lundi 22 août 2016

Mathilde et les Objectifs de développement durable de l'ONU

                        13417639_1696269607303339_223235790478860675_n
                        
(Article actualisé en juin 2021)

En janvier 2016, le secrétaire-général des Nations Unies invite la reine Mathilde à faire partie du Groupe des défenseurs des Objectifs de développement durable des Nations Unies pour un mandat de trois ans (de 2016 à 2018). Ce groupe d'une quinzaine de personnalités (dont fait également partie la princesse héritière Viktoria de Suède) est chargé d'aider l'ONU à mobiliser les énergies et l'action de la communauté internationale en vue de réaliser les Objectifs de Développement Durable d'ici 2030 (ces objectifs ont été adoptés par les Etats membres de l'ONU en septembre 2015).

La Reine a expliqué au journal "Le Soir" pourquoi elle a accepté ce rôle :

"La Belgique est acteur engagé et important de la communauté internationale. Sa contribution au développement durable au sein des Nations Unies et dans sa coopération bilatérale est reconnue. Notre pays a participé activement à la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. Il est engagé résolument dans la poursuite des Objectifs de Développement Durable (ODD) pour mettre fin à la pauvreté, renforcer l'égalité et la justice, et lutter contre les conséquences du changement climatique. Depuis mon mariage, aux côtés de mon mari, j'ai soutenu les efforts du gouvernement belge, des Nations Unies et des ONG en matière de développement. J'ai également développé une expérience de terrain avec Unicef Belgique et la Coopération belge au développement. C'est la suite logique de mon engagement de longue date en faveur du développement et dans le domaine humanitaire. Par le passé, je m'étais déjà mobilisée à de nombreuses reprises, notamment en faveur des Objectifs du Millénaire pour le développement, de la microfinance, des droits de l'enfant, du droit à la santé et du droit à l'éducation.

L'approche nouvelle du développement durable qui est au cœur des ODD me plaît particulièrement parce qu'elle est globale :  les problèmes (paix et sécurité, santé, éducation, droits de l'homme, climat, développement économique, ....) n'y sont pas dissociés les uns des autres. Ils sont étroitement liés et forment un tout ; des solutions bénéficiant au bien-être de tous doivent y être apportées. J'ai accepté cette mission avec conviction, en accord avec le gouvernement, parce qu'elle touche à des domaines qui me tiennent fort à cœur. Il y a beaucoup à faire, tant au niveau international que près de chez nous :  ne sommes-nous pas tous en développement? Par mon action au service du développement durable, je souhaite avant tout donner une voix aux personnes qui vivent des situations difficiles ou précaires, et accroître la visibilité et l'efficacité de celles et ceux qui oeuvrent à des solutions. Je veux rendre hommage aux professionnels et aux bénévoles qui s'engagent sans compter pour transformer le monde".


Année 2016

La Reine commence par rencontrer en janvier le secrétaire-général des Nations Unies Ban Ki-Moon et le créateur du micro-crédit Mohammad Yunus lors du forum économique de Davos, et par recevoir en février au palais royal de Bruxelles le président de la 70ème session de l'assemblée général des Nations Unies et le ministre belge de la Coopération au Développement Alexander De Croo. Lors de sa visite du campus Diepenbeek de l'Université d'Hasselt, elle met l'accent sur les 17 Objectifs de Développement Durable (ODD) au cours de sa discussion avec les étudiants. Et le 7 avril, elle se rend au palais d'Egmont à Bruxelles pour prononcer le discours d'ouverture du forum 2016 de coopération pour le développement des Nations Unies.

En juin, Mathilde assiste aux 10èmes Journées Européennes de Développement organisées par la Commission Européenne à Bruxelles sur le thème "Le rôle de la femme dans le développement est au cœur des Objectifs de Développement Durable", participe à un déjeuner de travail avec des représentants des institutions européennes afin d'être informée sur la réalisation des ODD au sein de l'Union Européenne,  et reçoit au palais royal le secrétaire général des Nations Unies et le président de la Banque Mondiale.

Dans son discours aux Journées Européennes de Développement, elle déclare :   "Les Objectifs de Développement Durable nous rappellent que le développement nous concerne tous, collectivement et individuellement. D'une façon, ne sommes-nous pas tous des pays en développement? Les maîtres-mots qui distinguent les nouveaux objectifs de leurs prédécesseurs sont "inclusivité" et "universalité". Le développement ne concerne pas uniquement une relation nord-sud ou sud-sud. C'est à chacun des pays à tous les niveaux de développement, aux nombreuses dynamiques à l'intérieur de nos sociétés, à chacun de nous tous qu'il incombe de s'approprier les ambitions définies dans les objectifs. Les responsabilités sont dès lors partagées. Nous avons des engagements précis à prendre et à respecter. Il s'agit d'un véritable partenariat, où personne ne peut être laissé pour compte".

La Reine se rend deux jours en juillet au siège de l'ONU à New York avec le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders. Ils y enchaînent les réunions de travail sur la protection des enfants dans les conflits armés, les droits de l'homme, la problématique des maladies mentales ou la violence contre les enfants. Ils rencontrent également le secrétaire-général des Nations Unies et le directeur général de l'Unicef.

Dans un de ses discours prononcés lors de sa visite à l'ONU, Mathilde déclare :
"Dix mois après l'adoption des Objectifs de Développement Durable, cette assemblée générale est engagée dans une réflexion particulièrement bienvenue et opportune sur l'impact des droits humains sur les objectifs de développement, et inversement. En souscrivant à ces engagements, la communauté internationale a formulé une vision partagée d'un monde juste, pacifique et stable : un monde où le rôle central d'institutions efficaces et inclusives se trouve reconnu, et où sont promus l'état de droit, l'accès à la justice et les droits de l'homme. Le lien intrinsèque entre la poursuite des objectifs de développement durable et la promotion des droits humains se trouve donc clairement articulé. Mais le chemin vers cette paix durable, vers cette justice, vers ce bien-être est encore long et sera ardu.

C'est pourquoi le dialogue d'aujourd'hui et des jours à venir aurait tout son sens s'il parvenait à expliciter et à étayer encore davantage ce constat et cette ambition. Deux dynamiques (développement et droit humain) se légitiment et se renforcent mutuellement. Toutes deux sont nécessaires, l'une facilitant la réalisation de l'autre. J'ose espérer que les efforts seront poursuivis pour aboutir à une intégration harmonieuse de tous les leviers de développement, que ce soient les outils et instruments institutionnels, économiques ou juridiques, actionnés par nombre de stakeholders tels les autorités, la société civile, les entreprises, le monde académique et culturel.

J'ai reçu il y a quelques semaines un dessin d'une petite fille qu'elle m'avait adressé à l'occasion des Journées Européennes du Développement. Sur ce dessin, quelques mots éloquents pleins de sens, et je cite : "Pas de futur sans culture". La culture est, en effet, un levier de développement. Il n'est certes pas le seul, mais l'importance de ce levier culturel est prépondérante.

Sans tenter d'épuiser tous les aspects et conséquences de la complémentarité des actions à mener en faveur du développement et des droits de l'homme, je voudrais souligner trois principes, qui ne manqueront pas de nous inspirer.

Tout d'abord, la lutte contre la discrimination et contre les inégalités doit se poursuivre. Hier, j'ai participé à un débat sur la réhabilitation et la réintégration des enfants affectés par les conflits armés. Une fois de plus, on y a clairement condamné toute pratique discriminatoire. Par ailleurs, nous devons poursuivre les efforts pour garantir aux filles et aux femmes leur droit à la formation et à l'éducation. Je salue les propositions que le président du Conseil des Droits de l'Homme a formulées récemment à cet effet. Elles répondent au souci largement partagé de veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte, that nobody should be left behind.

Ensuite, la stricte observance des droits de l'homme et des libertés fondamentales présuppose, tout comme les autres objectifs de développement, un fonctionnement correct des institutions et une bonne gouvernance.

Enfin, tous ces objectifs seront d'autant plus réalistes et réalisables qu'ils seront poursuivis en symbiose entre les nombreux acteurs concernés. De nombreuses dynamiques éclosent, au sein des gouvernements bien sûr, mais également dans la société civile, les milieux académiques, les organisations non gouvernementales, les médias, le monde culturel. C'est très encourageant. Il faut y ajouter le secteur privé, moteur de la croissance économique, mais aussi responsable de la protection des droits de l'homme. Un climat propice aux investissements, soutenu par un état de droit crédible, constitue un stimulant important du développement. Les initiatives doivent se multiplier visant l'incorporation, dans la gestion des entreprises, des objectifs de développement durable et d'une véritable culture de respect et de promotion des droits de l'homme.

Nous vivons en ce moment une dynamique importante. Notre monde est confronté à des turbulences mais il connaît également des développements positifs. La prise de conscience grandissante du changement climatique, de la dimension inclusive de notre développement et de la dignité de toute personne humaine génère des engagements nouveaux ainsi que des marques de confiance dans notre avenir. Je suis persuadée que les Nations Unies, fortes de 70 ans d'expérience et d'une ambition juvénile, relèveront ces grands défis avec une détermination renouvelée".

A New York, la Reine confie aux journalistes belges qui l'accompagnent :   "Je suis ici pour quelques heures seulement mais c'était très important d'être ici pour rencontrer des personnes importantes dont Ban Ki-Moon et le féliciter pour son engagement depuis huit ans dans la lutte contre la pauvreté et pour donner un monde meilleur, et qui se termine avec ces Objectifs de Développement Durable (ODD) que je suis enthousiaste de soutenir pour les prochaines années. Soutenir ces ODD, c'est la prolongation d'un travail que j'ai commencé avant mon mariage, car l'enfance et les personnes vulnérables étaient déjà au centre de mes préoccupations. J'avais à cœur de donner une voie aux plus vulnérables et d'investir dans l'éducation, car j'y crois profondément.

Je parle beaucoup à mes enfants. Je leur explique que c'est un luxe d'avoir accès à la culture, notamment musicale, et que des millions d'enfants n'ont pas la chance d'aller à un concert par exemple. Je leur ai expliqué l'histoire de ce petit garçon sous-alimenté enfant, et que cela impactera toute sa vie future. Que certaines filles ne peuvent pas aller à l'école. C'est un monde plein de défis où il y a certaines turbulences. En tant que mère, il faut y croire et vouloir donner un monde meilleur pour les générations futures. Et je pense que cela passe par l'éducation : il y a encore beaucoup trop d'enfants qui quittent l'école à 10-12 ans et qui ne savent pas lire".

Du 23 au 25 octobre, Mathilde se rend en Jordanie. Elle y rencontre la reine Rania, le premier ministre, le ministre des Affaires étrangères et le Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés. Elle visite des centres de réfugiés gérés par l'ONU ou l'Unicef, ainsi que la Jordan River Foundation. La Belgique a versé 10 millions d'euros à la Jordanie pour l'aider à gérer l'afflux massif de réfugiés syriens.

Le Palais diffuse ce message de la reine Mathilde :   "Depuis la Jordanie, je souhaite à tous une belle journée des Nations Unies. Je souhaite en particulier remercier les nombreux collaborateurs des Nations Unies dans le monde entier pour leur engagement. En tant que défenseur des Objectifs de Développement Durable, j'ai pu me rendre compte de l'ampleur des besoins humanitaires en Jordanie et des efforts extrêmement importants que fournit le pays pour accueillir les nombreux réfugiés de la région. Tous les enfants réfugiés ont besoin d'un accès à l'enseignement et aux soins de santé de qualité. Je constate également que beaucoup d'enfants qui ont fui la guerre en Syrie nécessitent un accompagnement psychologique. C'est pourquoi je demande une attention spéciale pour l'enseignement, les soins de santé, et en particulier la santé mentale des réfugiés. Je félicite tous les travailleurs humanitaires pour leur engagement quotidien qui ne va pas sans risques. J'adresse également toute ma gratitude aux volontaires et familles jordaniennes qui accueillent ces personnes vulnérables, et je tiens à souligner leur engagement exceptionnel. Par ma présence sur le terrain, je souhaite donner une voix et un visage à ces personnes".

Le 20 décembre, Mathilde prononce le discours d'ouverture du High Level Policy Summit organisé par la Commission Européenne et consacré à la mise en oeuvre des objectifs de développement durable.

Année 2017

Au forum économique de Davos en janvier, la Reine participe à des discussions sur les ODD, et rencontre d'autres défenseurs de ces objectifs et le nouveau secrétaire-général des Nations Unies Antonio Gutteres. Au palais royal de Bruxelles, une table ronde est organisée avec diverses ONG belges (Iles de Paix, Unicef Belgique, Plan Belgique, Oxfam, 11.11.11, Caritas International, Broederlijk Delen).

En février, elle visite le siège bruxellois d'ATD Quart Monde, se rend au Laos avec Unicef-Belgique, et participe à une table ronde au palais royal avec les SDG Voices belges qui sont chargés de faire connaître en Belgique les Objectifs de Développement Durable de l'ONU. Parmi les participants : Duo 4 a job, la Ville de Gand, Good Planet, Bond Beter Leefmilieu, le Mouvement Action Paysanne, Colruyt Group, le Centre National de la Coopération au Développement, 11.11.11, l'Institut Fédéral pour le Développement Durable, et The Shift.

Lors du voyage d'Etat au Danemark, Mathilde visite UNCity, un centre unique en Europe qui regroupe onze agences de l'ONU et 1.500 personnes à Copenhague, et participe avec la princesse Mary à une table ronde sur les Objectifs de Développement Durable. De passage à Bruxelles en avril, le secrétaire-général des Nations Unies Antonio Gutteres déjeune avec les souverains belges.

En juin, la reine Mathilde explique son rôle au journal "Le Soir" :   "Mon rôle est d'accroître l'information et la sensibilisation aux ODD. Je décline ce rôle de plusieurs façons. D'abord par des rencontres et des échanges avec les acteurs belges du développement durable (autorités, entreprises, ONG, ...). Ensuite en participant à des rencontres internationales comme les Journées Européennes du Développement qui nous réunissent cette semaine à Bruxelles. J'y noue des contacts utiles et y prends la parole pour mettre les ODD au centre des priorités. Enfin, j'essaie de renforcer mon expérience de terrain auprès des personnes les plus exposées aux défis du développement durable. Le développement, c'est d'abord sur le terrain que çà se passe, avec les gens et pour les gens. J'ai, par exemple, pu me rendre récemment dans des camps de réfugiés syriens en Jordanie. J'ai été très touchée par leur engagement participatif. Au Laos, où je me suis rendue avec Unicef-Belgique, j'ai pu donner une voix à des personnes qui ont moins de chance que nous. Les visites de terrain me permettent de témoigner des projets positifs et des réussites en matière de développement durable".

Et elle explique ses priorités :  "Les 17 objectifs forment un tout. Ils sont indissociables et doivent être traités de manière inclusive. J'ai choisi de me concentrer sur deux objectifs que je connais bien :  le 3 (santé) et le 4 (éducation), parce qu'il s'agit de leviers essentiels du développement et qu'ils sont étroitement liés. La logique est implacable, comme j'ai pu le constater au Laos :  un enfant malnutri verra ses capacités cognitives diminuées, son apprentissage en sera plus lent et plus limité, ce qui aura un impact sur son développement intellectuel et professionnel, et donc sur le développement du pays. La santé - et en particulier la santé des femmes, des enfants, des handicapés et de toutes les personnes vulnérables - est une ressource fondamentale pour l'épanouissement de chaque personne. Et donc un atout essentiel pour le développement. C'est notre bien le plus précieux. Sans soins de santé adéquats, aucun développement n'est possible. L'éducation, l'enseignement et la formation sont des outils fondamentaux pour améliorer la capacité des personnes à se développer, à développer leur famille, leur communauté, leur pays. Investir dans l'éducation de qualité, investir dans la formation des enseignants, c'est investir directement dans un avenir meilleur.

Ma formation et mon expérience de terrain m'ont amenée naturellement à m'intéresser à la santé mentale. Il y a énormément à faire en cette matière. Ce n'est que récemment que l'on a découvert à quel point la lutte contre les maladies mentales est directement liée à l'amélioration du développement durable. L'ampleur des retards mentaux dus à la sous-alimentation et à la malnutrition, à la dépression, au burn-out ou aux addictions ne peut être sous-évaluée. Nous devons éviter que ces maladies hypothèquent le développement. J'ai rencontré à New York des responsables des programmes de santé mentale des Nations Unies et des acteurs de terrain. Ces entretiens ont encore renforcé ma conviction qu'il est urgent d'agir. Le nombre de crises humanitaires et de situations de conflit augmente. Ceux qui y survivent physiquement en ressortent brisés, profondément perturbés, angoissés. Il faut se battre pour les aider à se reconstruire, en particulier les enfants :  évitons qu'ils deviennent une génération perdue".

Le 6 juin, la Reine se rend à Flagey au concert Voices4Development destiné à sensibiliser les jeunes aux ODD. Le lendemain matin, elle inaugure les Journées Européennes de Développement organisées à Tour&Taxis par la Commission Européenne. Le thème de cette année est "Investir dans le développement". A midi, elle reçoit à déjeuner au château de Laeken d'autres défenseurs des ODD, dont le professeur Muhammad Yunus (fondateur de la Grameen Bank), la première ministre norvégienne Erna Solberg et le président du Ghana Nana Akufo-Addo. Le directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé et le commissaire européen à la coopération internationale et au développement étaient également conviés à ce déjeuner.

Dans l'après-midi, Mathilde retourne à Tour&Taxis pour visiter des stands des Journées Européennes de Développement, et prononcer un discours. Elle déclare notamment :

"Partout, nous sommes confrontés à de nouveaux fossés entre ceux qui mettent ces changements à profit et ceux qui risquent de rester en arrière. Si nous ne comblons pas ces fossés, nous en payerons le prix plus tard. Tensions et affrontements, instabilité et conflits risquent d'être notre lot. Les efforts qu'un pays ou une société consent dans ce domaine s'avèreront des investissements intelligents. Dans cet esprit, je crois fermement que la santé et l'éducation de qualité sont parmi les tout premiers leviers pour éviter les clivages et les ruptures au sein de nos sociétés. Sans soins de base pour tous, sans école pour tous, tout progrès restera précaire. Pour assurer cet accès à tous, il faut bien sûr que des infrastructures soient mises en place. Toutefois, celles-ci constituent une condition nécessaire, mais pas suffisante. Je suis convaincue que nous devons nous concentrer sur les groupes les plus vulnérables, sur les groupes qui risquent de ne pas trouver le chemin de l'école ou la porte du médecin".

Au cours du mois de juin, elle participe également à une table ronde avec les entreprises signataires de la Belgian SDG Charter, et elle rencontre le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial David Beasley.

La Reine reçoit au palais royal Claudine Talon (Première Dame du Bénin) en septembre, et Rula Ghani (Première Dame d'Afghanistan) en octobre. D'après le Palais,  "ces rencontres ont permis un échange de vues sur la mise en oeuvre inclusive des Objectifs du Développement Durable, en particulier la santé, l'éducation et la situation sociétale de la femme".

Mathilde visite le village de conteneurs baptisé Poliopolis. C'est un projet pilote de l'Université d'Anvers, où des volontaires ont été mis en quarantaine pendant 28 jours pour tester deux nouveaux vaccins oraux contre la poliomyélite. Elle a été informée des premiers résultats scientifiques. Notre souveraine accorde son Haut Patronage au Centre pour l'Evaluation des Vaccinations de l'Université d'Anvers, et a été représentante spéciale pour la vaccination de l'Organisation Mondiale de la Santé Europe de 2011 à 2013.

Après avoir présidé une réunion de travail au palais royal sur les ODD avec des jeunes actifs dans la vie associative, sociale, académique et syndicale,  la Reine prononce un discours lors de la conférence "L'ONU, parlons-en" organisée en octobre par le ministère des Affaires étrangères à l'occasion de la Journée des Nations Unies.

Plusieurs activités du voyage d'Etat en Inde ont lieu sur ce thème :   visite d'un projet de microfinance, petit déjeuner de travail sur les ODD, rencontre avec la Première Dame, visite du programme Plan-It Girls, présentation du travail de l'association de Sœur Jeanne, déjeuner sur l'autonomisation des femmes. De retour en Belgique, la Reine prend la parole lors du séminaire national  "SDG : allons-nous dans la bonne direction?", (qui a pour objectif de faire une évaluation des ODD dans notre pays) et participe à Ghislenghien à une réunion de travail avec des entreprises prenant part à la mise en oeuvre des ODD.

En décembre, à Düsseldorf, Mathilde reçoit le Prix Honorary National German Sustainability pour son engagement en faveur du développement durable et des projets humanitaires. Ajoutons qu'elle a également rejoint un groupe informel de leaders mondiaux au sein du Groupe de la Banque Mondiale, afin de soutenir son "Projet pour le Capital Humain". Celui-ci a pour objectif d'investir plus et mieux dans le capital humain en mettant l'accent sur la santé (y compris la santé mentale), la qualité de l'enseignement et une bonne alimentation.

Année 2018

Au forum économique mondial de Davos en janvier, la Reine retrouve la première ministre norvégienne Erna Solberg (co-présidente du Groupe des Défenseurs des ODD), rencontre le directeur exécutif du Programme Alimentaire Mondial, le directeur général de la Banque Mondiale et Malala Yousafzai (Prix Nobel de la Paix 2014), et assiste à la session "Ask About Vaccines".

A l'invitation du président Nana Akufo-Addo (également défenseur des ODD),  la reine Mathilde et le ministre belge de la Coopération au Développement Alexander De Croo se rendent trois jours en février au Ghana. Ils y visitent une série de projets en lien avec l'enseignement, la santé et les femmes. Le Ghana ne fait pas partie des pays aidés par la coopération belge, mais notre pays y soutient des projets par le biais de la Société d'Investissement pour les Pays en Développement (Bio), dont le prince Philippe était président d'honneur.

En mars, Mathilde participe à un petit-déjeuner sur le thème des ODD lors du voyage d'Etat au Canada, et est invitée au port d'Anvers lors de la signature du World Ports Sustainability Programm, dans lequel la communauté maritime internationale s'engage en faveur des ODD. Le mois suivant, elle participe à une journée de réflexion à la KUL sur les ODD.

Fin avril, en visite officielle à New York avec son époux pour promouvoir la candidature belge à un siège de membre non permanent du conseil de sécurité de l'ONU,  la Reine rencontre le secrétaire-général Antonio Guterres et prend la parole lors d'une réunion de travail sur les ODD.  

De retour à Bruxelles, elle reçoit en mai Geert Cappelaere (directeur régional de l'Unicef pour le Moyen Orient et l'Afrique du Nord) et Henrietta Fore (directrice exécutive de l'Unicef). Après accord du gouvernement belge, la Reine devient la nouvelle présidente d'honneur du Conseil Fédéral du Développement Durable (une fonction qu'avait assumée le prince héritier Philippe de 1993 à son accession au trône en 2013).

Comme en 2016 et en 2017,  la reine Mathilde participe aux Journées Européennes de Développement organisées en juin à Bruxelles par la Commission Européenne. Elle prend la parole lors de la cérémonie d'ouverture, en présence notamment de la reine Letizia d'Espagne.

La Reine préside aussi en juin deux tables rondes avec des entreprises prenant part à la mise en oeuvre des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies. En septembre, elle se rend à New York pour une réunion entre le Groupe des Défenseurs des ODD et le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, pour une conférence sur les enfants dans les conflits armés et pour le lancement d'une campagne internationale afin de lever 500 millions d'euros en faveur des femmes et des filles dans le monde.

A Bruxelles, Mathilde prend la parole en octobre lors du Global Girls Summit 2018 et à l'occasion du 25ème anniversaire du Conseil Fédéral de Développement Durable (dont elle est la nouvelle présidente d'honneur).

En décembre, la Reine participe à une table ronde sur le développement durable à la Fédération des Entreprises de Belgique, et prononce un discours lors d'une réunion mondiale de l'Unesco à Bruxelles sur l'éducation :

"C'est un privilège pour mon pays d'accueillir la réunion mondiale de l'Unesco consacrée au thème important qu'est l'éducation. Nous savons tous que l'éducation est à la base de tout développement. Les progrès accomplis en matière d'accès à l'éducation, dans la plupart des pays du monde et au niveau mondial, sont indéniables. Le nombre d'enfants, d'adolescents et de jeunes ne fréquentant pas l'école - qui s'élevait à 376 millions en 2000 - s'est réduit de 35 % environ. Désormais, l'universalité de l'accès à l'école primaire semble davantage à notre portée, bien que des disparités régionales restent importantes. Le taux de scolarisation des filles en primaire témoigne aussi d'avancées réelles.

Mais, encore aujourd'hui,  262 millions d'enfants, d'adolescents et de jeunes ne vont pas à l'école, soit 1 sur 5.  Moins de 60% des filles dans les pays les plus pauvres terminent à l'école primaire. 17% des enfants qui fréquentent l'école primaire ne terminent pas ce cycle. Plus inquiétant encore, les progrès enregistrés semblent désormais stagner. Enfin, des conflits prolongés, causant d'importants déplacements de population, ont privé de nombreux enfants et adolescents de plusieurs années de scolarité, au point que l'on a parlé à leur sujet de génération perdue. Parmi eux, des enfants-soldats dont la réintégration nécessitera des efforts soutenus.

Alors que les objectifs quantitatifs fixés par la communauté internationale ne sont pas encore atteints, l'Objectif 4 du développement durable nous a fixé un nouveau défi, à savoir   "assurer à tous et à toutes une éducation de qualité, sur un pied d'égalité et promouvoir les possibilités d'apprentissage tout au long de la vie", qui fait aujourd'hui l'objet de cette réunion mondiale. En tant que défenseur des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies,  j'y attache une importance particulière. J'oeuvrerai aussi à la promotion de l'investissement dans le capital humain :  le développement des individus joue un rôle essentiel dans la réalisation d'un développement durable.

Il est de plus en plus évident qu'il ne suffit pas d'être à l'école pour apprendre, pour bien apprendre. Beaucoup d'élèves n'acquierent pas, au cours de leur scolarité, les connaissances et les méthodes d'apprentissage qui doivent leur permettre de progresser et de s'adapter, dans des sociétés et dans des économies en mutation. Ce sont donc aussi ces déficiences qualitatives dans les systèmes d'enseignement qu'il faut pouvoir repérer, analyser et mesurer, afin de mettre en place les actions qui permettront d'y remédier et faire en sorte que l'école retrouve son rôle de garant d'une formation inclusive et adéquate pour tous les enfants et les adolescents. 

Les inégalités d'accès à un enseignement de qualité ne sont pas le seul résultat des disparités économiques entre pays. Grâce à des politiques appropriées et à des réformes ciblées de leur système scolaire, certains pays en développement ont obtenu des résultats encourageants qui placent leurs jeunes à des niveaux compétitifs dans les tests destinés à évaluer la qualité de l'enseignement. Et, à l'inverse, dans de nombreux pays, riches ou pauvres, l'inégalité des chances pour les élèves issus de milieux défavorisés se trouve encore trop souvent aggravée par les difficultés qu'ils rencontrent à accéder à un enseignement de qualité". 

Année 2019

Après un premier mandat de trois ans (de 2016 à 2018), les Nations Unies demandent à la Reine de poursuivre en 2019 et 2020 son rôle de défenseur des Objectifs de Développement Durable, 

Au forum économique mondial de Davos, Mathilde rencontre le président d'un camp de réfugiés au Kenya Mohammed Hassan Mohamud, le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi, le Docteur Denis Mukwege (Prix Nobel de la Paix 2018), le directeur général de l'Organisation Mondiale de la Santé Tedros Adhanom Ghebreyesus, et la Première Dame du Paraguay Silvana Abdo. Elle assiste aussi à une réunion avec des spécialistes de la santé, à la conférence du secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres, à la session "Making Education Inclusive", et à une réunion à la Schwab Foundation for Social Entrepreneurship (dont elle est membre d'honneur du conseil d'administration).

En février, la Reine effectue un voyage de travail de trois jours au Mozambique en tant que Défenseur des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies. Au programme :  rencontres avec le président de la République, le ministre des Finances et la ministre de l'Enfance et des Affaires Sociales, visite à l'école communautaire Santo Antonio da Malhangalene, dîner offert par la gouverneure de la province de Gaza, rencontre avec les habitants du village de Bilene, découverte d'un projet de dessalement de l'eau, visite à l'hôpital de Chokwé, échange avec des victimes de violence domestique et de mariages d'enfants, découverte du programme UNWOMEN en faveur des femmes, déjeuner de travail avec la Première Dame, visite de l'Institut National de gestion des catastrophes du Mozambique, discours à l'université de Maputo, visite d'un centre de santé à Marracuene, déjeuner de travail avec le représentant de l'Unicef et le directeur régional de la Banque Mondiale, visite de l'association "Light of the World".

La presse lui demande s'il n'est pas frustrant avec cet agenda chargé de ne pas pouvoir approfondir certaines rencontres. La Reine leur répond :   "J'ai la chance d'aller à la rencontre de cette population, de plein de personnes extrêmement intéressantes, donc je ne veux pas repartir avec un sentiment de frustration. Je suis quelqu'un qui prend ce qui lui est donné dans les limites de son possible. Je dis toujours que faire son petit possible chaque jour, c'est comme ça que les choses avancent. C'est ma philosophie. Je ne sais pas faire plus, je fais ce que je peux avec les moyens que j'ai. Chaque rencontre est unique. Si je ne montrais pas d'intérêt à ces gens, ce serait frustrant pour eux car ils ont énormément travaillé pour organiser au mieux ma visite. Ils ont donné beaucoup d'eux-mêmes et la moindre des choses, c'est que je sois attentive à eux". 

Lors du voyage d'Etat en Corée du Sud en mars,  la Reine rencontre l'ancien secrétaire-général des Nations Unies Ban Ki-Moon, participe à l'ouverture du séminaire "Solutions innovantes pour une économie circulaire, mobilité durable et changement climatique" et à un déjeuner de travail sur la santé mentale, discute des ODD avec des jeunes Coréens au siège d'Unicef Corée, et se rend au centre Jeon Jin Sang qu'elle avait déjà visité en 2000 lors d'une mission économique. Ce centre a été fondé en 1975 par Marie-Hélène Brasseur, une infirmière belge, et propose des soins médicaux et palliatifs dans un quartier défavorisé de Séoul.

En Belgique, d'autres activités officielles sont en lien avec ce thème durant le premier semestre de 2019 :  World Ressources Forum, remise du Prix Womed Award Sud à une entrepreneure du Salvador, 20ème anniversaire de l'Agence de développement belge Enabel,  visite à l'Université de Gand pour découvrir des projets réalisés par les étudiants et les chercheurs autour du développement durable, table ronde sur le développement durable avec des représentants de hautes écoles et universités chargés de formations en gestion, rencontre avec Kailash Satyarthi (Prix Nobel de la Paix 2014), ouverture des Journées Européennes du Développement.

A l'étranger, la Reine se rend en mai aux sièges de l'Organisation Mondiale de la Santé et du Comité International de la Croix-Rouge à Genève pour attirer l'attention sur la question de la santé mentale au niveau mondial. Le mois suivant, en compagnie de sa fille Elisabeth, elle effectue un voyage au Kenya avec Unicef Belgique (dont elle est présidente d'honneur).

D'autres activités officielles de la souveraine en Belgique sont en lien avec les ODD lors du deuxième semestre de l'année :   table ronde avec les trois lauréats du Prix Fédéral de Lutte contre la Pauvreté 2019,  rencontre avec la nouvelle Première Dame du Congo, Sommet Mondial sur la Vaccination organisé à Bruxelles par la Commission Européenne et l'Organisation Mondiale de la Santé, 50ème anniversaire de l'ONG Via Don Bosco, colloque "One Planet, One Health, One Future", ouverture du premier congrès de la Chaire Internationale Mukwege de l'Université de Liège sur les violences faites aux femmes et aux filles dans les conflits armés, 1ère journée "UCLouvain en transition" à Louvain-la-Neuve.

La Reine se rend en septembre à New York, où elle assiste à diverses réunions autour du développement durable, elle rencontre le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres et la directrice générale de l'Unicef Henrietta Fore, et elle assiste au 30ème anniversaire de la Convention des droits de l'enfant et au 100ans de Save the Children.

Année 2020

Sa première activité de l'année en lien avec les ODD est la visite du siège de J&Joy à Waremme en province de Liège. Il s'agit de la seule marque de prêt-à-porter belge ayant un fonds philanthropique géré par la Fondation Roi Baudouin. Ils soutiennent les Petits Riens en Belgique, des projets en Inde en faveur de l'éducation des enfants, et l'association Objectif Ô de Jean-Denis Lejeune pour creuser des puits d'eau potable dans les zones défavorisées d'Afrique et d'Inde. Tous les vêtements de cette marque belge sont fabriqués dans des usines pratiquant le commerce équitable, n'employant pas de travailleurs âgés de moins de 16 ans, et conformes aux chartes internationales du travail. Mathilde porte-t-elle parfois des vêtements J&Joy?  On l'ignore.

A l'occasion de la Journée Internationale de l'Education le 24 janvier, la Reine fait publier le communiqué suivant :   "En ma qualité de Défenseur des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies, j'accorde une attention particulière à l'objectif 4,  relatif à l'éducation. Un enseignement accessible, inclusif et de qualité, tant pour les enfants que pour les adultes, est indispensable à la réalisation des Objectifs du Développement Durable. La formation, via un enseignement de qualité des générations actuelles et à venir,  est cruciale pour répondre aux défis globaux et ainsi rendre possible une société ouverte, innovante et juste". 

Au forum économique mondial de Davos, elle retrouve le conseil d'administration de la Schwab Foundation for Social Entrepreneurship (dont elle est membre d'honneur), et rencontre le Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, le directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture, et le gestionnaire du programme de développement des Nations Unies.

En février, le couple royal se rend au siège de l'ONU à New York et est reçu par le secrétaire général Antonio Guterres. Le Roi prend la parole devant le Conseil de Sécurité de l'ONU à l'occasion de la Journée Internationale des Enfants Soldats.

Ses actions sont interrompues durant le confinement. Le Palais a cependant signalé que la Reine avait poursuivi, par téléphone ou Skype, des entretiens avec plusieurs hauts responsables d'organisations multilatérales au sujet de leur réponse à la pandémie de COVID-19. Elle a insisté auprès d'eux sur l'attention accrue qu'il faudra réserver à la santé mentale, y compris après la levée des mesures de confinement. Elle a relayé les témoignages recueillis dans notre pays auprès de jeunes, de femmes victimes de violence, de personnes âgées, et auprès de ceux qui leur viennent en aide. Mathilde leur a fait part de son inquiétude pour l'avenir de l'éducation dans de nombreux pays en voie de développement, suite aux longues semaines d'absence des élèves liées au confinement. Si certains ont pu suivre des cours à distance, d'autres s'en sont trouvés exclus, faute de moyens. Dans certains pays, l'abandon scolaire et les mariages précoces en sont des conséquences immédiates.

La réunion annuelle de septembre entre le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres et les défenseurs des ODD ne peut avoir lieu comme d'habitude à New York. Elle se déroule par vidéoconférence (avec la participation de Mathilde) et aborde la mise en oeuvre des ODD suite à la pandémie du Covid 19.

En octobre, par vidéoconférence, la Reine (présidente d'honneur d'Unicef Belgique) s'entretient  avec des responsables de l'Unicef en Inde et au Brésil, deux pays durement touchés par le Covid-19, et prononce une allocution lors du SDG Forum virtuel 2020 réunissant des associations et organisations engagées dans la mise en oeuvre des Objectifs de Développement Durable.

Mathilde s'exprime également par vidéoconférence au cours d'un webinaire de la FAO sur la nutrition et l'alimentation (en novembre), et sur la santé mentale lors du European Health Summit (en décembre).

Année 2021

Son combat continue durant le premier semestre de 2021  :   visite du siège d'Handicap International Belgique, entretiens par vidéoconférence en février avec les lauréats de la Schwab Foundation for Social Entrepreneurship, avec les directrices régionales de l' Organisation Mondiale de la Santé pour l'Afrique et les Amériques, avec les représentants d'Enabel Belgium (agence belge de développement) dans plusieurs pays d'Afrique, entretiens par vidéoconférence en mars sur l'impact du coronavirus sur les réfugiés et sur la préparation du sommet de l'ONU sur les systèmes alimentaires prévu fin 2021 à New York, discussion autour du développement durable en mai avec des étudiants belges en économie et gestion, participation à la conférence virtuelle "Voix de la santé mentale en Afrique", table ronde à l'Union Wallonne des Entreprises au sujet des ODD, rencontre avec le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres de passage à Bruxelles, entretiens par vidéoconférence avec différents responsables de l'ONU et de l'OMS sur les violences contre les enfants.

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire