jeudi 18 juin 2015

Les liens entre les princes Napoléon et notre famille royale

                              


Les princes Jean-Christophe (à gauche) et Charles (à droite) ont représenté la famille Napoléon aux cérémonies du bicentenaire de la bataille de Waterloo organisées ce mercredi et ce jeudi en Belgique. Ils y ont rencontré le Roi, la Reine et la princesse Astrid...qui font partie de leur famille! En effet, les deux princes descendent de nos rois Léopold Ier et Léopold II grâce à leur grand-mère/arrière-grand-mère la princesse Clémentine de Belgique (fille cadette du roi Léopold II).


Si vous voulez en savoir plus sur cette princesse, je vous invite à lire "Clémentine, princesse Napoléon" de Dominique Paoli, paru aux éditions Racine.


"Clémentine, princesse Napoléon" de Dominique Paoli (éditions Racine)


Comme tous les ouvrages de la collection "Les racines de l'histoire", ce livre est très bien documenté et agréable à lire. Dominique Paoli nous raconte avec objectivité la vie de la princesse Clémentine de Belgique (1872-1955), fille cadette du roi Léopold II et de la reine Marie-Henriette. Les très nombreuses lettres envoyées à sa sœur Stéphanie permettent de mieux comprendre sa personnalité.


Suite aux mariages de ses deux sœurs et au décès de son frère, Clémentine passe une enfance triste et solitaire au château de Laeken. Ses relations sont glaciales avec ses parents. Elle puise dans sa foi le courage de surmonter la mort de son cousin et premier amour, le prince Baudouin. La reine Marie-Henriette fuyant de plus en plus souvent la Cour pour se réfugier à Spa, la princesse Clémentine remplit les fonctions de Première Dame aux côtés du roi Léopold II, qui la protège du caractère difficile de sa mère et lui donne une indépendance dont peu de princesses célibataires pouvaient jouir à cette époque. Mais le souverain reste intraitable sur ses projets de mariage :   il ne veut pas qu'elle épouse le prince Victor Napoléon afin de ne pas compromettre les relations entre la Belgique et la République française.


Opposée aux scandales, Clémentine attend le décès de ses parents pour épouser, à l'âge de 38 ans, l'homme qu'elle aime. Le couple très uni habite en Belgique et a deux enfants :  Marie-Clotilde (née en 1912) et Louis (né en 1914).


Ce bonheur est assombri par la première guerre mondiale, au cours de laquelle ils trouvent refuge en Angleterre chez l'impératrice Eugénie (veuve de Napoléon III) et apportent leur aide à des œuvres de charité en faveur des soldats. Le prince Victor Napoléon s'éteint en 1926, laissant à Clémentine le devoir de s'occuper de l'éducation de leurs jeunes enfants avec qui elle s'entend très bien.


Après le mariage en 1938 de sa fille Marie-Clotilde avec le comte Serge de Witt et la naissance de son premier petit-enfant, la princesse Clémentine vit avec inquiétude la deuxième guerre mondiale car son fils Louis est engagé dans la Légion étrangère. Elle sera ensuite très fière de son comportement héroïque. La Question Royale qui sévit en Belgique autour du comportement du roi Léopold III l'attriste et l'incite à vivre la plupart du temps en France.


Les dix dernières années de sa vie sont heureuses et paisibles. En 1949, son fils épouse Alix de Foresta et peut enfin découvrir la France un an plus tard, suite à l'abrogation de la loi d'exil. Clémentine devient la grand-mère de onze petits-enfants et reçoit la Légion d'Honneur française à l'occasion de ses 80 ans. Elle s'éteint le 8 mars 1955 à la Côte d'Azur et est inhumée avec son époux dans la chapelle impériale d'Ajaccio.


Quand on termine de lire sa biographie, la princesse nous laisse l'impression d'une Grande Dame qui a réussi sa vie d'épouse et de mère, tout en remplissant les obligations de son rang. Je n'ai qu'un seul reproche pour l'auteur :   l'absence du témoignage de ses deux enfants qui étaient encore en vie lors de la rédaction de cette biographie qui rend un très bel hommage à la princesse Clémentine.



1 commentaire :

  1. Dans ses carnets, mon arrière-grand-mère raconte avoir été à une chasse à courre à La Reid (elle avait une résidence à Hautregard, sur le territoire de Theux) et que la princesse Clémentine en était. Elle précise même que ce jour là, les tenues des dames devaient être en gris et marron...

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