lundi 8 avril 2013

Les 53 ans du prince héritier Philippe

1° Sa jeunesse
Premier enfant d'Albert et Paola, le prince Philippe, Léopold, Louis, Marie de Belgique est né au château du Belvédère le 15 avril 1960. Sa marraine est sa grand-mère maternelle Luisa Ruffo di Calabria. Son parrain est son grand-père paternel le roi Léopold III avec qui il aura très peu de contact. Le baptême est célébré un mois plus tard en l'église Saint-Jacques-sur-Coudenberg à Bruxelles. Le petit prince est deuxième dans l'ordre de succession au trône et le reste jusqu'en 1993.

Philippe fréquente des établissements publics et n'a pas de professeurs particuliers à domicile. Il effectue en français ses études primaires et ses trois premières années secondaires au Collège Saint-Michel d'Etterbeek. De 1967 à 1971, le prince Philippe participe aux activités d'une meute de louveteaux flamands dans le domaine de Laeken.

A partir de septembre 1975, il est interne pendant ses trois dernières années secondaires en néerlandais à l'abbaye de Zevenkerken à Bruges Saint-André. C'est là qu'il rencontre son premier grand amour : Barbara Maselis, une jeune Flamande de Roulers et de deux ans sa cadette. De 1978 à 1981, Philippe suit les cours à l'Ecole Royale Militaire de Bruxelles avec la 118ème Promotion Toutes Armes.

Nommé sous-lieutenant en 1980, le prince reçoit ses ailes de pilote de chasse des mains du roi Baudouin le 9 juillet 1982. Après la force aérienne, il rejoint la force terrestre au sein du régiment paracommando. Au terme d'un stage au Centre d'entraînement de Schaffen, il obtient le brevet A de parachutisme, totalisant 47 sauts, dont 22 en chute libre. Le 17 décembre 1982, à l'issue d'un raid à travers les Pyrénées, le Roi lui remet le brevet A de commando qu'il avait réussi un mois plus tôt. Du 3 janvier au 30 mars 1983, Philippe, caserné à Tielen, est chef de peloton au 3ème Bataillon et a en charge l'instruction de base des jeunes recrues. Le 25 mars, le prince est promu capitaine.

Ensuite, il séjourne deux mois au Trinity College de l'Université d'Oxford et poursuit sa formation à partir de septembre 1983 à la Graduate School de l'Université de Stanford en Californie. Le 16 juin 1985, en présence du prince Albert et de la princesse Paola, il y obtient le diplôme de Master of Arts en sciences politiques et devient le premier membre de la famille royale à détenir un diplôme universitaire. De son propre aveu, ces deux années incognito de l'autre côté de l'Atlantique constituent l'expérience la plus déterminante de sa jeunesse.

Sa formation militaire et universitaire terminée, Philippe commence, à 25 ans, sa vie publique de prince de Belgique et honore de sa présence de nombreux événements officiels. Dans le domaine social, il participe bénévolement aux activités de Médecins Sans Frontières pendant trois semaines dans un camp de réfugiés en Ethiopie. Au début des années 90, le prince apparaît de plus en plus souvent aux côtés du roi Baudouin et de la reine Fabiola, et est présenté par les médias comme le futur souverain. A partir de 1992, le gouvernement belge lui octroie une dotation pour se constituer une équipe de collaborateurs personnels et ainsi acquérir une certaine autonomie vis-à-vis de son père et de son oncle.

2° Prince héritier
Suite au décès du roi Baudouin le 31 juillet 1993, Philippe devient officiellement prince héritier et reçoit le titre de duc de Brabant. Comme le veut la tradition, il prête serment comme sénateur de droit.

Le prince succède à son père à la présidence d'honneur de l'Office Belge du Commerce Extérieur (devenu plus tard Agence Fédérale pour le Commerce Extérieur). Chaque année, il préside plusieurs missions économiques de plusieurs jours à l'étranger. La présence du fils du Roi à la tête d'une délégation permet de rencontrer les plus hautes autorités, facilite la signature de contrats et donne une couverture médiatique plus importante pour les entreprises belges. Plus d'infos à ce sujet : http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/03/les-missions-economiques-du-prince.html . Et chaque année, en janvier, il suit les débats du forum économique de Davos en Suisse afin d'être informé des grands enjeux de notre monde.

D'octobre 1993 à mai 1997, le prince Philippe assume la présidence du Conseil National du Développement Durable, qui avait vu le jour suite à la conférence de Rio. Lorsqu'en 1997, cette institution s'est transformée en Conseil Fédéral du Développement Durable, il en accepte la présidence d'honneur. En septembre 2002, il préside avec le premier ministre Guy Verhofstadt la délégation belge au Sommet des Nations Unies sur le Développement Durable à Johannesburg en Afrique du Sud.

Le 29 mai 1998, il lance le Fonds Prince Philippe qui a pour mission de contribuer à entretenir un dialogue permanent entre les trois communautés de notre pays. Il vise à favoriser des échanges, des rencontres et un dialogue entre groupes de citoyens (principalement des écoles) afin de stimuler, au-delà des frontières linguistiques, une plus grande reconnaissance mutuelle dans le respect de la spécificité et de la culture de chacun. Plus d'infos sur le Fonds : http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/11/laction-du-fonds-prince-philippe-en-2011.html .

Le duc de Brabant est également docteur honoris causa de la Katholieke Universiteit van Leuven, et président d'honneur de la Fondation Polaire Internationale et de l'Amicale Nationale Para-Commando. C'est lui qui remet chaque année le Trophée National du Mérite Sportif.

Il est régulièrement invité aux conférences annuelles du groupe Bilderberg, qui a été fondé en 1952 par le milliardaire américain David Rockefeller. Pendant quatre jours, une centaine de personnalités politiques, économiques et scientifiques se réunissent, dans la plus grande discrétion, dans un hôtel d'Europe , du Canada ou des Etats-Unis pour y parler de l'actualité internationale et des grands problèmes de société. Ces conférences sont privées : il n'y aucun compte-rendu des débats et la presse est tenue à l'écart. Le prince y côtoie, entre autres, la reine Béatrix des Pays-Bas, le ministre français Bernard Kouchner, le vicomte Etienne Davignon ou l'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger.

Dans le domaine social, le couple princier accorde son Haut Patronage à l'ONG Plan Belgique. Philippe effectue de nombreuses visites à caractère social et c'est tout à son honneur que la plupart d'entre elles se tiennent à l'abri des caméras (mais en terme de communication, çà ne l'aide pas à améliorer son image...) : http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/05/le-prince-philippe-et-le-domaine-social.html

Depuis 2004, il accorde aussi son Haut Patronage à la Fondation Saint-Jean (créée en 1991) qui a pour objectifs l'achat de nouveau matériel pour la clinique Saint-Jean à Bruxelles, la réinsertion sociale de mineurs d'âge protégés, l'assistance médico-sociale adéquate aux personnes âgées, indigentes, handicapées ou souffrantes. La Fondation Saint-Jean a déjà bénéficié du soutien financier de la Fondation Roi Baudouin et de la Fondation Reine Paola.

3° Les erreurs du prince Philippe (2004-2007)
En décembre 2004, les propos accordés par le prince Philippe au journaliste flamand Louis Van Raak provoquent une vive polémique. Au cours d'une mission économique en Chine, il lui confie :   "Je ne suis pas contre la régionalisation, mais à l'étranger, nous devons parler d'une seule voix et apparaître comme un seul pays. Autrement, c'en est fini de la Belgique, cela nous ne le voulons pas. Et celui qui s'en prend à la Belgique, s'en prend à moi. Certaines personnes et certains partis, comme le Vlaams Belang, sont contre la Belgique et veulent déchirer notre pays. Je peux vous avouer qu'ils auront affaire à moi. Et n'oubliez pas :  je peux être coriace si je veux. Je ne me laisserai pas marcher sur les pieds. J'aime la Belgique et j'en suis fier". Ni le prince, ni aucun conseiller du Palais n'a essayé d'empêcher la publication de cet entretien. Rien n'a été démenti. Ces propos ont été très mal perçus au nord du pays et endommagé sérieusement son image...

Le premier ministre Guy Verhofstadt en personne rapelle le fils aîné du Roi à l'ordre dans un communiqué :  "Même si je puis m'imaginer que le prince se dresse contre certains partis qui défendent la scission du pays, cela ne correspond pas au rôle constitutionnel actuel et surtout futur du prince dans notre pays. Ce rôle requiert une certaine réserve dans les propos, particulièrement sur les partis politiques, même lorsque ces partis ne veulent pas du bien à l'avenir de notre pays. Cette conversation est à mettre sur le compte d'un moment émotionnel qu'a connu le prince, qui tient particulièrement à sa mission comme président d'honneur de l'Agence pour le Commerce Extérieur".

Cet avis ne fut pas partagé par Elio Di Rupo, président du PS (le plus important parti politique en Wallonie et à Bruxelles), qui confia :   "Je soutiens le prince car j'estime qu'il a eu le courage de dire ce que de très nombreux démocrates pensent. Je comprends qu'il s'oppose à un parti qui dit que la Belgique doit crever. Il est normal qu'un membre de la famille royale, institution faîtière du pays, se sente concerné. D'un point de vue constitutionnel, il est clair que le Roi n'aurait pas pu tenir ces propos, car lui doit être couvert par un ministre. Le prince, même s'il est l'héritier de la couronne, a simplement exprimé ici un sentiment de démocrate. Si plus de personnes s'exprimaient comme lui, cela ferait sans doute réfléchir davantage la population en Flandre. Ce parti trompe les électeurs avec des finalités jugées contraires à la loi par des cours et des tribunaux. L'histoire du XXème siècle montre que quand les familles royales ont été faibles (c'est le cas en Italie), les dictateurs avancent à la vitesse de la lumière".

Le premier ministre Guy Verhofstadt fait une deuxième réprimande publique au prince héritier en février 2005. Au cours d'un petit-déjeuner organisé à la Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) à l'occasion du voyage d'Etat du président grec dans notre pays, Philippe signe le livre d'or puis, sans s'en rendre compte, une liste de revendications de la FEB sur les objectifs européens de Lisbonne. Dans ce texte, l'organisation dit que le gouvernement fédéral ne fait pas suffisamment d'efforts pour réaliser les réformes économiques, notamment la poursuite de la libéralisation du secteur public européen...

En mars 2006, une nouvelle campagne médiatique débute contre le prince Philippe suite à sa mission économique en Afrique du Sud. Des hommes d'affaires courageusement anonymes confient à la presse que le duc de Brabant ne les reconnaît pas d'une mission à l'autre, qu'il manque de dynamisme et qu'il ferme plus de portes à l'étranger qu'il n'en ouvre. Sous-entendu :  est-il capable d'être un jour le chef de l'Etat? Quelques jours plus tard, le roi Albert prend la défense de son fils et déclare  "Vous m'avez fait de la peine"  à l'équipe de l'émission "Royalty" (VTM).

Le prince Philippe répond à ces critiques le 25 mars 2006 dans une interview exclusive accordée par mail aux journalistes Christian Laporte ("La Libre Belgique") et Steven Samyn ("De Standaard"). Au-delà du fond (défense de l'intérêt des missions économiques, du rôle de la monarchie et de l'union de la Belgique), la forme suscite de nouvelles questions :   est-ce le prince ou un de ses conseillers qui a répondu aux questions? Est-il incapable de répondre directement à des journalistes comme le font tous les princes héritiers d'Europe? Pourquoi demander l'aval du premier ministre pour cette interview consensuelle, alors que rien ne l'y oblige? Le duc de Brabant est-il mal conseillé?

Le prince Philippe tient compte de ces critiques lors de sa mission économique en Russie en juin 2006 et se montre plus ouvert vis-à-vis de la presse :   "Moi, je n'ai perçu aucun problème en Afrique du Sud. Rien. Ce qui a peut-être été mal perçu? Demandez aux hommes d'affaires. Moi, j'ai été content du travail accompli là-bas. Le travail a été bien fait. Je n'ai jamais eu de problème. Bien sûr, il peut y avoir des gens frustrés dans une mission. Cela n'a rien à voir avec moi. Mais ces personnes peuvent faire reposer le manque de succès de leur travail sur quelqu'un et c'est regrettable. Quand on est frustré d'avoir mal fait son travail, on rejette parfois la faute sur quelqu'un d'autre. Je parle toujours avec les hommes d'affaires de toutes les missions. C'est comme cela depuis des années. C'est un travail très utile, un vrai travail, assez enviable. Une mission, c'est un cadre, une plate-forme, une présence. Je suis engagé tout en restant à ma place de prince. C'est peut-être un travail difficilement mesurable pour des journalistes qui voient les choses de l'extérieur et qui ne s'informent pas assez auprès des hommes d'affaires qui eux sont contents! Je suis quelqu'un qui aime une certaine vérité. Je n'aime pas jouer un rôle qui n'est pas le mien. Je suis quelqu'un qu'il faut chercher à connaître, qui n'est pas vendu sur la place publique".

Nouvelle polémique lors de la réception de Nouvel An 2007 au palais royal, au cours de laquelle Philippe a une altercation avec les journalistes flamands Yves Desmet et Pol Van Den Driessche : il les interpelle pour leur reprocher leurs critiques et leur impartialité à son égard, et les menace de ne plus les convier au palais royal. La princesse Mathilde tente de changer de conversation et de tirer son époux de ce nouvel incident qui est très vite rendu public. Le monde politique condamne les propos du prince et lui demande de respecter la liberté de la presse.

Un sondage réalisé par le bureau d'études ANT Research démontre le peu de popularité dont bénéficie Philippe en janvier 2007. Le Roi reste le membre préféré de la famille royale, devant Mathilde, Paola, Astrid, Philippe, Laurent et Fabiola. Lorsqu'on demande aux Belges à qui ils font le plus confiance, ils répondent à nouveau Albert II, devant Mathilde, Astrid, Paola, Fabiola, Philippe et Laurent. Enfin, si le duc de Brabant est soutenu par 56,7 % des francophones (contre 33,1 % pour Astrid et 10,2 % pour Laurent), 53,6 % des néerlandophones souhaitent que la princesse Astrid succède à son père (contre 40,2 % pour Philippe et 6,2 % pour Laurent).

Ces tendances sont confirmées par un autre sondage réalisé par la société Tell me more auprès de 1.000 personnes lors de la fête nationale 2007. Une minorité de Flamands pensent que le prince Philippe est mûr pour succéder à son père :  35 % en province d'Anvers, 34% en Brabant flamand, 25% en Flandre occidentale, 33% en Flandre orientale et 36% dans le Limbourg. Il recueille plus d'avis positifs dans les régions bruxelloise et wallonne :   41% en Brabant wallon, 52% dans le Hainaut, 41% à Bruxelles, 54% dans la province de Liège, 50% dans le Luxembourg et 43% dans la province de Namur. Albert II profite de son discours télévisé du 21 juillet 2007 pour rendre hommage au travail du Fonds Prince Philippe.

4° La reconquête de l'opinion publique
Le prince Philippe n'aura jamais l'aisance en public ou en interview de son épouse. Un peu à l'image de la devise des Windsor ("Never explain, never complain"), il a choisi de s'investir encore plus dans son travail tant lors des missions économiques qu'en Belgique. La collaboration semble également plus étroite avec son père qu'autrefois. Ce dernier, après avoir été mis à l'avant-plan durant les crises politiques de 2007 à 2011, a décidé de lever un peu le pied à partir de 2012 et de donner plus de visibilité au prince héritier. Le Roi a, p.ex, demandé à son fils de le représenter à des cérémonies patriotiques et aux 50 ans de l'indépendance du Burundi, ou de rencontrer à sa place des personnalités étrangères de passage à Bruxelles, comme le secrétaire général des Nations Unies et le président d'Israël.

Parallèlement, la princesse Astrid (plus populaire que son frère en Flandre) a diminué ses activités officielles et a reçu, pour la première fois, des critiques pour sa dotation alors que son mari gagne très bien sa vie et que la Donation Royale a construit gratuitement pour eux une villa d'environ 1,5 million d'euros. Comme en Espagne, la monarchie semble se reserrer ces derniers temps autour d'Albert, Paola, Philippe et Mathilde. Y a-t-il un plan marketing derrière tout cela ou est-ce des coïncidences? Impossible à dire.

En 2012, avec 267 activités officielles, le prince Philippe a été le membre le plus actif de la famille royale (il était deuxième derrière le Roi en 2011 avec 220 activités officielles).  Pierre Nizet, le spécialiste de la monarchie pour les quotidiens du groupe Sud Presse, commente :

"Le prince Philippe a vécu une année 2012 sans erreur. Cela n'a pas souvent été le cas, par le passé. On se souvient de sa sortie sur le Vlaams Belang il y a quelques années. Ce genre de réflexion visant le nord du pays, il le laisse désormais à son père qui a tiré à boulets rouges sur la NVA. Par rapport à 2011, le prince héritier a perdu...sa barbe. Selon certains, il trouvait que cela le vieillissait un peu trop. C'est que Philippe va sur ses 53 ans : ce n'est pas encore l'âge de la prépension mais il commence à compter. Un âge où il pourrait espérer être roi, mais son père Albert II ne semble pas prêt d'abdiquer, en dépit des rumeurs qui reviennent tous les six mois. Le prince Philippe a expliqué qu'il serait prêt, le jour où il le faudrait. En attendant, il continue son métier de globe-trotter : son dernier voyage en Australie et Nouvelle-Zélande, à la tête d'une délégation de chefs d'entreprises et de recteurs d'universités, a une nouvelle fois montré son importance. Le prince connaît son sujet sur le bout des ongles et il ouvre des portes ; c'est sûr. Cette année, on l'a plaint aussi. Dans le livre "Questions Royales" de Frédéric Deborsu, il a été dépeint d'une manière féroce. On a dit de lui qu'il ne touchait pas sa femme, qu'il avait eu une amitié intense avec un homme, que ses enfants avaient été conçus dans la clinique où on pratique la fécondation in vitro. Franchement, on n'aurait vraiment pas aimé être à sa place lors de la parution de ce brûlot! Sans doute ébranlé, Philippe n'a pipé mot, préférant se donner à fond au travail. Cette année 2012, il s'est surpassé".

Les efforts du duc de Brabant semblent porter leurs fruits. Un récent sondage du "Soir Magazine" demandait si le prince Philippe sera un bon roi. Oui pour 53% des Belges interrogés et non pour 47% d'entre eux. Si on regarde les résultats par région, il obtient la confiance de 48% des Flamands, de 58% de Wallons et de 64% de Bruxellois. Bref, si le prince héritier ne fait toujours pas l'unanimité, son image est meilleure qu'il y a quelques années. Les récentes missions économiques en Australie, Nouvelle-Zélande et Thaïlande ont reçu des échos positifs, tant de la part des hommes d'affaires que des journalistes.

5° De meilleurs contacts avec le monde politique
Ces dernières années, les relations sont également meilleures avec les responsables politiques, notamment ceux qui l'accompagnent en mission économique à l'étranger et ont ainsi l'occasion de discuter avec lui. En voici quelques exemples.

Steven Vanackere (CD&V) :  "Pas mal de gens se prononcent sur la personnalité du prince sans être nécessairement capables d'illustrer leurs propos sur base d'une expérience vécue. Le personnage du prince est au centre d'un certain intérêt. Je peux m'imaginer que d'aucuns ont envie de s'exprimer sur lui. Mais il faut surtout parler quand on sait. Au cours de cette mission, j'ai l'occasion de vivre depuis plusieurs jours en sa présence. Je remarque que le prince Philippe a un engagement invraisemblable. Il travaille tôt le matin jusqu'à la fin de la soirée. Il a une persévérance remarquable dans ses contacts. Je sais qu'en politique, on travaille beaucoup, mais je constate que l'énergie du prince à travailler pour le pays et ses entreprises est remarquable. J'invite ses détracteurs à être présents à l'occasion d'un de ces voyages pour constater son engagement. C'est un homme équilibré. J'ai l'impression de me retrouver avec quelqu'un de profondément intéressé par le travail qu'il fait et, en tout état de cause, quand on juge ce travail sur base des résultats, on peut constater que sa présence pour les entreprises venues ici en Inde est vraiment un énorme atout parce qu'il ouvre vraiment des portes. Il encourage les entreprises et leur donne le sentiment de faire partie de quelque chose de plus grand que le simple intérêt "corporate". C'est-à-dire un projet dans lequel deux économies, la belge et l'indienne, se rapprochent dans un cadre win-win. Chacun vit dans son environnement propre, mais la volonté du prince et de son épouse de s'ouvrir au monde est très présente. J'invite tout un chacun, aussi ceux qui le critiquent, à se poser cette question :  sont-ils eux-mêmes tellement ouverts? Je n'ai jamais entendu le prince prononcer des propos blessants à l'égard de quelqu'un".

Charles Michel (MR) :    "Quand on voyage dans certains pays, le fait que le prince héritier accompagne la mission ouvre des portes et des accès. C'est indiscutable. Et il faudra beaucoup investir dans une Flanders House à New York ou dans l'Awex avant que çà ne rapporte autant à nos entreprises".

Vincent Van Quickenborne (Open VLD) :   "J'ai été ministre de l'Economie et je peux vous dire qu'une mission économique avec le prince à sa tête est 100 fois plus efficace qu'avec un ministre comme chef de délégation".

Benoît Cerexhe (CDH) :   "Je suis un très grand défenseur de la présence princière au cours de ces missions. Je constate que la présence du prince, et de la princesse Mathilde également, donne une audience tout à fait particulière à l'étranger. Très clairement, le couple princier permet à nos entreprises de se voir ouvrir des portes qui ne s'ouvriraient pas autrement...même en présence d'un ministre. Chaque fois que l'on revient d'une mission de ce type, où viennent PME et grandes entreprises, les chiffres d'exportation de la région bruxelloise vers ces pays sont en augmentation. Notre image à l'étranger est parfois meilleure que celle qu'on a de nous-mêmes".

Jean-Claude Marcourt (PS) :  "Le prince Philippe se tape 15 jours de missions. Les entreprises peuvent, elles, faire pendant le week-end du business to business. Le prince n'est pas là comme surveillant : il est là pour ouvrir les portes et il rehausse la qualité du business. On fait des reproches au prince alors qu'il fait ce que les entreprises lui demandent. Je le soutiens à 100%. C'est très injuste qu'on lui fasse un mauvais procès pour son week-end privé en Tasmanie. Il ne nous empêche pas de travailler. Pour nous, ce n'est pas un scandale. Il fait son boulot. Tout le monde est content. La pire des choses serait qu'il dise un jour "j'arrête". Je ne suis pas sûr que dans les autres pays, le prince héritier préside des missions économiques et soit aussi disponible. On utilise tous les moyens pour le mettre en difficulté".

6° Mariage et enfants
Le prince a épousé en 1999 Matilde d'Udekem d'Acoz, une jeune femme issue de l'aristocratie belge (plus d'infos à son sujet :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/01/les-40-ans-de-la-princesse-mathilde.html). Le couple princier habite au château de Laeken et a quatre enfants :  la princesse Elisabeth (née en 2001), le prince Gabriel (né en 2003), le prince Emmanuel (né en 2005) et la princesse Eléonore (née en 2008). Leur vie privée loin de la jet-set n'a jamais donné lieu à aucun scandale.

                   
               

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