lundi 24 mai 2010

Le Château Royal d'Ardenne

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C'est en 1874 que Léopold II, le "roi bâtisseur", fait construire un château à Houyet au sein de son domaine royal d'Ardenne. Son objectif n'est pas d'y habiter, mais d'y installer un hôtel de luxe et d'y attirer têtes couronnées et grands de ce monde. Une ligne de chemin de fer permet à ces illustres clients d'arriver directement au Château Royal d'Ardenne. Il sera malheureusement la proie des flammes pendant trois jours en 1968.

Il ne reste aujourd'hui que la Tour Léopold, transformée en club-house du Royal Golf Club du Château Royal d'Ardenne, installé sur le domaine mis en location par la Donation Royale.

Afin que la prestigieuse histoire du Château Royal d'Ardenne ne tombe dans l'oubli, Henri Lemineur - dont la marraine a été la responsable de l'hôtel - vient de sortir un livre bilingue intitulé "Le Château Royal d'Ardenne, Houyet oublié" (473 pages, plus de 950 photos et documents, 230cm x 320cm). Coût : 60 euros + 30 euros de frais d'envoi (sauf si enlèvement chez l'auteur). Cet ouvrage peut être commandé chez l'auteur par téléphone (0497/ 44.40.84), par mail (medialemineur@skynet.be) ou via son site Internet (www.chateaudardenne.be).

mercredi 12 mai 2010

Le roi Léopold III

                                        

Léopold, Philippe, Charles, Albert, Meinrad, Hubertus, Marie, Miguel de Saxe-Cobourg-Gotha, prince de Belgique, naît le 3 novembre 1901 à Bruxelles. Son parrain est le roi Léopold II. Après l'accession au trône de ses parents Albert Ier et Elisabeth en 1909, Léopold est titré duc de Brabant et devient le nouveau prince héritier. Sa formation est dispensée par des professeurs particuliers.

Lors de l'invasion de la Belgique par les Allemands en 1914, le couple royal envoie ses enfants en Angleterre. Léopold y poursuit ses études au collège d'Eton et est incorporé pendant six mois comme fantassin au 12ème régiment de ligne derrière les tranchées de l'Yser. Après l'armistice du 11 novembre 1918, il accompagne ses parents lors des Joyeuses Entrées dans les villes libérées, intègre l'Ecole Royale Militaire et devient sénateur de droit. Léopold entreprend aussi une série de voyages d'études : les Etats-Unis (1919), le Brésil (1921), l'Egypte et le Soudan (1923), et le Congo (1925).

En 1926, le duc de Brabant fait un mariage d'amour avec la mythique Astrid, fille du prince Carl de Suède et de la princesse Ingeborg du Danemark. Les jeunes mariés s'installent au château du Stuyvenbergh et auront trois enfants : la princesse Joséphine-Charlotte (née en 1927), le prince Baudouin (né en 1930) et le prince Albert (né en 1934).

Suite au décès de son père à Marche-les-Dames en 1934, Léopold III devient le quatrième roi des Belges. Un an plus tard, la reine Astrid trouve la mort dans un accident de voiture à Küssnacht en Suisse. Elle n'a que trente ans.

Le début du règne de Léopold III est marqué par l'instabilité du régime parlementaire, la dépression économique et la montée de l'extrême-droite. Dirigé par Léon Degrelle, le parti rexiste (21 députés en 1936) réclame la disparition des partis politiques et leur remplacement par un parti unique, placé sous les ordres d'un chef aux pouvoirs proches d'un dictateur. De nouvelles lois sociales sont votées à la fin des années 30 : augmentation des salaires, 6 jours de congés payés par an, semaine de 40h dans les industries dangereuses, instauration du salaire minimum, liberté syndicale, assurance obligatoire contre le chômage, la maladie et l'invalidité.

Face aux dangers qui menacent à nouveau notre indépendance, le roi Léopold III obtient le retour de la politique de neutralité de la Belgique. Il fait moderniser nos fortifications et le service militaire est porté à 17 mois. En août 1939, Léopold III réunit à Bruxelles les représentants des "petits pays" du Bénélux et de la Scandinavie, et lance un appel solennel à la paix et au dialogue. Ils ne seront pas entendus. Un mois plus tard, la Belgique réaffirme sa neutralité lors de l'invasion de la Pologne par l'Allemagne.

Le 10 mai 1940, les Allemands envahissent notre pays et Léopold III prend le commandement de l'armée belge, qui n'est pas assez nombreuse et préparée pour résister à nos ennemis. La Question Royale naît à cette époque : le gouvernement demande au Roi de partir avec lui à l'étranger auprès des Alliés, mais Léopold refuse et veut rester avec son armée. Le 28 mai, il annonce la capitulation de la Belgique, ce qui lui vaut la colère de la France. Notre pays est occupé par les Allemands ; le Roi est prisonnier politique au domaine de Laeken.

Son second mariage avec Lilian Baels en 1941 est mal perçu pour deux raisons : les Belges restent attachés au souvenir de la très populaire reine Astrid d'une part, et leur mariage civil a eu lieu trois mois après leur union religieuse (alors que la loi exige l'inverse) d'autre part. Lors du débarquement des Alliés en Normandie en juin 1944, la famille royale belge est déportée à la forteresse d'Hirschtein, puis en Autriche où ils sont libérés un an plus tard. Entretemps, le prince Charles (le frère de Léopold) a été élu régent du royaume.

La Question Royale empêche le Roi de revenir en Belgique ; il s'installe en Suisse de 1945 à 1950. Son comportement durant la guerre divise le monde politique : il est soutenu par les catholiques et une partie des libéraux, tandis que les socialistes, les communistes et certains libéraux s'opposent à son retour. Une phrase de son testament politique accuse le gouvernement belge de 1940 : "Le prestige de la Couronne et l'honneur du pays s'opposent à ce que les auteurs de ces discours exercent quelque autorité que ce soit en Belgique libérée, aussi longtemps qu'ils n'auront pas répudié leur erreur et fait réparation solennelle et entière". En mars 1950, une consultation populaire est organisée : 57% des Belges se prononcent en faveur du Roi.

Léopold III rentre en Belgique dans un climat tendu. La mort de trois manifestants à Grâce-Berleur, la grêve générale et la pression du gouvernement l'incitent à déléguer ses pouvoirs à son fils aîné le prince Baudouin, âgé de 20 ans. En 1951, il abdique.

Après le mariage du roi Baudouin, Léopold III, Lilian et leurs trois enfants (Alexandre, Marie-Christine et Marie-Esméralda) quittent définitivement Laeken pour une vie discrète au domaine royal d'Argenteuil. Il entreprend des expéditions scientifiques à travers le monde et crée le Fonds Léopold III pour l'exploration et la conservation de la nature.

Le roi Léopold décède en septembre 1983 et est inhumé dans la crypte royale de Laeken. A l'occasion du centième anniversaire de sa naissance en 2001, sa veuve la princesse Lilian donne son autorisation à la publication posthume des mémoires de l'ancien souverain. Après le décès de la princesse en 2002, le domaine royal d'Argenteuil a été vendu par l'Etat belge.

lundi 3 mai 2010

Activités royales en avril 2010

0 activité officielle pour le Roi mais 35 audiences : le premier ministre Yves Leterme (reçu 5 fois), le président du MR Didier Reynders (reçu 5 fois), le co-président d'Ecolo Jean-Michel Javaux (reçu 2 fois), la présidente du SPA Caroline Gennez (reçue 2 fois), le président de Groen Wouter Van Besien (reçu 2 fois), le président du PS Elio Di Rupo (reçu 2 fois), la présidente du CDH Joëlle Milquet (reçue 2 fois), la présidente du CD&V Marianne Thyssen (reçue 2 fois), le ministre d'Etat Jean-Luc Dehaene (reçu 2 fois), le président de la Fédération des Entreprises de Belgique Thomas Leysen, le président de la Confédération des Syndicats Chrétiens de Belgique Luc Cortebeeck, le président de la FGTB Rudy De Leeuw, la présidente de l'Union des Classes Moyennes Anne-Marie Belfroid, le président du Boerenbond Piet Vanthemsche, le président de la Chambre Patrick Dewael, le président du Sénat Armand De Decker, le président du VLD Alexander De Croo, le membre de la Cour Constitutionnelle Pierre Nihoul, ainsi que les ambassadeurs de Mauritanie et de Brunéi venus apporter leur lettre de créance.

1 activité officielle pour la reine Paola : 700ème anniversaire de la Compagnie Royale des Anciens Arbalétriers Visétois.

1 activité officielle pour la reine Fabiola : 40ème anniversaire de l'asbl Les Compagnons Dépanneurs.

6 activités officielles pour le prince Philippe : frappe de la pièce de monnaie à son effigie, inauguration des Floralies Gantoises, visite du bureau d'expertise 3E à Bruxelles, remise des diplômes aux lauréats du Fonds Prince Albert 2010, fête des lauréats à Liège du Réseau Entreprendre Wallonie-Bruxelles, petit-déjeuner à Anvers sur le thème Ecologie et Economie.

4 activités officielles pour la princesse Mathilde : inauguration des Floralies Gantoises, remise du Prix Inbev-Baillet Latour 2010, découverte du projet Trajet Langue et Diversité à Genk, et Braille Day à Bruxelles.

6 activités officielles pour la princesse Astrid : Journée Nationale du Prisonnier Politique, présentation du nouveau rapport Malaria and Children au parlement européen, visite d'une entreprise de travail adapté pour personnes handicapées à Hergenrath, visite d'un centre de jour pour personnes handicapées à Baelen, visite de l'organisation Levanto à Anvers, visite du centre 't Spoor à Bargerhout + voyage aux Etats-Unis et au Canada pour la Semaine Mondiale contre la Malaria.

0 activité officielle pour le prince Lorenz

0 activité officielle pour le prince Laurent

2 activités officielles pour la princesse Claire : réunion de travail à la Fondation Pro Renovassistance et visite pédagogique au château de Bois-Seigneur-Isaac dans le cadre de la Semaine Jeunesse et Patrimoine.

Résumé des activités officielles de janvier à avril 2010 (source : www.monarchie.be) :

Roi Albert : 20 activités officielles + 73 audiences

Princesse Astrid : 30 activités officielles + voyage aux Etats-Unis et au Canada pour la Semaine Mondiale contre la Malaria

Prince Philippe : 28 activités officielles + mission économique en Inde

Princesse Mathilde : 24 activités officielles + mission économique en Inde

Reine Paola : 17 activités officielles

Princesse Claire : 11 activités officielles

Prince Laurent : 6 activités officielles

Prince Lorenz : 3 activités officielles

Reine Fabiola : 2 activités officielles

lundi 26 avril 2010

Le roi Albert II

                            

(Article actualisé en juin 2017)

1. Prince de Belgique (de 1934 à 1993)                                 
Son Altesse Royale Albert, Félix, Humbert, Théodore, Christian, Eugène, Marie de Saxe-Cobourg-Gotha, prince de Belgique, voit le jour le 6 juin 1934 au château du Stuyvenbergh. Il est le troisième enfant du roi Léopold III et de la reine Astrid. Le petit prince reçoit le prénom de son grand-père paternel, Albert Ier, décédé quelques mois plus tôt. Conformément à un voeu de ce dernier, il obtient également le titre de prince de Liège.

Albert effectue son premier engagement officiel le 7 juillet 1935 lors de la mémorable Joyeuse Entrée de ses parents à Liège. A la surprise générale, la reine Astrid emmène son fils cadet et le présente aux Liégeois au balcon de l'hôtel de ville. Malheureusement, quelques semaines plus tard, la douce et belle Astrid perd la vie dans un accident de voiture à Küssnacht en Suisse. Albert ne gardera aucun souvenir de sa maman.

Comme ses deux aînés Joséphine-Charlotte et Baudouin, le prince connaît les heures sombres de la deuxième guerre mondiale, le remariage de leur père avec Lilian Baels en 1941, la naissance de leur demi-frère Alexandre, la déportation par les Allemands dans la forteresse d'Hirschtein, la Question Royale et l'exil à Prégny en Suisse de 1945 à 1950. Le roi Léopold III et sa famille reviennent en Belgique durant l'été 1950. Albert y termine ses études secondaires. En 1951, suite à la prestation de serment de son frère, le prince de Liège devient le premier dans l'ordre de succession au trône et le restera jusqu'en 1993.

Comme tous les hommes de la famille royale, Albert entreprend ensuite une formation militaire. Au sein de la marine, il sera promu aspirant en 1953, enseigne de vaisseau en 1954, lieutenant de vaisseau en 1957, capitaine de frégate en 1959, capitaine de vaisseau en 1964 et enfin commodore en 1971.

Au cours de la décennie, Albert voit encore l'arrivée de deux demi-soeurs : la princesse Marie-Christine en 1951 et la princesse Marie-Esméralda, dont il est le parrain, en 1956. Les photos des années 50 montrent l'amour et la complicité qui régnaient à cette époque au sein de cette "famille recomposée". De son côté, Joséphine-Charlotte quitte la Belgique pour épouser le grand-duc héritier Jean de Luxembourg. L'un de leur fils, Henri, est le filleul d'Albert et l'actuel souverain du grand-duché.

En 1958, le prince de Liège participe aux nombreuses festivités organisées à l'occasion de l'Exposition Universelle de Bruxelles, inaugure le parc Bokrijk dans le Limbourg et représente le roi Baudouin aux cérémonies de couronnement du pape Jean XXIII au Vatican. Lors d'une réception à l'ambassade de Belgique, il rencontre Paola Ruffo di Calabria, jeune et belle femme issue de l'aristocratie italienne. Albert et Paola se marient le 2 juillet 1959 à Bruxelles. Le couple aura trois enfants.

Pendant presque quarante ans, le prince Albert représente son frère dans une multitude de cérémonies en Belgique et à l'étranger. En 1954, il est nommé président du conseil général de la Caisse d'Epargne et de Retraite (C.G.E.R.). Il le reste jusqu'en 1991, année où cet organe est supprimé. Le 11 mars 1958, Albert prête serment en tant que sénateur de droit et prononce un discours sur le commerce maritime. Au fil des ans, il assiste aux séances du Sénat consacrées aux thèmes qui l'intéressent. En 1958, le prince est nommé président d'honneur du Comité Olympique et Interfédéral Belge, et est également membre du Comité International Olympique de 1958 à 1968. C'est lui qui remettait chaque année le Trophée National du Mérite Sportif à l'hôtel de ville de Bruxelles.

Le 1er décembre 1958, le prince Albert devient président de la Croix-Rouge de Belgique. Son mandat est renouvelé tous les quatre ans. Ce n'est pas un poste honorifique : il préside le conseil national (deux fois par an) et le comité national de direction (six fois par an), il lance chaque année la Quinzaine de la Croix-Rouge, il rencontre les bénévoles des sections locales, il récompense les donneurs de sang les plus assidus, etc. C'est la princesse Astrid qui lui succèdera de 1994 à 2007 à la présidence de la Croix-Rouge.

En 1962, Albert devient le président d'honneur de l'Office Belge du Commerce Extérieur. A ce titre, il a présidé en trente ans plus de cent missions économiques de plusieurs jours à l'étranger. La présence du frère du Roi à la tête d'une délégation facilite la signature de contrats pour les entreprises belges qui sont reçues par les plus hautes autorités du pays. Afin de lui rendre hommage, la F.E.B. et la Fondation Roi Baudouin créent en 1984 le Fonds Prince Albert, qui remet chaque année des bourses pour la formation de jeunes cadres belges désireux de se lancer dans l'exportation.

Enfin, la protection de l'environnement et du patrimoine retenait également l'attention du prince. Il a prononcé plusieurs discours avant-gardistes sur le sujet, notamment lorsqu'il préside en 1972 la délégation belge à la première conférence des Nations-Unies sur l'Environnement.

2. Roi des Belges (de 1993 à 2013)
Son destin bascule suite au décès de son frère Baudouin. Le 9 août 1993, Albert II prête serment au Parlement dans les trois langues nationales et devient le sixième roi des Belges. Contrairement à ses prédécesseurs, il règne sur un Etat fédéral dont il a signé la nouvelle Constitution le 17 février 1994. La fédéralisation de la Belgique et la prise de décisions communes par l'Otan et l'Union Européenne diminuent les pouvoirs royaux. Des compétences glissent au fil des ans vers les communautés et les régions, dont le Roi ne signe pas les décrets et les ordonnances. Un exemple concret : depuis 2002, ce n'est plus lui qui signe l'acte de nomination des bourgmestres de nos 589 communes et des gouverneurs de nos 10 provinces, mais le ministre régional des Affaires intérieures.

Quel est le rôle du souverain d'une monarchie constitutionnelle dans un Etat fédéral du début du XXIème siècle? Soyons clair : son action ne se traduit pas par la mise en oeuvre d'un pouvoir personnel qui pourrait s'exercer sans l'accord du monde politique. C'est par l'avis, la suggestion, la mise en garde, l'avertissement et l'encouragement lors de ses audiences avec tous ceux qui interviennent dans la vie de l'Etat que le Roi exerce son action. Sa perspective est celle de la continuité et des objectifs que le pays doit accomplir sur le long terme. Albert II a très bien compris les limites de son rôle qu'il effectue depuis 1993 avec compétences, simplicité et sagesse. Il n'a commis aucun faux pas politique à ce jour.

Dans son discours de Noël 2001, il déclare que le soutien du civisme fédéral est le premier rôle du roi des Belges : "C'est avec cet objectif de service au pays que je poursuivrai ma tâche, dont la priorité est d'encourager son indispensable cohésion. Cette union dans le respect de la diversité est d'ailleurs clairement souhaitée par la très grande majorité des Belges".

La lutte contre la traite des êtres humains, la maltraitance des enfants, le racisme et la xénophobie sont les grands combats qu'Albert II mène sur le long terme depuis son accession au trône. Il refuse de recevoir en audience les élus de l'extrême-droite et soutient l'action du Centre pour l'égalité des chances et la lutte contre le racisme. En politique étrangère, c'est un Européen convaincu qui accorde beaucoup d'importance à nos anciennes colonies d'Afrique centrale et à l'image de la Belgique à l'étranger.

Plus d'infos sur son rôle politique en 1993 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/09/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 1994 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/09/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en_27.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 1995 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/10/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 1996 (1ère partie) :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/10/le-role-politique-du-roi-albert-en-1996.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 1996 (2ème partie) :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/10/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en_24.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 1997 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/10/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en_31.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 1998 :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/11/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 1999 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/12/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 2000 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/01/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 2001 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/01/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en_16.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 2002 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/02/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 2003 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/02/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en_20.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 2004 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/04/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 2005 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/04/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en_16.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 2006 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/05/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 2007 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/07/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 2008 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/08/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 2009 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/10/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 2010 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/02/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en.html

Plus d'infos sur son rôle politique en 2011 :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/02/le-role-politique-du-roi-albert-ii-en_25.html

Plus d'infos sur les Belges anoblis par le roi Albert II :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/08/les-belges-anoblis-par-le-roi-albert-ii.html

Plus d'infos sur son intérêt pour l'Afrique Centrale :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/07/le-roi-albert-ii-et-lafrique-centrale.html

Plus d'infos sur ses voyages d'Etat à l'étranger :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/08/les-voyages-detat.html

Plus d'infos sur la réforme des dotations décidée à la fin de son règne :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/06/une-monarchie-plus-moderne-plus.html

Plus d'infos sur l'annonce de son abdication :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/07/abdication-du-roi-albert-ii-le-21.html

Plus d'infos sur l'au revoir du roi Albert II au monde politique :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/07/lau-revoir-du-roi-albert-ii-au-monde.html

3. La retraite (depuis 2013)
Le 21 juillet 2013, après vingt ans de règne, le roi Albert II abdique au profit de son fils le roi Philippe. Il a gardé son titre de roi et continue d'habiter au château du Belvédère, mais n'apparaît plus beaucoup en public.

Plus d'infos sur le dernier livre paru sur Albert II :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/09/le-regne-dalbert-ii-vincent-leroy.html

mardi 20 avril 2010

"Le jardin secret du Roi" (René Henoumont)

Né à Liège en 1922, le journaliste belge René Henoumont a commencé à être publié dans les années 70. Il a abordé tous les genres : romans, contes, essais et chroniques. Admis au sein de l'Association des Ecrivains Belges de langue française, il a reçu plusieurs distinctions, notamment le Prix Charles Plisnier 1994 et le Prix de la Pensée Wallonne 2001.

S'appuyant sur ses souvenirs de jeunesse et de journaliste, René Henoumont nous propose ses réflexions personnelles et pertinentes sur l'histoire de notre dynastie, la deuxième guerre mondiale, la Question Royale et le règne du roi Baudouin. Il dénonce l'importante et irrationnelle médiatisation de sa disparition en 1993 et l'homélie prononcée par le cardinal au cours de ses funérailles : "Ce qui m'agaça un peu, dans les jours qui suivirent la semaine sainte, c'est qu'il m'apparut que l'appareil de l'Eglise, avec son opportunisme ostentatoire, avait récupéré à son profit, sans l'avoir suscitée, l'affection que les Belges portèrent à un roi qui avait surmonté des difficultés de toutes sortes : familiales, politiques et de santé".

René Henoumont s'insurge également contre les liens trop étroits entre le Renouveau Charismatique et le couple royal, les tentatives de béatification du roi Baudouin et la publication en 1995 de ses carnets intimes, très imprégné des valeurs chrétiennes. Malgré ces reproches, l'auteur écrit : "Baudouin fut de toute manière un souverain hautement estimable, témoin et acteur de son temps, courageusement engagé dans des actions personnelles".

Cet ouvrage objectif et sans complaisance tranche avec la littérature hagiographique de 1993 et apporte un éclairage nouveau sur le cinquième roi des Belges. Mais René Henoumont souligne que tout n'a pas été dit : "Ce que nous savons aujourd'hui de Baudouin, davantage depuis sa mort que de son vivant, n'est qu'une partie du jardin secret du Roi. De vastes pelouses, des massifs touffus et de larges allées nous sont encore inconnues". Affaire à suivre...

mardi 6 avril 2010

Le roi Léopold II

                                     
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Fils du roi Léopold Ier et de la reine Louise-Marie, Léopold naît en avril 1835 à Bruxelles. Il porte le titre de duc de Brabant jusqu'à son accession au trône. Des professeurs viennent lui enseigner l'histoire, la géographie, l'économie politique, la religion, etc. L'écrivain Henri Conscience lui apprend le néerlandais. Son enfance est assombrie par le décès de sa mère en 1850.

En 1853, le prince Léopold devient sénateur de droit. A plusieurs reprises, il prononce des discours suggérant l'agrandissement du port d'Anvers, la nécessité d'une politique d'expansion coloniale et de grands travaux dans la capitale. Le duc de Brabant fait un mariage politique sans aucun amour avec l'archiduchesse Marie-Henriette d'Autriche. Le couple a quatre enfants : le prince Léopold, les princesses Louise, Stéphanie et Clémentine.

Suite au décès de son père en 1865, Léopold II monte sur le trône et détient, à l'heure actuelle, le record de longévité de notre dynastie (44 ans de règne). Voici un extrait du discours qu'il a prononcé lors de sa prestation de serment :

"Premier roi des Belges à qui la Belgique ait donné le jour, je me suis depuis mon enfance associé à toutes les patriotiques émotions du pays. Comme lui, j'ai suivi avec bonheur ce développement national qui féconde dans son sein toutes les sources de force et de prospérité. Comme lui, j'aime les grandes institutions qui garantissent l'ordre en même temps que la liberté et sont la base la plus solide du trône. Dans ma pensée, l'avenir de la Belgique s'est toujours confondu avec le mien et toujours, je l'ai considéré avec cette confiance qu'inspire le droit d'une nation libre, honnête et courageuse, qui veut son indépendance, qui a su la conquérir et s'en montrer digne, qui saura la garder. Je n'ai jamais fait de distinction entre les Belges. Ma mission constitutionnelle me range en dehors des luttes d'opinion, laissant au pays lui-même à décider entre elles. Mon sympathique concours est assuré à tous ceux qui dévoueront à cette oeuvre leur intelligence et leur travail. C'est en persistant dans cette voie d'activité et de sage progrès que la Belgique affermira de plus en plus ses institutions au-dedans et qu'au dehors, elle conservera cette estime dont les puissances garantes de son indépendance et les autres Etats étrangers n'ont cessé de lui donner et lui renouvellent aujourd'hui encore le bienveillant témoignage".

Grâce à son statut de neutralité, la Belgique réussit à se maintenir en dehors des conflits internationaux du XIXème siècle. Léopold II s'efforce de rendre notre pays moins vulnérable : il obtient la construction des fortifications de Liège, Namur et Anvers, et la réforme du service militaire qu'il signe quelques jours avant sa mort en 1909. Auparavant, le recrutement de l'armée belge se faisait sur le volontariat et le tirage au sort avec possibilité de se faire remplacer (moyennant une somme d'argent). Ce système est aboli en 1909 et remplacé par le service d'un fils par famille.

C'est sous le règne de Léopold II que sont votées d'importantes lois sociales : suppression du livret d'ouvrier, droit de former des syndicats, âge d'admission des enfants dans les usines fixé à 12 ans, interdiction du travail de nuit aux enfants de moins de 16 ans et du travail souterrain pour les femmes de moins de 21 ans, réparations pour les accidents de travail, repos dominical, etc.

Fortement industrialisée, la Belgique manque de matières premières. C'est la raison principale pour laquelle Léopold II s'intéresse à l'Afrique centrale et plus précisément à la région du fleuve Congo que vient de reconnaître l'explorateur anglo-américain Stanley. Dès son retour en Europe, il rencontre le Roi qui fonde en 1878 le Comité d'études du Haut-Congo. Le Congrès de Berlin en 1885 reconnaît l'Etat indépendant du Congo avec le roi Léopold comme souverain. Le Parlement belge l'autorise à assumer cette fonction, à condition qu'elle n'entraîne aucune charge financière ou militaire pour la Belgique.

Surnommé le roi bâtisseur, Léopold II entreprend de grands travaux dans la capitale : transformation du palais royal, création de grandes avenues et de parcs publics, construction du palais de justice, des serres royales de Laeken, des arcades du Cinquantenaire, etc. Il développe également la station balnéaire d'Ostende où il séjourne régulièrement.

En 1900, Léopold II crée la Donation Royale qui regroupe le patrimoine immobilier qu'il a acheté ou hérité au cours de sa vie. La Donation Royale est léguée à la Belgique à trois conditions : les terrains et bâtiments ne peuvent être vendus, certains d'entre eux doivent garder leur fonction ou leur aspect d'origine, ou/et être mis à la disposition du chef de l'Etat. Parmi eux, on trouve notamment les châteaux du Belvédère, de Val Duchesse, de Ciergnon et du Stuyvenbergh, le parc Duden à Forest, la Tour Japonaise, le Pavillon Chinois, l'arboretum de Tervuren, mais aussi des bureaux et terres agricoles loués afin de procurer des rentrées financières à la Donation Royale.

Suite au décès de son fils Léopold et à la loi salique qui interdit à ses filles de monter sur le trône, c'est son neveu Albert qui lui succède en 1909. La Belgique est, à cette époque, la neuvième puissance économique du monde et dispose d'une colonie - léguée par Léopold II - qui va lui apporter d'énormes débouchés pendant plusieurs décennies et accroître son prestige sur le plan international.

Plus d'infos sur le palais royal de Bruxelles :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2014/01/le-palais-royal-de-bruxelles.html

Plus d'infos sur les serres royales de Laeken :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2015/12/les-serres-royales-de-laeken.html

Plus d'infos sur le château royal d'Ardenne :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2010/05/le-chateau-royal-dardenne.html

Plus d'infos sur les villas de Léopold II à la Côte d'Azur :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/03/les-villas-de-leopold-ii-la-cote-dazur.html