lundi 27 mai 2013

"Les 75 ans de la reine Paola" (Vincent Leroy)

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Sortie en 2012, cette biographie de la reine Paola est toujours disponible en version papier au prix de 10 euros + frais de port via le site des Editions Imprimages (www.imprimages.be/catalogue/biographies ).

Présentation de l'ouvrage :   Issue de l'aristocratie italienne, Paola Ruffo di Calabria naît en 1937 à Forte dei Marmi. Son enfance est marquée par la deuxième guerre mondiale et le décès de son père. En 1958, le destin de Paola bascule :  elle rencontre le prince Albert de Belgique. C'est le coup de foudre. Un an plus tard, ils se marient et auront trois enfants. Ils connaîtront ensuite une longue crise conjugale. Suite au décès du roi Baudouin en 1993, Albert II monte sur le trône et Paola devient la sixième reine des Belges. L'auteur nous explique toutes les initiatives de la souveraine dans le domaine socio-culturel :  restauration des demeures royales, la Fondation Reine Paola, l'art contemporain, Child Focus, etc.

Présentation de l'auteur :   Passionné d'histoire belge contemporaine, Vincent Leroy est publié, pour la première fois, en 2005. Il est l'auteur de huit ouvrages :
     - "Chroniques du règne d'Albert II", éditions Azimuts, 2005, ré-actualisé en 2006 (épuisé)
     - "Le poète belge Emile Verhaeren", éditions Azimuts, 2006 (épuisé)
     - "Le prince Charles de Belgique", éditions Imprimages, 2007
     - "Les 70 ans de la reine Paola", éditions Imprimages, 2008
     - "Le prince Laurent et la princesse Claire de Belgique", éditions Imprimages, 2009
     - "Les 180 ans de la Belgique", éditions Imprimages, 2010
     - "La princesse Astrid de Belgique", éditions Imprimages, 2011
     - "Les 75 ans de la reine Paola", éditions Imprimages, 2012

L'avis de bloggeurs sur "Les 75 ans de la reine Paola" :

Tania :  http://textespretextes.blogs.lalibre.be/archive/2013/01/18/la-robe-de-la-reine.html

Apolline :  http://editionsdelermitage.skynetblogs.be/archive/2012/09/06/le-s75-ans-de-la-reine-paola.html

L'avis du journaliste Luc Beyer de Ryke (ancien présentateur du journal de la RTBF) sur "Les 75 ans de la reine Paola" :    

http://probelgicahainaut.blogspot.be/2013/01/les-75-ans-de-la-reine-paola-par.html

lundi 20 mai 2013

La princesse Astrid et la recherche scientifique

                                                                     
(Article actualisé en juillet 2017)

A quand remonte son intérêt pour la recherche scientifique? En décembre 2000, la princesse devient présidente d'honneur de la Fondation Médicale Reine Elisabeth , créée en 1926 par son arrière-grand-mère afin de soutenir la recherche dans les neurosciences.

"Les moyens financiers de cette fondation ont, depuis lors, été sérieusement augmentés et maintenant, cette fondation s'est surtout orientée vers le soutien des projets de la recherche fondamentale médicale dans les différentes universités du pays (alzheimer, épilepsie, sclérose en plaques, ...). Personnellement, je pense que cette fondation gagne indubitablement à être connue et soutenue du grand public car, selon moi, la recherche fondamentale forme une des grandes richesses de notre pays et il faut essayer d'éviter la fuite des cerveaux, ce qui est peut-être encore trop le cas. Trop de nos jeunes talents, aussi bien dans le domaine de la médecine que dans celui des sciences pures, préfèrent embrasser une carrière scientifique à l'étranger, surtout aux Etats-Unis, où ils peuvent travailler dans des conditions optimales et où ils disposent souvent de moyens presque illimités", confia-t-elle à l'hebdomadaire "La Libre Match".

En 2003, la princesse accepte la présidence d'honneur de l' European Organisation for Research and Treatment of Cancer (EORTC). Cette association internationale, dont le siège se trouve à Bruxelles, a été fondé en 1962 par un nombre de cancérologues européens renommés. Leurs objectifs sont de diriger, développer, coordonner et stimuler la recherche contre le cancer en Europe. En 2006, Astrid devient présidente d'honneur des Fonds scientifiques et médicaux de la Fondation Roi Baudouin.

Ces trois présidences d'honneur l'amènent à de nombreux contacts avec le monde scientifique et médical qu'il serait exhaustif de tout citer. Prenons l'exemple de l'année 2007 :  visite du service oncologie du Centre Hospitalier de Mouscron, remise du Prix Van Gysel pour la recherche biomédicale, leçon inaugurale au Collège de France à Paris du professeur Guy Orban (membre du comité scientifique de la Fondation Médicale Reine Elisabeth, nommé titulaire de la chaire européenne pour l'année académique 2006/2007), visite du laboratoire du professeur Yvette Michotte (VUB) subsidié par la Fondation Médicale Reine Elisabeth, assemblée générale de l'European Organisation for Research and Treatment of Cancer, visite du service de neuro-oncologie pour enfants de l'Hôpital Universitaire de Louvain, remise des bourses 2007 de la Fondation Médicale Reine Elisabeth et des Fonds scientifiques et médicaux de la Fondation Roi Baudouin, conférence "La révolution biologique" par le Prix Nobel Christian de Duve à l'occasion de son 90ème anniversaire, découverte de l'IRM préopératoire du Centre Hospitalier Universitaire du Sart-Tilman à Liège, visite de projets à l'Université d'Anvers soutenus par la Fondation Médicale Reine Elisabeth.

L'année suivante, on la voit s'intéresser au Télévie, au Plan National contre le Cancer, à la Fondation Saint-Luc, à l'Institut de Duve, à la Fédération for Spina and Bifida and Hydrocephalus, au Centre National de la Sclérose en Plaques, etc. En 2009, elle enregistre un message d'encouragement pour le site Internet de RaDiOrg.Be (Rare Diseases Organisation Belgium) qui coordonne 80 associations belges pour des maladies orphelines.

Dans le discours qu'elle a prononcé lors de la remise des prix scientifiques en 2009, la princesse a notamment déclaré :

"C'est avec grand plaisir que je prends la parole aujourd'hui sur un sujet qui me tient à coeur :  la recherche scientifique et la mobilité internationale.

Un proverbe africain dit qu'il faut tout un village pour élever un enfant. Je crois que pour élever un chercheur, il faut tout un pays et même, tout un continent. C'est ce que l'Europe tente de faire. Depuis l'émergence de la Stratégie de Lisbonne au Conseil Européen en 2000, la communauté européenne a vraiment pris conscience que ses richesses, ses forces, sa ressource première se trouvaient dans les cerveaux des hommes et des femmes qui y vivent. Vous le savez, lors de sa présidence européenne en 2001, la Belgique avait joué un rôle prépondérant pour encourager tous les pays à se lancer dans ce défi qui consiste à promouvoir ce qu'on nomme "l'économie de la connaissance". Cet objectif ambitieux passe par le développement de la recherche dans chaque pays, avec des investissements massifs. Ils seront la source d'emplois durables, tant sur le plan social qu'environnemental. Mais cela ne suffit pas : si l'on veut rendre "l'économie de la connaissance" la plus compétitive possible, il faut aussi encourager et stimuler la mobilité des chercheurs.

Chez nous, nous savons qu'il faut inlassablement continuer à sensibiliser les jeunes - paradoxalement si fans de technologies - et les aider à vaincre leur méfiance envers les carrières scientifiques. Fort heureusement, la situation évolue :  la perception des carrières liées à la recherche modifie. Lentement mais sûrement s'installe dans les esprits l'idée que la recherche, aux débouchés plus variés qu'on ne l'imagine, devient aussi un gage d'emploi et de carrières utiles et passionnantes. Certes, les statistiques de l'OCDE ont montré que nos étudiants, en 2005, étaient trop peu nombreux encore à effectuer un doctorat, avec parmi eux un faible pourcentage de filles. De surcroît, trop peu d'entre eux poursuivent ensuite des activités de recherche. Néanmoins, tous secteurs confondus, en 2008, la Belgique a compté 36.400 chercheurs équivalents temps plein. Une grande majorité d'entre eux travaillent en entreprise. Ces dernières années, ce sont toutefois les pouvoirs publics et, surtout, les universités qui ont le plus augmenté leur personnel de recherche.

Pour parvenir à confirmer les tendances positives en matière de recherche, il faudra tenir compte de certains objectifs. Ceux fixés par l'Europe étaient si élevés qu'ils n'ont pas tous été atteints. Le septième programme cadre de recherche et de développement de l'Union Européenne vise en particulier la création à l'horizon 2013 d'un espace européen de la recherche au sein duquel les Etats membres consacreraient 3% de leur PIB à la recherche et au développement, dont une grande partie doit être financée par les entreprises. On estime que dans toute l'Europe, si tous les pays consacraient 3% de leur PIB à la recherche, il manquerait probablement jusqu'à 700.000 chercheurs.

On sait que la Belgique est encore loin du défi des 3% du PIB consacré à la recherche. Dans ces 3%, l'implication du secteur public est relativement constante, mais il serait souhaitable que le secteur public s'engage davantage dans la recherche et le développement. Diverses mesures d'abattements fiscaux ont notamment été mises en place pour promouvoir les efforts réalisés en faveur de la recherche. L'implication du secteur privé est, quant à elle, essentielle et majoritaire. (...)

Mais, ce qui importe, c'est à quel point les mentalités changent auprès des chercheurs. Aller s'intégrer à une équipe ou à une structure dans un autre pays, pour six mois, un an ou davantage, relève désormais, aux yeux de bien des chercheurs, d'une démarche presque naturelle. Elle semble même indispensable à ceux qui soignent leur CV : le passage par la case "étranger" est devenu un plus, et les projets développés lors de ces séjours sont souvent d'une grande qualité. Déjà durant leurs études, les étudiants ont l'occasion d'avoir une expérience à l'étranger. Je citerais ici également le programme Erasmus Mundus, un programme de coopération et de mobilité qui vise à améliorer la qualité de l'enseignement supérieur et à promouvoir le dialogue entre les cultures. Ce programme propose des master classes et des joint doctorates.

Que ce soient des crédits voyage ou des congés sabatiques, les chercheurs ont de multiples possibilités d'envisager la mobilité tout au long de leur carrière. Un chercheur qui part réaliser un post doctorat dans un important laboratoire à l'étranger peut y trouver des expertises dans des techniques que son service ne possède pas encore. Ce séjour lui permettra de développer son projet de recherche. Une fois revenu en Belgique, il pourra mettre en place des collaborations nées des contacts réalisés lors de son séjour à l'étranger. Il pourra créer un véritable réseau d'experts : chacun d'entre eux fera profiter les autres de ses compétences spécifiques et complémentaires. De plus, à leur tour, les chercheurs ayant séjourné dans un autre pays, bien souvent ouvrent, eux aussi, leurs laboratoires à de jeunes chercheurs étrangers.

Parallèlement aux chercheurs qui rejoignent des laboratoires très pointus, aux équipements technologiques souvent très poussés, certains de leurs collègues choisissent, eux, des destinations où les conditions de travail sont souvent plus difficiles. Qu'ils soient Belges ou Européens, des agronomes, des médecins passionnés en virologie ou en infectiologie, partent ainsi, par exemple, en Afrique. En fait, tous ces chercheurs contribuent à développer cette "mobilité de la connaissance" que beaucoup souhaitent réaliser. Les pôles d'attraction universitaires, ainsi que d'autres programmes de recherche, contribuent ainsi à ouvrir nos unités de recherche à des partenaires d'autres pays, membres ou pas de l'Union Européenne.

Puis-je mentionner également des initiatives de la Fondation Roi Baudouin, comme le Fonds Benedictus et le Fonds Maurange dont nous aurons l'occasion de faire connaissance aujourd'hui. Depuis 2002, le Fonds Benedictus a déjà accordé plus de dix bourses à des jeunes chercheurs prometteurs afin de leur permettre de poursuivre leurs recherches aux Etats-Unis dans le domaine de l'ingénierie biomédicale. Quant au Fonds Maurange, il a permis à une jeune chercheuse française de rejoindre l'Institut de Duve ici en Belgique. En 2010, ce sera au tour d'une chercheuse indienne. Je citerai également la Belgian American Educational Foundation et le Fonds Fullbright dont l'objectif est de stimuler la mobilité internationale. Ils ont déjà envoyé des centaines de jeunes découvrir d'autres univers de recherche aux Etats-Unis".

Les fonds pour la recherche médicale et scientifique gérés par la Fondation Roi Baudouin apportent en 2011  1,8 million d'euros à des chercheurs de pointe dans des domaines très différents (asthme, cardiologie, cancer, mucoviscidose, sida, neurologie, ...). Le nombre de fonds est en croissance constante : 10 fonds en 2005 pour 23 fonds en 2011. Le plus important d'entre eux est le Fonds Alphonse et Jean Forton pour la mucoviscidose (géré par la Fondation Roi Baudouin) qui a octroyé en 2011  600.000 euros à cinq chercheurs, et 50.000 euros à l'association des patients pour lutter contre la mucoviscidose. Cette maladie a également bénéficié de 20.000 euros du Fonds Crawhez contre la mucoviscidose qui ont été attribués à Frédéric Lenoigre de l'Institut de Duve.

En janvier 2014, la princesse cède la présidence d'honneur de l'EORTC (European Organisation for Research and Treatment of Cancer) qu'elle a occupé de 2003 à 2013. C'est le prince Albert de Monaco qui lui succède et vient à Bruxelles pour le passage de flambeau entre eux deux.

Astrid accorde son Haut Patronage à de nouvelles causes :  l'opération "Restart a Heart Day" organisée par la Ligue Cardiologique Belge, le comité de soutien des Amis et du Fonds Scientifique de l'HUDERF (Belgian Kid's Fund), l'assemblée générale "European Cancer Patient Coalition" ayant lieu pendant plusieurs jours à Bruxelles, la séance médicale organisée à l'Institut Bordet pour les médecins généralistes de Belgique.

Le 9 mai 2017, au palais royal de Bruxelles, la princesse Astrid rend un hommage touchant et personnel au professeur Thierry de Barsy  :

"Il y a approximativement une année, je me trouvais au palais, en cette même pièce, mais à la différence que le professeur de Barsy était à mes côtés. Lors de son discours pour la remise annuelle des prix aux lauréats de la Fondation Médicale Reine Elisabeth, il faisait des compliments à mon sujet, à me faire rougir. Il avait des mots pour moi dits avec tant de délicatesses alors que je ne les méritais pas, puisque c'était lui qui était à la base de tout le travail, et ce depuis de nombreuses années. Lorsqu'il a eu fini de parler, je suis allée vers lui et je lui ai dit :  "Vous avez été beaucoup trop aimable à mon égard et j'aurais voulu vous embrasser!".  Sur ce, il m'a aussitôt répondu :  "Mais vous auriez dû le faire!".  Et ces mots retentissent encore fort dans mes oreilles et surtout dans mon cœur...

Eh bien, puisque je ne l'ai pas fait à ce moment-là, je tiens d'autant plus maintenant à lui rendre un hommage plus que vibrant. Apparemment, parfois en parlant de moi, il disait :  "ma patronne a dit ça ou a fait cela". Mais en fait, c'était lui le patron, le grand professeur vers lequel se tournaient les regards. Et chez lui, il fallait regarder haut et je n'étais pas la seule à le faire. Malgré sa haute stature académique, il restait docteur-praticien. Ainsi je l'ai appelé un vendredi soir dans mon désarroi pour lui demander un conseil de père de famille lors des très forts maux de tête qui, malgré les médicaments, persistaient. Il n'a pas hésité à me donner d'excellents conseils. A ma grande surprise, bien que ce fut le début d'un week-end, je l'ai retrouvé à l'hôpital pour me faire passer les examens nécessaires.

Sa nature positive m'a toujours impressionnée et était un encouragement permanent pour ceux qui le côtoyaient. Rien ne l'effrayait et devant toute difficulté, il disait :  "A tout problème, il y a une solution". Ce caractère optimiste et positif était accompagné chez lui par un sens pudique et une simplicité terre à terre rassurante. Et quand quelque chose sortait de l'ordinaire et fleurtait avec le superflu ou le ridicule, il disait "Ce n'est pas mon truc".

Sa carrière académique fut exemplaire, et elle mérite amplement les éloges comme elles ont été faites d'ailleurs à l'Académie Royale de Médecine. Permettez-moi cependant d'en souligner ici la dimension plus personnelle. Sur les bancs de l'université, il avait rencontré sa future épouse, Anne-Marie. Durant 51 ans, ils étaient inséparables, aussi bien dans la vie familiale que dans la vie professionnelle. Ensemble, ils se sont spécialisés en neurologie chez le professeur Bogaert à Anvers, à l'Institut Born-Bunge. Ils ont eu deux filles (Marie et Chantal) qui, elles aussi, ont suivi le chemin de leurs parents dans le monde médical, ce qui d'ailleurs perdure encore avec la génération suivante dont il était si fier.

Le professeur de Barsy s'est toujours impliqué dans la recherche en neurologie. Entre 1990 et 2016, il fut directeur scientifique, puis président de la Fondation Médicale Reine Elisabeth, cette belle et unique fondation médicale belge, dont j'ai eu, via la Croix-Rouge, la chance de pouvoir le rejoindre. Pendant 26 ans, il fut extrêmement actif au sein de notre fondation. Il a contribué à aider de nombreuses équipes de recherche, il a recherché les mécénats et il a organisé plusieurs réunions scientifiques.

Samen met hem, en dankzij hem, heb ik talrijke laboratoria en onderzoekinstelligen kunnen bezoeken. Deze bezoeken waren steeds bijzonder boeiend en interessant, dat klinkt misschien als een cliché als ik dit zeg, maar dat is het helemaal niet. Het was écht bizonder boeiend en interessant. Ik heb daar heel veel geleerd over de wetenschap, maar vooral ook over de maatschappij, over de mensen en hun kwetsbaarheid.

Het opende voor mij een venster op een fascinerende wereld van wetenschappelijke vooruitgang, die hoop geeft in onze machteloosheid tegenover ongeneeslijke aandoeningen, een wereld waarin de grenzen van het menselijke verstand telkens opnieuw worden verbreed. De wereld van de neurologische wetenschap zit vol fundamentele vragen waar veel wijsheid nodig is, en een goed moreel kompas. Het gaat daar over grote kwesties van leven en dood, van troost en verantwoordelijkheid, van de zin en finaliteit van het menselijk leven.

Professor de Barsy was daarbij mijn wijze leidsman, discreet hield hij zich op de achtergrond, zijn sterke persoonlijkheid straalde vertrouwen uit, niets ontging hem, met kleine pertinente opmerkingen en hints stuurde hij het bezoek in de goede richting, en met een woord van humor zette hij de juiste toon. Hij straalde de stille kracht van soliede ervaring uit.

Na deze bezoeken trachtte ik steeds even met hem na te praten, hij hielp mij om de veelheid van indrukken en ervaringen te duiden. Dat zijn levenslessen, die mij blijblijven en die ik koester. Ik had hem dat meer moeten zeggen, en hem daarvoor danken. Hij zou dat met zijn hoffelijke bescheidenheid hebben afgeweerd, met een kwinkslag en een fijne glimlach.

Twee maanden geleden bezochten we, in het kader van de Stichting Koningin Elisabeth, de Universiteit Antwerpen. Het was het eerste bezoek zonder de professor. Barones de Barsy was erbij. We voelden allemaaal het enorme gemis. Na dat laboratoriumbezoek gingen we lunchen met Barones de Barsy en Mevrouw Martin. Ik zal dit hartverwarmende gesprek, op die middag in maart in een restaurant in Wilrijk, nooit vergeten. De geest van Thierry de Barsy sprak door zijn echtgenote. Zijne levenslessen, zijn fijne humor, zijn zachte maar vastberaden leiderschap straalden doorheen de ganse conversatie. We waren in rouw, het gemis was pijnlijk en vers, maar hij vervulde het gesprek met kracht en optimisme, het bracht een warme glimlach over ons. Zo blijft de herinnering aan hem een inspiratie voor ieder die hem heeft gekend.

Ook hier, in de stichting, zal zijn geest doorwerken. Bij al wat u doet en beslit, hoop ik dat u overweegt wat de professor zou gedaan hebben, en zo zal hij ons blijven helpen. Zo blijft hij onder ons. Zo leeft hij voort.

C'est grâce à la Fondation Médicale Reine Elisabeth que j'ai eu la grande joie de rencontrer un homme exceptionnel, de par sa science, son savoir, mais surtout par son humilité et son sens paternel non seulement pour sa famille, mais aussi pour ses proches. Une force tranquille, un rappel constant à rester curieux, un regard bienveillant, une attention aux autres. Un homme d'unité et de conciliation entre les différentes idéologies, entre le nord et le sud du pays, et lors de tensions entre les personnes. Nous sommes très privilégiés d'avoir pu connaître le professeur baron Thierry de Barsy. C'est pourquoi, au nom de nous tous ici présents, je tiens, par son épouse, à m'adresser à lui, pour dire de tout cœur, merci, mille fois merci cher professeur".

lundi 13 mai 2013

Les 20 ans de règne de notre roi Albert II



Le 9 août prochain, il y aura 20 ans qu'Albert II prêtait serment comme sixième roi des Belges suite au décès de son frère le roi Baudouin. Un nouvel album-photos d'Olivier Polet (qui a eu l'autorisation de suivre les souverains lors d'activités privées) est déjà en vente. La Poste émettra le timbre ci-dessus (les timbres à l'effigie de la famille royale sont ceux qui se vendent le mieux au sein des philatélistes).

Vu le contexte budgétaire actuel, le Palais et le gouvernement fédéral ont convenu de fêter cet anniversaire dans la sobriété et la simplicité à l'occasion de notre fête nationale le 21 juillet. Le budget prévu excédera à peine celui d'un 21 juillet classique, et c'est une bonne chose. Premier roi d'une Belgique fédérale, Albert II, accompagné de son épouse la reine Paola, fera un mini-tour de Belgique dans les jours précédant la fête nationale :  ils seront le 17 juillet en Flandre (à Gand), le 18 juillet en communauté germanophone (à Eupen) et le 19 juillet en Wallonie (à Liège), avant de prendre le cap de Bruxelles.

Le 20 juillet, le Roi prononcera sa traditionnelle allocution télévisée de la fête nationale. En soirée, la famille royale assistera au palais des Beaux-Arts  de Bruxelles à un concert de l'Orchestre National de Belgique offert par le Concours Musical International Reine Elisabeth. Le lendemain, place aux Te Deum :  Albert II et Paola assisteront à celui chanté à la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule, tandis que leurs enfants seront présents à un Te Deum au nord et au sud du pays (les lieux n'ont pas encore été communiqués). L'après-midi, toute la famille royale se retrouvera à Bruxelles pour le défilé militaire et civil sur la place des Palais, suivi des festivités populaires dans le parc Royal, la rue de la Régence, la place du Musée et la place Poelaert. La fête nationale se clôturera, comme chaque année, par le feu d'artifice.

Deux expositions sont également organisées dans le cadre de ces 20 ans de règne :

1° Du 13 avril au 13 juin :  l'Espace Wallonie (rue Marché aux Herbes à Bruxelles) accueille une exposition des caricatures du roi Albert II par le dessinateur Pierre Kroll.

2° Du 6 juin au 8 septembre :  le château de Waroux présentera des photos du roi Albert II par le photographe Olivier Polet, et des objets prêtés par la famille royale.

lundi 6 mai 2013

Activités royales en avril 2013

13 audiences pour le Roi :   le premier ministre Elio Di Rupo (reçu 3 fois), le commandant suprême des forces alliées en Europe James Stavridis, le ministre-président de la région bruxelloise Charles Picqué, la présidente du parlement bruxellois Françoise Dupuis, le gouverneur du Hainaut Tommy Leclercq, ainsi que les ambassadeurs de Panama, Mongolie, Ghana, Senegal, Liban et Grèce.

4 activités officielles pour le Roi :  visite de la Protection Civile à Ghlin, réception à Laeken pour les 75 ans de l'Escorte Royale à Cheval, visite de l'Hôpital Militaire Reine Astrid, présentation du livre d'art "Hommage à l'Europe".

2 activités officielles pour la reine Paola :  visite de l'Hôpital Militaire Reine Astrid, présentation du livre d'art "Hommage à l'Europe".

0 activité officielle pour la reine Fabiola.

7 activités officielles pour le prince Philippe :   soirée du comité de soutien de la province d'Anvers de la Fondation Roi Baudouin, rencontre avec des étudiants de la VUB de la chaire sur le financement éthique, visite de l'asbl La Petite Plante à Musson, visite de l'entreprise Magolux à Messancy, présentation à Arlon du projet transfrontalier Tonicités, réception à l'hôtel de ville d'Arlon, cérémonie d'investiture du roi Willem-Alexander.

9 activités officielles pour la princesse Mathilde :  soirée du comité de soutien de la province d'Anvers de la Fondation Roi Baudouin, symposium sur le deuil des enfants, remise du Prix Inbev-Baillet Latour de la Santé 2013, rencontre avec des étudiants de la VUB de la chaire sur le financement éthique, visite de l'asbl La Petite Plante à Musson, visite de l'entreprise Magolux à Messancy, présentation à Arlon du projet transfrontalier Tonicités, réception à l'hôtel de ville d'Arlon, cérémonie d'investiture du roi Willem-Alexander.

12 activités officielles pour la princesse Astrid :  40ème anniversaire de l'Ecole scandinave Reine Astrid à Waterloo + voyage en Asie avec le Roll Back Malaria Partnership (conférence de presse à Tokyo avec le RBM, réception à l'ambassade de Belgique, rencontre avec le prince héritier Naruhito, visite du parc impérial, dîner offert par l'empereur Akihito et l'impératrice Michiko, Journée Mondiale contre le Paludisme au Cambodge, lancement par l'OMS du programme "Emerging Reponse to Artemisin Resistance in the Greater Mekong Subregion", visite du village de Beng, rencontre avec le secrétaire d'Etat cambodgien à la Santé, rencontre avec le ministre des Affaires étrangères du Cambodge, rencontre avec la reine mère Monineath du Cambodge).

1 activité officielle pour le prince Lorenz :  assemblée générale de l'Association Royale des Demeures Historiques et Jardins de Belgique dont il est le président d'honneur.

2 activités officielles pour le prince Laurent :  commémoration à Zeebrugge du 95ème anniversaire du St. George's Day, inauguration du salon REVA 2013 au Flanders Expo de Gand.

2 activités officielles pour la princesse Claire :  inauguration de l'exposition d'amaryllis au château de Beloeil, départ du Tour de France pédestre pour les personnes valides et moins valides.

Récapitulatif de janvier à avril 2013 (source : www.monarchie.be) :

Prince Philippe :   67 activités officielles

Roi :  18 activités officielles + 40 audiences

Princesse Mathilde :  52 activités officielles

Princesse Astrid :  22 activités officielles

Reine Paola :  19 activités officielles

Prince Laurent :  9 activités officielles

Princesse Claire :   8 activités officielles

Prince Lorenz :  3 activités officielles

Reine Fabiola :   2 activités officielles

jeudi 2 mai 2013

Nos souverains et les Pays-Bas

1° Accession au trône du roi Willem-Alexander en 2013

Tous les princes héritiers avaient été conviés aux cérémonies de passation de pouvoir entre la reine Béatrix et son fils le nouveau roi Willem-Alexander. La Belgique était donc représentée par le prince Philippe et la princesse Mathilde (ainsi que par Jacques Rogge en tant que président du Comité International Olympique et Herman Van Rompuy en tant que président du Conseil Européen). Rappelons aussi que la princesse est la marraine de l'une des filles du nouveau couple royal néerlandais.

La veille, la reine Béatrix a offert un dîner de gala au Rijksmuseum d'Amsterdam. La princesse Mathilde portait son unique diadème (cadeau de l'Association de la Noblesse du Royaume de Belgique) et une broche que lui a offerte la reine Fabiola et qu'elle porte dans les "grandes occasions" (comme les mariages d'Albert de Monaco en 2011 et Guillaume de Luxembourg en 2012).

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Le 30 avril, après l'abdication de la reine Béatrix au cours de l'avant-midi, les invités étrangers étaient invités à assister à la cérémonie d'installation à la Nieuwe Kerk d'Amsterdam. Notre couple princier arborait la décoration néerlandaise que leur avait offerte la reine Béatrix lors de son voyage d'Etat en Belgique en 2006. La princesse Mathilde faisait honneur à la mode belge avec une longue robe du couturier Edouard Vermeulen et un chapeau de la modiste Fabienne Delvigne, tous deux fournisseurs brevetés de la Cour.

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Enfin, pour la balade en bateau dans le port d'Amsterdam suivie d'un dîner, la princesse Mathilde portait, pour la première fois, une paire de boucles d'oreilles prêtée ou offerte par la reine Fabiola.

2° Rencontres officielles entre les deux familles royales depuis 2013

Le 12 août 2013, le jour de l'annonce du décès du prince Johan Friso des Pays-Bas, le couple royal présente ses condoléances par téléphone à la famille royale néerlandaise :  le roi Philippe au roi Willem-Alexander et à la princesse Béatrix ;  la reine Mathilde à son amie la reine Maxima. Le Gotha n'est pas invité aux funérailles qui se déroulent dans l'intimité.

Quelques mois après leur accession au trône, c'est aux Pays-Bas que nos souverains effectuent leur première visite officielle de courtoisie d'une journée (déjeuner avec la famille royale, rencontre avec le premier ministre, visite du parlement néerlandais).

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Les deux nouveaux couples royaux représentent leur pays respectif au 70ème anniversaire du Débarquement de Normandie en juin 2014.

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En août 2014, nos souverains, les grands-ducs de Luxembourg et le couple présidentiel allemand sont présents aux festivités organisées à Maastricht pour le 200ème anniversaire du royaume des Pays-Bas.

La princesse Béatrix représente les Pays-Bas, en octobre 2014, à Nieuport et Ypres pour les commémorations du centenaire de l'inondation de la plaine de l'Yser et de la première bataille d'Ypres.
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En mai 2015, la reine Mathilde passe une journée à La Haye pour déjeuner avec des représentants culturels belges actifs aux Pays-Bas, inaugurer l'exposition "Vormidable"(marquant le 20ème anniversaire de la coopération culturelle entre la Flandre et les Pays-Bas) avec la reine Maxima, et visiter l'exposition sur les artistes plasticiens de la province de Liège.
                           
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Le mois suivant, les deux couples royaux se retrouvent pour le bicentenaire de la bataille de Waterloo.
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Le roi Willem-Alexander et la reine Maxima sont de retour en Belgique en janvier 2016 pour un concert du Koninklijk Concertgebouworkest au palais des Beaux-Arts de Bruxelles afin de lancer la présidence néerlandaise de l'Union Européenne.
                               
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La reine Mathilde, les rois Philippe et Willem-Alexander se rendent à la Foire du Livre 2016 de Francfort afin d'y soutenir les écrivains belges et néerlandais qui y sont mis à l'honneur.

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En novembre 2016, nos souverains effectuent un voyage d'Etat aux Pays-Bas, au cours duquel est signé un nouveau traité sur les frontières entre nos deux pays.
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