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lundi 10 mars 2025
Actualité de la princesse Léa de Belgique
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lundi 1 février 2021
Fiançailles de Georges de Russie : la réaction de la princesse Léa de Belgique
Suite à l'annonce des fiançailles officielles du grand-duc Georges de Russie (qui a rencontré sa fiancée à Bruxelles), j'ai sollicité la réaction de leur amie la princesse Léa de Belgique via son secrétariat :
"Madame, quelle est votre réaction suite aux fiançailles officielles du grand-duc Georges de Russie que vous connaissez bien ?
- Je me réjouis de savoir le grand-duc Georges fiancé à Mademoiselle Bettarini et les félicite de tout coeur.
- Comment avez-vous rencontré le grand-duc Georges de Russie ?
- Nous nous connaissons depuis longtemps et avons de nombreux amis communs, dont la princesse Marie-Gabrielle de Savoie, le roi Fouad d'Egypte, le prince Leka d'Albanie et bien d'autres... Le grand-duc a toujours soutenu les activités du Fonds d'entraide Prince et Princesse Alexandre de Belgique, tout comme je soutiens le sien. Nous avons effectué divers voyages ensemble, dont les derniers ont été les funérailles du comte de Paris et un voyage en Thaïlande.
- Pouvez-vous nous parler de la personnalité des deux fiancés ?
- Je connais le grand-duc Georges comme un homme de coeur, toujours présent pour ses amis et très attaché à sa mère la grande-duchesse, que j'estime beaucoup par ailleurs. Mademoiselle Bettarini, dont les parents ont été en poste en Belgique en tant qu'ambassadeur d'Italie, est une personne charmante, volontaire, amie des animaux - dont un perroquet célèbre... Je suis persuadée qu'ils seront très heureux et leur adresse mes voeux de bonheur.
- Est-ce que vous avez déjà visité la Russie ?
- Le prince Alexandre et moi sommes allés en Russie à l'occasion d'un Nouvel An avec mes enfants.
- Merci Madame d'avoir répondu à mes questions".
lundi 18 janvier 2021
L' année 2020 de la princesse Léa de Belgique
Je vous ai déjà dressé un récapitulatif des activités de la princesse Léa de Belgique :
- en 2012 : http://familleroyalebelge.blogspot.com/2012/12/lannee-2012-de-la-princesse-lea-de.html
- en 2019 : http://familleroyalebelge.blogspot.com/2020/01/lannee-2019-de-la-princesse-lea.html
Et en 2020 ?
Le Covid-19 ayant entraîné l'annulation de beaucoup d'activités, on a peu vu la princesse Léa de Belgique en public en 2020 : à la soirée de gala de la Foire des Antiquaires de Belgique, à la Nuit des Neiges à Crans-Montana en Suisse sous son Haut Patronage (au profit de l'oeuvre "Coeur à Coeur" et de l'Association Daniel Balavoine), à la messe annuelle à Laeken à la mémoire des défunts de la dynastie, à un dîner au profit de la fondation Samilia contre la traite des êtres humains, en visite au service du pied diabétique de l'Hôpital Princesse Paola de Marche-en-Famenne.
La princesse a confié à Sud Presse qu'elle avait passé le premier confinement du printemps à la campagne dans son château de Humain :
"Je suis très reconnaissante d'avoir été confinée à la campagne. Je m'occupe de deux chiens. Il y a beaucoup de bougies pour rendre la maison aussi gaie qu'elle peut être et y accueillir de temps en temps un ami ou l'autre. Comme beaucoup d'entre nous, 2020 a été une année avec beaucoup de changements dans la vie, de besoins d'adapter nos événements de chaque jour, nos projets, nos rêves, de les mettre en veilleuse, et surtout de penser à tous ceux qui nous ont aidés et qui nous aident encore aujourd'hui à vivre cette période et à, j'espère, la dépasser très vite.
J'ai écrit un petit texte sur le bon côté du confinement et sur tout ce que ça a pu nous apporter de réflexions utiles, d'adaptations, de révélations de talents. Ceux qui ne cuisinaient pas sont devenus des experts en matière culinaire, grâce à toutes les émissions merveilleuses qui nous y ont aidé, ceux qui ne bricolaient pas sont devenus des bricoleurs, ceux qui ne lisaient pas ont peut-être lu... Cette période nous a permis de reprendre la mesure des valeurs justes et peut-être de faire le bilan de la vie ?
Mais il y a aussi eu beaucoup de contrariétés, dans la mesure où le travail est devenu difficile, s'adapter au télétravail a été certainement un cauchemar pour beaucoup de personnes. Tous les problèmes du quotidien ont dû être réajustés. Mais ça a prouvé aussi que nous sommes capables de nous adapter. Une grande solidarité est née de cette période. Et ça, je crois que c'est très précieux.
Ce que nous croyions être indispensable a finalement repris sa place. Tous les déplacements que nous faisions n'étaient peut-être pas si utiles, s'ils ne cadrent pas avec une profession ou une obligation. Ce confinement nous a permis de redécouvrir la maison, de reclasser des archives, de sélectionner des photos, d'écrire des lettres, de recevoir des messages de gens auxquels on ne pensait pas. J'ai parfois été très agréablement surprise de ceux que je recevais. Il y a énormément de jolies choses, pleines d'humour, qui nous ont été envoyées. Et je crois qu'il faut essayer, malgré tout, de tenir bon. Je sais que la situation est difficile pour beaucoup de familles. Pour chacun d'entre nous d'ailleurs, certaines choses sont très difficiles à vivre. Mais pour d'autres, c'est encore bien pire. Je pense surtout à ceux qui ont été confinés dans des espaces relativement réduits, avec des grandes familles. Je pense à cette violence qui a pu naître au sein des familles".
Non-lieu dans l'affaire du Kazakhgate
Bonne nouvelle pour la princesse : en octobre 2020, la Cour de Cassation prononce un non lieu pour elle dans l'affaire du Kazakhgate. Sur conseil de l'ancien président du Sénat Armand De Decker qu'elle connaissait bien, un versement de 25.000 euros opéré en 2012 par le Fonds d'entraide Prince et Princesse Alexandre au profit de l'Association Amitié et Fraternité Scoute, était au coeur des soupçons.
La princesse a confié à Sud Presse après cet arrêt : "Nous n'avions rien à voir avec tout ça. C'est une affaire très complexe qui concerne d'autres personnes. Et c'est très triste que ça se soit terminé comme ça pour le principal intéressé".
La mémoire du prince Alexandre
Le 1ers mars, l'exposition "Dans l'intimité d'un prince, Alexandre de Belgique" a fermé ses portes à Namur. Elle a accueilli 5.085 personnes, dont 697 venant de l'étranger.
La lecture était sa grande passion. Le 5ème Prix littéraires Prince Alexandre était destiné cette année à des bandes dessinées pour adultes dessinées ou écrites par un(e) Belge, éditées par une maison d'édition belge. Après réunion des jurys par vidéoconférence, les prix ont été remis en décembre par la princesse Léa. Le jury néerlandophone a élu "Buck, de eerste man op aarde" de Frédérik Van den Stock qui a reçu 2.000 euros. Le jury francophone a choisi ex-aequo "Incroyable" de Vincent Zabus et "Bouvaert, Elégie pour un âne" de Simon Spruyt qui ont reçu chacun 1.000 euros.
Lors de ses interviews à Bel-RTL et à Sud Presse, la princesse Léa a lancé un appel : "Mon rêve le plus cher serait de trouver un lieu permanent pour accueillir ce mini-musée. On a vu le succès qu'a eu cette exposition à Bruges, Arlon et Namur, et on se rend compte que les gens ont accueilli ces souvenirs de manière très positive. Nous sommes une fondation très modeste, nous n'avons pas les moyens d'acheter un musée, ni de déménager à chaque fois cette exposition. Nous rêvons d'un lieu où elle puisse vivre, quel que soit le côté de la Belgique qui nous le propose, parce que finalement cette exposition appartient à tous les Belges. Le but n'est pas de la laisser enfermée dans les cartons mais de la partager avec tous les Belges qui retrouveront des souvenirs vraiment très émouvants. Il y a 200 pièces et il y en a encore plus qu'on peut ajouter. Mais 200 mètres carrés nous suffiraient pour faire vivre cette exposition qui ne met pas seulement le prince Alexandre à l'honneur, mais tous les membres de la famille".
Le Fonds d'entraide Prince et Princesse Alexandre
Le Fonds d'entraide Prince et Princesse Alexandre avait prévu d'organiser en 2020 un dîner au Royal Club de Laethem-Saint-Martin et un rallye automobile, afin de récolter des fonds au profit de deux associations s'occupant du pied diabétique. Ces deux événements ayant été annulés suite aux mesures de confinement, le Fonds n'a pas pu récolter d'argent au profit de cette cause. Mais afin de mieux la faire connaître du grand public, la princesse Léa a effectué, en décembre, une visite du service du pied diabétique de l'Hôpital Princesse Paola de Marche-en-Famenne.
Projets pour 2021
Le pied diabétique sera à nouveau en 2021 la cause défendue par le Fonds d'entraide Prince et Princesse Alexandre. La princesse a confié à Sud Presse : "D'abord, en 2021, j'espère que nous aurons surmonté cette anxiété actuelle. Parce que je me fais plus de souci pour l'état mental que physique des gens. J'ai vraiment vu les gens perdre complètement l'espoir. Cet état mental n'est pas à sous-estimer. J'espère que chacun retrouvera un projet auquel il peut se raccrocher et un emploi pour essayer de remonter la pente. C'est l'espoir qu'il faut retrouver. Après une privation, le bonheur sera tellement grand de pouvoir refaire ces gestes simples du quotidien : se prendre dans les bras, refaire un petit déplacement, revoir certains proches... Ce sera tellement merveilleux !".
Pour écrire à la princesse Léa :
Princesse Léa de Belgique
Château de Humain
6900 Humain
lundi 13 janvier 2020
L'année 2019 de la princesse Léa
1° Relations avec la famille royale belge
La princesse Léa a assisté, aux côtés de toute la famille royale, à la messe annuelle à la mémoire des défunts de la dynastie en février à Laeken et aux funérailles du grand-duc Jean de Luxembourg. On l'a également vue avec son beau-frère le roi Albert II lors de la visite de l'exposition consacrée au prince Alexandre à Namur.
2° Relations avec d'autres familles royales non régnantes
La princesse Léa était présente aux funérailles du prince Henri d'Orléans, comte de Paris, à la chapelle royale de Dreux, et s'est confiée au magazine français "Point de Vue" :
"Ce fut une cérémonie particulièrement émouvante, d'une grande humanité. C'est magnifique de voir toute cette famille réunie et dans un lieu aussi extraordinaire. Je garde le souvenir très cher des séjours chez nous de Henri et Michaela, toujours détendus et amusants. Leur présence amicale à la soirée de notre fondation à Bruges en 2010. J'ai sous les yeux chaque jour une aquarelle d'Henri, un paysage d'arbres aux tons d'automne. Il avait gentiment accepté de préfacer mon livre consacré à l'artiste Thierry Bosquet. Leur mariage, bien sûr, chez le marquis d'Arcangues en 2009, était merveilleux. Et puis cet autre soir, à dîner chez lui. Le comte de Paris m'avait dit : "Je vais te faire à manger". Il s'était affairé dans sa chemise à jabot et nous avions savouré une délicieuse mousse d'avocats. Il me manque déjà beaucoup".
En 2019, on a également vu la princesse Léa aux côtés de membres de familles royales non régnantes dont elle est proche, comme la princesse Marie-Gabrielle de Savoie (cousine de son défunt époux), le grand-duc Georges de Russie, le prince Léka d'Albanie et son épouse.
3° L'exposition
A l'occasion du 10ème anniversaire du décès du prince Alexandre, une exposition intitulée "Alexandre de Belgique : dans l'intimité d'un prince" se tient cet hiver au Musée des Arts Décoratifs de Namur jusqu'au 1er mars 2020. Elle a été inaugurée par sa veuve la princesse Léa et sa cousine la princesse Marie-Gabrielle de Savoie. Quelques jours plus tard, son demi-frère le roi Albert II est venu également la visiter (voir photo). Cette exposition itinérante avait déjà été présentée en 2017 à Bruges, à Arlon et au château de Corroy-le-Château.
4° Le fonds d'entraide Prince et Princesse Alexandre
En novembre, le Fonds d'entraide Prince et Princesse Alexandre a organisé une soirée de gala à Namur afin de soutenir des enfants malentendants de l'Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola. Parmi les invités présents, on notait la présence du gouverneur de la province de Namur Denis Mathen, du grand-duc Georges de Russie, de l'homme d'affaires Marc Coucke et du marquis Olivier de Trazegnies (propriétaire du château de Corroy-le-Château où le prince Alexandre et la princesse Léa avaient rendu publique leur union en 1999).
5° Autres activités de la princesse
La princesse Léa continue d'habiter au château de Humain qu'elle a fait restaurer près de Marche-en-Famenne. Au cours de l'année 2019, elle a participé à d'autres activités publiques en Belgique et à l'étranger. En voici quelques exemples : soirée de gala de l'association contre le cancer du professeur Khayat au château de Versailles, Nuit des Neiges à Crans-Montana en Suisse, spectacle de la compagnie de danse et de musique classique chinoise Shen Yun à Genève, Nuit des Etoiles à Bruxelles, réception à la Maison du Cygne (Bruxelles) en l'honneur du prince Léka d'Albanie et de son épouse, présentation du dernier roman de la princesse Anne de Bourbon-Siciles à la Maison Natan, voyage en Thaïlande à l'invitation de la Fondation Gustave Rolin-Jaequemyns, visite du service pédiatrie du CHR de Namur, dîner à l'ambassade d'Italie en l'honneur de la ville de Matera (capitale culturelle européenne en 2019), etc.
lundi 18 novembre 2019
10ème anniversaire du décès du prince Alexandre de Belgique
Plus d'infos sur la vie du prince Alexandre : http://familleroyalebelge.blogspot.com/2010/11/le-prince-alexandre-de-belgique.html
Plus d'infos sur le décès du prince Alexandre en 2009 : http://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/12/le-deces-du-prince-alexandre-de.html
Plus d'infos sur sa veuve la princesse Léa : http://familleroyalebelge.blogspot.com/2015/11/les-64-ans-de-la-princesse-lea-de.html
lundi 10 juillet 2017
Expo sur le prince Alexandre à Corroy-le-Château
Après avoir été présentée ce printemps à Bruges et Arlon, l'exposition "Alexandre de Belgique : dans l'intimité d'un prince" se trouve, durant tout l'été, au château de Corroy-le-Château. Elle a été inaugurée par la princesse Léa, le prince Lorenz (président d'honneur de l'Association des Demeures Historiques de Belgique, actuel propriétaire du château) et le marquis Olivier de Trazegnies (dernier membre de sa famille à habiter le château).
Rappelons que la princesse Léa est une amie proche du marquis Olivier de Trazegnies et de sa maman aujourd'hui décédée. C'est à Corroy-le-Château que le prince Alexandre et la princesse Léa ont organisé, en 1998, une réception pour officialiser leur mariage longtemps tenu secret, et ont posé pour la première fois ensemble pour la presse.
Il y a quelques semaines, elle a répondu aux questions de Nicolas Dewaelheyns pour les quotidiens du groupe Sud Presse, où elle est notamment revenue sur l'affaire du Kazakhgate où son nom a été cité :
"Madame, sur une photo à la montagne, où vous vous cachez derrière lui, le prince semble vous protéger?
- Il était protecteur. J'avais l'impression que rien ne pouvait nous arriver. Il émanait de lui une force tranquille et tellement discrète. Je n'avais jamais peur avec lui. J'espère de tout cœur qu'il veille sur moi. Je donnerais tout pour qu'il soit là à mes côtés, surtout en ce moment....
- Comment vivez-vous les soupçons qui pèsent contre vous?
- Ca me fait énormément de peine. Je ne veux pas qu'il y ait la moindre ombre sur le Fonds d'entraide Prince et Princesse Alexandre parce qu'il n'y a aucune raison à cela. Nous avons reçu un don de 25.000 euros qui nous avait été annoncé par quelqu'un que j'estime beaucoup. Ce don est entré au mois de janvier 2012 et est sorti en mars au profit de l'asbl Amitié et Fraternité Scoute. Nous en avons toutes les preuves. Tout le monde en dispose et en disposera.
- Vous êtes soupçonnée de complicité de corruption?
- Je n'avais pas de raison de ne pas faire confiance à la personne qui me destinait ce don...
- Vous serez auditionnée à la Cour d'Appel de Mons. Dans quel état d'esprit vous y rendrez-vous?
- Sereinement. Il n'y a pas de raison que je ne le sois pas. J'ai toutes les preuves. Je ferai ce que j'ai à faire.
- Le Fonds d'entraide Prince et Princesse Alexandre a été créé en 2006 afin de pouvoir venir en aide à ceux qui en ont le plus besoin?
- On essaie chaque année de tout donner pour aider ceux qui en ont besoin. Nous sommes trois bénévoles. Personne d'autre n'intervient dans le Fonds.
- Cette année, quel est le secteur que le Fonds soutient?
- Les soins palliatifs. Tous les dons comptent : petits, moyens ou grands, même si nous recevons rarement de très grands dons.
- Comment aviez-vous rencontré le prince Alexandre?
- A Knokke grâce au ministre Mundeleer qui m'a emmenée chez des amis communs. A l'occasion de cette réception, nous avons parlé. Il m'a demandé si j'aimais le cinéma. Le lendemain, il m'a demandé si j'avais envie de dîner avec lui...et nous avons dîné pendant 23 ans.
- Qu'est-ce qui vous a séduit chez lui?
- La différence. Il est très rare de rencontrer quelqu'un qui s'adresse et s'intéresse uniquement à vous, de manière très authentique. Sa simplicité, sa modestie et sa façon vraie de m'aborder m'ont touchée. J'ai immédiatement senti sa souffrance, son énorme sensibilité.
- Vous l'avez épousé en Angleterre dans la plus stricte intimité?
- C'était son souhait. Il n'était pas prêt à révéler ce mariage à sa maman.
- Cette union sera tenue secrète jusqu'en 1998?
- Elle a été dévoilée au mariage de ma belle-soeur la princesse Esmeralda. Le roi Albert II s'est retourné et m'a embrassée. C'était une situation particulière.
- Des mots d'amour qu'il rédigeait à votre intention sont exposés. Le prince était un romantique?
- Oui, vous avez raison. Il écrivait merveilleusement bien. Il s'exprimait rarement mais quand il le faisait, c'était avec beaucoup de réflexion, de douceur et d'intelligence. Mais nous nous écrivions et c'était merveilleux. Moi, j'adore écrire.
- A l'exception de ces mots tendres et de missives d'enfant adressées à ses parents, peu d'écrits de la seconde partie de la vie du prince sont présentés.
- Je lui suggérais d'écrire. Je posais chaque jour une feuille sur un secrétaire en espérant qu'il consigne ses souvenirs, mais il n'a jamais répondu à cette demande. Il me disait : "Tu es ma mémoire!". J'ai quelques textes merveilleux de lui, mais il avait cette pudeur et estimait ne pas avoir à laisser de trace.
- Le prince était devenu un beau-père pour votre fils et votre fille.
- Il a été un beau-père extrêmement attentif, fin, discret et intelligent. Il nous manque beaucoup à tous.
- Le prince était discret. Certains le surnomment "le prince méconnu". Quel homme était-il? Quelles étaient ses passions?
- Authentique, plein d'humour, de tendresse. Il lisait jour et nuit. C'était un grand insomniaque. Il lisait au moins un livre par nuit. Il me lisait Proust la nuit. Il était aussi passionné par les sciences. Tout l'intéressait.
- Le prince Alexandre s'est éteint en 2009. Comment vivez-vous son absence?
- Chaque jour, je pense à lui. Il me manque chaque jour encore plus".
lundi 17 octobre 2016
2ème Salon du Livre d'Histoire à Bruxelles
Après une première édition réussie l'an dernier au Coudenberg, le 2ème Salon du Livre d'Histoire est organisé à l'hôtel de ville de Bruxelles ces 19 et 20 novembre par Patrick Weber dont je vous ai déjà parlé (http://familleroyalebelge.blogspot.be/search/label/Weber%20Patrick) . La marraine du salon est la princesse Esmeralda de Belgique qui m'a accordé récemment une interview par mail à l'occasion de ses 60 ans : http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/09/esmeralda-de-belgique-linterview-de-ses.html . Au programme : conférences, séances de dédicaces, visites guidées de l'hôtel de ville, débats, etc.
Parmi les auteurs belges présents, plusieurs dont je vous ai déjà parlé.
- Jean-Baptiste Baronian : http://journalpetitbelge.blogspot.be/2016/04/dictionnaire-amoureux-de-la-belgique.html
- Olivier Defrance : http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/07/lilian-et-le-roi-dolivier-defrance.html
- Patrick Roegiers : http://familleroyalebelge.blogspot.be/2009/11/la-spectaculaire-histoire-des-rois-des.html
- Princesse Léa de Belgique : http://familleroyalebelge.blogspot.be/2015/11/les-64-ans-de-la-princesse-lea-de.html
- Christophe Vachaudez : http://familleroyalebelge.blogspot.be/2014/11/interview-de-christophe-vachaudez-sur.html
lundi 30 novembre 2015
Les 64 ans de la princesse Léa de Belgique
Née le 2 décembre 1951 à Etterbeek, Léa Wolman effectue dans notre capitale ses études secondaires, suivies d'un brevet commercial. Divorcée, elle a deux enfants : Laetitia Spetschinsky (née en 1976) et Renaud Bichara (né en 1983). Elle rencontre le prince Alexandre de Belgique en 1986 à la côte belge chez un ami commun avec le ministre Mundeleer. Ce qui l'a séduit? "Sa modestie, son intelligence hors du commun, sa gentillesse et son extrême courtoisie. J'avais l'impression de le connaître depuis toujours" m'a-t-elle confié. Plus d'infos sur le prince : http://familleroyalebelge.blogspot.com/2010/11/le-prince-alexandre-de-belgique.html
Le couple se marie en toute discrétion le 14 mars 1991 près de Londres et part en voyage de noces en Inde. Leur union n'est pas rendue publique à la demande du prince. La princesse Léa expliquera en 2008 au magazine "Point de Vue" : "Je crois que mon mari n'a pas osé avouer à sa mère qu'il m'avait rencontrée. Il pensait que les questions se résolvent avec le temps. Lourde erreur. Notre union a été officialisée lors du mariage de ma belle-soeur Marie-Esméralda. Je n'en ai jamais voulu à ma belle-mère. Elle adorait son fils. Je n'ai pas de regrets. Je ne regarde pas en arrière. Il faut en finir avec le malheur. C'est le présent et l'avenir qui m'interpellent. Je sais que le roi Baudouin avait écrit à son frère une lettre magnifique où il se réjouissait de faire bientôt ma connaissance. Seule la mort l'en a empêché".
Surprise en octobre 1996 dans la nécrologie de plusieurs quotidiens : le nom du prince figure aux côtés de Léa Wolman sur le faire-part de décès de la mère de cette dernière. Discrètement, il tient à faire savoir qu'il n'était plus célibataire et que Mme Wolman est la femme qui partage sa vie dans leur maison de Rhode-Saint-Genèse qui a autrefois appartenu au premier ministre Paul-Emile Janson.
Nouvelle surprise en juillet 1998 : l'hebdomadaire satirique "Pan" révèle que le prince avait épousé Léa Wolman en 1991. Le Palais confirme l'information. Le 4 septembre 1998, le couple pose ensemble pour la presse et organise un dîner pour 150 convives (dont le prince Laurent) au château de Corroy-le-Château de leur ami le marquis Olivier de Trazegnies. La princesse Lilian n'y assiste pas.
Alexandre et Léa apparaissent aux côtés de toute la famille royale belge en 1999 lors des 65 ans du roi Albert II et lors du mariage du prince Philippe. Ils accompagnent le Roi et la Reine à une exposition de photos de leur père en 2000, et à l'inauguration de la Salle Léopold III au Musée de la Dynastie en 2001. La princesse Léa est une femme charmante, élégante et intelligente qui a incontestablement apporté le bonheur et la sérénité à son mari discret et réservé. Ce dernier s'est beaucoup occupé de ses beaux-enfants Laetitia et Renaud.
Le couple princier débute son action sociale publique en organisant un dîner de bienfaisance au profit de l'hôpital belge Rosales, fondé il y a cent ans au Salvador, puis un autre dîner au profit d'Aide Info Sida. La princesse accepte d'accorder son Haut Patronage à l'Association des Femmes d'Amérique Latine et à la soirée annuelle de bienfaisance "La Nuit des Neiges" à Crans-Montana. C'est dans cette station suisse que sa fille Laetitia épouse en 2006 Didier Nagant de Deuxchaines, ancien conseiller du prince Philippe.
Le Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre est créé en 2006. Léa le présente à "La Libre Match" : "Cela fait de longues années et en toute discrétion que le prince et moi-même apportons notre contribution personnelle à des causes qui nous sont chères. En Belgique, beaucoup de personnes sont trop bien élevées pour faire parler d'elles mais nombreuses sont celles qui possèdent une valeur inestimable. Je porte leurs oeuvres dans mon coeur et je les soutiens dans la mesure de mes possibilités. J'aimerais citer à ce titre l'association La Fontaine qui accueille les sans abris, Aide Info Sida dont nous sommes un maillon de la chaîne de solidarité, et l'association Trempoline avec laquelle Mr Vanderstraeten s'occupe de la réinsertion sociale d'anciens toxicomanes. Puis j'ajouterai l'Association des Femmes d'Amérique Latine, le Zeepreventorium, L'Accueil, Kid's Hope et d'autres encore dont la liste devient de plus en plus longue, tant les gens que nous rencontrons sont extraordinaires dans leur dévouement. Il convient notamment de briser le tabou qui entoure le sida. A ce titre, nous avons organisé un dîner précédé d'un concert donné par la pianiste russe Irina Lankova au profit d'Aide Info Sida dont l'objectif est d'accompagner les personnes atteintes de cette maladie et de prévenir de nouvelles contaminations. L'importance de cette mission et le formidable dévouement de nombreux bénévoles m'ont beaucoup émue.
J'ai toujours considéré le dévouement social comme l'une des missions de ma vie. Or si ma devise que j'ai inscrite dans la vigne à Farinet en Suisse selon la coutume locale, est "Ne jamais dire, faire", il devenait utile d'avoir une structure ad hoc afin de respecter ce principe de transparence qui est important pour moi. Elle est réduite à sa plus simple expression car formée de quatre membres : mon époux le prince Alexandre, ma fille, mon fils et moi-même. Pour ce qui est de l'administration, nous avons un bureau comptable et un secrétariat bénévoles que je remercie par la même occasion. Cela diminue considérablement les frais de fonctionnement et permet d'intervenir au plus vite sans avoir un nombre considérable d'intermédiaires. Nous vivons dans un monde de solitude dans lequel la solidarité et le contact humain sont plus importants que jamais. Notre fonds d'entraide se veut une main tendue et chaleureuse à tous ceux que la vie a malmenés".
Le premier dîner au profit du Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre a lieu en novembre au Musée Ferrari de Bruxelles sur le thème "Léopold III et Ferrari, l'histoire d'une passion". 30.000 euros sont distribués en 2006 par le Fonds, notamment à l'opération Télévie au profit de la recherche contre la leucémie, et au projet de transformation de l'ancienne villa royale d'Ostende en centre de revalidation pour patients cancéreux.
En mars 2007, la princesse confie au magazine "Royals" : "Nous ne sommes pas des Mère Térésa ou des Abbé Pierre, nous sommes des gens ordinaires qui essaient de faire le bien autour d'eux. J'ai été éduquée dans l'esprit d'aider les autres, si du moins vous en avez la possibilité. Ma mère s'est fortement mais discrètement engagée dans la lutte contre la lèpre. Donc, je me suis toujours engagée aussi. Et maintenant que mon mariage avec un prince de Belgique me permet d'aider plus de gens, il serait dommage que je ne le fasse pas. Ce sont surtout les personnes qui se trouvent derrière les projets qui me convainquent ou non de soutenir leur projet. Lorsque quelqu'un me demande de l'aide, je vais voir sur le terrain, parfois à deux ou trois reprises. Mais dès que je suis persuadée du bien-fondé du projet, je fonce".
Elle évoque aussi son mari : "Je trouve malheureux de devoir souvent me déplacer seule dans le cadre de mes activités. Je préférerais accompagner mon époux plutôt que l'inverse. Mais vous savez, le prince est très discret. Il n'aime pas attirer l'attention. C'est d'ailleurs là un autre de mes chevaux de bataille : faire en sorte que les Belges n'oublient pas le prince Alexandre. Je fais de mon mieux, mais il préfère rester le nez dans ses bouquins, surtout les ouvrages scientifiques et littéraires, deux domaines qui le passionnent. Nous sommes vraiment à l'opposé l'un de l'autre. Ne dit-on pas que les contraires s'attirent?".
Et ses enfants : "Laetitia, mon petit rayon de soleil, a quitté la maison. Heureusement, mon fils Renaud est toujours là, ce qui n'est bien sûr pas pareil qu'une relation mère-fille. Il est davantage le compagnon de mon époux ; ils sont vraiment très liés. Mais comme ma fille habite dans les environs, cela nous permet de nous voir encore régulièrement".
A l'occasion du 65ème anniversaire du prince Alexandre en 2007, son épouse lui fait la surprise de faire publier un album-photos racontant sa vie et paru aux Editions de l'Arbre. Elle confie à "Point de Vue" : "Voici un an ou deux, à l'occasion d'une soirée, j'ai rencontré une dame d'un certain âge qui m'a dit dans un sourire : "Ah bon, votre mari est donc toujours vivant?". Ma réaction fut immédiate. Il fallait d'urgence le lui prouver, et montrer à tous que nous étions en effet toujours vivants. Avec mon éditrice, nous avons sélectionné des photos, ouvrant les malles du grenier et cherchant les documents qui pourraient le mieux traduire mon message. Il fallait sortir le livre très vite pour le 65ème anniversaire de mon mari. Nous publions ainsi des documents totalement inédits. Mon souhait n'a jamais été de prendre une place que je n'ai pas. Je voulais simplement restituer à mon mari sa place dans l'histoire. C'est un homme discret et modeste. J'ai souvent été triste de constater qu'il ne bénéficiait pas d'une véritable reconnaissance de ce qu'il était. Mais je dois dire aussi que les enfants du second lit du roi Léopold ont été élevés d'une manière bien particulière : prince et princesses de Belgique, bénéficiant du prédicat d'altesse royale, mais écartés de la succession au trône. Ils ont mené une vie discrète. Je lis chez mon mari une certaine nostalgie, même s'il ne l'exprime jamais. Alexandre a reçu une très solide formation intellectuelle. C'est un scientifique, doué d'une prodigieuse mémoire, d'un sens de l'analyse éminemment brillant. Lisant au minimum un livre par jour, capable de passer d'un ouvrage sur la physique quantique à un recueil de poésie. Il me stupéfie. Il attendait assumer des responsabilités officielles mais elles ne sont pas venues. Il voulait servir mieux encore son pays, mettre cette masse de connaissances et d'expériences au service du peuple belge. Les enfants ne sont pas responsables des choix de leurs parents. Ils sont libres d'être, d'assumer leur identité propre. Mon mari a été élevé en fils de roi ; il n'était pas prévu qu'il travaille. On peut juger cela absurde, rétrograde, mais c'est ainsi. Il est possible qu'un jour les mentalités évoluent dans une direction plus moderne. Son intelligence est très vive mais elle n'a pas été suffisamment utilisée". Plus d'infos sur cet album-photos : http://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/11/le-prince-alexandre-de-belgique-lea-de.html
Un an plus tard, la princesse Léa sort "Les amis de Valdi et Rush", un livre de contes qu'elle a écrits et qui sont illustrés par Vincent Wauthier. Un CD trilingue l'accompagne : Stéphane Bern a enregistré les contes en français, Helmut Lotti en néerlandais et la princesse en allemand. Les droits d'auteurs seront versés au Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre. Léa confie à la presse : "Ces contes correspondent aux histoires que je racontais à mes enfants. Je n'avais jamais rien osé publier, puis je me suis dit que j'aimerais en faire un livre dans les trois langues nationales, car çà manquait. Le CD qui accompagne le livre s'adresse aux enfants non voyants, mais aussi aux enfants qui n'ont pas de maman ou de papa pour leur lire des contes. Il y a sept contes, des histoires d'animaux qui racontent aussi les problèmes que les enfants peuvent connaître".
Le 29 novembre 2009, alors qu'il faisait sa gymnastique comme tous les jours dans leur résidence de Rhode-Saint-Genèse, le prince Alexandre (67 ans) est terrassé par une embolie pulmonaire foudroyante. C'est son beau-fils Renaud qui l'a retrouvé, allongé au sol entre le vélo d'appartement et le tapis roulant. Ayant reçu une formation de secouriste, il lui pratique immédiatement un massage cardiaque. Les secours arrivent rapidement, mais rien n'y fait. Ses funérailles ont lieu en l'église Notre-Dame de Laeken. Plus d'infos sur ce décès : http://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/12/le-deces-du-prince-alexandre-de.html
Que devient la princesse Léa depuis six ans? Après deux mois et demi de deuil, elle réapparaît aux côtés de toute la famille royale belge lors de la messe annuelle pour les défunts de la dynastie, puis reprend ses nombreuses activités. Elle poursuit le travail du Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre qui se consacre à un thème différent chaque année (le cancer en 2006, le handicap en 2007, les enfants hospitalisés et l'anorexie en 2008, la toxicomanie et Alzheimer en 2009, les sans abris en 2010, la maltraitance en 2011, la schizophrénie en 2012, les troubles cognitifs en 2013, la trisomie 21 en 2014, les enfants défavorisés en 2015). Un exemple concret : sensibilisés par leurs amis le peintre verviétois Léopold Baijot et son épouse qui ont un fils dans le centre pour handicapés "Le Chèvrefeuille" à Spa, le fonds d'entraide verse 5.000 euros au centre. La princesse continue d'assister à des soirées de bienfaisance en Belgique, mais aussi à l'étranger au profit de "La Nuit des Neiges" en Suisse et de l'Association pour la Vie-Espoir contre le Cancer du professeur David Khayat. En 2010, on l'a également vue servir bénévolement de la soupe aux sans abris de l'asbl La Maraude à Bruxelles et rencontrer des sinistrés des inondations à Tubize.
Léa est la présidente d'honneur du nouveau Musée des Lettres et Manuscrits à Bruxelles (qu'elle a inauguré en septembre 2011) et du Cercle International Diplomatique et Consulaire (avec lequel elle a effectué un premier voyage au grand-duché de Luxembourg en novembre 2015).
La princesse entretient toujours de bonnes relations avec sa belle-soeur la princesse Maria-Esméralda qui revient très souvent en Belgique, mais aussi avec les autres membres de la famille royale. Elle a confié qu'avant son décès, la reine Fabiola prenait très souvent de ses nouvelles, ce qui explique pourquoi elle a tenu à être présente à ses côtés en 2011 pour la messe célébrée pour le 18ème anniversaire du décès du roi Baudouin. Léa soutient depuis de nombreuses années le travail de la Fondation Prince Laurent. Ces deux dernières années, la princesse Léa est également apparue aux côtés des familles non régnantes d'Albanie, de Roumanie, d'Egypte et d'Autriche, ainsi qu'avec la cousine de son mari la princesse Marie-Gabrielle de Savoie pour faire les vendanges dans la plus petite vigne du monde dans le Valais suisse.
Défendre la mémoire du prince Alexandre est un autre de ses combats, notamment dans les interviews qu'elle donne. Pour marquer le premier anniversaire de son décès en 2010, elle organise une petite exposition en son honneur à Waterloo (photos de l'inauguration : www.noblesseetroyautes.com/nr01/2010/12/vernissage-de-lexposition-consacree-au-prince-alexandre-de-belgique-a-waterloo) et sort un petit livret intitulé "Une année sans toi" qu'elle dédicace à la Foire du Livre de Bruxelles (photos de cette séance : www.noblesseetroyautes.com/nr01/2011/02/la-princesse-lea-de-belgique-a-la-foire-du-livre-de-bruxelles).
Enfin, la princesse a la joie d'être trois fois grand-mère mais elle n'a jusqu'à présent pas posé avec ses petits-enfants afin de préserver leur anonymat. Ils vivent actuellement en Ethiopie où leur père est ambassadeur de Belgique, et viennent de recevoir la reine Mathilde en voyage dans ce pays avec l'Unicef Belgique.
lundi 31 mars 2014
Troisième album-photos sur le prince Alexandre de Belgique

A l'occasion du quatrième anniversaire de la mort de son époux, la princesse Léa de Belgique a réalisé un nouvel album-photos consacré au prince Alexandre, le demi-frère discret et méconnu du roi Albert II. De nombreuses photos sont inédites.
Né en 1942 à Laeken, Alexandre de Belgique est le fils du roi Léopold III et de la princesse Lilian, dont le mariage quelques mois plus tôt avait suscité la polémique. En juin 1944, la famille royale est déportée par les Allemands dans la forteresse d'Hirschtein, puis à Strobl en Autriche, où ils sont libérés en 1945 par les soldats américains. Suite à la Question Royale, Léopold III et ses enfants vivent durant cinq ans en Suisse.
De 1950 à 1960, le prince Alexandre habite et étudie au château de Laeken. Il participe à de nombreuses manifestations officielles aux côtés de ses parents. Les photos de cette décennie montrent l'amour qui régnait au sein de cette "famille recomposée", un terme peu utilisé à l'époque, et la complicité qui unissait Alexandre à ses demi-frères Baudouin et Albert. En 1957, le prince est opéré à Boston d'une coarctation de l'aorte, ce qui incite sa mère à créer la Fondation Cardiologique Princesse Lilian.
Pour des raisons que la princesse Léa n'évoque pas dans son livre (notamment la volonté du gouvernement belge d'éloigner le roi Léopold III de son successeur), Alexandre quitte en 1960 Laeken pour le domaine royal d'Argenteuil. Le prince étudie à l'Ecole Royale Militaire et à l'Université Catholique de Louvain, où il réussit ses trois premières candidatures de médecine. La princesse Léa donne ensuite peu d'informations et de photos sur les années 70 et 80. Alexandre revient sur le devant de la scène en 1998 lorsqu'il rend public son mariage avec la sympathique et élégante Léa Wolman qui lui a apporté le bonheur et la sérénité. Le couple habite à Rhode-Saint-Genèse où le prince décède en 2009.
La princesse Léa confie dans cet album-photos : "Il a expérimenté les voyages seul en Australie, en Afrique du Sud et aux Etats-Unis (en dehors du voyage relatif à son opération). Il en a été heureux et malheureux à la fois. Heureux de découvrir le monde, triste de la solitude qui lui était imposée (sans contact avec sa famille). Lorsque j'ai fait la connaissance du prince, il avait choisi de ne plus voyager que très rarement et pour me faire plaisir. Il trouvait les conditions de voyage si différentes et préférait vivre dans le souvenir du passé. Il disait souvent la phrase de Pascal : "Le malheur de l'homme est qu'il ne peut vivre seul entre quatre murs". Lui le pouvait...".
La princesse a atteint son objectif de rendre hommage à son défunt époux sans faire de polémiques (elle n'évoque pas la Question Royale, la rupture avec le roi Baudouin et la vente du domaine royal d'Argenteuil). Mon seul petit reproche est que les textes de cet album-photos auraient pu être plus longs et plus détaillés.
mardi 12 mars 2013
Qui fait quoi?
(Article actualisé en mai 2024)
Suite au changement de règne en 2013 et au décès de la reine Fabiola en 2014, il y a eu quelques changements dans cette liste...
1° Le Roi
Le Roi a créé en 1998 le Fonds Prince Philippe qui encourage les échanges linguistiques entre communautés. Il est le président d'honneur de l'Agence Fédérale pour le Commerce Extérieur, de l'Amicale Nationale Para-Commando, de l'International Club Château Sainte-Anne, de la Fondation Polaire Internationale, de la Société Belge d'Investissement pour les pays en développement (Bio), du Club de Rome-EU Chapter, de l'Association Dynastie et Patrimoine Culturel. Il est également gouverneur honoraire du Lion Clubs International de Belgique. Le Roi est l'un des trois parrains de la Fondation du Prix International Charlemagne avec le roi Felipe VI d'Espagne et le grand-duc Henri de Luxembourg.
Chef des Forces Armées Belges depuis 2013, le Roi a le grade de général quatre étoiles. Il a repris de nombreux Hauts Patronages dans le domaine militaire et patriotique qui étaient assumés auparavant par son père : Académie Royale de Marine de Belgique, Comité National Belge du Souvenir, asbl Les descendants des membres du Congrès National, Association Nationale des Invalides de l'Armée, Société Royale des Pionniers et Anciens de l'Aviation Belge, Société de l'Ordre de Léopold, Association Royale des Ordres Nationaux créés par le roi Léopold II, Ligue Royale des Vétérans du roi Léopold III, Association Nationale des Invalides de Guerre, Union Royale Nationale des Officiers de Réserve de Belgique, Académie Royale des Officiers-Carabiniers-Grenadiers, Société Royale des Officiers Retraités, Société Royale Philanthropique des Médaillés et Décorés de Belgique, Cercle Royal Mars et Mercure de Belgique, Société Royale des Anciens Enfants de Troupe, Pupilles, Cadets et Interforces de l'Armée, Fraternelle Nationale des Casques Bleus et Opérations Humanitaires.
Le Roi accorde également son Haut Patronage à l'ONG Plan Belgique, à la Fondation Vocatio, à la Fondation Saint-Jean, à la Fédération Nationale des Compagnies Dramatiques, au festival Europalia, à l'Union des Entomologistes Belges, au Belgian Art Prize, à l'Office de la Naissance et de l'Enfance, à l'Association Royale des Descendants des Lignages de Bruxelles, à l'asbl L'Oeuvre de l'Hospitalité, à l'Académie Royale de Médecine de Belgique, à l'Action Royale IBIS, à l'Institut Belge de l'Eclairage, aux Amis des Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, à la Compagnie Royale des Francs Arquebusiers de Visé, à la Compagnie Royale des Anciens Arquebusiers de Visé, au Royal Sport Nautique de Bruxelles, au Royal Sport Nautique de la Meuse, au Bruxelles Royal Yacht Club, à Infopol.
2° La Reine
La Reine a créé en 2000 le Fonds Princesse Mathilde qui a été rebaptisé Fonds Reine Mathilde en 2014. Elle est la présidente d'honneur d'Unicef-Belgique, du Breast International Group (cancer du sein), du centre Child Focus, de la Fondation Roi Baudouin et du Conseil Fédéral du Développement Durable. Elle est membre d'honneur de l'Académie Royale de Médecine de Belgique, de la Koninklijke Academie voor Geneeskunde van België, de l'International Center for Research on Women Leadership Council et de la Schwab Foundation for Social Entrepreneurship.
Sur le plan international, après avoir été émissaire pour la promotion du micro-crédit en 2005, représentante spéciale d'Unicef et d'Onusida pour les enfants affectés par ce virus, et représentante spéciale pour la vaccination de l'Organisation Mondiale de la Santé pour la période 2011-2013, la Reine fait actuellement partie des ambassadeurs des Objectifs de Développement Durable des Nations Unies. Elle est également membre d'un groupe informel de leaders mondiaux au sein du Groupe de la Banque Mondiale, afin de soutenir son "Projet pour le Capital Humain".
La Reine accorde son Haut Patronage à Handicap International Belgique, à SOS Villages d'Enfants-Belgique, à l'Association de parents pour l'épanouissement des enfants autistes, à l'ONG Plan Belgique, à la Ligue Alzheimer, à l'Association Françoise Dolto, à la Ligue Belge de la Surdité, au centre pour enfants "Les Glaïeuls" (Paliseul), à Youth Start (ex-NFTE Belgium) pour les jeunes de 18 à 25 ans à la recherche d'un emploi, à la Fondation Vocatio, à Europa Donna Belgium (cancer du sein), à l'Ecole Royale de Ballet d'Anvers, à l'asbl Les Amis du Théâtre Royal de la Monnaie, aux Jeux Special Olympics Belgium, au Concours Musical International Reine Elisabeth, au Festival de Wallonie, à l'asbl Solidarité-Orient (aide aux communautés chrétiennes du Proche et Moyen-Orient), à la Fondation Charcot (sclérose en plaques), à la Société Royale Protectrice de l'Enfance, à la Ligue Braille, au Fonds National d'Aide aux Victimes de l'Aviation Belge, à l'Office de la Naissance et de l'Enfance, à l'asbl Auxilia, au Centre Médical d'Aide aux Victimes de l'Excision, à la Compagnie Royale des Anciens Arquebusiers de Visé, à l'asbl Les Malentendants, à la Stichting Lezen, au Centre pour l'Evaluation des Vaccinations de l'Université d'Anvers, à la Fondation Alamire, à Youth Start, à la Fondation contre le Cancer.
3° Le roi Albert II et la reine Paola
Le roi Albert II est le président d'honneur de l'asbl Quartier des Arts à Bruxelles. Il accorde son Haut Patronage à la Maison des Ailes, à l'asbl L'Ancre Bleue, à l'Institut Albert Ier et Reine Elisabeth, à l'Union Royale Belge des Ingénieurs Navals, au Cercle d'art théâtral de Bruxelles, à la Jeune Chambre Internationale de Belgique, au Trophée National Victor Boin pour les sportifs handicapés, à l'Institut Roi Albert II des Cliniques Universitaires Saint-Luc, au Concours International Adolphe Sax de Dinant, au Koninklijk Verbond van Vaderlandsminnenden Kringen van Antwerpen.
La reine Paola a créé la Fondation Reine Paola (autrefois appelée Fondation Princesse Paola) pour les jeunes en 1992, et les Prix Reine Paola pour l'Enseignement. Elle est présidente d'honneur de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth, de l'Oeuvre Royale des Berceaux Princesse Paola, et du Cercle Vivaldi de Belgique. La reine Paola préside le comité de parrainage de Missing Children Europe, et accorde son Haut Patronage à l'Oeuvre Nationale des Aveugles, à l'asbl Lucia, à l'Institut Albert Ier et Reine Elisabeth, à l'opération Simon et Odil pour enfants hospitalisés, à la galerie de prêts d'oeuvres d'art du château Malou, à Family for Life (chorale d'Yvoir), à l'asbl Jardins Ouverts de Belgique, à la Belgian Flower Arrangement Society, à Brussels Antiques and Fine Arts Fair, à la Croix Jaune et Blanche, à l'association The New Belgica, à GAMS-Belgique (Groupe pour l'Abolition des Mutilations Sexuelles Féminines) et à l'asbl Habbekrats (maisons de jeunes).
4° La princesse héritière Elisabeth
La princesse héritière Elisabeth est la marraine du navire patrouilleur P902 Pollux de la Marine belge.
5° La princesse Astrid et le prince Lorenz
La princesse Astrid est présidente d'honneur de la Fondation Médicale Reine Elisabeth, des fonds scientifiques et médicaux de la Fondation Roi Baudouin, de l'asbl Pinocchio (enfants et adolescents brûlés), de l'asbl Apopo (mines antipersonnels), des Jeunesses Musicales de Bruxelles, de l'Action Damien, et du Fonds Prince Albert.
Sur le plan international, elle emmène les deux missions économiques annuelles à l'étranger de l'Agence pour le Commerce Extérieur depuis 2013. La princesse a été de 1997 à 2015 représentante spéciale du Roll Back Malaria Partnership qui lutte contre la malaria, et est envoyée spéciale représentant la Convention sur les mines antipersonnel depuis 2013.
La princesse Astrid accorde son Haut Patronage à la Fondation Vivat-Foyer Général Cornet, à la section belge de l'Association Mondiale des Amis de l'Enfance, à la Fédération francophone des sourds de Belgique, à l'Association Insuffisants Respiratoires, à l'International Federation for Hydrocephalus and Spina Bifida, à l'asbl Vers la Vie (Marcinelle), à l'Institut Médico-pédagogique Sainte-Gertrude, à l'asbl Les XXI, à l'hôpital de revalidation Inkendaal, à l'asbl Les Amis et le Fonds Scientifique de l'Huderf, aux Musicales de Beloeil, à l'asbl Fistul Aid, à la Fondation Nativitas, à l'asbl Les Amis d'Accompagner, à la Fondation Pelicano, au Fonds EAPN (European Anti Poverty Network) géré par la Fondation Roi Baudouin, à la Fédération Belge des Banques Alimentaires, à la journée européenne "Restart a Heart Day" pour la sensibilisation contre l'arrêt cardiaque inopiné. La princesse est également membre d'honneur de la Guilde Royale Saint-Sébastien.
Le prince Lorenz est président d'honneur de l'asbl La Chaîne de l'Espoir Belgique (dont il est membre fondateur), de l'Association Royale des Demeures Historiques et du Fonds Patrimoine de la Fondation Roi Baudouin. Il est président de l'Ordre Teutonique de Belgique et vice-président de la Société des Amis de l'Almanach de Gotha. Il accorde son Haut Patronage à Europae Thesauri, l'association internationale des trésors et musées d'église. Le prince est également membre du Conseil de la Couronne roumaine et du comité d'honneur de l'Ecole Espagnole d'Equitation de Vienne.
6° Le prince Laurent et la princesse Claire
Le prince Laurent est président de la Fondation Prince Laurent pour le bien-être des animaux sauvages et domestiques, et du GRECT (Global Renewable Energy and Conservation Trust). Il préside le comité d'honneur de la Fondation Prince Louis de Polignac et l'European Research Group for Alternative Toxicity Testing (ERGATT). Le prince est également grand maître honorifique de la Société des Compagnons de Saint-Laurent et président d'honneur de l'Orchestre National de Belgique. Il accorde son Haut Patronage à l'Actie Lienemientje et à l'Association Belge pour les enfants et adultes atteints d'une maladie métabolique (BOKS). Sur le plan international, il a été ambassadeur spécial de la FAO pour l'Environnement et les Forêts de 2014 à 2016.
La princesse Claire est présidente d'honneur de la Fondation Pro Renovassistance et de l'asbl Espaces Verts et Art des Jardins. Elle est la marraine de l'asbl De Gentse Barge, et membre d'honneur de la Confrérie Royale des Géomètres-Experts. La princesse accorde son Haut Patronage à la Brussels Choral Society, au défilé de mode/vente aux enchères de l'asbl Les Petits Riens, à l'asbl L'Enfant des Etoiles (enfants en difficulté), à la Maison d'enfants Reine Marie-Henriette, et au concours d'art floral du château de Beloeil. Depuis 2024, la princesse est vice-présidente d'honneur de la Fondation Reine Paola.
7° Les princesses Esmeralda et Léa
La princesse Esmeralda est présidente du Fonds Léopold III pour l'exploration et la conservation de la nature, ainsi que présidente d'honneur de CARE-Belgique et de la Fédération Belge de Qigong de Santé. La princesse accorde son Haut Patronage au Cercle Léopold III et à la Fondation Cardiologique Princesse Lilian. Elle est membre du conseil d'administration de Friendship United Kingdom, et la marraine 2017-2018 de la campagne "L'Amazonie nous protège, protège-la" de l'asbl Mouvement d'Actions à Travers Monde. La princesse est ambassadrice d'honneur du WWF Belgium.
La princesse Léa a créé en 2006 avec son époux le Fonds d'entraide Prince et Princesse Alexandre. Elle est membre du comité de parrainage de la soirée de bienfaisance "La Nuit des Neiges" à Crans-Mantana, et la présidente d'honneur du Cercle International Diplomatique et Consulaire. La princesse accorde son Haut Patronage à l'Association des Femmes d'Amérique latine, à la Fondation Chocolat et Sucre d'Art, au Concours international Arthur Grumiaux, et à la section Marche-en-Famenne de la Fédération Nationale des Anciens Combattants. Elle est aussi la marraine de l'asbl La Maraude et de Chihuahuas and Friends.
P.S. Il est dommage que cette liste (probablement incomplète) ne se trouve pas sur le site officiel du Palais (www.monarchie.be) et qu'il faut chercher les infos un peu partout...
lundi 10 décembre 2012
L'année 2012 de la princesse Léa de Belgique
Et en 2012 ?
En février, comme c'est le cas depuis 2010, les princesses Léa et Marie-Esméralda étaient aux côtés de toute la famille royale belge pour la traditionnelle messe en l'église Notre-Dame de Laeken à la mémoire des défunts de la dynastie.
Le Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre a organisé son traditionnel dîner de bienfaisance placé cette année sous la couleur du mauve au palais provincial de Bruges avec le comte Henri et la comtesse Michaela de Paris comme invités d'honneur. Le lendemain, le comte inaugurait son exposition d'aquarelles et encres de chine à la galerie Pieters à Knokke-Heist en présence de la princesse Léa. Une partie des bénéfices de la vente des oeuvres et des catalogues a été versée au Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre qui, en 2012, a soutenu financièrement des associations belges s'occupant de personnes atteintes de schizophrénie.
Outre le Fonds d'Entraide, la princesse Léa soutient de nombreuses autres associations tout au long de l'année, en particulier l'asbl La Maraude à Bruxelles où elle se rend régulièrement comme bénévole pour servir de la soupe à des personnes défavorisées. Elle effectue aussi des visites de terrain en province, comme le 27 mars 2012 où elle s'est rendue à Comines-Warneton (province de Hainaut) : http://probelgicahainaut.blogspot.be/2012/04/visite-de-la-princesse-lea-comines.html . Elle a également vendu aux enchères la pipe et la bague à tabac du prince Alexandre au profit de l'opération Télévie 2012 en faveur de la leucémie (vendu un peu plus de 2.000 euros). A l'étranger, la princesse ne manque jamais les dîners de gala de la Nuit des Neiges en Suisse et de l'association fondée par le cancérologue français David Khayat.
En dehors du domaine social, la princesse Léa a assisté à d'autres événements en 2012, comme l'inauguration de l'exposition d'amaryllis au château de Beloeil, le défilé du couturier Edouard Vermeulen au château de Westerlo, la Foire Agricole de Libramont, l'avant-première du documentaire sur sa belle-mère la princesse Lilian, le vernissage de l'exposition consacrée à la reine Marie-José d'Italie, etc.
Cet été, elle a accordé une longue interview aux journalistes Emmanuelle Jowa ("Paris Match Belgique") et Christian Laporte ("La Libre Belgique") pour leur présenter le premier Prix Littéraire Prince Alexandre de Belgique : "Il lisait énormément. Il dévorait un livre par jour et relisait les ouvrages en boucle pour en mémoriser le contenu. Il avait une mémoire prodigieuse. Il avait un esprit de synthèse et un sens de l'adaptation, pour traduire un texte en mots essentiels, extraordinaires. Il écrivait magnifiquement avec une parcimonie de termes remarquable, mais il n'écrivait pas assez. "C'est toi ma mémoire" me disait-il. Il m'a appris à ôter les mots superflus. Il a enseigné cela aussi à mon fils Renaud et j'essaie de le guider encore dans ce sens. Mon fils a beaucoup souffert de la disparition de mon époux. Il était plus qu'un père pour lui : c'était son meilleur ami, son complice et son seul confident. Il l'appelait trois fois par jour. Alexandre lui avait dit qu'il l'adopterait, mais il est parti trop vite. Quant à ma fille Laetitia, elle est en poste à Rome avec mon gendre, loin d'une maison pleine de souvenirs. Mon fils rassemble ceux-ci. On a tellement peur d'oublier. Le Prix Littéraire Prince Alexandre de Belgique est là pour qu'on ne l'oublie pas. Pour que les jeunes générations sachent également qui il était, quelqu'un d'intellectuel et d'humain. Il avait un prix scientifique mais il manquait encore un prix littéraire".
La princesse est mélancolique : "Le 18 juillet, mon mari aurait fêté ses 70 ans. Mais je pense qu'il n'aurait pas aimé cette date, un chiffre rond. Il avait peur de vieillir, de perdre ses facultés. Cela me fait mal au coeur car cela me renvoie à son 65ème anniversaire en 2007. J'avais alors eu toutes les peines du monde à le faire quitter les lieux durant quelques heures. Il avait eu très peur de ce que je manigençais et il lui avait fallu quelques heures pour apprécier le cadeau et l'hommage qui lui était ainsi fait. Ce n'est qu'à deux heures du matin qu'il m'a remerciée... Au bout d'un an ou deux de deuil, on se dit que vous allez mieux en général. Or, c'est la deuxième année qui est la plus difficile. C'est à partir de là qu'on a une réelle prise de conscience. C'est paradoxalement à ce moment-là que certains pensent que l'affaire est classée. Ce n'est pas aussi facile qu'on l'imagine car l'absence est lourde. La solitude est pesante, même si j'ai de merveilleux amis. J'ai de l'admiration pour la reine Fabiola et la princesse Lilian qui ont été remarquables de dignité dans leur deuil".
Elle évoque aussi son nouveau combat : "On m'a demandé récemment de soutenir une association liée à la fibromyalgie. C'est une pathologie peu connue (une maladie caractérisée par un état douloureux musculaire chronique, liée aussi à un état psychologique). On découvre encore beaucoup. C'est très gai de ne pas être au bout de quelque chose. Parce que quand on est au bout, on est mort".
Le premier Prix Littéraire Prince Alexandre était consacré à l'histoire de Belgique et son organisation pratique a été assurée par le Musée des Lettres et Manuscrits de Bruxelles (dont la princesse Léa est présidente d'honneur). Le jury francophone était composé du Prix Nobel Christian de Duve, Hervé Gérard, Patrick Weber, Gérard Lhéritier, Jean-Christophe Hubert et Jacques Bredael, tandis que Mark Eyskens, Céline Préaux, Stéphanie Becco et Frieda Joris composaient le jury néerlandophone.
Fin novembre, le troisième anniversaire du décès du prince était marqué par l'ouverture de la crypte royale de Laeken au public (un "privilège" qu'il partage uniquement avec la reine Astrid, les rois Albert Ier, Léopold III et Baudouin) et la remise du Prix Littéraire Prince Alexandre de Belgique par sa veuve. Les deux lauréats sont Thomas Vanwing (KUL) pour son étude sur le baron Robert Silvercruys, ambassadeur de Belgique de 1949 à 1959 à Washington, chargé de faciliter l'entrée de notre pays au sein de l'Otan, ainsi que Freddy Joris (Institut du Patrimoine Wallon) pour son étude sur Marie Mineur, née en 1831, pionnière du féminisme et de la laïcité en Belgique.
Les projets de la princesse pour 2013 ?
En 2013, le Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre de Belgique aidera des associations s'occupant des troubles cognitifs, et son dîner annuel de bienfaisance aura lieu en mars à Spa. Le deuxième prix littéraire devrait probablement s'adresser au domaine scientifique en 2013.
Par ailleurs, des rumeurs circulent au sujet de la vente de sa belle demeure de Rhode-Saint-Genèse (on avait dit que Bernard Arnault était venu la visiter). La princesse ne dément pas : "Ce n'est pas faux mais je n'ai pas encore choisi de lieu. Voyez ce terrain immense... Qui construit ainsi aujourd'hui? Il faut aller de l'avant, mais je ne quitterai jamais la Belgique. C'est mon pays. J'y suis née à Etterbeek et n'ai jamais vécu ailleurs" , confiait-elle en juillet dernier. Affaire à suivre...
mardi 9 octobre 2012
Interview de la princesse Marie-Esméralda de Belgique
"Madame, quand et pourquoi avez-vous voulu devenir journaliste?
- Etant adolescente, je voulais devenir comédienne. J'adorais le théâtre et le cinéma, et je pensais sérieusement entreprendre cette carrière. Puis, j'ai choisi d'étudier le droit aux facultés Saint-Louis de Bruxelles avec l'idée de devenir avocate. Après la deuxième candidature, j'ai décidé de faire une licence en communication sociale (journalisme) à Louvain-la-Neuve de 1977 à 1979. L'écriture et les voyages sont des passions que j'ai pu satisfaire dans la profession de reporter.
- Comment ont réagi vos parents, eux qui n'ont pas toujours été épargnés par les journalistes?
- Même si mes parents n'ont pas été épargnés par la presse, ils n'ont jamais essayé de me dissuader. Mon père m'a déclaré à l'époque : "Si tu agis avec rigueur et honnêteté, le journalisme est l'un des plus beaux métiers du monde".
- Quels souvenirs gardez-vous de vos études de journaliste? Quels rapports aviez-vous avec les autres étudiants?
- Je garde de très bons souvenirs de mes études. Les autres étudiants étaient originaires de différents pays, notamment d'Amérique latine, et nous entretenions d'excellents rapports. J'ai effectué un stage d'un mois à "La Libre Belgique", durant lequel je suis passée par tous les services du journal, à l'exception de la politique intérieure. J'ai choisi d'écrire ma thèse de fin d'études sur le rôle de la presse dans l'affaire Empain, ce qui m'a passionné.
- Vos études de journalisme terminées, quelles étaient vos envies pour votre début de carrière?
- Mes études terminées, j'avais envie de devenir grand reporter et de parcourir le monde. Je n'envisageais pas de travailler dans l'audiovisuel ; je préférais la presse écrite.
- Quand et pourquoi êtes-vous partie travailler à Paris?
- Je suis partie à Paris en 1980 comme stagiaire au "Figaro Magazine", dirigé à l'époque par Louis Pauwels. Je souhaitais partir à l'étranger qui offrait, pour moi, une plus grande liberté d'action et la possibilité de travailler comme n'importe quelle autre journaliste.
- Comment s'est passé ce stage au "Figaro Magazine"?
- C'était passionnant pour moi de me trouver au sein d'un magazine d'un tel renom avec des journalistes de grande envergure. Je me souviens des réunions de rédaction durant lesquelles Louis Pauwels demandait à chacun de donner des idées de reportages. Chaque journaliste, y compris stagiaire, avait son temps de parole et il valait mieux présenter un bon projet devant le patron! Je suis restée un an et j'ai eu l'occasion de signer plusieurs articles dont une interview d'Axel Springer, le grand patron de presse allemand.
- Ce départ en 1980 représente aussi une plus grande liberté et indépendance par rapport à votre vie au domaine royal d'Argenteuil?
- Tout à fait. C'était la première fois que j'habitais seule dans un appartement et que je devais me débrouiller sans l'aide de personne. Mon père est venu habiter plusieurs jours dans mon appartement et ma mère venait souvent passer une journée à Paris et déjeuner avec moi. De toute façon, je revenais à Argenteuil pour de nombreux week-ends.
- Qu'avez-vous fait après ce stage au "Figaro Magazine"?
- Après le stage au "Figaro Magazine", je suis restée à Paris et j'ai collaboré, en free lance, à de nombreux magazines français, allemands, italiens et espagnols, réalisant des interviews du monde du spectacle, des arts, des sciences et des entrepreneurs. J'ai également réalisé des reportages de décoration. J'ai exercé mon métier de journaliste jusqu'en 1998, date à laquelle j'ai quitté Paris pour Londres où je me suis mariée.
- Parmi tous ces articles écrits entre 1980 et 1998, pouvez-vous nous en citer cinq qui vous tiennent particulièrement à coeur?
- J'ai eu la chance d'interviewer des hommes de science comme l'Américain Robert Gallo ou le chirurgien Michael Debakey, des stars tels qu'Anthony Quinn, John Cassavetes, Brigitte Bardot, des grands sportifs tels que Bjorn Borg, des chefs d'entreprise comme Enzo Ferrari ou Axel Springer, ...
- Sous quel nom avez-vous choisi d'écrire ces articles? Est-ce que votre titre de princesse vous a ouvert ou fermé des portes?
- J'ai écrit sous le nom "Esmeralda de Belgique" et aussi "Esmeralda de Réthy". Mon nom m'a ouvert quelques portes, bien entendu, mais parfois c'était un inconvénient et finalement, ce qui compte, c'est le professionalisme que l'on doit prouver sur le terrain.
- Quel regard portaient vos parents sur votre carrière de journaliste?
- Mes parents étaient fiers, je pense, que je sois indépendante et que j'exerce un métier que j'aime.
- Avez-vous eu envie de les interviewer?
- J'aurais aimé le faire mais ils n'auraient pas accepté.
- Que faisiez-vous durant vos temps libres à Paris, quels étaient vos endroits préférés?
- J'ai adoré la ville de Paris où j'ai habité 16 ans (car j'ai également résidé à Milan en Italie pendant plusieurs mois). A Paris, j'aimais flâner dans les rues ou sur les quais de la Seine, entrer dans les librairies de quartier, visiter et revisiter les musées comme, par exemple, celui consacré à Rodin, prendre un brunch le dimanche au café Flore sur le boulevard Saint-Germain, et surtout être en compagnie de mes amis.
- Avez-vous des modèles comme journalistes?
- Mon premier héros du journalisme était un grand écrivain : Joseph Kessel. Grâce à Marcel Jullian qui fut son ami, j'ai la chance de posséder un exemplaire dédicacé de son livre sur l'aviateur Jean Mermoz. J'ai toujours admiré les grands reporters comme Oriana Fallaci ou Marie Colvin, assassinée il y a peu.
- Comment vous est venue l'idée d'écrire la biographie du couturier Christian Dior?
- J'avais préparé un article de presse sur les 50 ans de la Maison Dior en 1997 et, pour ce faire, interviewé de nombreuses personnes qui avaient connu Christian Dior et qui avaient travaillé avec lui. J'ai découvert tellement d'anecdotes et d'informations que j'ai pensé que cela valait la peine d'écrire un livre.
- Quel regard portez-vous sur l'évolution de la presse écrite face à Internet et aux réseaux sociaux?
- Internet et les réseaux sociaux ont révolutionné l'information ces dernières années. Tout va beaucoup plus vite et tout est plus transparent. C'est un avantage qui rend la censure plus difficile et qui nous permet d'avoir accès à énormément de sources. Mais il faut également être très prudent car on trouve le meilleur et le pire sur Internet. Les journalistes ont plus que jamais un rôle d'intermédiaire à jouer pour donner de la crédibilité aux informations.
- Par rapport à votre mère et à votre frère, votre expérience de journaliste n'a-t-elle pas été aussi un avantage pour bien communiquer avec la presse et les médias à partir de 2001 lorsque vous êtes sortie de l'ombre pour la promotion de votre livre sur le roi Léopold III?
- Certainement.
- Maintenant que vos enfants sont plus grands, aimeriez-vous reprendre votre carrière de journaliste?
- Je me considère toujours une journaliste, même si je me consacre davantage à la rédaction d'ouvrages depuis plusieurs années.
- Merci Madame d'avoir accepté de répondre à ces questions".
Retrouvez les deux autres interviews par mail que m'a accordées la princesse :
- sur son père le roi Léopold III : http://familleroyalebelge.blogspot.be/2009/09/la-princesse-marie-esmeralda-nous-parle.html
- sur son frère le prince Alexandre : http://familleroyalebelge.blogspot.be/2010/07/marie-esmeralda-nous-parle-de-son-frere.html
lundi 28 novembre 2011
Les 60 ans de la princesse Léa de Belgique
Le couple se marie en toute discrétion le 14 mars 1991 près de Londres et part en voyage de noces en Inde. Leur union n'est pas rendue publique à la demande du prince. La princesse Léa expliquera en 2008 au magazine "Point de Vue" : "Je crois que mon mari n'a pas osé avouer à sa mère qu'il m'avait rencontrée. Il pensait que les questions se résolvent avec le temps. Lourde erreur. Notre union a été officialisée lors du mariage de ma belle-soeur Marie-Esméralda. Je n'en ai jamais voulu à ma belle-mère. Elle adorait son fils. Je n'ai pas de regrets. Je ne regarde pas en arrière. Il faut en finir avec le malheur. C'est le présent et l'avenir qui m'interpellent. Je sais que le roi Baudouin avait écrit à son frère une lettre magnifique où il se réjouissait de faire bientôt ma connaissance. Seule la mort l'en a empêché".
Surprise en octobre 1996 dans la nécrologie de plusieurs quotidiens : le nom du prince figure aux côtés de Léa Wolman sur le faire-part de décès de la mère de cette dernière. Discrètement, il tient à faire savoir qu'il n'était plus célibataire et que Mme Wolman est la femme qui partage sa vie dans leur maison de Rhode-Saint-Genèse qui a autrefois appartenu au premier ministre Paul-Emile Janson.
Nouvelle surprise en juillet 1998 : l'hebdomadaire satirique "Pan" révèle que le prince avait épousé Léa Wolman en 1991. Le Palais confirme l'information. Le 4 septembre 1998, le couple pose ensemble pour la presse et organise un dîner pour 150 convives (dont le prince Laurent) au château de Corroy-le-Château de leur ami le marquis Olivier de Trazegnies. La princesse Lilian n'y assiste pas.
Alexandre et Léa apparaissent aux côtés de toute la famille royale belge en 1999 lors des 65 ans du roi Albert II et lors du mariage du prince Philippe. Ils accompagnent le Roi et la Reine à une exposition de photos de leur père en 2000, et à l'inauguration de la Salle Léopold III au Musée de la Dynastie en 2001. La princesse Léa est une femme charmante, élégante et intelligente qui a incontestablement apporté le bonheur et la sérénité à son mari discret et réservé. Ce dernier s'est beaucoup occupé de ses beaux-enfants Laetitia et Renaud.
Le couple princier débute son action sociale publique en organisant un dîner de bienfaisance au profit de l'hôpital belge Rosales, fondé il y a cent ans au Salvador, puis un autre dîner au profit d'Aide Info Sida. La princesse accepte d'accorder son Haut Patronage à l'Association des Femmes d'Amérique Latine et à la soirée annuelle de bienfaisance "La Nuit des Neiges" à Crans-Montana. C'est dans cette station suisse que sa fille Laetitia épouse en 2006 Didier Nagant de Deuxchaines, ancien conseiller du prince Philippe.
Le Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre est créé en 2006. Léa le présente à "La Libre Match" : "Cela fait de longues années et en toute discrétion que le prince et moi-même apportons notre contribution personnelle à des causes qui nous sont chères. En Belgique, beaucoup de personnes sont trop bien élevées pour faire parler d'elles mais nombreuses sont celles qui possèdent une valeur inestimable. Je porte leurs oeuvres dans mon coeur et je les soutiens dans la mesure de mes possibilités. J'aimerais citer à ce titre l'association La Fontaine qui accueille les sans abris, Aide Info Sida dont nous sommes un maillon de la chaîne de solidarité, et l'association Trempoline avec laquelle Mr Vanderstraeten s'occupe de la réinsertion sociale d'anciens toxicomanes. Puis j'ajouterai l'Association des Femmes d'Amérique Latine, le Zeepreventorium, L'Accueil, Kid's Hope et d'autres encore dont la liste devient de plus en plus longue, tant les gens que nous rencontrons sont extraordinaires dans leur dévouement. Il convient notamment de briser le tabou qui entoure le sida. A ce titre, nous avons organisé un dîner précédé d'un concert donné par la pianiste russe Irina Lankova au profit d'Aide Info Sida dont l'objectif est d'accompagner les personnes atteintes de cette maladie et de prévenir de nouvelles contaminations. L'importance de cette mission et le formidable dévouement de nombreux bénévoles m'ont beaucoup émue.
J'ai toujours considéré le dévouement social comme l'une des missions de ma vie. Or si ma devise que j'ai inscrite dans la vigne à Farinet en Suisse selon la coutume locale, est "Ne jamais dire, faire", il devenait utile d'avoir une structure ad hoc afin de respecter ce principe de transparence qui est important pour moi. Elle est réduite à sa plus simple expression car formée de quatre membres : mon époux le prince Alexandre, ma fille, mon fils et moi-même. Pour ce qui est de l'administration, nous avons un bureau comptable et un secrétariat bénévoles que je remercie par la même occasion. Cela diminue considérablement les frais de fonctionnement et permet d'intervenir au plus vite sans avoir un nombre considérable d'intermédiaires. Nous vivons dans un monde de solitude dans lequel la solidarité et le contact humain sont plus importants que jamais. Notre fonds d'entraide se veut une main tendue et chaleureuse à tous ceux que la vie a malmenés".
Le premier dîner au profit du Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre a lieu en novembre au Musée Ferrari de Bruxelles sur le thème "Léopold III et Ferrari, l'histoire d'une passion". 30.000 euros sont distribués en 2006 par le Fonds, notamment à l'opération Télévie au profit de la recherche contre la leucémie, et au projet de transformation de l'ancienne villa royale d'Ostende en centre de revalidation pour patients cancéreux.
En mars 2007, la princesse confie au magazine "Royals" : "Nous ne sommes pas des Mère Térésa ou des Abbé Pierre, nous sommes des gens ordinaires qui essaient de faire le bien autour d'eux. J'ai été éduquée dans l'esprit d'aider les autres, si du moins vous en avez la possibilité. Ma mère s'est fortement mais discrètement engagée dans la lutte contre la lèpre. Donc, je me suis toujours engagée aussi. Et maintenant que mon mariage avec un prince de Belgique me permet d'aider plus de gens, il serait dommage que je ne le fasse pas. Ce sont surtout les personnes qui se trouvent derrière les projets qui me convainquent ou non de soutenir leur projet. Lorsque quelqu'un me demande de l'aide, je vais voir sur le terrain, parfois à deux ou trois reprises. Mais dès que je suis persuadée du bien-fondé du projet, je fonce".
Elle évoque aussi son mari : "Je trouve malheureux de devoir souvent me déplacer seule dans le cadre de mes activités. Je préférerais accompagner mon époux plutôt que l'inverse. Mais vous savez, le prince est très discret. Il n'aime pas attirer l'attention. C'est d'ailleurs là un autre de mes chevaux de bataille : faire en sorte que les Belges n'oublient pas le prince Alexandre. Je fais de mon mieux, mais il préfère rester le nez dans ses bouquins, surtout les ouvrages scientifiques et littéraires, deux domaines qui le passionnent. Nous sommes vraiment à l'opposé l'un de l'autre. Ne dit-on pas que les contraires s'attirent?".
Et ses enfants : "Laetitia, mon petit rayon de soleil, a quitté la maison. Heureusement, mon fils Renaud est toujours là, ce qui n'est bien sûr pas pareil qu'une relation mère-fille. Il est davantage le compagnon de mon époux ; ils sont vraiment très liés. Mais comme ma fille habite dans les environs, cela nous permet de nous voir encore régulièrement".
A l'occasion du 65ème anniversaire du prince Alexandre en 2007, son épouse lui fait la surprise de faire publier un album-photos racontant sa vie et paru aux Editions de l'Arbre. Elle confie à "Point de Vue" : "Voici un an ou deux, à l'occasion d'une soirée, j'ai rencontré une dame d'un certain âge qui m'a dit dans un sourire : "Ah bon, votre mari est donc toujours vivant?". Ma réaction fut immédiate. Il fallait d'urgence le lui prouver, et montrer à tous que nous étions en effet toujours vivants. Avec mon éditrice, nous avons sélectionné des photos, ouvrant les malles du grenier et cherchant les documents qui pourraient le mieux traduire mon message. Il fallait sortir le livre très vite pour le 65ème anniversaire de mon mari. Nous publions ainsi des documents totalement inédits. Mon souhait n'a jamais été de prendre une place que je n'ai pas. Je voulais simplement restituer à mon mari sa place dans l'histoire. C'est un homme discret et modeste. J'ai souvent été triste de constater qu'il ne bénéficiait pas d'une véritable reconnaissance de ce qu'il était. Mais je dois dire aussi que les enfants du second lit du roi Léopold ont été élevés d'une manière bien particulière : prince et princesses de Belgique, bénéficiant du prédicat d'altesse royale, mais écartés de la succession au trône. Ils ont mené une vie discrète. Je lis chez mon mari une certaine nostalgie, même s'il ne l'exprime jamais. Alexandre a reçu une très solide formation intellectuelle. C'est un scientifique, doué d'une prodigieuse mémoire, d'un sens de l'analyse éminemment brillant. Lisant au minimum un livre par jour, capable de passer d'un ouvrage sur la physique quantique à un recueil de poésie. Il me stupéfie. Il attendait assumer des responsabilités officielles mais elles ne sont pas venues. Il voulait servir mieux encore son pays, mettre cette masse de connaissances et d'expériences au service du peuple belge. Les enfants ne sont pas responsables des choix de leurs parents. Ils sont libres d'être, d'assumer leur identité propre. Mon mari a été élevé en fils de roi ; il n'était pas prévu qu'il travaille. On peut juger cela absurde, rétrograde, mais c'est ainsi. Il est possible qu'un jour les mentalités évoluent dans une direction plus moderne. Son intelligence est très vive mais elle n'a pas été suffisamment utilisée". Plus d'infos sur cet album-photos : http://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/11/le-prince-alexandre-de-belgique-lea-de.html
Un an plus tard, la princesse Léa sort "Les amis de Valdi et Rush", un livre de contes qu'elle a écrits et qui sont illustrés par Vincent Wauthier. Un CD trilingue l'accompagne : Stéphane Bern a enregistré les contes en français, Helmut Lotti en néerlandais et la princesse en allemand. Les droits d'auteurs seront versés au Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre. Léa confie à la presse : "Ces contes correspondent aux histoires que je racontais à mes enfants. Je n'avais jamais rien osé publier, puis je me suis dit que j'aimerais en faire un livre dans les trois langues nationales, car çà manquait. Le CD qui accompagne le livre s'adresse aux enfants non voyants, mais aussi aux enfants qui n'ont pas de maman ou de papa pour leur lire des contes. Il y a sept contes, des histoires d'animaux qui racontent aussi les problèmes que les enfants peuvent connaître".
Le 29 novembre 2009, alors qu'il faisait sa gymnastique comme tous les jours dans leur résidence de Rhode-Saint-Genèse, le prince Alexandre (67 ans) est terrassé par une embolie pulmonaire foudroyante. C'est son beau-fils Renaud qui l'a retrouvé, allongé au sol entre le vélo d'appartement et le tapis roulant. Ayant reçu une formation de secouriste, il lui pratique immédiatement un massage cardiaque. Les secours arrivent rapidement, mais rien n'y fait. Ses funérailles ont lieu en l'église Notre-Dame de Laeken. Plus d'infos sur ce décès : http://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/12/le-deces-du-prince-alexandre-de.html
Que devient la princesse Léa depuis deux ans? Après deux mois et demi de deuil, elle réapparaît aux côtés de toute la famille royale belge lors de la messe annuelle pour les défunts de la dynastie, puis reprend ses nombreuses activités. Elle poursuit le travail du Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre qui se consacre à un thème différent chaque année (le cancer en 2006, le handicap en 2007, les enfants hospitalisés et l'anorexie en 2008, la toxicomanie et Alzheimer en 2009, les sans abris en 2010, la maltraitance en 2011). Un exemple concret : sensibilisés par leurs amis le peintre verviétois Léopold Baijot et son épouse qui ont un fils dans le centre pour handicapés "Le Chèvrefeuille" à Spa, le fonds d'entraide verse 5.000 euros au centre. La princesse continue d'assister à des soirées de bienfaisance en Belgique, mais aussi à l'étranger au profit de "La Nuit des Neiges" en Suisse et de l'Association pour la Vie-Espoir contre le Cancer du professeur David Khayat. En 2010, on l'a également vue servir bénévolement de la soupe aux sans abris de l'asbl La Maraude à Bruxelles et rencontrer des sinistrés des inondations à Tubize. Dans le domaine culturel, Léa est la présidente d'honneur du nouveau Musée des Lettres et Manuscrits à Bruxelles qu'elle a inauguré en septembre 2011.
La princesse entretient toujours de bonnes relations avec sa belle-soeur la princesse Marie-Esméralda qui revient très souvent en Belgique, mais aussi avec les autres membres de la famille royale. Elle a confié que la reine Fabiola prenait très souvent de ses nouvelles, ce qui explique pourquoi elle a tenu à être présente à ses côtés pour la messe célébrée pour le 18ème anniversaire du décès du roi Baudouin. Léa soutient depuis de nombreuses années le travail de la Fondation Prince Laurent. Et cet automne, on l'a vue inaugurer avec la princesse Astrid le centre de revalidation pour patients cancéreux installé dans l'ancienne villa royale d'Ostende. Ces deux dernières années, la princesse Léa est également apparue aux côtés des familles non régnantes d'Albanie, de Roumanie et d'Autriche, ainsi qu'avec la cousine de son mari la princesse Marie-Gabrielle de Savoie pour faire les vendanges dans la plus petite vigne du monde dans le Valais suisse.
Défendre la mémoire du prince Alexandre est un autre de ses combats, notamment dans les interviews qu'elle donne. Pour marquer le premier anniversaire de son décès en 2010, elle organise une petite exposition en son honneur à Waterloo (photos de l'inauguration : www.noblesseetroyautes.com/nr01/2010/12/vernissage-de-lexposition-consacree-au-prince-alexandre-de-belgique-a-waterloo) et sort un petit livret intitulé "Une année sans toi" qu'elle dédicace à la Foire du Livre de Bruxelles (photos de cette séance : www.noblesseetroyautes.com/nr01/2011/02/la-princesse-lea-de-belgique-a-la-foire-du-livre-de-bruxelles).
Enfin, la princesse a la joie d'être deux fois grand-mère mais elle n'a jusqu'à présent pas posé avec ses petits-enfants afin de préserver leur anonymat.


