lundi 18 novembre 2013

Le palais des comtes de Flandre à Bruxelles

En passant dans la rue de la Régence à Bruxelles, face aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, vous avez sans doute remarqué cet élégant bâtiment en forme de U, mais savez-vous qu'il est lié à l'histoire de notre dynastie et que notre roi Albert Ier y est né?

Mentionné dès avant la Renaissance, le bâtiment primitif donnait sur l'ancienne place des Bailles au Coudenberg. Maintes fois reconstruit ou remanié, l'hôtel a longtemps appartenu à la famille de Croÿ, puis aux comtes de Tirimont et aux marquis Arconati-Visconti. En 1866, il est acheté par le prince Philippe de Belgique, comte de Flandre.

                                                  

Sur la photo ci-dessus :    on peut voir la porte d'honneur de l'aile centrale de style éclectique teinté de néo-baroque et datant du 19ème siècle (l'aile nord qui donne également sur la place Royale a été conçue au 18ème siècle, et l'aile sud a été agrandie et fortement remaniée au 20ème siècle). Cette porte d'honneur donne sur le vestibule donneur et l'escalier d'honneur. Juste au-dessus de cette porte, se trouve la grande rotonde qui accueillait à l'époque le salon central des comtes de Flandre.

Qui était le prince Philippe de Belgique, comte de Flandre ?
Troisième fils du roi Léopold Ier et de la reine Louise-Marie (après Louis-Philippe mort à l'âge d'un an et le futur roi Léopold II), le prince Philippe naît au château de Laeken le 24 mars 1837. En 1840, son père le titre comte de Flandre. A l'âge de 13 ans, il perd sa maman. Sa formation est assurée par des précepteurs privés et complétée par un passage au sein du régiment des Guides. Passionné par les arts et les lettres, ce prince discret ne s'intéresse pas à la politique :  il refuse les trônes de Grèce en 1862 et de Roumanie en 1866, ainsi qu'un mariage avec la princesse héritière du Brésil. Après le décès de son père, il hérite de plus de 4.000 hectares autour de l'abbaye de Postel en Campine.

Le 25 avril 1867, le prince Philippe épouse la princesse Marie de Hohenzollern en l'église catholique Sainte-Hedwige de Berlin. Ce mariage a été arrangé par la reine Victoria d'Angleterre. Née en 1845, la princesse Marie appartient à la branche catholique et aînée de la Maison de Hohenzollern. Son enfance se passe entre Düsseldorf (où elle suit les leçons du directeur de l'Académie Royale de Peinture), le château de Sigmaringen qui domine le Danube, Krauchenwies non loin de là, et le domaine de la Weinburg en Suisse. Cette vie insouciante est cependant ternie par le décès de sa sœur Stéphanie (22 ans), épouse du roi Pedro V du Portugal.

Un an avant son mariage, le comte de Flandre avait donc acheté un palais dans la rue de la Régence, non loin du palais royal. Les jeunes mariés l'agrandissent en ajoutant deux ailes perpendiculaires pour former une cour d'honneur en U. Ce sont les architectes Gustave Saintenoy et Clément Parent qui sont chargés des travaux. A l'intérieur, à leur arrivée, les invités sont impressionnés par l'escalier d'honneur, recouvert d'un tapis aux armes de la famille royale surmontées d'une brisure (signe distinctif de la branche cadette), le grand vitrail orné du monogramme de Philippe et Marie, et le lustre en bronze massif pesant 2,5 tonnes. Le couple princier y mène une vie royale et chaleureuse, et leur demeure devient le rendez-vous des artistes, des écrivains et des hommes de religion. Ils passent l'été dans leur château des Amerois près de Bouillon.

Le prince Philippe se constitue une admirable bibliothèque, fréquente régulièrement les antiquaires de Venise et Paris, et voyage en Italie, en Grèce, en Turquie, etc. De son côté, la princesse Marie se consacre à des œuvres de charité, à la peinture et à la correspondance avec sa famille (notamment son frère le roi Carol Ier de Roumanie). Très catholique, elle est surnommée "Notre-Dame de Flandre" par son beau-frère Léopold II. Leur destin change suite au décès du fils du couple royal en 1869 :  ce sont désormais eux qui vont assurer l'avenir de la jeune dynastie belge. Mais malheureusement, leur fils aîné le prince Baudouin meurt à son tour en 1891.

En 1893, les bijoux de la comtesse de Flandre sont volés dans son palais avec la complicité d'une femme de chambre. Elle écrit à sa cousine :   "Tout m'a été volé, sauf une partie de mes diamants que je portais le soir et une parure que Philippe m'avait offerte à nos noces d'argent. Toutes les parures qui provenaient de ma grand-mère, de belles miniatures du roi enfant et de lui plus tard, tout ce que je possédais et avais hérité de Stéphanie et tous les cadeaux reçus à mon mariage, tout est parti et je ne les retrouverai sans doute jamais".  Certains bijoux seront cependant retrouvés.

Leurs trois enfants font de beaux mariages :   Joséphine avec le prince Charles-Antoine de Hohenzollern ; Henriette avec le prince Emmanuel d'Orléans, duc de Vendôme ; Albert avec la duchesse Elisabeth de Bavière. Ces derniers se préparent à succéder à l'impopulaire roi Léopold II. Handicapé par sa surdité et meurtri par les rumeurs autour du décès de son fils Baudouin, le prince Philippe devient un vieil homme taciturne et mélancolique. Ses relations avec son épouse et leur fils Albert deviennent difficiles. La princesse fait seule de longs séjours auprès de ses filles à Potsdam et Neuilly.

Le comte de Flandre meurt en 1905. Son épouse aura la joie de voir leur fils Albert Ier monter sur le trône en 1909, avant de s'éteindre en 1912. Tous deux reposent dans la crypte de la famille royale belge en l'église Notre-Dame de Laeken (voir photo ci-dessous).
                                             
                                              

Un siècle après leur mort, que reste-t-il des comtes de Flandre ?
Bien que princes cadets, le prince Philippe et la princesse Marie, comte et comtesse de Flandre, sont les ancêtres de trois familles royales (Belgique, Italie et Luxembourg) et comptent six chefs d'Etat parmi leurs descendants (les rois Albert Ier, Léopold III, Baudouin Ier, Albert II et Philippe Ier, ainsi que le grand-duc Henri de Luxembourg). Et l'actuel roi des Belges s'appelle Philippe en mémoire de son arrière-arrière-grand-père. Après la guerre, les héritiers des comtes de Flandre vendent leurs demeures :  le palais de la Régence à la Banque de Bruxelles (puis racheté en 1982 par l'Etat belge qui le met à la disposition de la Cour des Comptes à partir de 1984), et le château des Amerois à la famille Solvay. Le palais de la Régence est ouvert au public à certaines occasions (fête nationale, journées du patrimoine, p.ex.). On peut voir leurs obiits au sein de l'église Saint-Jacques sur Coudenberg à Bruxelles (http://probelgicahainaut.blogspot.be/2012/08/leglise-saint-jacques-sur-coudenberg.html). Enfin, de l'écrin de la comtesse de Flandre, la famille royale belge ne possède plus rien, mais son diadème de perles et brillants provenant de sa grand-mère Stéphanie de Bade a été racheté par un musée de Tokyo, et son diadème de perles et diamants hérité de sa cousine Carola de Saxe est aujourd'hui présenté dans le musée du palais de Mannheim en Allemagne.

Plus d'infos sur :

- leur fils Baudouin : http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/08/le-prince-baudouin-frere-du-roi.html

- leur fille Henriette :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/08/la-princesse-henriette-de-belgique.html

- leur fille Joséphine :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/11/la-princesse-josephine-de-belgique-1872.html

Copyright photos : le blog Noblesse et Royautés de Régine Salens.

lundi 11 novembre 2013

L'Association Royale Dynastie et Patrimoine Culturel


                              

(Article actualisé en juin 2018)

1° Historique
Cette association a été créée en 1930 sous le nom "Les amis et serviteurs de Léopold II", devenu en 1936 "Les admirateurs de Léopold II". A l'occasion de son 20ème anniversaire en 1950, elle organise une exposition sur la dynastie au Cercle Royal Gaulois à Bruxelles, et décide de créer un musée permanent de tous les souvenirs de nos souverains. Pour concrétiser ce nouveau projet, l'association change à nouveau de nom en 1953 ("Le Musée de la Dynastie") et patiemment, pendant des années, des membres rassemblent des documents et souvenirs les plus divers sur la famille royale.

En 1989, elle lance une revue scientifique intitulée "Museum Dynasticum", dans laquelle des chercheurs belges ou étrangers ayant fait leur preuve traitent de divers aspects de l'histoire de la monarchie en Belgique. Le rythme de quatre éditions par an étant intenable, la publication de deux numéros par an est décidée à partir de 1993.

En 1992, les collections sont transférées à l'Hôtel Bellevue (à côté du palais royal de Bruxelles) et leur présentation est modernisée afin de s'adresser au grand public. A partir de 1998, une partie du musée est consacrée à un Mémorial Roi Baudouin, constitué à partir d'objets légués par la reine Fabiola. Et en 2001, c'est une nouvelle salle consacrée aux expéditions scientifiques du roi Léopold III qui est inaugurée à l'occasion du centième anniversaire de sa naissance. Le musée ferme ses portes en décembre 2004.

A l'occasion du 175ème anniversaire de l'indépendance de la Belgique en 2005, le Musée de la Dynastie et le Mémorial Roi Baudouin font place à un tout nouveau Musée Bellevue, géré par la Fondation Roi Baudouin. Si le souvenir des rois des Belges est bien présent, c'est avant tout l'histoire de notre pays depuis 1830 qui constitue désormais le fil conducteur de ce nouveau musée.

La galerie qui relie le Musée Bellevue au palais royal accueille deux grandes expositions :  sur la reine Astrid (en 2005) et sur le roi Albert Ier (en 2009). Le Musée de la Dynastie n'existant plus, l'association change à nouveau de nom et devient, en 2007, l'Association Royale Dynastie et Patrimoine Culturel.   Les expositions (comme celles sur le prince-régent Charles en 2017) ont désormais lieu au palais royal de Bruxelles, où elles sont intégrées au circuit de visite estival.

2° Organisation
Le siège de l'Association Royale Dynastie et Patrimoine Culturel se trouve au 2, rue Ducale à Bruxelles. Le conseil d'administration est actuellement présidé par Francis De Beir, secondé par  Barbara de Muyser Lantwyck (vice-présidente), Sylviane Jacquet de Haveskercke (secrétaire générale), Jean Botermans (trésorier), Jean-Jacques David (secrétaire), Pierre Delhaise, Pierre-Edgar Detry, Christian Koninckx, Wendy Wiertz et Gustaaf Janssens (administrateurs). Le Roi en est le président d'honneur. Ils disposent d'un site Internet bilingue (www.musdyn.be) et leur adresse mail est musdyn@skynet.be .

3° Activités
L'Association Royale Dynastie et Patrimoine organise une réception de Nouvel An, des conférences et des visites d'expositions pour ses membres. Elle participe à la préparation d'expositions sur des membres de la famille royale (reine Astrid, roi Albert Ier, prince-régent Charles, p.ex.) ayant lieu au musée Bellevue ou au palais royal de Bruxelles.  Sa collection s'agrandit au fil des ans grâce à des dons. Et elle publie deux fois par an la revue "Museum Dynasticum" (30 euros/an pour abonnement).

Vous pouvez retrouver ici une liste des articles intéressants et objectifs parus dans cette revue au cours des dernières années :   www.musdyn.be/activites/revue-museum-dynasticum.html . Le comité de rédaction est présidé par Gustaaf Janssens (ancien responsable des archives du palais royal) et composé notamment de Baudouin D'Hoore (actuel conservateur des archives du palais royal), du marquis Olivier de Trazegnies, des historiens Christian Koninck et Olivier Defrance, etc. C'est donc une association culturelle et historique, et non patriotique (à ne pas confondre avec le Mouvement Dynastique).

4° Emile Vandewoude (1923-2013)
Profitons de cet article pour rendre hommage à Emile Vandewoude qui est décédé en 2013. Né à Louvain en 1923, il effectue des études de philosophie et lettres à l'UCL. Après avoir été en poste de 1952 à 1959 à Léopoldville auprès du gouvernement général du Congo, il devient archiviste stagiaire aux Archives Générales du Royaume de Belgique. En 1962, il est chargé d'organiser un service d'archives au palais royal :  il rassemble toutes les archives existantes dans un seul bâtiment et commence à en rédiger les inventaires. Dès 1963, le service est opérationnel et les premiers visiteurs peuvent y avoir accès pour effectuer des recherches historiques. Depuis 1967, les archives du palais royal constituent une section des Archives Générales du Royaume de Belgique. Après 26 ans d'activité au palais royal où il a été le premier archiviste professionnel, Emile Vandewoude part à la retraite en 1988. Mais il rejoint l'association "Le Musée de la Dynastie" où il fait partie du comité de rédaction de la revue "Museum Dynasticum" du premier numéro paru en 1989 à 2003.

Bravo à tous ces passionnés bénévoles pour leur travail au service de l'Histoire !

Cliquez ci-dessous sur "Asbl Dynastie et Patrimoine" pour avoir d'autres infos sur leurs activités.

lundi 4 novembre 2013

Activités royales en octobre 2013

19 audiences pour le roi Philippe :  le premier ministre Elio Di Rupo (reçu 3 fois), le président du MR Charles Michel, le président de Groen Wouter Van Besien, le président d'Inde Mukherjee, le président du FDF Olivier Maingain, le président du PS Paul Magnette, le président du Monténégro Vujanovic, la présidente de l'Open VLD Gwendolyn Rutten, le président du CDH Benoît Lutgen, le Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort, le ministre-président flamand Kris Peeters, ainsi que les ambassadeurs du Niger, Mali, Chypre, Tchad et Thaïlande.                

27 activités officielles pour le roi Philippe :  réception au palais provincial de Namur, visite du Trésor de Hugo d'Oignies (Namur), déjeuner de travail à Namur, déjeuner au palais royal en l'honneur du président indien, lancement d'Europalia Inde, soirée de gala pour les 150 ans de Solvay, hommage au ministre d'Etat Wilfried Martens, réception au palais provincial de Liège, visite de l'asbl La Lumière à Liège, déjeuner de travail à Liège, impression à Malines des premiers timbres à son effigie, match de football Belgique-Pays de Galles, réception à l'hôtel de ville de Gand, visite de la cathédrale Saint-Bavon à Gand, déjeuner de travail à Gand avec le secteur créatif, concert d'automne au palais royal, réception au palais provincial d'Arlon, déjeuner de travail à Arlon sur la mobilité en milieu rural, visite du campus de l'ULG à Arlon, visite sur les lieux de la catastrophe aérienne de Temploux, 75ème anniversaire de la Koninklijke Vlaamse Academie van België voor Wetenschappen en Kunsten, réception à l'hôtel de ville d'Eupen, déjeuner de travail à Eupen, séance académique pour les 40 ans d'autonomie de la communauté germanophone, réception à l'hôtel de ville de Bruges, déjeuner de travail à Bruges sur la criminalité transfrontalière, balade en bateau sur les canaux de Bruges.

28 activités officielles pour la reine Mathilde :    réception au palais provincial de Namur, visite du Trésor de Hugo d'Oignies (Namur), déjeuner de travail à Namur, visite de l'exposition "Bazar België" à Bruxelles, déjeuner au palais royal en l'honneur du président indien, lancement d'Europalia Inde, soirée de gala pour les 150 ans de Solvay, audience pour Sœur Angélique Namaika (Prix Nansen Refugee Award 2013), réception au palais provincial de Liège, visite de l'asbl La Lumière à Liège, déjeuner de travail à Liège, réception à l'hôtel de ville de Gand, visite de la cathédrale Saint-Bavon à Gand, déjeuner de travail à Gand avec le secteur créatif, pièce de théâtre sur la pauvreté intergénérationnelle, lancement du Plan National Sida pour la Belgique, conférence internationale de mode à Anvers, concert d'automne au palais royal, audience pour le Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi, réception au palais provincial d'Arlon, déjeuner de travail à Arlon sur la mobilité en milieu rural, visite du campus de l'ULG à Arlon, réception à l'hôtel de ville d'Eupen, déjeuner de travail à Eupen, séance académique pour les 40 ans d'autonomie de la communauté germanophone, réception à l'hôtel de ville de Bruges, déjeuner de travail à Bruges sur la criminalité transfrontalière, balade en bateau sur les canaux de Bruges.

2 activités officielles pour le roi Albert II :  remise des Prix Terre d'Avenir 2013 de la Fondation Reine Paola, 175ème anniversaire des éditions Bruylant.

O activité officielle pour les reines Paola et Fabiola.

40 activités officielles pour la princesse Astrid :  déjeuner au palais royal en l'honneur du président indien, réunion du conseil honoraire de l'International Paralympic Commitee, concert pour la Journée Européenne du Don d'Organes, concert d'automne au palais royal + 36 activités officielles lors de la mission économique en Angola et Afrique du Sud (réunion d'information de la délégation belge en Angola, réunion avec le ministre angolais de l'Economie, dépôt de fleurs au mausolée d'Aostinha Neto, rencontre avec le vice-président d'Angola, rencontre avec le président de l'Assemblée, dîner offert par le gouvernement angolais, conférence "Angola at a glance", Antwerp Diamond Networking Activity, réunion de travail avec la direction de Sonangol, activité de GSK Vaccines, cérémonie de signature de contrats, réception officielle belge, Power Dinner Energy, déjeuner VBO-FEB, réunion de travail avec Fundo Saberano de Angola, visite de TSE, réunion d'information de la délégation belge en Afrique du Sud, conférence "South Africa at a glance", ouverture du séminaire "The Belgian Network for Radiation Application in Healthcare", lunch organisé par l'AWEX, séminaire Kimberley Process Seminar, visite du Belgium Campus, remise de décorations, cérémonie de signature de contrats, rencontre avec APEC Alumini, réception officielle belge, réunion avec Kgalema Motlanthe, lunch offert par Kgalema Motlanthe, réunion avec Helen Zille, dîner sur la coopération universitaire Belgique/Afrique du Sud, visite d'un projet de Médecins Sans Frontières, drink sur le port d'Anvers, Linky Business and Academie through Innovation and Mobility, réception officielle belge, visite d'un fabricant de vin belge, visite du SA Agulhas II avec Alain Hubert).

2 activités officielles pour le prince Lorenz : déjeuner au palais royal en l'honneur du président indien, concert d'automne au palais royal.

11 activités officielles pour le prince Laurent :  visite du Home Paloke à Molenbeek-Saint-Jean, spectacle inaugural du nouveau bâtiment du théâtre de Liège, journée nationale des enfants atteints d'un cancer, 40ème International Filmfestival van Vlaanderen, ouverture de jardins potagers à Deurne, visite de l'entreprise de travail adapté Milavil à Vilvorde, visite du magasin de recyclage Televil à Vilvorde, concert d'automne au palais royal, soirée de gala de l'asbl Delphus, visite du salon de la famille à Marche-en-Famenne, concours du plus beau zinneke organisé par la Fondation Prince Laurent.

8 activités officielles pour la princesse Claire :  visite du Home Paloke à Molenbeek-Saint-Jean, spectacle inaugural du nouveau bâtiment du théâtre de Liège, rentrée académique du master en restauration du patrimoine culturel à Amay, 150ème anniversaire de la Maison d'Enfants Reine Marie-Henriette, concert d'automne au palais royal, soirée de gala de l'asbl Delphus, visite du salon de la famille à Marche-en-Famenne, concours du plus beau zinneke organisé par la Fondation Prince Laurent.

Récapitulatif des activités officielle de janvier à octobre (source : www.monarchie.be) :

Roi Philippe :   178 activités officielles + 44 audiences

Reine Mathilde :  153 activités officielles

Roi Albert II :   54 activités officielles + 63 audiences

Princesse Astrid :   87 activités officielles

Reine Paola :   53 activités officielles

Prince Laurent :   47 activités officielles

Princesse Claire :   37 activités officielles

Prince Lorenz :   24 activités officielles

Reine Fabiola :   20 activités officielles

lundi 14 octobre 2013

La princesse Luisa-Maria de Belgique



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(Article actualisé en août 2025)

Le mercredi 11 octobre 1995 à 9h20 naît le quatrième enfant d'Astrid et Lorenz à la Clinique Saint-Jean à Bruxelles :  Luisa-Maria (en souvenir de la mère de la reine Paola, décédée en 1989), Anna, Martine, Pilar, porte les titres de princesse de Belgique et d'archiduchesse d'Autriche-Este. A sa naissance, elle pesait 3,3 kg et mesurait 51,5 cm. Son parrain est son oncle, l'archiduc Martin d'Autriche-Este, et sa marraine est Melle Pilar Escriva de Romani, nièce de la reine Fabiola. Le baptême a lieu en privé au château de Laeken.

La princesse Luisa-Maria effectue ses études primaires et ses trois premières années secondaires en néerlandais au collège Sint-Jan Berchmans. En 2007, on apprend qu'elle a été hospitalisée à l'Hôpital Universitaire Onze Lieve Vrouw d'Alost après une visite avec son école d'un hall de skate-board.

A partir de septembre 2010, elle termine ses secondaires à la Sevenoaks School dans le Kent (Grande-Bretagne), un établissement fréquenté autrefois par son frère Amedeo.

Luisa Maria a ensuite étudié les sciences politiques et économiques à l'Université Mc Gill à Montréal au Québec à partir de septembre 2014.  Lors de leur voyage d'Etat au Canada en mars 2018, nos souverains retrouvent leur nièce Luisa-Maria lors de la réception offerte à la communauté belge vivant au Québec et lors de la visite de la Reine à l'université où elle étudie.

Après ces années au Canada, la princesse travaille dans un cabinet d'avocats à Londres, puis au sein d'Innesto Partners, la société fondée en 2024 par son frère Joachim à Bruxelles. 

                                

lundi 7 octobre 2013

Activités royales en septembre 2013

22 audiences pour le Roi :   le premier ministre Elio Di Rupo (reçu 4 fois), le vice-premier ministre Didier Reynders, le président du CD&V Wouter Beke, le président du parlement wallon Patrick Dupriez, le président du Kirghistan Almazbek Atambayev, le président du SPA Bruno Tobback, les coprésidents d'Ecolo Emilie Hoyos et Olivier Deleuze, le président de la NVA Bart De Wever, le président du conseil de la communauté française Jean-Charles Luperto, le sous-lieutenant Simon Derwael (Epée du Roi 2013), le président d'honneur du CIO Jacques Rogge, ainsi que les ambassadeurs d'Ouzbékistan, Sierra Leone, Grèce, Lesotho, Georgie, Etats-Unis, Oman et Koweït.

17 activités officielles pour le Roi :  cavalcade de Hanswijck à Malines, réception à l'hôtel de ville de Louvain, spectacle au centre culturel Het Depot (Louvain), déjeuner de travail au palais provincial de Louvain, réception au palais provincial de Wavre, accueil à l'hôtel de ville de Wavre, déjeuner de travail sur le développement économique du Brabant wallon, dîner à Laeken avec la présidente de Lituanie, concert en l'honneur de la présidence lituanienne de l'UE, réception au palais provincial de Mons, déjeuner de travail à l'hôtel de ville de Mons, réception au palais provincial d'Hasselt, rencontre avec les étudiants universitaires à la Oude Gevangenis (Hasselt), déjeuner de travail à l'hôtel de ville d'Hasselt, concert offert par l'Association de la Noblesse du Royaume de Belgique, réception au Museum aan de Stroom à Anvers, inauguration du Red Star Line Museum à Anvers.

25 activités officielles pour la Reine :   cavalcade de Hanswick à Malines, réception à l'hôtel de ville de Louvain, spectacle au centre culturel Het Depot (Louvain), déjeuner de travail au palais provincial de Louvain, réception au palais provincial de Wavre, accueil à l'hôtel de ville de Wavre, déjeuner de travail sur le développement économique du Brabant wallon, visite de l'exposition "L'Europe de Rubens" au Louvre-Lens, réception au palais provincial de Mons, déjeuner de travail à l'hôtel de ville de Mons, sommet United Nations Global Compact Leaders Summit à New York, dîner de gala au MoMa sur le respect des droits de l'enfant par le monde des affaires, rencontre avec le secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki-Moon, visite du centre d'opérations mondial d'Unicef à New York, table ronde avec le Global Compact Network Belgium, inauguration de l'exposition Magritte à New York, réception au palais provincial d'Hasselt, rencontre avec les étudiants universitaires à la Oude Gevangenis (Hasselt), déjeuner de travail à l'hôtel de ville d'Hasselt, audience pour le président d'honneur du CIO Jacques Rogge, concert offert par l'Association de la Noblesse du Royaume de Belgique, réception au Museum aan de Stroom à Anvers, inauguration du Red Star Line Museum à Anvers, conférence internationale sur la traite des êtres humains, matinée de réflexion sur les projets intergénérationnels.

0 activité officielle pour le roi Albert II, la reine Paola et la reine Fabiola.

7 activités officielles pour la princesse Astrid :   25ème édition des Musicales de Beloeil, 100ème anniversaire du centre de soins De Dennen à Malle, congrès international de la lèpre, congrès de la société européenne de gynécologie, concert de gala du service médical de la Défense, congrès national de la Société Saint-Vincent de Paul, réunion à Istanbul de l'Organisation Européenne pour la Recherche et le Traitement contre le Cancer.

5 activités officielles pour le prince Lorenz :  25ème édition des Musicales de Beloeil, dîner de gala des Demeures Historiques Européennes, visite des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique avec la princesse Gloria von Thurn und Taxis, visite de l'église Notre-Dame du Sablon avec la princesse Gloria von Thurn und Taxis, réunion à Istanbul de l'Organisation Européenne pour la Recherche et le Traitement contre le Cancer.

6 activités officielles pour le prince Laurent :  soirée de gala du comité de soutien de Flandre orientale de la Fondation Roi Baudouin, 80ème anniversaire de la Confédération Royale des Géomètres Experts, avant-première du film "La Nouvelle Nature Sauvage", mariage du prince Félix de Luxembourg, 1ère rencontre des agents de renseignement et d'action de la deuxième guerre mondiale, 100ème anniversaire de l'Institut Royal de Météorologie de Belgique.

3 activités officielles pour la princesse Claire :  concours international de roses nouvelles du Roeulx, soirée de gala du comité de soutien de Flandre orientale de la Fondation Roi Baudouin, 80ème anniversaire de la Confédération Royale des Géomètres Experts.

Récapitulatif de janvier à septembre 2013 (source : www.monarchie) :

Roi Philippe :   151 activités officielles + 25 audiences

Reine Mathilde :   125 activités officielles

Roi Albert II :  52 activités officielles + 63 audiences

Reine Paola :  53 activités officielles

Princesse Astrid :   47 activités officielles

Prince Laurent :  36 activités officielles

Princesse Claire :  29 activités officielles

Prince Lorenz :   22 activités officielles

Reine Fabiola :  20 activités officielles

lundi 30 septembre 2013

"Le règne d'Albert II" (Vincent Leroy)

                                                               

Passionné par l'histoire belge contemporaine, Vincent Leroy est l'auteur de huit autres ouvrages consacrés au roi Albert II, au poète Emile Verhaeren, au prince-régent Charles, à la reine Paola, aux 180 ans de la Belgique, à la princesse Astrid, au prince Laurent et à la princesse Claire.

Au terme des 20 ans de règne d'Albert II, beaucoup de choses ont déjà été écrites sur son enfance, sa vie de couple, sa famille, ses passions, son sens du contact, son humour. Aussi Vincent Leroy a choisi de s'intéresser uniquement à son rôle politique de 1993 à 2013, notamment à travers une analyse de ses discours, ses audiences, ses initiatives et ses contacts avec les responsables politiques.

Suite au décès du roi Baudouin en 1993, son frère cadet Albert, âgé de 59 ans, monte sur le trône à la surprise générale. Vingt ans plus tard, il abdique, pour raison de santé, au profit de son fils le prince Philippe. Quel bilan peut-on tirer de ses 20 ans de règne?

Contrairement à ses cinq prédécesseurs, Albert II a régné sur un Etat fédéral dont il a signé la nouvelle Constitution le 17 février 1994. La fédéralisation accrue de la Belgique a pour conséquence l'affaiblissement du pouvoir royal :  en effet, des compétences glissent au fil des ans vers les régions et les communautés, sur lesquelles le souverain n'a aucune influence directe. Parallèlement, de plus en plus de décisions politiques se prennent à l'Union Européenne et à l'Otan.

Pas nostalgique (du moins publiquement) de la Belgique unitaire, Albert II s'est adapté à cette évolution et estimait que la priorité de sa tâche était désormais de veiller à la cohésion et l'unité du pays. C'est le sujet qui est revenu le plus souvent dans ses discours. Afin d'accroître le dialogue et la compréhension, il encourageait la maîtrise des langues étrangères et les initiatives pour faire découvrir la culture des autres communautés.

Le Roi ne s'est pas autant mêlé de politique que son frère, et a travaillé en parfaite harmonie avec les cinq premiers ministres de son règne. Il n'a jamais reçu aucun représentant de l'extrême-droite, et a condamné, à plusieurs reprises, le racisme et la xénophobie. Bien que croyant et pratiquant, il a relégué la religion au domaine privé, et a signé les lois sur l'euthanasie et le mariage homosexuel. Par ailleurs, il a poursuivi le combat du roi Baudouin contre la traite des êtres humains.

Mais à deux reprises, Albert II est entré dans l'arène politique et s'est imposé comme le "Père de la Nation" :  lors de l'affaire Dutroux en 1996 et durant les crises politiques de 2007 à 2011. Lorsque la Belgique est restée un an et demi avec un gouvernement en affaires courantes, il a fait preuve de beaucoup de patience pour trouver des solutions. Son discours du 21 juillet 2011 a marqué les esprits par son irritation à l'égard de la crise politique.

En politique étrangère, Albert II est un Européen convaincu qui estime que le système fédéral belge peut être un exemple pour la construction européenne. Il accorde beaucoup d'importance à la place de Bruxelles comme capitale de l'Europe, à l'image de notre pays à l'étranger, et à nos anciennes colonies d'Afrique centrale.

Tout au long de ses 20 ans de règne, le Roi a pu compter sur le soutien de la reine Paola, qui a cependant toujours voulu rester à l'arrière-plan et ne pas être plus médiatique que son époux. Seule exception :  lors de l'affaire Dutroux en 1996, elle a été associée à ses audiences et initiatives. Et c'est ensuite elle qui a poursuivi le combat sur le long terme pour la recherche des enfants disparus, et contre leur exploitation sexuelle et la pédopornographie sur Internet. Dans le domaine social, la Fondation Reine Paola a également apporté son aide aux jeunes en difficulté et aux enseignants. Vrai mécène, la Reine a fait rénover toutes les demeures royales et a introduit l'art contemporain au palais royal.

Une des réussites d'Albert fut de se réconcilier avec la branche d'Argenteuil. La page est désormais bien tournée sur les querelles d'autrefois, et les princesses Léa et Esméralda apparaissent aujourd'hui régulièrement aux côtés de la famille royale.

Par contre, alors qu'il a vanté la famille dans plusieurs discours et déclaré en 2013 que "la famille royale doit, en toutes circonstances, donner l'exemple", une majorité de Belges ne comprend pas pourquoi il a coupé tout contact avec sa fille illégitime Delphine Boël alors que cette paternité a été rendue publique. Ses relations avec ses fils les princes Philippe et Laurent n'ont pas toujours été bonnes non plus. Mais en décidant d'abdiquer, Albert II a donné une belle preuve de confiance à l'égard du prince héritier, impatient de monter sur le trône.

Durant les dernières années de son règne, le coût de la monarchie, son manque de transparence financière, les frasques du prince Laurent, les fondations privées créées par la reine Fabiola, les erreurs de communication du Palais ont suscité de nombreuses critiques, en particulier au nord du pays où la monarchie est moins populaire. La famille royale y est présentée par la NVA (premier parti de Flandre) comme francophone et alliée du PS d'Elio Di Rupo, un premier ministre soutenu très publiquement par Albert II.

Le roi Baudouin disait :  "Mon frère, c'est du solide", et il avait raison. Tout en respectant l'ordre de la succession au trône, Albert II était la personne adéquate pour accompagner une Belgique devenue fédérale vers le XXIème siècle, et pour dépoussiérer une monarchie un peu terne et austère sous le règne précédent. Grâce à sa simplicité, sa bonhommie, son sens du contact et son humour, Albert II a touché le cœur des Belges et est devenu aussi populaire que son défunt frère. Il fut bien plus qu'un "roi de transition" et a réussi pleinement son règne.

Pour commander directement ce livre (10 euros + frais de port) :   www.imprimages.be/catalogue/biographies/le-regne-d-albert-ii-detail

mardi 24 septembre 2013

La princesse Esmeralda de Belgique

                                           

Dernier enfant de Léopold III et Lilian, la princesse Marie-Esméralda, Adélaïde, Liliane, Anne, Léopoldine de Belgique naît le 30 septembre 1956 au château de Laeken. Son parrain est son demi-frère Albert et sa marraine est la princesse Adélaïde de Luxembourg. Esméralda est une référence au site de l'Esméralda au Venezuela. Lorsque le roi Léopold III le visita au début des années 50, il fut tellement impressionné qu'à son retour, il dit à son épouse que s'ils avaient un jour une autre fille, il aimerait lui donner ce prénom.

En 1959, le gouvernement belge demande à Léopold III, Lilian et leurs trois enfants de quitter Laeken. Après un an de travaux, ils emménagent en 1961 au domaine royal d'Argenteuil où Marie-Esméralda va vivre pendant 20 ans :   "J'ai vraiment eu une enfance de conte de fée dans un château avec un grand parc et des tas d'animaux. J'ai étudié à la maison avec des professeurs particuliers. Nous avions une vie familiale, sans protocole. Mes parents voyageaient beaucoup et m'emmenaient avec eux ; c'est une merveilleuse éducation pour un enfant. Mon père faisait chaque année une expédition au bout du monde. Il me faisait rêver et voyager avec lui. Je connaissais par cœur les fleuves d'Amazonie, mieux que les provinces belges. On se disait tout et puis nous n'avions pas besoin de parler ; le regard suffisait... Nous avons fait des voyages à deux en Afrique et dans les Caraïbes. Il m'enseignait les arbres, la nature, la vie" (interview dans la revue "Dynastie" en 1985).

Voici une photo de Pâques 1962 à Argenteuil. Da gauche à droite : la princesse Marie-Christine, la princesse Marie-Esméralda, le prince Alexandre, le roi Léopold III, la reine Elisabeth (décédée en 1965) et la princesse Lilian.

                   

Les vacances se passent au château de Ciergnon dans les Ardennes (jusqu'à la fin des années 60), mais aussi dans les deux résidences secondaires achetées par ses parents :  le châlet d'Hinteriss en Autriche et la maison de Biot dans le sud de la France. Du 9 au 22 novembre 1970, Léopold III et Lilian font découvrir les Etats-Unis à leurs deux filles. Et en 1972, tous les quatre se rendent à Mexico pour le championnat mondial de course cycliste au cours duquel Eddy Merckx bat le record mondial de vitesse. Trois ans plus tard, elle baptise le car-ferry "Prinses Marie-Esmeralda" au chantier d'Hoboken.

                                        

Esmeralda m'avait confié lors d'une interview par mail :   "Etant adolescente, je voulais devenir comédienne. J'adorais le théâtre et le cinéma, et je pensais sérieusement entreprendre cette carrière. Puis, j'ai choisi d'étudier le droit aux facultés Saint-Louis de Bruxelles avec l'idée de devenir avocate. Après la deuxième candidature, j'ai décidé de faire une licence en communication sociale (journalisme) à Louvain-la-Neuve de 1977 à 1979. L'écriture et les voyages sont des passions que j'ai pu satisfaire dans la profession de reporter. Même si mes parents n'ont pas été épargnés par la presse, ils n'ont jamais essayé de me dissuader. Mon père m'a déclaré à l'époque :  "Si tu agis avec rigueur et honnêteté, le journalisme est l'un des plus beaux métiers du monde". Je garde de très bons souvenirs de mes études. Les autres étudiants étaient originaires de différents pays, notamment d'Amérique latine, et nous entretenions d'excellents rapports. J'ai effectué un stage d'un mois à "La Libre Belgique", durant lequel je suis passée par tous les services du journal, à l'exception de la politique intérieure. J'ai choisi d'écrire ma thèse de fin d'études sur le rôle de la presse dans l'affaire Empain, ce qui m'a passionné. Mes études terminées, j'avais envie de devenir grand reporter et de parcourir le monde. Je n'envisageais pas de travailler dans l'audiovisuel, je préférais la presse écrite".

Esmeralda m'a ensuite raconté le début de sa carrière professionnelle :   "Je suis partie à Paris en 1980 comme stagiaire au "Figaro Magazine", dirigé à l'époque par Louis Pauwels. Je souhaitais partir à l'étranger qui offrait, pour moi, une plus grande liberté d'action et la possibilité de travailler comme n'importe quelle autre journaliste. C'était passionnant pour moi de me trouver au sein d'un magazine d'un tel renom avec des journalistes de grande envergure. Je me souviens des réunions de rédaction durant lesquelles Louis Pauwels demandait à chacun de donner des idées de reportages. Chaque journaliste, y compris stagiaire, avait son temps de parole et il valait mieux présenter un bon projet devant le patron! Je suis restée un an et j'ai eu l'occasion de signer plusieurs articles dont une interview d'Axel Springer, le grand patron de presse allemand. C'était la première fois que j'habitais seule dans un appartement et que je devais me débrouiller sans l'aide de personne. Mon père est venu habiter plusieurs jours dans mon appartement et ma mère venait souvent passer une journée à Paris et déjeuner avec moi. De toute façon, je revenais à Argenteuil pour de nombreux week-ends".

La princesse Esmeralda apparaît aux côtés de la famille royale belge lors des funérailles de son oncle le prince-régent Charles (juin 1983), de son père le roi Léopold III (septembre 1983) et de son demi-frère le roi Baudouin (août 1993), ainsi qu'au mariage d'Astrid et Lorenz (septembre 1984). Esmeralda succède à son père à la présidence du Fonds Léopold III pour l'exploration et la conservation de la nature (elle en était déjà la vice-présidente), et accompagne sa mère lors de sa dernière apparition publique en 1993 (voir ci-dessous).

                                          

La princesse m'a confié par mail au sujet de Léopold III :   "Je garde des souvenirs forts et tendres de mon père. Une grande complicité nous liait l'un à l'autre. Durant l'été 1983, dans le sud de la France, nous avons fait de nombreuses promenades ensemble et nous avons eu de longues conversations. Il avait une personnalité très riche. Amoureux de la nature, passionné par les sciences, les mathématiques, la photographie, amateur de sports, de musique, de lecture, il avait un esprit curieux et ouvert. Il était tolérant et épris de justice. Il aimait la musique classique, particulièrement Mozart, mais aussi les opéras de Strauss, le jazz, les Beatles, Jacques Brel et la musique latino-américaine. Il aimait le cinéma, films policiers et d'aventure, et le théâtre. Il allait souvent voir des pièces à Paris. Ses lectures : biographies, livres scientifiques, récits d'explorateur. Toute sa vie, mon père a été un grand sportif : il montait à cheval, pratiquait la natation, le golf, l'alpinisme, la marche et fut un passionné de moto et de voiture de sport".

Continuons l'évocation de sa carrière de journaliste de 1980 à 1998 :   "Après le stage au "Figaro Magazine", je suis restée à Paris et j'ai collaboré, en free lance, à de nombreux magazines français, allemands, italiens et espagnols, réalisant des interviews du monde du spectacle, des arts, des sciences et des entrepreneurs. J'ai écrit sous le nom "Esméralda de Belgique" et aussi "Esméralda de Réthy". Mon nom m'a ouvert quelques portes, bien entendu, mais parfois c'était un inconvénient et finalement, ce qui compte, c'est le professionalisme que l'on doit prouver sur le terrain. J'ai eu la chance d'interviewer des hommes de sciences comme l'Américain Robert Gallo ou le chirurgien Michael Debakey, des stars tels qu'Anthony Quinn, John Cassavetes, Brigitte Bardot, des grands sportifs tels que Bjorn Borg, des chefs d'entreprise comme Enzo Ferrari ou Axel Springer... J'ai adoré la ville de Paris où j'ai habité 16 ans (car j'ai également résidé à Milan en Italie pendant plusieurs mois). A Paris, j'aimais flâner dans les rues ou sur les quais de la Seine, entrer dans les librairies de quartier, visiter et revisiter les musées comme, par exemple, celui consacré à Rodin, prendre un brunch le dimanche au café Flore sur le boulevard Saint-Germain, et surtout être en compagnie de mes amis. J'ai exercé mon métier de journaliste jusqu'en 1998, date à laquelle j'ai quitté Paris pour Londres où je me suis mariée. Mon premier héros de journalisme était un grand écrivain :  Joseph Kessel. Grâce à Marcel Jullian qui fut son ami, j'ai eu la chance de posséder un exemplaire dédicacé de son livre sur l'aviateur Jean Mermoz. J'ai toujours admiré les grands reporters comme Oriana Fallaci ou Marie Colvin, assassinée il y a peu".

Sur son premier livre :   "J'avais préparé un article de presse sur les 50 ans de la Maison Dior en 1997 et, pour ce faire, interviewé de nombreuses personnes qui avaient connu Christian Dior et qui avaient travaillé avec lui. J'ai découvert tellement d'anecdotes et d'informations que j'ai pensé que cela valait la peine d'écrire un livre".

Le 5 avril 1998, on apprend dans la soirée le mariage à Londres de la princesse (41 ans) et du professeur Salvador Moncada (53 ans) qu'elle avait rencontré lors d'un symposium de la Fondation Cardiologique Princesse Lilian. Si aucune image ou photo n'a été diffusée à l'époque, l'annonce par le Palais de la présence d'Albert II à la cérémonie aux côtés de la princesse Lilian suffit à démontrer que le Roi avait réussi, en cinq ans de règne, à améliorer les relations entre les branches de Laeken et d'Argenteuil. Le prince Alexandre et la princesse Léa, la princesse Marie-Gabrielle de Savoie, et le vicomte Yves de Jonghe d'Ardoye d'Erp assistent également à la cérémonie.

Dans son livre "Le mythe d'Argenteuil : demeure d'un couple royal", le professeur Michel Verwilghen, proche de la princesse Lilian, confie :  "En fin de journée, l'avion de la Force aérienne belge ramena à Bruxelles le roi Albert et sa belle-mère. Celle-ci revint à Argenteuil, enchantée de sa journée. Elle raconta à ses proches les menues péripéties et les temps forts de la noce, en insistant sur le bonheur qui irradiait le visage de Marie-Esméralda et sur la cordialité des conversations entre Albert II et elle-même, durant le déplacement aérien et lors de la réunion festive londonienne".

Né au Honduras en décembre 1944, Salvador Moncada a quitté son pays natal après ses études de médecine. Il rejoint à Londres le département de pharmacologie dirigée par John Vane, prix Nobel, où il obtient un doctorat en pharmacologie en 1973. Il achève un doctorat en sciences en 1983 et acquiert entretemps la nationalité britannique. Il poursuit ses travaux au laboratoire de recherche Wellcome, où il est nommé directeur de recherche. En 1995, il crée à l'Université de Londres le Cruciform Project for strategie medical research, dont il est le directeur. En 1998, il avait déjà publié près de 700 articles scientifiques et était docteur honoris causa de treize universités européennes et américaines, dont celle d'Anvers.

La princesse Marie-Esméralda confie en 2006 à la journaliste Emmanuelle Jowa :   "Je suis arrivée à Londres la veille de mon mariage, un peu avec des pieds de plomb. C'était tard dans ma vie, j'avais 40 ans. La plupart de mes amis habitaient Paris où j'avais vécu tant d'années. Donc je suis arrivée le 4 avril et je me suis mariée le 5! C'était en 1998. J'ai mis un an à m'habituer à Londres. Mon mari avait un loft au bord de la Tamise. Ensuite ma fille est née et on a cherché autre chose. C'était un peu hard sur la rivière pour les enfants...".

Esmeralda devient maman le 4 août 1998 en mettant au monde à Londres une petite fille prénommée Alexandra. Cette naissance ne sera rendue publique que quelques mois plus tard. Le prince Alexandre est le parrain de sa nièce. Les deux couples sont invités en décembre 1999 au mariage de Philippe et Mathilde.

En décembre 2000, le roi Albert et la reine Paola, le prince Alexandre et la princesse Léa, le professeur Salvador Moncada et la princesse Esmeralda inaugurent ensemble au palais des Beaux-Arts de Bruxelles une exposition de photos sur les expéditions scientifiques de Léopold III. C'est la première fois depuis très très longtemps que le souverain pose aux côtés de son demi-frère et sa demi-soeur pour la presse! Un an plus tard, les princesses Esmeralda et Astrid inaugurent la nouvelle salle du Musée de la Dynastie à Bruxelles dédiée au roi Léopold III.

Le 21 mai 2001, Esmeralda donne naissance à Londres à Leopoldo. Un bel hommage à son père Léopold III (qui aurait eu 100 ans en 2001), suivi d'un o final marquant les origines latines de Salvador Moncada. Aucune photo du bébé n'est diffusée.

cover 'Léopold III, mon père'Fin 2001, alors que sa mère est hospitalisée aux Cliniques Universitaires Saint-Luc, la princesse présente à la presse son album-photos "Léopold III, mon père" (contenant 280 photos), paru aux éditions Racine :    "Jusqu'ici, on a toujours montré un seul aspect de sa personnalité, celle du chef d'Etat. En lisant ce qu'on écrivait sur lui, j'avais parfois l'impression qu'on parlait de quelqu'un d'autre. Il y avait des choses qui me blessaient. Je voulais avec ce livre donner un aperçu de l'homme et du père. Ne pas parler de son règne ou de la Question Royale, mais montrer ses centres d'intérêt, sa passion pour les sciences, la nature, la mécanique. Cela a été un immense plaisir de me remémorer tant de moments de bonheur de mon enfance. La tendresse, la complicité d'une fille avec son père. Le résultat est un livre très personnel, un peu comme si je feuilletais mon album de famille. C'était un père très présent et très attentif, surtout envers moi. J'étais son sixième enfant. J'ai été privilégiée car il avait plus de temps à ce moment pour ses enfants. Mais il était né pour être roi. Il l'a fait avec tout son cœur et toute sa tête. Après, il a pu se consacrer pleinement à ses passions. Mais les deux étaient indissociables".

Le 7 juin 2002, la princesse Lilian décède paisiblement dans sa chambre du domaine royal d'Argenteuil. Ses funérailles ont lieu en l'église Notre-Dame de Laeken où elle est inhumée contre sa volonté dans la tombe de son époux et de la reine Astrid.

En septembre, le premier ministre Guy Verhofstadt envoie une lettre aux trois héritiers de la princesse Lilian pour les informer que l'Etat belge reprenait la jouissance du domaine royal d'Argenteuil et que le ministère fédéral des Finances assurerait le retour au château de Laeken des meubles appartenant à l'Etat et empruntés en 1960. Alexandre et Esmeralda proposent alors à Anne Quevrin, la présentatrice de l'émission "Place Royale" (RTL-TVI), de venir filmer pour la postérité le domaine et l'intérieur du château. C'était la première fois qu'une équipe de télévision était autorisée à y pénétrer.

La princesse Esmeralda confie à "La Libre Belgique" en septembre 2002 :   "Argenteuil est une propriété d'Etat, mais je voudrais que le domaine continue à témoigner de mes parents. Dans les souvenirs de ma mère, j'ai notamment découvert qu'en 1989, elle avait reçu aux Etats-Unis le Prix Giovanni Lorenzini pour son soutien à la recherche médicale et elle avait été, la même année, faite membre du Royal College of Physicians of London. C'est une reconnaissance prestigieuse que trois femmes seulement ont obtenue. Elle n'en a jamais parlé. Je pense que tout cela ne devrait pas disparaître et qu'Argenteuil devrait rester un lieu, ouvert au public, de colloques scientifiques ou de manifestations culturelles et garder une trace de ce que mes parents ont réalisé : mon père pour l'environnement, ma mère pour la science. Mon frère et moi sommes d'autant plus prêts à nous battre pour cela qu'Argenteuil, où ils ont emménagé en 1961, a été recréé par eux. Mon père a été déchiré de quitter Laeken où il avait tant de souvenirs. Maman a donné une âme à Argenteuil. Elle a voulu en faire quelque chose de différent et de chaleureux, mais qui ne le dépayse pas trop".

Elle ne sera pas entendue. A la demande de Vincent Pardoen, l'intendant de la Liste Civile du Roi, le transfert des objets et meubles d'Etat d'Argenteuil vers Laeken a lieu à la mi-octobre 2002 sur base des trois inventaires rédigés en 1961, 1973 et lors de la succession de Léopold III. N'ayant pas la place pour entreposer tout le reste, les trois héritiers sont obligés de vendre aux enchères meubles, objets, argenterie et robes au cours de l'année 2003. Huit mètres cubes de documents historiques sont transférés aux archives du palais royal, tandis que les archives et photographies concernant les expéditions scientifiques de Léopold III seront conservées à l'Institut Royal des Sciences Naturelles, où se trouve le siège du Fonds Roi Léopold III pour l'exploration et la conservation de la nature. Si elle n'a pu empêcher la vente d'Argenteuil, la princesse Esmeralda rachète le châlet d'Hinteriss (Autriche) de sa mère.

En 2004, Esmeralda est attaquée par sa sœur Marie-Christine dans son autobiographie intitulée "La brisure" :  "Esméralda a toujours partagé avec ma mère une froideur certaine dans les rapports humains (...) En grandissant, Esméralda deviendra très proche de notre père. Je croyais qu'on était dans le même camp et qu'elle prenait mon parti. Moi, je prenais toujours le sien. Bien plus tard, quand j'ai quitté Argenteuil, j'ai appris qu'elle m'avait trahie. Quand je me demandais comment les parents avaient appris que je voyais tel garçon ou que j'avais été dans telle boîte de nuit, en vérité, c'était Esméralda. Pour être dans les bonnes grâces des parents, elle me trahissait, sans que je ne m'en sois jamais rendu compte!".

La princesse critique à nouveau sa sœur dans une interview accordée à "Point de Vue" :  "J'étais jalouse d'Esméralda. Elle avait l'air plus aimée. Je me souviens d'une fois où mon père a pris un bain avec elle et ils ont joué avec les canards. Il n'a jamais fait cela avec moi au même âge. Quand ils jouaient aux cartes dans le bureau de mon père, ils me faisaient bien sentir que je n'étais pas la bienvenue. Eddy Merckx était le héros d'Esméralda, alors ils l'ont invité à Argenteuil. A juste titre. Mais on n'invitait jamais mes héros, comme Nastase, Alain Delon et Jackie Stewart. J'avais l'impression que tout ce que faisait Esméralda était bien, et moi, tout ce que je faisais était mal. En particulier aux yeux de ma mère. Peut-être que je ressemblais à mon père et qu'elle ressemblait à ma mère, extérieurement comme intérieurement".

Esmeralda ne répond pas publiquement aux critiques de sa sœur et fait publier fin 2004 aux éditions Racine les carnets de voyages de son père. Cet ouvrage d'un peu plus de 500 pages est composé des notes rédigées par le souverain lors de ses voyages de 1919 à son accession au trône en 1934 d'une part, et après son abdication de 1951 d'autre part.

La princesse devient en 2005 la présidente d'honneur de Delphus. Cette association est née dans les années 90 sous l'impulsion de personnes s'inquiétant de la protection de la nature, en particulier du sort des dauphins en captivité. Elle finance des programmes de delphinothérapie destinés à des enfants souffrant de dysfonctionnements physiques ou psychiques. Quant au Prix Delphus, il aide des jeunes chercheurs dans leurs travaux sur les dauphins.

A l'occasion de ses 50 ans en septembre 2006, Esmeralda effectue un voyage en Tunisie avec 36 proches, et confie au magazine français "Point de Vue" :   "Ma belle-soeur Lilian, la sœur de mon mari, fêtait ses 60 ans. La fille de mon mari, Claudia, ses 40 ans et moi, mes 50 ! Nous nous sommes dits : organisons un 40-50-60 dans un cadre exceptionnel, le désert tunisien que j'adore. Mon grand ami, le prince Fayçal de Tunisie, en vrai magicien, m'a été d'une aide précieuse en arrangeant un séjour à Tozeur, un petit break de cinq jours, ensoleillés à tous les points de vue... Je n'oublierai jamais la beauté des dunes au crépuscule, la gentillesse des gens et leur sens de l'hospitalité. Je n'ai pas le temps de m'appesantir sur mon âge. Mes enfants sont encore très jeunes (Alexandra a 8 ans et Leopoldo 5 ans) et je ne peux pas me permettre de manquer d'énergie. Je veux rester une maman moderne et dynamique. Et puis, je n'ai pas le sentiment que les choses se ralentissent, tout continue, je déborde de projets. Passionnée d'écriture, j'ai été journaliste durant plus de 20 ans, j'ai beaucoup travaillé sur un nouveau livre qui va rassembler les plus belles photos de mon père, le roi Léopold III, et qui sort fin octobre. J'ai également mis au point une exposition à Waterloo sur ce même thème. J'ai choisi les clichés, écrit les légendes, assuré la présentation. Je m'occupe, en outre, du Fonds Léopold III qui lutte pour la préservation de la nature. Les questions d'environnement me préoccupent beaucoup. Je vis à l'étranger à Londres et je me rends compte que pour tous mes compatriotes vivant hors de notre pays, la Belgique et la monarchie envisagée comme ciment de l'unité nationale demeurent des valeurs extrêmement importantes. D'ailleurs, Philippe et Mathilde, mes neveu et nièce, forment un couple plein d'énergie et ils font de leur mieux pour donner de la Belgique une image jeune et belle".

La princesse a la douleur de perdre son frère le prince Alexandre, décédé le 29 novembre 2009 d'une embolie pulmonaire foudroyante dans sa résidence de Rhode-Saint-Genèse, où elle logeait à chacune de ses visites en Belgique depuis la vente d'Argenteuil. Tous deux étaient très attachés au souvenir de leurs parents. Elle me confia quelques mois plus tard :   "Son mariage avec Léa a été une source de grand bonheur dans sa vie. Il aimait énormément ses deux enfants et elle a organisé autour de lui un cocon familial et un environnement chaleureux pendant 20 ans".
                                                          


Photo prise en 2006 lors de l'inauguration de la reconstitution du bureau du roi Léopold III au musée communal de Waterloo, en présence du coureur cycliste Eddy Merckx (à l'arrière-plan).


                               




Les Editions Racine publient, en décembre 2010, le nouveau livre de la princesse :  "Terre! Agissons pour la planète, il n'est pas trop tard". Pour cet ouvrage, elle a repris son métier de journaliste et interviewé 17 personnalités sur l'état de la planète.

En février 2011, la RTBF diffuse "Léopold III, mon père", un documentaire de 90 minutes de Nicolas Delvaulx auquel Esmeralda a collaboré. On la suit sur les traces de son père à Eton, Hirschtein, Argenteuil et Hinteriss.

A l'occasion du dixième anniversaire de sa mère en 2012, Esmeralda sort des dizaines de photos (dont beaucoup sont inédites) des archives familiales pour en faire un très bel album-photos. Il montre une princesse Lilian active et élégante en toutes circonstances, tant en public qu'en privé. Elle avait le physique, la classe et le glamour d'une star de cinéma des années 50. Les textes biographiques et objectifs de cet album-photos ont été écrits par le journaliste et écrivain Patrick Weber, mais on reste un peu sur sa faim car il y a peu d'infos exclusives.

Depuis 2010, le roi Albert II convie les princesses Léa et Esmeralda, et leur famille respective, à la messe des défunts de la dynastie chaque année en février en l'église Notre-Dame de Laeken. Cette présence montre que la page est bel et bien tournée sur les tensions d'autrefois entre les branches de Laeken et d'Argenteuil.

Projets de la princesse pour 2014 :  la collaboration à un documentaire de Nicolas Delvaulx sur ses grands-parents paternels Albert Ier et Elisabeth, et la sortie d'un nouvel ouvrage aux éditions Racine.

Bon anniversaire Madame et merci pour la confiance que vous accordez à ce blog.