mardi 26 mars 2013

Mission économique en Thaïlande

                               
Résultat d’images pour philippe et mathilde en thaïlande


Du 16 au 22 mars 2013, le prince Philippe et la princesse Mathilde ont présidé une mission économique organisée par l'Agence Fédérale pour le Commerce Extérieur, en collaboration avec les services régionaux du commerce extérieur (Awex, Flanders Investment & Trade, et Brussels Invest & Export). Plusieurs ministres belges (Didier Reynders, Kris Peeters, Jean-Claude Marcourt et Céline Fremault) les ont rejoints pour certaines activités. Tous les échos sont positifs sur cette mission, tant du côté des hommes d'affaires que des journalistes qui les accompagnaient.

Joachim Coens, président du port de Zeebrugge (qui avait critiqué le prince héritier en Afrique du Sud en 2006), a confié à la presse :   "Pour nous, pour le business, c'est le prince. Pour les invités, à un dîner de gala ou une réception, la présence de la princesse est un atout supplémentaire. Mais pour les contrats, cela ne change rien. Le prince a fait quelque chose de très important pour nous lors de la mission en Nouvelle-Zélande en novembre dernier : il était présent lors du renouvellement du contrat d'importation des kiwis. Il ouvre des portes ; il fait çà bien, en étant probablement plus à l'aise qu'au début. Et il parle bien français, allemand, anglais, néerlandais et même espagnol".

Même avis pour Frieda Depamelaere de Linguitex :  "Quand Mathilde est présente, elle joue très bien son rôle et c'est un plus. Il y a davantage d'attention médiatique, donc on parle plus de la mission. Mais pour les entreprises, c'est le prince qui compte (la princesse ne s'occupe pas des contrats commerciaux). Le fait qu'il préside la mission est un atout :  ce sont des contacts qu'on nous offre sur un plateau et que l'on ne pourrait pas obtenir nous-mêmes. Les gens doivent être convaincus qu'il fait un bon travail. Dans la délégation, tout le monde l'est. Avant de partir, ceux qui participent pour la première fois ont parfois des doutes mais après une mission, ils sont positifs".

D'autres hommes d'affaires placent la princesse Mathilde sur le même pied d'égalité que le prince Philippe à la tête des missions économiques. C'est le cas d'Etienne Huckert, manager général de Huckert's International :    "Ce sont des gens charmants qui nous aident énormément. Mathilde a la grâce, le charme, le charisme qui permettent des ouvertures dans le pays. Le business passe d'abord par les relations humaines, elle a donc sa place. Dans la vie, c'est la femme qui vous équilibre. Elle est extrêmement importante. Philippe est important, mais elle représente l'équilibre".

Christophe Denis de BMI-BSI partage ce point de vue :   "Ils ont chacun leurs activités mais l'ensemble donne une image plus forte, plus unie du pays. C'est important que la Belgique place tous ses atouts en mission. C'est la preuve qu'elle met tout en oeuvre pour s'intégrer dans le pays. Et dans la délégation, les femmes d'affaires apprécient d'avoir une rencontre avec elle. Mathilde ne doit pas être plus en retrait. C'est peut-être lui qui doit être plus proactif. Le programme doit être adapté".

Si les frais en mission du prince héritier sont financés par l'Agence Fédérale pour le Commerce Extérieur, c'est le ministère des Affaires étrangères qui paie les frais des visites de la princesse Mathilde. Aussi, dans le cadre des restrictions budgétaires touchant tous les départements, le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders a décidé qu'en 2013, la princesse Mathilde accompagnerait 2 (au lieu de 3) missions économiques. Par ailleurs, pour la première fois, le dîner de gala organisé à Bangkok par l'Agence Fédérale pour le Commerce Extérieur était payant pour les entreprises belges de la délégation afin d'en réduire les frais.

Au terme de la mission économique, le couple princier a répondu aux questions de la presse belge :

"Monseigneur, pour des raisons budgétaires, le débat sur la réduction du nombre de missions économiques a été lancé. Qu'en pensez-vous?
- Philippe :  Nous en faisons quatre par an et au total, environ 1.000 entreprises nous accompagnent, ce qui est très significatif. Regardez les contrats signés au cours de cette mission. Il y a de la place pour les PME et pour les spin-off de nos universités. D'ailleurs, si on demandait l'avis de nos entrepreneurs, je ne suis pas sûr qu'ils seraient enthousiastes à l'idée de réduire le nombre de missions...

- A plus de 80 ans, le roi Bhumibol de Thaïlande est toujours en exercice. Vous l'avez rencontré avec la princesse. Est-ce un modèle pour la Belgique?
- Philippe :  La Thaïlande est la Thaïlande. Elle a ses traditions ; nous avons les nôtres. Ce roi est très apprécié ici, c'est un sage. Et le voir est pour nous un grand honneur.

- Mais est-ce qu'un roi doit le rester jusqu'au bout?
- Philippe :  Comme la situation actuelle le montre en Europe, chaque monarque prend ses propres décisions. Béatrix des Pays-Bas a pris la sienne, tandis que la reine d'Angleterre ne l'a pour l'instant pas prise. C'est vraiment une décision qui revient au Roi.

- Et un roi doit-il mourir sur le trône?
- Philippe :  Regardez le Pape... Mais je ne suis pas la personne à qui il faut demander cela. C'est une décision personnelle du souverain. Quoi qu'il décide, ce sera sa décision. Mais mon père fait très bien son travail. Mon travail à moi, actuellement, c'est notamment de conduire ces missions économiques depuis vingt ans maintenant. C'est un modèle qui pourrait rendre jaloux pas mal de pays, quand on voit l'entente entre l'Etat fédéral, les régions, les pouvoirs publics et les entreprises privées.

- Madame, la décision a été prise officiellement de limiter votre participation à deux missions par an. Or, comme on peut le constater, vous jouez un vrai rôle dans ces missions sur des domaines plus humanitaires. Vous regrettez d'en faire moins désormais?
- Mathilde :  Depuis le début, la décision a été prise que je ne participerai pas à toutes les missions. Cela a été convenu ainsi ; il n'a jamais été question que je fasse toutes les missions. Donc, je discute avec mon époux pour voir quand je l'accompagne.

- Un récent sondage dans "Le Soir Magazine" montre que votre popularité augmente puisque 53% des Belges estiment que vous ferez un bon roi. Qu'est-ce que cela vous inspire?
- Philippe :  Ce qui importe, c'est ce qu'on fait sur la durée. La monarchie, c'est une vie donnée qu'on ne peut pas réduire à un seul jour. Si les gens sont contents, tant mieux, mais j'insiste sur le fait qu'il faut voir cela sur la durée.

- Dans ce même sondage, vous êtes, Madame, la préférée des Belges?
- Philippe :  Je vais répondre à sa place. Si mon épouse est appréciée, et je sais par ailleurs que c'est le cas, çà me fait un immense plaisir. Je suis très fier d'elle.
- Mathilde :  Travailler au service du pays et aller rencontrer la population me tient vraiment à coeur.

- Le patron flamand Fernand Huts a dit dans son discours que votre fille Elisabeth avait été conçue en Thaïlande en 2001. Une telle déclaration était-elle opportune?
- Philippe :  M. Huts a dit bien d'autres choses intéressantes qui n'ont pas été publiées. Il est dommage que cette histoire prenne la place d'autres histoires plus intéressantes, car la place dans la presse est limitée, elle...

- Vous rencontrez les journalistes lors des missions économiques mais pas en Belgique. Voudriez-vous changer cette communication pour être peut-être plus proche des citoyens?
- Philippe :  Je trouve que se parler de cette manière quatre fois par an, c'est déjà bien. Ici, vous ne posez pas que des questions liées aux missions économiques. Vous posez des questions que vous pourriez poser en Belgique, et on n'a pas l'habitude de les esquiver, je crois.
- Mathilde :  Je suis très contente de pouvoir vous rencontrer pendant les missions car c'est pour moi une façon de mieux vous connaître.

- Qui pour vous remplacer à la présidence de ces missions économiques lorsque vous serez roi?
- Philippe :  Nous verrons. La question se pose certes en théorie, mais pas encore dans la pratique. Je ne peux donc pas vous dire maintenant ce qu'il en est. Mais je suis content que ce qu'on dit au sujet des missions est positif. C'est que je n'ai quand même pas si mal fait mon travail alors".

Plus d'infos sur les missions économiques du prince Philippe :
 http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/03/les-missions-economiques-du-prince.html

lundi 18 mars 2013

Sondages sur la monarchie (mars 2013)

1° Le roi Albert II doit-il abdiquer?
Une courte majorité (54%) de Belges souhaitent que le Roi n'abdique pas et reste sur le trône jusqu'à sa mort. 46% des Belges sont favorables à son abdication :  23% avant les élections fédérales de 2014 et 23% après les élections fédérales de 2014. Par rapport à de précédents sondages, on remarque que le scénario d'une abdication reçoit plus d'avis favorables (sans doute influencés par les exemples de la reine Béatrix et du pape Benoît XVI). Si on regarde les chiffres par région, 50% des Flamands, 57% des Wallons et 66% des Bruxellois sont contre une abdication d'Albert II qui est le roi le plus âgé (79 ans en juin prochain) que nous ayons eu en exercice dans toute l'histoire de la Belgique.

2° Le prince Philippe sera-t-il un bon roi?
Oui pour 53% des Belges et non pour 47% d'entre eux. On sait que le prince héritier ne fait pas l'unanimité mais ce résultat est quand même meilleur que de précédents sondages (sans doute est-ce dû à la politique du Palais qui met beaucoup en avant ces derniers mois Philippe et Mathilde). Si on regarde les résultats par région, le prince héritier obtient la confiance de 48% des Flamands, de 58% de Wallons et de 64% de Bruxellois. On constate donc qu'à quelques unités près, le roi Albert II et son fils le prince Philippe bénéficient de la même popularité dans chacune des trois régions.

3° Quelle est votre femme préférée de la famille royale?
La princesse Mathilde est la femme préférée de la famille royale avec 39%, devant la princesse Astrid (34%), la princesse Claire (17%), la reine Paola (7%) et la reine Fabiola (4%). C'est en Flandre que la princesse Mathilde est la plus populaire (41%) contre 35% à Bruxelles et en Wallonie. Si on prend les votes par tranches d'âges, Mathilde réalise son meilleur score auprès des plus jeunes de 16-24 ans avec 46% de voix de préférence. La princesse Astrid est la femme préférée de 36% de Bruxellois, 35% de Flamands et 31% de Wallons. Contrairement à ses deux belles-soeurs et sans doute dû à ses origines wallones, la princesse Claire est plus populaire en Wallonie (22%) qu'à Bruxelles (16%) et en Flandre (14%). Ce sondage est un gros échec pour les reines Paola et Fabiola dans les trois régions du pays :  la reine Paola est la préférée de 9% des Wallons, 8% des Bruxellois et 5% des Flamands, tandis que la reine Fabiola obtient 4% des voix de préférence dans les trois régions.

4° Quelle est la plus marquante des reines dans l'histoire de la Belgique?
Décédée à l'âge de 30 ans dans un accident de voiture, laissant trois enfants orphelins, la douce et belle Astrid est la reine la plus marquante de notre dynastie pour 32% de Belges, devant les reines Elisabeth et Fabiola (à égalité à 27%), la reine Paola (7%), la reine Marie-Henriette (4%) et la reine Louise-Marie (3%). La deuxième place occupée par Elisabeth est logique, vu qu'elle était reine durant les deux guerres mondiales et sa grande implication dans la vie culturelle de notre pays. Si Fabiola est aujourd'hui la moins populaire de la famille royale (voir ci-dessus), les Belges reconnaissent cependant qu'elle fait partie du trio des reines les plus marquantes. Les actions socio-culturelles de la reine Paola semblent moins connues, alors qu'elle a pourtant fait beaucoup de bonnes choses en 20 ans de règne (rénovation des demeures royales, soutien à l'art contemporain, création de la Fondation Reine Paola pour les jeunes, soutien à Child Focus et Missing Children Europe, etc.). Si on regarde les chiffres par région,  9% des Flamands, 5% des Wallons et 2% des Bruxellois ont voté pour la reine Paola.

Ces sondages ont été réalisés par l'Insitut Ipsos pour le "Soir Magazine" sur un échantillon de 1009 personnes âgées de 16 à 70 ans, résidant en Belgique, sur base d'un échantillon représentatif de la population belge (Bruxelles : 10% ; Flandre : 58% ; Wallonie : 32%). La marge d'erreur est de 3,1 %.

mardi 12 mars 2013

Qui fait quoi?

                                                                           
                    Résultat d’images pour famille royale belge noblesse et royautés

(Article actualisé en mai 2024)
                  
Suite au changement de règne en 2013 et au décès de la reine Fabiola en 2014, il y a eu quelques changements dans cette liste...

1° Le Roi

Le Roi a créé en 1998 le Fonds Prince Philippe qui encourage les échanges linguistiques entre communautés. Il est le président d'honneur de l'Agence Fédérale pour le Commerce Extérieur, de l'Amicale Nationale Para-Commando, de l'International Club Château Sainte-Anne, de la Fondation Polaire Internationale, de la Société Belge d'Investissement pour les pays en développement (Bio), du Club de Rome-EU Chapter, de l'Association Dynastie et Patrimoine Culturel.  Il est également gouverneur honoraire du Lion Clubs International de Belgique.  Le Roi est l'un des trois parrains de la Fondation du Prix International Charlemagne avec le roi Felipe VI d'Espagne et le grand-duc Henri de Luxembourg.

Chef des Forces Armées Belges depuis 2013, le Roi a le grade de général quatre étoiles. Il a repris de nombreux Hauts Patronages dans le domaine militaire et patriotique qui étaient assumés auparavant par son père :  Académie Royale de Marine de Belgique, Comité National Belge du Souvenir, asbl Les descendants des membres du Congrès National, Association Nationale des Invalides de l'Armée, Société Royale des Pionniers et Anciens de l'Aviation Belge, Société de l'Ordre de Léopold, Association Royale des Ordres Nationaux créés par le roi Léopold II, Ligue Royale des Vétérans du roi Léopold III, Association Nationale des Invalides de Guerre, Union Royale Nationale des Officiers de Réserve de Belgique, Académie Royale des Officiers-Carabiniers-Grenadiers, Société Royale des Officiers Retraités, Société Royale Philanthropique des Médaillés et Décorés de Belgique, Cercle Royal Mars et Mercure de Belgique, Société Royale des Anciens Enfants de Troupe, Pupilles, Cadets et Interforces de l'Armée, Fraternelle Nationale des Casques Bleus et Opérations Humanitaires.

Le Roi accorde également son Haut Patronage à l'ONG Plan Belgique, à la Fondation Vocatio, à la Fondation Saint-Jean, à la Fédération Nationale des Compagnies Dramatiques, au festival Europalia, à l'Union des Entomologistes Belges, au Belgian Art Prize, à l'Office de la Naissance et de l'Enfance, à l'Association Royale des Descendants des Lignages de Bruxelles, à l'asbl L'Oeuvre de l'Hospitalité, à l'Académie Royale de Médecine de Belgique, à l'Action Royale IBIS, à l'Institut Belge de l'Eclairage, aux Amis des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, à la Compagnie Royale des Francs Arquebusiers de Visé, à la Compagnie Royale des Anciens Arquebusiers de Visé, au Royal Sport Nautique de Bruxelles, au Royal Sport Nautique de la Meuse, au Bruxelles Royal Yacht Club, à Infopol.

2° La Reine

La Reine a créé en 2000 le Fonds Princesse Mathilde qui a été rebaptisé Fonds Reine Mathilde en 2014.   Elle est la présidente d'honneur d'Unicef-Belgique, du Breast International Group (cancer du sein), du centre Child Focus, de la Fondation Roi Baudouin et du Conseil Fédéral du Développement Durable. Elle est membre d'honneur de l'Académie Royale de Médecine de Belgique, de la Koninklijke Academie voor Geneeskunde van België, de l'International Center for Research on Women Leadership Council et de la Schwab Foundation for Social Entrepreneurship.

Sur le plan international, après avoir été émissaire pour la promotion du micro-crédit en 2005, représentante spéciale d'Unicef et d'Onusida pour les enfants affectés par ce virus, et  représentante spéciale pour la vaccination de l'Organisation Mondiale de la Santé pour la période 2011-2013, la Reine fait actuellement partie des ambassadeurs des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies. Elle est également membre d'un groupe informel de leaders mondiaux au sein du Groupe de la Banque Mondiale, afin de soutenir son "Projet pour le Capital Humain".

La Reine accorde son Haut Patronage à Handicap International Belgique, à SOS Villages d'Enfants-Belgique, à l'Association de parents pour l'épanouissement des enfants autistes, à l'ONG Plan Belgique, à la Ligue Alzheimer, à l'Association Françoise Dolto, à la Ligue Belge de la Surdité, au centre pour enfants "Les Glaïeuls" (Paliseul), à Youth Start (ex-NFTE Belgium) pour les jeunes de 18 à 25 ans à la recherche d'un emploi, à la Fondation Vocatio, à Europa Donna Belgium (cancer du sein), à l'Ecole Royale de Ballet d'Anvers, à l'asbl Les Amis du Théâtre Royal de la Monnaie, aux Jeux Special Olympics Belgium, au Concours Musical International Reine Elisabeth, au Festival de Wallonie, à l'asbl Solidarité-Orient (aide aux communautés chrétiennes du Proche et Moyen-Orient), à la Fondation Charcot (sclérose en plaques), à la Société Royale Protectrice de l'Enfance, à la Ligue Braille, au Fonds National d'Aide aux Victimes de l'Aviation Belge, à l'Office de la Naissance et de l'Enfance, à l'asbl Auxilia, au Centre Médical d'Aide aux Victimes de l'Excision, à la Compagnie Royale des Anciens Arquebusiers de Visé, à l'asbl Les Malentendants, à la Stichting Lezen, au Centre pour l'Evaluation des Vaccinations de l'Université d'Anvers, à la Fondation Alamire, à Youth Start, à la Fondation contre le Cancer. 

3° Le roi Albert II et la reine Paola

Le roi Albert II est le président d'honneur de l'asbl Quartier des Arts à Bruxelles. Il accorde son Haut Patronage à la Maison des Ailes, à l'asbl L'Ancre Bleue, à l'Institut Albert Ier et Reine Elisabeth, à l'Union Royale Belge des Ingénieurs Navals, au Cercle d'art théâtral de Bruxelles, à la Jeune Chambre Internationale de Belgique, au Trophée National Victor Boin pour les sportifs handicapés, à l'Institut Roi Albert II des Cliniques Universitaires Saint-Luc, au Concours International Adolphe Sax de Dinant, au Koninklijk Verbond van Vaderlandsminnenden Kringen van Antwerpen.

La reine Paola a créé la Fondation Reine Paola (autrefois appelée Fondation Princesse Paola) pour les jeunes en 1992, et les Prix Reine Paola pour l'Enseignement. Elle est présidente d'honneur de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, de l'Oeuvre Royale des Berceaux Princesse Paola, et du Cercle Vivaldi de Belgique. La reine Paola préside le comité de parrainage de Missing Children Europe, et accorde son Haut Patronage à l'Oeuvre Nationale des Aveugles, à l'asbl Lucia, à l'Institut Albert Ier et Reine Elisabeth, à l'opération Simon et Odil pour enfants hospitalisés, à la galerie de prêts d'oeuvres d'art du château Malou, à Family for Life (chorale d'Yvoir), à l'asbl Jardins Ouverts de Belgique, à la Belgian Flower Arrangement Society, à Brussels Antiques and Fine Arts Fair, à la Croix Jaune et Blanche, à l'association The New Belgica, à GAMS-Belgique (Groupe pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles Féminines) et à l'asbl Habbekrats (maisons de jeunes). 

4° La princesse héritière Elisabeth

La princesse héritière Elisabeth est la marraine du navire patrouilleur P902 Pollux de la Marine belge.

5° La princesse Astrid et le prince Lorenz

La princesse Astrid est présidente d'honneur de la Fondation Médicale Reine Elisabeth, des fonds scientifiques et médicaux de la Fondation Roi Baudouin, de l'asbl Pinocchio (enfants et adolescents brûlés), de l'asbl Apopo (mines antipersonnels), des Jeunesses Musicales de Bruxelles, de l'Action Damien, et du Fonds Prince Albert.

Sur le plan international, elle emmène les deux missions économiques annuelles à l'étranger de l'Agence pour le Commerce Extérieur depuis 2013. La princesse a été de 1997 à 2015 représentante spéciale du Roll Back Malaria Partnership qui lutte contre la malaria, et est envoyée spéciale représentant la Convention sur les mines antipersonnel depuis 2013.

La princesse Astrid accorde son Haut Patronage à la Fondation Vivat-Foyer Général Cornet, à la section belge de l'Association Mondiale des Amis de l'Enfance, à la Fédération francophone des sourds de Belgique, à l'Association Insuffisants Respiratoires, à l'International Federation for Hydrocephalus and Spina Bifida, à l'asbl Vers la Vie (Marcinelle), à l'Institut Médico-pédagogique Sainte-Gertrude, à l'asbl Les XXI, à l'hôpital de revalidation Inkendaal, à l'asbl Les Amis et le Fonds Scientifique de l'Huderf, aux Musicales de Beloeil, à l'asbl Fistul Aid, à la Fondation Nativitas, à l'asbl Les Amis d'Accompagner, à la Fondation Pelicano, au Fonds EAPN (European Anti Poverty Network) géré par la Fondation Roi Baudouin, à la Fédération Belge des Banques Alimentaires, à la journée européenne "Restart a Heart Day" pour la sensibilisation contre l'arrêt cardiaque inopiné.  La princesse est également membre d'honneur de la Guilde Royale Saint-Sébastien.

Le prince Lorenz est président d'honneur de l'asbl La Chaîne de l'Espoir Belgique (dont il est membre fondateur), de l'Association Royale des Demeures Historiques et du Fonds Patrimoine de la Fondation Roi Baudouin. Il est président de l'Ordre Teutonique de Belgique et vice-président de la Société des Amis de l'Almanach de Gotha. Il accorde son Haut Patronage à Europae Thesauri, l'association internationale des trésors et musées d'église. Le prince est également membre du Conseil de la Couronne roumaine et du comité d'honneur de l'Ecole Espagnole d'Equitation de Vienne.

6° Le prince Laurent et la princesse Claire

Le prince Laurent est président de la Fondation Prince Laurent pour le bien-être des animaux sauvages et domestiques, et du GRECT (Global Renewable Energy and Conservation Trust). Il préside le comité d'honneur de la Fondation Prince Louis de Polignac et l'European Research Group for Alternative Toxicity Testing (ERGATT). Le prince est également grand maître honorifique de la Société des Compagnons de Saint-Laurent et président d'honneur de l'Orchestre National de Belgique. Il accorde son Haut Patronage à l'Actie Lienemientje et à l'Association Belge pour les enfants et adultes atteints d'une maladie métabolique (BOKS). Sur le plan international, il a été ambassadeur spécial de la FAO pour l'Environnement et les Forêts de 2014 à 2016.

La princesse Claire est présidente d'honneur de la Fondation Pro Renovassistance et de l'asbl Espaces Verts et Art des Jardins. Elle est la marraine de l'asbl De Gentse Barge, et membre d'honneur de la Confrérie Royale des Géomètres-Experts. La princesse accorde son Haut Patronage à la Brussels Choral Society, au défilé de mode/vente aux enchères de l'asbl Les Petits Riens, à l'asbl L'Enfant des Etoiles (enfants en difficulté), à la Maison d'enfants Reine Marie-Henriette, et au concours d'art floral du château de Beloeil. Depuis 2024, la princesse est vice-présidente d'honneur de la Fondation Reine Paola.

7° Les princesses Esmeralda et Léa

La princesse Esmeralda est présidente du Fonds Léopold III pour l'exploration et la conservation de la nature, ainsi que présidente d'honneur de CARE-Belgique et de la Fédération Belge de Qigong de Santé. La princesse accorde son Haut Patronage au Cercle Léopold III et à la Fondation Cardiologique Princesse Lilian. Elle est membre du conseil d'administration de Friendship United Kingdom, et la marraine 2017-2018 de la campagne "L'Amazonie nous protège, protège-la" de l'asbl Mouvement d'Actions à Travers Monde. La princesse est ambassadrice d'honneur du WWF Belgium.

La princesse Léa a créé en 2006 avec son époux le Fonds d'entraide Prince et Princesse Alexandre. Elle est membre du comité de parrainage de la soirée de bienfaisance "La Nuit des Neiges" à Crans-Mantana, et la présidente d'honneur du Cercle International Diplomatique et Consulaire. La princesse accorde son Haut Patronage à l'Association des Femmes d'Amérique latine, à la Fondation Chocolat et Sucre d'Art, au Concours international Arthur Grumiaux, et à la section Marche-en-Famenne de la Fédération Nationale des Anciens Combattants. Elle est aussi la marraine de l'asbl La Maraude et de Chihuahuas and Friends.

P.S. Il est dommage que cette liste (probablement incomplète) ne se trouve pas sur le site officiel du Palais (www.monarchie.be) et qu'il faut chercher les infos un peu partout...

lundi 4 mars 2013

Activités royales en février 2013

3 activités officielles pour le Roi :  messe pour les défunts de la dynastie, visite de l'exposition "L'hôpital de la Reine" à La Panne, réception pour les commissaires de la Reine néerlandais et les gouverneurs de provinces belges.

4 audiences pour le Roi :  le premier ministre Elio Di Rupo (reçu 2 fois), la ministre de l'Emploi Monica De Coninck et le ministre des Entreprises publiques Jean-Pascal Labille.

3 activités officielles pour la reine Paola :  messe pour les défunts de la dynastie, visite de l'exposition "L'hôpital de la Reine" à La Panne, visite du Musée d'Art Contemporain d'Eupen.

1 activité officielle pour la reine Fabiola :  messe pour les défunts de la dynastie.

6 activités officielles pour le prince Philippe :  déjeuner au palais d'Egmont avec les ambassadeurs belges, visite du centre de jeunes Averroes à Laeken, messe pour les défunts de la dynastie, remise du prix développement durable pour la presse 2012, visite de la Maison des Brasseurs à Bruxelles, visite du Centre de Référence Professionnelle Bruxellois pour le secteur de la construction à Anderlecht.

6 activités officielles pour la princesse Mathilde :  déjeuner au palais d'Egmont avec les ambassadeurs belges, présentation du film "Kinshasa Kids", conférence "Dans un monde qui se disloque, quelle espérance de paix?", messe pour les défunts de la dynastie, déjeuner à la KUL en l'honneur du Prix Nobel 2011 Leymah Gbowee, table ronde sur le cancer du sein.

2 activités officielles pour la princesse Astrid :  messe pour les défunts de la dynastie, remise du Trophée National Victor Broin pour les sportifs handicapés.

1 activité officielle pour le prince Lorenz :  messe pour les défunts de la dynastie.

2 activités officielles pour le prince Laurent :  remise des Prix Magritte du cinéma belge, présentation d'une farde d'information pour les patients atteints d'une maladie du métabolisme.

1 activité officielle pour la princesse Claire :  remise des Prix Magritte du cinéma belge.

Récapitulatif des activités officielles de janvier et février (source : www.monarchie.be)

Roi :  7 activités officielles + 18 audiences

Prince Philippe :  14 activités officielles

Princesse Mathilde :  13 activités officielles

Reine Paola :  9 activités officielles

Princesse Astrid :  6 activités officielles

Princesse Claire :  4 activités officielles

Prince Laurent :  3 activités officielles

Prince Lorenz :  2 activités officielles

Reine Fabiola :  1 activité officielle

Ci-dessous : photo de la messe des défunts de la dynastie ce 19 février à Laeken en présence de nombreux membres de la famille royale
                                

lundi 25 février 2013

Le rôle politique du roi Albert II en 2011

Le Roi ne sera pas entendu :  le ministre d'Etat Johan Vande Lanotte ne parvient pas à trouver un accord entre les sept partis (PS, NVA, SPA, CDH, CD&V, Ecolo et Groen) et demande à être déchargé de sa mission en janvier 2011. Le 2 février, Albert II désigne un nouvel informateur, le vice-premier ministre Didier Reynders, afin de trouver une autre coalition de partis pour former le nouveau gouvernement. La famille libérale est désormais invitée à participer aux négociations. Parallèlement, le Roi demande au gouvernement sortant d'Yves Leterme de préparer le budget 2011 et de le présenter au Parlement.

Philippe Moureaux, vice-président du PS et bourgmestre de Molenbeek, déclare le 18 février au journal "La Libre Belgique" :  "Heureusement qu'on a encore un chef de l'Etat qui a beaucoup de patience, qui réussit chaque fois à remettre la machine en marche. Faisons-lui confiance. Il a aujourd'hui des pouvoirs que le roi des Belges n'a plus eus depuis des dizaines d'années. Même les partis de gauche applaudissent parce qu'ils préfèrent cela au vide. C'est un paradoxe extraordinaire. Et je suis de ceux qui applaudissent sans réticence. On a besoin de cela pour le moment. Et j'espère qu'il continuera avec le même talent".

Après la mission d'information de Didier Reynders, Albert II charge, le 2 mars, le jeune président du CD&V Wouter Beke de relancer les négociations sur la prochaine réforme de l'Etat.

Pendant ce temps, le Palais est confronté à la sortie de "Belgique, un roi sans pays". L'initiative est intéressante à double titre : consacrer tout un ouvrage au rôle politique d'Albert II (ce qui n'avait jamais été fait) et confier sa rédaction à un journaliste francophone (Martin Buxant de "La Libre Belgique") et à un journaliste néerlandophone (Steven Samyn de "De Morgen"), tous deux âgés d'une trentaine d'années. Pour mener leur enquête objective et sérieuse, ils ont rencontré des responsables politiques et des proches de la Cour.

Ce livre aborde très peu la première partie du règne d'Albert II (1993-2007) où il se mêle peu de politique et a un rôle presque protocolaire. Selon les auteurs, le Roi aurait voulu ne pas signer la loi dépénalisant l'euthanasie, mais il se serait ensuite laissé convaincre par le monde politique et n'aurait aujourd'hui aucun regret à ce sujet. En 2003, il aurait encouragé le gouvernement belge à ne pas envoyer de troupes en Irak, par crainte de voir notre pays menacé par le terrorisme. Mais il préférerait la politique pro-atlantiste du ministre de la Défense Pieter De Crem à celle plus humanitaire de son prédécesseur André Flahaut. Il manque un chapitre sur les initiatives prises par le couple royal suite à l'affaire Dutroux en 1996.

Ils racontent ensuite les décisions politiques prises par Albert II depuis 2007. Les problèmes communautaires l'ont en effet obligé à jouer un rôle nettement plus important. On découvre les coulisses de ce qui se passe derrière les grilles du palais, notamment l'influence des partis et de son chef de cabinet Jacques van Ypersele de Strihou. Le Roi prend quelques risques mais ne commet aucun faux pas. Il donne l'image d'un bon papa sympathique qui tente de recoller les morceaux entre Flamands et francophones. Mais il peut être aussi en colère, par exemple contre le jeune président du VLD Alexander De Croo qu'il accuse d'être responsable de la chute du gouvernement en 2010.

Des chapitres sont ensuite consacrés à l'entourage, au coût et à la foi de la famille royale, ainsi qu'aux personnes anoblies par le Roi. Les auteurs affirment que c'est la reine Paola qui s'opposerait à la reconnaissance officielle de Delphine Boël par son père. Ils évoquent ensuite les mauvaises relations entre le prince Philippe d'une part, et le monde politique, la presse et le chef de cabinet d'Albert II d'autre part, ainsi que le souhait de plusieurs partis d'une monarchie protocolaire (comme en Suède) pour le prochain règne.

Leur conclusion?   "Jusqu'ici, Albert II a pu slalomer entre les exigences des uns et des autres. Mais chacun, aujourd'hui en Belgique, pressent que cet exercice de style a atteint ses limites et n'est plus guère tenable. Jusqu'ici, Albert II a eu les épaules assez larges que pour ne pas laisser l'édifice royal s'effondrer. Mais tout porte à croire - de la difficulté de la succession royale à l'évolution des esprits de la classe politique en passant par un pays si particulier à gouverner - que le temps presse. Jusqu'ici, ce roi est à la tête d'un pays. Jusqu'ici ce pays a un roi. Jusqu'ici".

Si cet ouvrage intéressant est plutôt positif pour l'image d'Albert II, il brise cependant un tabou : le secret entourant les colloques singuliers entre le Roi et les responsables politiques. Certains ont été peu loquaces avec les deux journalistes, mais d'autres (comme Bart De Wever et Alexander De Croo qui n'avaient pas de bonnes relations avec le souverain durant la crise politique) ont raconté en détail leurs audiences royales. Cela ajoute donc une difficulté à la tâche d'Albert II qui devra être beaucoup plus prudent à l'avenir lors de ses consultations politiques...

Le Palais réagit le 5 mai :   "Plusieurs quotidiens ont publié ce matin des extraits d'un livre faisant état du contenu d'entretiens du Roi. Le Palais regrette que la discrétion du colloque singulier ne soit pas respectée. Cette discrétion a pour but de permettre au chef de l'Etat de remplir sa fonction. Certains des extraits publiés comportent des inexactitudes manifestes, notamment sur les entretiens du 16 juin et du 8 octobre 2010".

Entretemps, le Roi remet le Prix International Roi Baudouin pour le Développement 2011 au Docteur Denis Mukwege, récompensé pour son travail au Congo auprès des milliers de femmes victimes de violences sexuelles. Un mois plus tard, lors d'un sommet à New York, le premier ministre belge Yves Leterme remet au secrétaire-général de l'ONU Ban Ki-Moon une lettre personnelle d'Albert II pour encourager les Nations Unies à accorder suffisamment d'attention à la lutte contre les violences sexuelles faites aux femmes. Il est extrêmement rare qu'il écrive à une organisation internationale. Notre souverain en parle aussi dans son discours télévisé de la fête nationale :

"Nos problèmes internes ne doivent pas nous conduire vers un repli égoïste sur nous-mêmes et nous faire oublier le monde qui nous entoure. A ce propos, je voudrais partager avec vous l'émotion que j'ai ressentie lors de la remise du Prix International Roi Baudouin pour le Développement au médecin congolais Denis Mukwege. Dans des conditions très difficiles, il soigne et vient en aide aux femmes qui sont victimes de terribles violences dans l'est du Congo. J'appelle notre pays, l'Union Européenne et les Nations Unies à travailler efficacement avec les autorités du Congo et des pays voisins pour mettre fin à ce drame. Nous ne pouvons pas rester indifférents à de telles situations".

Revenons à la crise politique... Le 12 mai, Wouter Beke demande à Albert II de le décharger de sa mission sans avoir pu relancer les négociations. Après avoir reçu en audience les présidents de partis, le Roi accepte sa démission et nomme formateur Elio Di Rupo, président du PS et ministre d'Etat. Le 4 juillet, celui-ci présente au souverain et aux partis démocratiques un nouveau compromis pour la réforme de l'Etat, ainsi qu'une série de propositions socio-économiques pour assainir les finances publiques. Sept partis (PS, SPA, Ecolo, Groen, MR, VLD et CDH) acceptent cette base de négociations, mais ils n'ont pas la majorité des 2/3 au Parlement pour entreprendre une réforme de l'Etat. Elio Di Rupo apporte sa démission au roi Albert qui la garde en suspens, le temps de laisser quelques jours au formateur pour tenter de convaincre le CD&V de rejoindre les sept partis.

Le Roi se montre très irrité lors de son discours du 21 juillet :   "En cette fête nationale, j'aurais aimé me réjouir avec vous de la prestation de serment d'un nouveau gouvernement fédéral de plein exercice. Nous n'en sommes hélàs pas là, et je le déplore. Entretemps, pendant cette longue négociation, le gouvernement en affaires courantes a su prendre efficacement les mesures nécessaires pour préserver dans l'avenir proche le bien-être des citoyens. Toutefois, cela ne diminue en rien l'urgence et la nécessité de former un gouvernement investi de pleines responsabilités et qui devra réaliser les réformes structurelles nécessaires dans les domaines institutionnel et socio-économique. De là mon nouvel appel à tous les citoyens et en premier lieu aux responsables politiques.

Un célèbre constitutionnaliste anglais, Walter Bagehot, précisait les prérogatives de la monarchie constitutionnelle comme suit :  le droit d'être informé, le droit d'encourager et le droit de mettre en garde. Ces derniers mois, dans mes audiences, j'ai beaucoup utilisé les deux premières prérogatives : être informé et encourager. Avec vous, je voudrais à présent faire usage publiquement, en toute transparence, de la troisième prérogative : le droit de mettre en garde. Je le fais fortement et avec conviction pour les raisons suivantes.

1° Comme un très grand nombre de Belges, je suis affligé par la plus longue durée, de mémoire d'homme, de formation d'un gouvernement. Cela crée chez beaucoup d'entre vous un sentiment d'inquiétude quant à l'avenir. J'ai pu m'en rendre compte lors de mes visites dans les différentes régions.

2° La durée de cette crise suscite aussi, dans une grande partie de la population, de l'incompréhension vis-à-vis du monde politique qui n'apporte pas de solution aux problèmes. Cela risque de développer une forme de poujadisme qui est dangereuse et néfaste pour la démocratie.

3° Si cette situation perdure longtemps encore, elle pourrait affecter de façon négative et très concrète le bien-être économique et social de tous les Belges. Il faut en être bien conscient.

4° Un des atouts importants de la Belgique, depuis la seconde guerre mondiale, est son rôle au sein de l'Europe. Cela nous a valu de devenir de fait, comme pays, la capitale de l'Europe et de jouer un rôle moteur dans cette formidable aventure qu'est la construction européenne. Notre pays, avec sa diversité culturelle, était considéré d'une certaine manière comme un modèle pour l'Union Européenne. Notre situation actuelle crée de l'inquiétude auprès de nos partenaires, et pourrait endommager notre position au sein de l'Europe, voire l'élan même de la construction européenne déjà mis à mal par les eurosceptiques et les populistes.

Je ne serais donc pas fidèle à mon rôle, si je ne rappelais pas solennellement les risques qu'une longue crise fait courir à tous les Belges, et si je n'exhortais pas à nouveau tous les hommes et toutes les femmes politiques, et ceux qui peuvent les aider, à se montrer constructifs et à trouver rapidement une solution équilibrée à nos problèmes. Comme je le rappelais à l'occasion de la Noël, et je cite :

"Dans la recherche de cet accord raisonnable, il est évident que chaque partie devra faire des concessions. Chacun aura donc l'obligation de prendre ses responsabilités. Le moment est venu où le vrai courage consiste à chercher fermement le compromis qui rassemble, et non à exacerber les oppositions. Si un tel accord se réalise, un nouveau gouvernement fédéral pourrait être constitué. Avec les entités fédérées, il sera à même de prendre des mesures nécessaires pour sauvergarder le bien-être de la population, et pour rétablir la confiance au sein du pays"  (fin de citation)

Mais les citoyens ne doivent pas seulement exhorter leurs représentants à prendre les décisions courageuses qui s'imposent. Ils doivent aussi s'efforcer de favoriser une meilleure entente entre nos communautés en faisant des pas concrets vers l'autre, en parlant sa langue, en s'intéressant à sa culture, en essayant de mieux le comprendre. C'est là une forme importante de citoyenneté moderne".

Dans la nuit du 21 au 22 juillet, Elio Di Rupo fait part au Roi que huit partis (PS, SPA, Ecolo, Groen, MR, VLD, CDH et CD&V), disposant de la majorité des 2/3 au Parlement, sont d'accord d'entreprendre des négociations à la mi-août. Le parti nationaliste flamand NVA de Bart De Wever est relégué dans l'opposition.

Un accord sur la future réforme de l'Etat intervient enfin à la mi-octobre et le Palais ne cache pas que "le Roi s'en est réjoui vivement". Les deux partis écologistes (Ecolo et Groen) sont ensuite envoyés dans l'opposition par leurs partenaires, désireux de former une coalition gouvernementale à six. Le 21 novembre, suite au blocage des négociations socio-économiques, Elio Di Rupo se rend au château de Ciergnon pour demander au souverain de le décharger de sa mission de formateur. Il refuse et fait publier le communiqué suivant :  "Le Roi rappelle la gravité de la situation actuelle et souligne que la défense de l'intérêt général de tous les Belges et les échéances européennes nécessitent une résolution très rapide de la crise politique. Il demande que chaque négociateur prenne dans les heures à venir un temps de réflexion pour mesurer les conséquences d'un échec et chercher activement une solution".

Nouveau communiqué le lendemain après avoir reçu en audience à Ciergnon les présidents des six partis :   "Le Roi demande à chacun des six partis d'accomplir l'effort additionnel nécessaire pour clôturer les négociations budgétaires et socio-économiques et former un gouvernement dans les meilleurs délais".  Un accord intervient quelques jours plus tard et Elio Di Rupo vient l'expliquer le 1er décembre à Albert II. La prestation de serment du nouveau gouvernement (PS, SPA, CDH, CD&V, MR et VLD) a lieu le 6 décembre au château de Laeken. Le lendemain, le premier ministre sortant Yves Leterme est nommé ministre d'Etat.

Le Roi se montre soulagé dans son discours de Noël 2011 :

"Aujourd'hui, je puis enfin me réjouir vivement avec vous des accords réalisés et de la formation d'un nouveau gouvernement fédéral de plein exercice. Cela prouve que notre pays demeure capable de réaliser des compromis qui rassemblent, tant sur le plan communautaire qu'en matière économique et sociale. Bien sûr, cela ne signifie pas que tout soit résolu pour autant. Plusieurs défis nous attendent.

Tout d'abord, il va falloir traduire en textes de loi les réformes institutionnelles profondes qui ont été décidées. Elles donneront aux entités fédérées davantage de compétences, une plus grande autonomie fiscale et une responsabilisation accrue. Cette transformation doit se réaliser sans nostalgie et avec la ferme volonté de voir ce nouveau projet pour notre pays réussir pleinement.

En même temps, le gouvernement devra faire face à des défis économiques et sociaux énormes. Là aussi, des décisions rigoureuses ont été prises afin de préserver à terme le bien-être de la population. Chacun devra cependant contribuer, en fonction de ses capacités, aux sacrifices nécessaires pour rétablir au plus vite les finances publiques de notre pays. Mais suffit-il de mettre en oeuvre des réformes institutionnelles et économiques pour faire progresser notre pays de façon décisive?

C'est essentiel mais pas suffisant. Il importe que ces réformes s'accompagnent d'une évolution profonde de nos mentalités. A ce sujet, je pense d'abord à une meilleure compréhension entre les citoyens de nos différentes communautés et régions. Il serait quand même incompréhensible, à une période où il est tant question de globalisation, d'ouverture aux autres cultures sur le plan international, que l'entente entre voisins immédiats, au sein d'un même pays, soit déficiente.

Veillons donc à mieux comprendre la culture, la mentalité des uns et des autres. Nous percevrons alors les complémentarités qui existent entre nos diverses communautés et régions. Nous réaliserons combien ces complémentarités sont une richesse qui favorise la tolérance et la créativité. Encourageons des projets qui mobilisent les citoyens à mieux se connaître. Rejetons fermement les caricatures simplistes et injustes de l'autre, qui attisent les préjugés et les antagonismes stériles et sèment la division. Je suis convaincu que si nous avançons sur cette voie, de nouvelles formes de collaboration se développeront entre nos entités fédérées, devenues plus autonomes. C'est ce qui s'est passé dans le monde universitaire.

Veillons enfin, dans la période économique la plus difficile depuis la seconde guerre mondiale, à préserver au mieux la tradition de dialogue entre partenaires sociaux, qui est un des grands acquis de notre pays. Le souci de cohésion sociale doit être une préoccupation constante pour tous. Maintenant que nous avons retrouvé notre capacité à résoudre nos difficultés intérieures, nous sommes à nouveau crédibles sur le plan international pour reprendre notre rôle de pionnier dans la construction européenne. Dans de nombreux domaines, seule une Europe cohérente est en mesure de répondre aux grands défis que nous connaissons actuellement. Nous pouvons y contribuer efficacement".


mardi 19 février 2013

Le rôle politique du roi Albert II en 2010

Dans son discours de Nouvel An 2010 aux autorités du pays, le Roi déclare :  "J'aimerais vous parler d'un sujet particulier : il s'agit des qualités qui sont attribuées aux Belges, et comment faire pour assurer la persistance de ces qualités. Plusieurs événements récents touchant des compatriotes qui oeuvrent dans des domaines bien différents m'ont impressionné. Il y eut la désignation du premier président permanent du Conseil Européen, le retour de notre astronaute après une mission de six mois dans l'espace, le renouvellement du mandat du président du Comité Olympique International, le lancement d'initiatives nouvelles par le président de la Banque Européenne d'Investissement, la désignation du procureur du Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie, et les performances internationales de nos artistes et de nos sportifs de top niveau.

Ces remarquables consécrations publiques de personnalités belges ne doivent pas nous faire oublier des réalisations de grande qualité accomplies collectivement par des Belges. Songeons à nos militaires à l'étranger qui se distinguent par l'excellence de leurs interventions dans beaucoup de domaines et dans de multiples régions du monde, à l'équipe qui a développé une nouvelle station polaire belge, à nos scientifiques, à nos centres de recherche performants dans nombre de disciplines, et aux organisateurs d'événements culturels internationaux comme le Concours Musical Reine Elisabeth ou le festival Europalia.

A chaque fois, le monde extérieur a souligné un nombre de qualités qui seraient spécifiques des Belges : il y a notre ouverture aux autres cultures, notre créativité pour trouver des compromis, notre pragmatisme, une certaine modestie et notre faculté de ne pas nous prendre trop au sérieux. Beaucoup de ces qualités sont liées au caractère multiculturel de notre pays et au fait que nous nous trouvons aux frontières de deux grandes cultures européennes, le monde latin et le monde germanique. L'influence de ces cultures différentes nous procure l'avantage d'acquérir une disposition d'accueil et de compréhension des autres, de nous adapter avec pragmatisme à des situations diverses, voire les plus inattendues ou même surréalistes. Assurer la permanence de ces qualités chez nos concitoyens se fera en maintenant et en renforçant les échanges au sein de notre propre pays tout comme sur le plan international.

Se rencontrer, se parler, crée des relations, ouvre des perspectives dont on ne soupçonne pas toujours a priori les conséquences bénéfiques. C'est un extraordinaire moyen d'habituer nos jeunes aux contacts avec d'autres cultures, de les préparer à réconcilier des points de vue différents. Concrètement, cela implique, entre autres, de stimuler l'apprentissage de nos trois langues nationales, mais aussi de l'anglais et d'autres langues. Etre multilingue est un atout énorme et une qualité très appréciée dans la vie professionnelle. Le nombre des investisseurs étrangers dans notre pays en témoigne. Il est nécessaire aussi d'inciter davantage encore les jeunes à suivre des formations et des stages à l'étranger, que ce soit à travers les programmes Erasmus, ou par l'intermédiaire du Fonds Prince Albert qui envoie des jeunes acquérir de l'expérience dans des entreprises belges à l'étranger. J'ai reçu les lauréats de ce Fonds à l'occasion de nos 50 ans de mariage et j'ai été impressionné par leur ouverture d'esprit et leur enthousiasme.

Comme je viens de le dire, il importe bien sûr de développer les échanges au sein de notre propre pays, notamment entre écoles secondaires, hautes écoles ou universités de nos communautés. C'est l'objectif principal du Fonds Prince Philippe qui chaque année permet à de très nombreux jeunes de mieux connaître une autre région ou une autre culture de notre pas. Il est précieux aussi que nos universités poursuivent et renforcent leurs échanges avec une ou plusieurs universités d'une autre communauté. Il en est de même pour la collaboration entre chercheurs. Lors d'une récente visite à un pôle d'attraction universitaire, j'ai été saisi de voir combien la collaboration entre nos meilleurs scientifiques de communautés différentes était fructueuse et conduisait à des résultats concrets de grande valeur.

C'est également le cas dans le domaine culturel. J'ai vu avec grand intérêt combien, à Bruxelles, les principaux artistes et les institutions culturelles liées aux différentes communautés collaboraient efficacement et avec facilité. Dans le monde politique, les contacts entre responsables issus de nos communautés doivent également se renforcer. On a pu constater, encore récemment, combien il était précieux d'avoir des hommes politiques qui puissent jouer le rôle de médiateur dans certaines situations. Pour cela, il leur faut, bien entendu, connaître chaque communauté, chaque région. Enfin, valorisons pleinement le rôle central de notre pays en Europe. Bruxelles, capitale de l'Europe, est un atout considérable pour l'ensemble de notre pays, que ce soit sur le plan économique, culturel ou politique. Utilisons cette chance que l'histoire et la géographie nous ont offerte.

Pour conclure, je crois que c'est en accentuant ou en rétablissant toutes ces relations dans les différents domaines que nous maintiendrons et développerons les qualités qui nous sont attribuées internationalement. Nous le ferons évidemment dans le respect de l'identité propre de chaque communauté, de chaque région, et dans un esprit de loyauté fédérale".

Le 30 juin 2010, Albert et Paola sont les invités d'honneur du président Joseph Kabila lors de la cérémonie organisée pour le cinquantième anniversaire de l'indépendance du Congo. Au cours de son séjour, le couple royal effectue quelques visites sociales et économiques liées à notre pays, rencontre le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon, mais ne prononce aucun discours afin de ne pas créer des tensions dans les relations belgo-congolaises qui sont parfois tendues. Une polémique survient cependant après leur retour en Belgique lorsque la presse révèle que Mme Kabila a offert une parure de diamants à la reine Paola. Ce coûteux cadeau contraste avec la pauvreté des Congolais. Aussi le Palais annonce que les bijoux ont été remis à la Donation Royale. Lors de la fête nationale 2010, Albert confiera dans son discours :  "Nous avons pu proposer aux autorités congolaises un nouveau partenariat, franc et constructif, axé sur les besoins de la population congolaise et soutenant les nouvelles institutions que le Congo s'est donnés démocratiquement. Notre vif espoir est qu'un tel partenariat entre nos pays puisse contribuer à consolider la paix en Afrique centrale qui a tellement souffert. Cette paix est aussi vitale pour l'indispensable développement économique et social auquel notre pays est prêt à collaborer activement".

Revenons en Belgique... Une nouvelle crise politique survient en avril 2010. Sous l'impulsion de son jeune président Alexander De Croo, le VLD quitte la majorité suite à l'absence d'accord sur Bruxelles-Hal-Vilvorde au terme de la mission de Jean-Luc Dehaene. Yves Leterme remet la démission de son gouvernement au Roi qui la tient en suspens et explique sa décision dans le communiqué publié par le Palais :   "Le Roi et le premier ministre ont souligné combien, dans les circonstances actuelles, une crise politique serait inopportune et porterait un grave préjudice d'une part au bien-être économique et social des citoyens et d'autre part au rôle de la Belgique sur le plan européen". Après avoir rencontré les présidents de la Chambre, du Sénat et des partis démocratiques, les partenaires sociaux, Albert II charge Didier Reynders, vice-premier ministre et président du MR,  "de s'assurer dans très court délai de ce que les conditions sont remplies pour la reprise rapide des négociations sur des problèmes institutionnels et en particulier celui de Bruxelles-Hal-Vilvorde" , selon les termes du communiqué diffusé par le Palais. Mais la confiance est rompue entre les partis de la majorité et les négociations ne reprennent pas. Après avoir à nouveau reçu en audience les présidents de partis, Albert II accepte la démission du gouvernement. Les Chambres sont dissoutes.

Les élections fédérales ont lieu le 13 juin. Le Parti Socialiste est le grand vainqueur en Wallonie tandis que la NVA devient le premier parti de Flandre. L'extrême-droite continue de baisser :  le Vlaams Belang perd 5 sièges à la Chambre et le Front National n'a plus aucun sénateur et député fédéral. Après trois jours de consultation, le Roi nomme informateur Bart De Wever, le président de la NVA. Le 8 juillet, il demande à être déchargé de sa mission sans avoir obtenu d'accord. Le même jour, Elio Di Rupo, le président du PS, est nommé pré-formateur par Albert II.

Dans son discours de la fête nationale 2010, le Roi évoque brièvement la situation politique :  "Notre pays a été secoué par des tensions communautaires qui ont conduit à des élections anticipées et qui causèrent d'importants glissements politiques. A présent, ce qui importe, c'est de se tourner vers l'avenir. Il y a donc lieu de préparer pour nos régions et communautés de nouvelles formes de vie commune où chacun se sent bien, de résoudre les questions épineuses qui ont divisé, et de trouver de nouveaux équilibres entre le fédéral et les entités fédérées".

Le 18 août, Elio Di Rupo fait part au Roi des progrès obtenus et des difficultés à surmonter. Albert II décide de rencontrer les présidents des sept partis participant aux négociations. Le ministre d'Etat Louis Tobback confie à la presse :   "Je suis et reste un républicain. Mais dans de telles circonstances, la monarchie montre toute son utilité. Tous les politiciens qui réclament un rôle protocolaire pour la monarchie depuis des décennies doivent maintenant examiner la situation. Le Roi est très respecté. Lorsqu'il parle, il est écouté".  Les négociations reprennent le 21 août.

Une semaine plus tard, le projet de compromis de la réforme de l'Etat proposé par Elio Di Rupo est accepté par cinq partis (PS, SPA, CDH, Ecolo et Groen), mais n'obtient pas le soutien de la NVA et du CD&V. La famille libérale n'a pas été conviée aux discussions. Le pré-formateur demande à Albert II d'être déchargé de sa mission. Celui-ci refuse et lui demande de faire un nouvel essai qui n'aboutit pas à un accord. Aussi après avoir à nouveau reçu en audience les présidents des sept partis, le Roi demande, le 4 septembre, aux présidents de la Chambre André Flahaut (PS) et du Sénat Danny Pieters (NVA) un travail de médiation sur les désaccords rencontrés par le pré-formateur. Pas de résultat. Même mission pour le président de la NVA Bart De Wever le 8 octobre. Pas de résultat. Et pour le ministre d'Etat Johan Vande Lanotte le 21 octobre.

En novembre, le président du PS Elio Di Rupo parle pour la première fois d'Albert II depuis les élections :  "J'ai toujours trouvé que le Roi avait une maîtrise totale de la situation. C'est la personnalité qui connaît le mieux la situation du pays. Il agit dans l'intérêt du pays. Celles et ceux qui pensent que le Roi peut être influencé se trompent. Personne ne l'influence. Il sait où il va. Il compose avec la réalité du pays, très différente au nord et au sud".  Cet avis n'est pas partagé par le président de la NVA Bart De Wever qui déclare en décembre :  "Le problème, c'est que le Roi joue encore un rôle politique. Quand il y a une crise, le rôle du Roi est important. Pour nous, Flamands, cela pose un problème parce que le Roi ne pense pas comme nous. Pour les Wallons, c'est un avantage car ils sont alliés avec lui".

Dans son discours télévisé de Noël, Albert II évoque la réussite de la présidence belge de l'Union Européenne, puis la crise politique :   "Cet art du compromis, il me semble qu'au sein de notre propre pays, nous l'avons quelque peu oublié ces dernières années. D'où ma préoccupation et ma ferme volonté de lancer un appel à tous nos responsables et à tous les citoyens.

Notre pays a l'occasion de se transformer en profondeur pour mieux répondre aux attentes de nombreux Belges, et pour affronter les défis à venir. Désormais, après plus de six mois de négociations, tous les éléments sont sur la table pour réaliser une profonde réforme de l'Etat. Il y aurait un important transfert de compétences aux régions et communautés, une autonomie et une responsabilisation beaucoup plus poussées des entités fédérées, y compris sur le plan fiscal, un refinancement de Bruxelles et le maintien d'une réelle solidarité au sein de notre pays. En même temps, il sera nécessaire d'assurer le financement dans la durée de l'Etat fédéral pour exercer les compétences et les obligations qu'il continuera à assumer vis-à-vis de tous les Belges, mais aussi sur le plan européen et dans le monde. Il faudra également inclure une solution pour Bruxelles-Hal-Vilvorde et définir des règles en matière d'éthique politique.

Il s'agit donc de trouver des compromis équilibrés qui tiennent compte des aspirations légitimes des uns et des autres. Dans un tel accord, il ne doit pas avoir de perdants. Nous devons trouver des solutions où chacun est gagnant. Dans la recherche de cet accord raisonnable, il est évident que chaque partie devra faire des concessions. Chacun aura donc l'obligation de prendre ses responsabilités. Le moment est venu où le vrai courage consiste à chercher fermement le compromis qui rassemble, et non à exacerber les oppositions.

Si un tel accord se réalise, un nouveau gouvernement fédéral pourrait être constitué. Avec les entités fédérées, il sera à même de prendre des mesures nécessaires pour sauvegarder le bien-être de la population et pour rétablir la confiance au sein du pays. C'est cela que tous nos concitoyens attendent. Lorsque nous réussirons, car je suis convaincu que nous le pouvons, nous redeviendrons à nouveau un exemple d'entente et un facteur d'unité dans un monde qui en a grandement besoin. Nous pourrons présenter l'image juste d'un pays qui parvient dans la paix, à se transformer profondément. Nos partenaires européens, et tous les autres pays, constateront que la Belgique demeure un Etat responsable auxquels ils peuvent faire confiance. Cet appel que je vous lance solennellement à tous, je l'adresse évidemment en premier lieu aux responsables politiques, mais aussi aux responsables économiques, sociaux, culturels et des médias. Tous, par nos actions et par notre comportement, nous devons avoir le courage d'être des artisans de paix".

lundi 4 février 2013

Activités royales en janvier 2013

14 audiences pour le Roi :  le premier ministre Elio Di Rupo (reçu 4 fois), la présidente du VLD Gwendolyn Rutten, le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, le nouveau ministre de la Coopération Jean-Pascal Labille venu prêter serment, le ministre des Pensions Alexander De Croo, le gouverneur de la Banque Nationale de Belgique Luc Coene, la ministre de l'Intérieur Joëlle Milquet, ainsi que les ambassadeurs d'Italie, Turquie, Nouvelle-Zélande et Tunisie.

4 activités officielles pour le Roi :  réception de Nouvel An pour les ambassadeurs étrangers, réception de Nouvel An pour les autorités européennes, réception de Nouvel An pour les responsables de l'Otan et du Shape, réception de Nouvel An pour les autorités belges.

6 activités officielles pour la reine Paola :  réception de Nouvel An pour les ambassadeurs étrangers, réception de Nouvel An pour les autorités européennes, réception de Nouvel An pour les responsables de l'Otan et du Shape, réception de Nouvel An pour les autorités belges, concert de gala de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, lancement à Child Focus de la 10ème Journée mondiale pour un Internet plus sûr.

0 activité officielle pour la reine Fabiola.

8 activités officielles pour le prince Philipe : réception de Nouvel An pour les ambassadeurs étrangers, réception de Nouvel An pour les responsables de l'Otan et du Shape, réception de Nouvel pour les autorités belges, inauguration du Salon de l'Auto, audience pour le secrétaire général du parti communiste du Vietnam, journée internationale de commémoration des victimes de l'Holocauste, forum économique de Davos, congrès interdisciplinaire du développement durable à Namur.

7 activités officielles pour la princesse Mathilde :  réception de Nouvel An pour les ambassadeurs étrangers, réception de Nouvel An pour les responsables de l'Otan et du Shape, réception de Nouvel An pour les autorités belges, lancement du timbre émis pour ses 40 ans, colloque sur la pauvreté infantile, forum économique de Davos, conférence nationale sur l'éducation financière.

4 activités officielles pour la princesse Astrid :  visite au siège de la FIFA à Zürich, forum économique de Davos, table ronde sur la recherche clinique en Belgique, réception de Nouvel An pour les autorités belges.

1 activité officielle pour le prince Lorenz : réception de Nouvel An pour les autorités belges.

1 activité officielle pour le prince Laurent :  réception de Nouvel An pour les autorités belges.

3 activités officielles pour la princesse Claire :  inauguration de logements rénovés par la Fondation Pro Renovassitance (dont elle est la présidente d'honneur), spectacle du Sparadrap Circus, réception de Nouvel An pour les autorités belges.

Récapitulatif des activités officielles de janvier 2013 :

Roi :  4 activités officielles + 14 audiences

Prince Philippe :  8 activités officielles

Princesse Mathilde :  7 activités officielles

Reine Paola :  6 activités officielles

Princesse Astrid :  4 activités officielles

Princesse Claire :  3 activités officielles

Prince Laurent :  1 activité officielle

Prince Lorenz :  1 activité officielle

Reine Fabiola :  0 activité officielle