elle est très élégante et peut tout se permettre. D'autant qu'elle n'hésite pas à se lâcher sur le plan vestimentaire pour des soirées privées".   Son souhait sera exhaussé car la princesse Claire portera une robe de Bernard Depoorter lors de la fête nationale 2010.

Entretemps, en septembre 2009, le conseil d'administration de l'IRGT (créé en 1994 et présidé par le prince) décide de dissoudre l'Institut qui éprouvait des difficultés financières suite à la réduction des subsides octroyés par les trois régions et à sa condamnation à payer des indemnités de licenciement à son ancien directeur Jacques Wirtgen.

Le prince Laurent crée la polémique en se rendant au Congo en 2011 malgré l'avis défavorable du Palais et du gouvernement fédéral. Le premier ministre Yves Leterme annonce que s'il se rend à nouveau à l'étranger sans son accord, il perdra sa dotation. Le Palais ne l'invite plus pendant plusieurs mois aux cérémonies de la Cour (dont la fête nationale 2011). Le prince a réduit ses activités officielles :  30 activités officielles en 2009, 40 activités officielles en 2010 et 31 activités officielles en 2011. Mais certains, comme le philosophe Corentin de Salle, pense qu'aux côtés des autres membres plus lisses de la famille royale belge,  "Laurent est - peut-être à son insu - une pièce essentielle du dispositif monarchique" (voir l'entièreté de son opinion :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/12/opinion-de-corentin-de-salle-sur-le.html). Une nouvelle biographie du prince rebelle par Mario Danneels vient de sortir en français et en néerlandais.

1 commentaire :

  1. Je suppose que le Prince Laurent a été trés marqué par la vie conjugale instable de ses Parents a une époque , d'ou une certaine instabilité . Il a trouvé en la personne de la Princesse Claire, une vie de famille heureuse et a trois tres beaux enfants . Je trouve ce Couple Princier tres sympathique et représente la Couronne avec simplicité et sérieux . J'ai été tres touché par sa chute lors du mariage Monégasque, car sans doute déja un peu complexé, il a du en souffrir car je le pense trés sensible . J'éspere qu'il bénéficie maintenant de l'amour et du soutien de sa Mère, S.M. la Reine Paola.

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