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lundi 23 février 2026

Mode belge : la princesse Claire et Stijn Helsen

Pour la fête nationale 2008, la princesse Claire fait appel au couturier limbourgeois Stijn Helsen. Ce dernier a expliqué à la presse :

"Il y a une façon d'habiller les stars de la pop, mais il y a une autre façon d'habiller la royauté. Il y a certains codes et protocoles à respecter. Pour la princesse Claire de la famille royale belge, j'ai créé cette veste inspirée du peintre néerlandais Piet Mondriaan. J'ai remplacé les couleurs typiques de Mondriaan par celles du drapeau belge, et ajouté une zone bleue distinctive en métaphore du sang bleu. Le résultat : le néoplasticisme transposé sur une veste de haute couture avec un effet ravissant".


Copyright photos :  page Facebook de la monarchie belge. A noter que la Maison Delvaux lui avait prêté un sac noir en forme de Belgique.

Mes autres articles sur des créateurs belges soutenus par la famille royale :



lundi 8 décembre 2025

Mode belge : la reine Mathilde et Esméralda Ammoun

                                  


Si on l'associe évidemment beaucoup à la Maison Natan d'Edouard Vermeulen (fournisseur breveté de la Cour), la reine Mathilde fait aussi appel à d'autres créateurs belges. C'est le cas d' Esméralda Ammoun, une styliste belge d'origine libanaise qui affirme avoir déjà réalisé une trentaine de tenues pour la souveraine (plus d'infos :  esmeralda-ammoun.com ).

Esméralda Ammoun s'est confiée sur sa royale cliente :

"J'ai travaillé longtemps avec Pierre Gauthier qui était mon mari. A ses côtés, je faisais exclusivement de la haute couture avec des finitions à la main, des broderies très raffinées, bref des vêtements créés pour des cérémonies mais qui ne sont pas portables au quotidien. Ces splendides robes n'étaient faites que pour être portées une ou deux fois.

J'ai eu envie de changement :  je voulais proposer autre chose, du sur-mesure mais plus simple. Des robes, des tailleurs dans lesquels les femmes se sentiraient vraiment bien. Je me suis lancée. J'aime bien l'idée qu'en changeant d'accessoires, le vêtement ait plusieurs vies. Je réalise pour la reine Mathilde cinq ou six pièces par an. Malgré son emploi du temps très chargé, elle dégage régulièrement un créneau pour discuter de ce qu'elle aimerait, et se libère pour les indispensables essayages. Comme je n'ai pas de collection à proprement parler, je lui propose des créations uniques.

Je n'ai qu'un petit atelier. On ne peut pas concurrencer Monsieur Vermeulen :  il y a longtemps, j'ai travaillé pour lui. Nous avons sans doute la même clientèle mais notre travail n'est pas similaire. Lui, il propose de véritables collections chaque saison, y compris en prêt-à-porter, il a plusieurs boutiques et il est davantage médiatisé. Moi, j'ai eu la chance de bénéficier de la notoriété de Pierre Gauthier avec qui j'ai travaillé 20 ans :  lorsque je suis partie, la clientèle m'a également suivie". 


Copyright photos :   page Facebook de la monarchie belge 

lundi 17 novembre 2025

Mode belge : la princesse Astrid et Katerin Theys


Contrairement à la reine Paola et à la reine Mathilde, la princesse Astrid ne fait pas appel à la Maison Natan d'Edouard Vermeulen (fournisseur breveté de la Cour). Elle alterne entre des maisons de haute couture étrangère (Chanel et Gucci p.ex.) et des couturiers belges qu'elle souhaite mettre en avant.

Ainsi en 2025, la princesse Astrid représente la Belgique à l'Exposition Universelle d'Osaka. Elle y rencontre Katerin Theys, une couturière belge installée à Hong Kong (plus d'infos:  https://katerintheys.com ). Elle lui propose de l'accompagner lors de sa mission économique en Californie en octobre, et d'y porter ses créations afin de faire connaître son travail.

Copyright photos :   page Facebook de Katerin Theys



 

lundi 20 octobre 2025

Mode belge : la princesse Delphine et Mayerline


A l'occasion de la Semaine de la Mode Belge 2025, la princesse Delphine a lancé "A Touch of Delphine", une collection au sein de la marque Mayerline Brussels. Cette marque belge a été créée en 1957 par Jozef Meyer et Jeanne Vrydags (plus d'infos :  www.mayerline.be ).

La princesse Delphine s'est confiée à la presse :

"Je veux que mes créations vivent et soient visibles dans la rue, dans les bureaux et dans la vie quotidienne à la maison. Les choix que je fais se portent souvent sur des productions belges. C'est le cas de Mayerline. Ce n'est pas juste une marque de mode, mais un label belge qui existe depuis 1957 et avec lequel je partage des valeurs. J'apprécie leur philosophie. Ils font pas mal de choses qui me ressemblent et ils soutiennent par exemple Pink Ribbon et les actions liées aux cancers qui touchent les femmes. Ils sont très forts pour valoriser celles-ci. C'est une sorte de mariage qui colle bien, une façon de créer quelque chose, un peu comme en famille, comme je l'ai fait avec le label de maquillage Couleurs de Noir.

S'il y a quelqu'un à séduire, c'est avant tout soi-même. Il faut être confiant et le vêtement peut y contribuer. J'ai noté que les tailleurs de Mayerline, comme ceux de Judassime et tant d'autres créateurs belges que j'aime, font le job. Ils sont très inclusifs, valorisent toutes les silhouettes, dans le sens d'un bien-être. Chez Judassime, la signature graphique est faite de couches de vêtements, souvent très fines. C'est important car cela compose une protection, une forme d'armure :  en tant que "queer" revendiqué, ce créateur a beaucoup souffert des quolibets dans la rue parce qu'il marchait ou parlait d'une certaine manière. Cette accumulation de couches dans ses créations est liée à la violence et la tristesse qu'il a endurées. Dans le cas de Mayerline, les tailleurs ont une coupe un peu masculine, épaulée, dans un esprit assez années 1980. Cela leur permet de bien tomber, quelle que soit la morphologie de la personne qui les porte. Cela me touche aussi.

Quant aux messages que je délivre à travers les vêtements, il y eut notamment une colombe, intégrée à la robe rouge que je portais le 21 juillet 2022. C'était un symbole de paix destiné à transmettre un message d'espoir général, avec en toile de fond la guerre en Ukraine qui avait commencé quelques mois plus tôt. C'était une création du Belge Pol Vogels qui n'avait alors que 22 ans. C'était la première fois qu'il créait une tenue pour une femme. J'aime ce genre de rencontre artistique et de croisement".