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lundi 18 juillet 2022

Brieuc Van Damme, nouvel administrateur délégué de la Fondation Roi Baudouin

Agé de 38 ans, Brieuc Van Damme a succédé, le 1er mai dernier, à Luc Tayart de Borms comme nouvel administrateur délégué de la Fondation Roi Baudouin. Il a effectué des études d'économie à l'UNamur, à la KULeuven et au Collège d'Europe, et a ensuite travaillé au sein des cabinets de Vincent Van Quickenborne et Maggie De Block. 

Ce week-end, Brieuc Van Damme a répondu aux questions du groupe "L'Avenir" :

"En quoi consiste votre job d'administrateur délégué de la Fondation Roi Baudouin ?

- J'aime comparer la Fondation Roi Baudouin au vaisseau spatial de Star Trek, qui allait à la recherche de peuples oubliés et de causes perdues dans la galaxie. Je pense que c'est le rôle que la Fondation devrait jouer dans le futur. Ou du moins il serait intéressant d'accentuer cet aspect. Dans Star Trek, ce vaisseau est aux commandes du capitaine Kirk qui ouvrait chaque épisode avec cette phrase :  "Aller, avec audace, là où personne n'est allé auparavant". C'est un peu de cette façon que j'envisage ma fonction. Mon rôle, en tant qu'administrateur délégué, est de faire en sorte que tous ces gens hyper compétents et motivés par l'idée de servir l'intérêt général, au sein de la Fondation, prennent des risques. L'idée étant d'aller là où notre valeur ajoutée est la plus importante.

- Quelles sont vos priorités pour les années à venir ?

- En 2026, nous fêterons les 50 ans de la Fondation Roi Baudouin. D'ici là, je souhaite renforcer la structure afin que nous soyons encore plus efficaces et percutants. Cela passe par des changements en termes de numérisation, de ressources humaines, p.ex. L'objectif est de renforcer la base pour avoir plus d'impact sur la société.

- Accompagner la croissance de la Fondation sera également un défi de taille.

- Pour l'instant, nous avons 1.200 fonds actifs. Certaines personnes ont déjà indiqué vouloir un fonds au moment de leur décès. On parle de 1.200 fonds supplémentaires. Nous allons donc probablement doubler en taille vers 2030-2035. Cela demande donc des aménagements en termes d'organisation interne.

- De l'enseignement à la lutte contre la pauvreté, en passant par le climat, les projets soutenus par la Fondation Roi Baudouin sont multiples. Quelles orientations vous tiennent particulièrement à coeur ?

- Nous vivons des temps volatils, incertains. Dans ce contexte, beaucoup de personnes vont décrocher. La pauvreté, l'accès aux services de base, l'énergie sont des sujets de préoccupation importants. Il faut être là pour ces personnes qui ont le sentiment d'être oubliées et qui ne parviennent plus à suivre. Je pense qu'il faut aller sur le terrain, montrer à ces gens que nous sommes là. Et ainsi changer l'image de la Fondation Roi Baudouin qui peut paraître un peu élitiste. J'espère pouvoir faire la différence à ce niveau-là.

- Avez-vous réellement une influence sur les projets soutenus par les donateurs et philanthropes ?

- Concrètement, la Fondation dispose d'un budget de 160 millions d'euros par an. Les 4/5èmes de cette somme proviennent de toutes sortes de fonds. La Fondation Roi Baudouin a un droit de veto si les projets ne rentrent pas dans le cadre. Mais en soi, tout cela est porté par les donateurs et philanthropes. Par contre, il reste un cinquième de ces 160 millions d'euros. Et c'est avec cet argent, cette enveloppe propre à la Fondation, que nous pouvons essayer d'aller là où personne ne va vraiment, ou renforcer des initiatives existantes.  Cela dit, on peut aussi essayer de convaincre les philanthropes. Ils sont libres de faire ce qu'ils veulent de leur argent, bien sûr, mais nous pouvons tout de même les orienter dans leurs choix. 

- Avez-vous un exemple concret de projet soutenu par la Fondation Roi Baudouin sur son enveloppe propre ?

- Je pense au projet Boost qui permet de donner des outils à des jeunes issus de milieux défavorisés, et qui présentent un énorme potentiel, notamment pour envisager des études supérieures. Certains fonds vont déjà financer ce projet, mais nous y ajouterons nos propres moyens pour vraiment avoir cet effet levier". 

lundi 8 avril 2019

Mathilde, présidente d'honneur de la Fondation Roi Baudouin

                                   

Suite au décès de la reine Fabiola, la reine Mathilde est nommée présidente d'honneur de la Fondation Roi Baudouin, une fonction qu'avait occupée la veuve du défunt souverain de 1993 à son décès en 2014.

Soyons clair :  cette fondation - qui a été créée pour les 25 ans de règne du roi Baudouin en 1976 - dispose d'importants moyens financiers, mais garde une certaine indépendance par rapport au Palais. La reine Mathilde n'assiste pas aux conseils d'administration, ne participe pas aux délibérations des jurys, et ne définit pas les grands axes de la Fondation. Son rôle (comme celui de la reine Fabiola avant elle) est purement honorifique :   elle assiste à la remise du Prix Roi Baudouin pour le Développement en Afrique et à certaines soirées de gala organisées par les comités de soutien de Flandre Orientale, Anvers et Flandre Occidentale de la Fondation.

Depuis sa nomination comme présidente d'honneur, on note deux initiatives :   elle a tenu à présenter le projet Boost de la Fondation Roi Baudouin à la reine Rania de Jordanie (en voyage d'Etat en Belgique en 2016), et elle a prononcé un discours lors de la clôture du Printemps de la Philanthropie organisé en 2017 par la Fondation.

Plus d'infos sur la Fondation Roi Baudouin dont je vous ai déjà parlé :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2012/07/hausse-des-dons-en-2011-pour-la.html

Afin de diminuer les frais de fonctionnement, les équipes administratives de la Fondation Roi Baudouin gèrent des fonds plus modestes, dont certains sont liés à la famille royale :

- le Fonds Prince Albert (dont la princesse Astrid est l'actuelle présidente d'honneur) créé en 1984 :  http://familleroyalebelge.blogspot.com/2017/06/les-missions-economiques-de-la.html

- le Fonds du Patrimoine (dont le prince Lorenz est président d'honneur) créé en 1987 :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2019/03/conference-sur-le-fonds-du-patrimoine.html

- le Fonds Prince Philippe créé en 1998 :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2011/08/le-travail-du-fonds-prince-philippe-en.html

- le Fonds Princesse/Reine Mathilde créé en 2000 :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2009/06/le-fonds-princesse-mathilde.html

- le Fonds Reine Fabiola pour la Santé Mentale créé en 2004 (en remplacement de l'ancienne Fondation Nationale Reine Fabiola pour la Santé Mentale) :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2012/10/le-fonds-reine-fabiola-pour-la-sante.html

lundi 11 mars 2019

Conférence sur le Fonds du Patrimoine

Le vendredi 29 mars 2019 à 14h30 au Musée Bellevue,  l'Association Royale Dynastie et Patrimoine Culturel organise une conférence intitulée "Des œuvres dans l'Histoire : la collection de la Fondation Roi Baudouin dévoilée"  par Dominique Allard, directeur à la Fondation Roi Baudouin. Prix :  5 euros (pour les membres de l'association) ou 7 euros (pour les non-membres). Inscription et paiement obligatoires avant le 22 mars 2019. Plus d'infos :   musdyn@skynet.be ou 02/ 511. 55. 78

Directeur à la Fondation Roi Baudouin (créée en 1976 lors des 25 ans de son règne), Dominique Allard assure notamment la responsabilité du Fonds du Patrimoine de la Fondation qui a été lancé en 1987. Quel est son objectif?  Se porter acquéreur d'œuvres d'art et documents historiques significatifs de notre patrimoine, et les montrer ensuite au grand public ou/et aux chercheurs. Depuis 1987, le Fonds du Patrimoine de la Fondation Roi Baudouin compte 21.560 œuvres d'art et 22 fonds d'archives (dont certains sont reçus en dons et legs). Toute la collection est mise en dépôt dans plus de quarante musées et institutions patrimoniales à travers le pays. C'est le prince Lorenz de Belgique qui est le président d'honneur de ce Fonds. Plus d'infos :   www.patrimoine-frb.be

Durant cette conférence,  Dominique Allard présentera des œuvres tirées de la collection du Fonds, et parlera de leurs objectifs et projets. Parmi ces œuvres et fonds d'archives, voici en quatre dont j'ai déjà parlé sur mes deux autres blogs :

- Un tableau de l'apôtre Mathieu par Van Dyck :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2019/01/lapotre-mathieu-par-van-dyck.html

- La carte Utopia d'Abraham Ortelius :   http://journalpetitbelge.blogspot.com/2019/01/lunique-carte-utopia-dabraham-ortelius.html

- Les livres de Stijn Streuvels :   http://ecrivainsbelges.blogspot.com/2018/01/les-livres-de-stijn-streuvels-anvers.html

- Les archives de l'auteur Hugo Claus :  http://ecrivainsbelges.blogspot.com/2015/04/sauvegarde-des-archives-de-lauteur.html

lundi 14 août 2017

Les relations diplomatiques de notre dynastie


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Un des rôles de notre famille royale est d'entretenir des bonnes relations diplomatiques avec les pays étrangers, en collaboration avec le ministère des Affaires Etrangères. Les liens sont logiquement plus étroits avec les monarchies qu'avec les républiques car ils se connaissent depuis toujours. Cela se marque notamment lors des voyages d'Etat  :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/08/les-voyages-detat.html . Mais les rencontres ont lieu aussi en d'autres occasions, notamment parce que de nombreux chefs d'Etat sont régulièrement de passage à Bruxelles pour discuter avec les autorités européennes ou/et de l'Otan.

Contrairement au roi Albert II qui ne s'y rendait pas, son fils se rend chaque année au forum économique mondial de Davos en janvier et au sommet informel de rencontre des chefs d'Etat de pays germanophones en septembre.  Il a expliqué sa présence au premier dans son discours de Nouvel An 2014 :    "La semaine passée, mon épouse et moi avons participé avec plusieurs d'entre vous au forum économique mondial de Davos. Nous y avons travaillé la main dans la main pour intéresser les grands acteurs de l'économie mondiale aux opportunités que la Belgique peut offrir. Nous y avons aussi discuté de l'interdépendance de tous les pays de par le monde. Continuons pour cette raison à stimuler l'ouverture au monde et la largesse d'esprit qui nous caractérise".

Voici plusieurs articles de Royalement Blog et de mon blog, sur les liens entre la dynastie belge et d'autres pays étrangers. Bonne lecture!

Afrique Centrale (Congo, Burundi, Rwanda) :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2011/07/le-roi-albert-ii-et-lafrique-centrale.html

Afrique du Sud :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2019/08/notre-dynastie-et-lafrique-du-sud.html

Pays Baltes (Estonie, Lettonie et Lituanie) :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2017/11/les-liens-entre-la-dynastie-belge-et.html

Bhoutan :  http://monarchies-asie-pacifique.blogspot.be/2015/03/lettres-de-creances-au-bhoutan.html

Brésil :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/08/les-liens-entre-la-dynastie-belge-et-le.html

Canada :   http://familleroyalebelge.blogspot.com/2018/04/notre-dynastie-et-le-canada.html

Cambodge :  http://monarchies-asie-pacifique.blogspot.be/2014/09/archives-astrid-de-belgique-rend-visite.html

Chine :   http://royalementblog.blogspot.be/2011/11/la-famille-royale-belge-et-la-chine.html

Danemark :  http://royalementblog.blogspot.be/search/label/Danemark

Etats-Unis :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2016/11/le-roi-philippe-et-le-president-barack.html

France :  http://royalementblog.blogspot.be/2014/02/la-visite-detat-de-baudouin-et-fabiola.html
http://familleroyalebelge.blogspot.be/2018/02/nos-souverains-et-la-france.html

Grande-Bretagne :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/07/les-windsor-en-belgique.html

Japon :  http://royalementblog.blogspot.be/2017/01/lamitie-entre-la-famille-royale-belge.html

Jordanie :  http://royalementblog.blogspot.be/search/label/Jordanie

Monaco :  http://royalementblog.blogspot.be/search/label/Monaco

Norvège :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2014/04/les-liens-entre-les-dynasties-belge.html

Pays-Bas :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2013/05/le-prince-philippe-et-la-princesse.html

Suède :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2014/04/la-villa-fridhem-des-parents-de-la.html

lundi 26 juin 2017

Prix International Roi Baudouin pour le Développement en Afrique

  

(Article actualisé en avril 2019)

° Prix International Roi Baudouin pour le Développement

Le Prix International Roi Baudouin pour le Développement (www.kbprize.org) est remis tous les deux ans à une personne ou une organisation qui apporte une contribution au développement des pays du sud, ou à la solidarité entre les pays développés et ceux en développement. D'une valeur de 200.000 euros, ce prix bénéficie d'une grande visibilité lors de sa remise solennelle au palais royal de Bruxelles devant la famille royale et les autorités du pays. De passage à Bruxelles en 2001, le secrétaire général des Nations Unies Kofi Annan rehausse de sa présence la cérémonie.

Parmi les anciens lauréats, citons le Dr Walter Plawright (développement d'un vaccin contre la peste bovine), Paulo Freire (alphabétisation au Brésil), la Grameen Bank du Bangladesh (micro-crédit), Aids Support Organisation (lutte contre le sida en Ouganda), le Mouvement des Paysans Sans Terre au Brésil, la commission des droits de l'homme au Pakistan, Ousmane Sy (gouvernance au Mali), l'agence de presse radiophonique indonésienne KBR68H, etc.

2° Prix International Roi Baudouin pour le Développement en Afrique

Depuis 2010, le prix est désormais uniquement consacré au continent africain, et est devenu le Prix International Roi Baudouin pour le Développement en Afrique. Il a été attribué :

- au Dr Denis Mukwege (Congo) en 2011 pour la mise en place d'un système de soins de santé dans l'est du Congo et pour plaider un retour à la paix.

- à Mme Bogaletch Gebre (Ethiopie) en 2013 pour renforcer la position des femmes d'Ethiopie et construire un véritable mouvement pour le changement social.

- à ADISCO / Appui au Développement Intégral et à la Solidarité sur les Collines (Burundi) en 2015 pour mobiliser les ressources des paysans burundais pour accroître leur autonomie et construire avec eux des modèles économiques viables.

- à trois entreprises technologiques en 2017 qui développent des solutions innovantes pour donner un meilleur accès à la connaissance, dans des domaines aussi divers que le droit (BarefootLaw en Ouganda), l'agriculture (Farmerline au Ghana) et l'éducation (Kytabu au Kenya).

- à Wecyclers en 2019, une entreprise de recyclage du Nigéria qui redistribue à la population les bénéfices tirés des déchets recyclés

lundi 8 août 2016

Les voyages d'Etat

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(Article actualisé en février 2026)

En règle générale, les voyages d'Etat n'ont lieu qu'une seule fois par règne ou mandat présidentiel, et par pays (le roi Baudouin s'est cependant rendu deux fois en France et aux Pays-Bas, et le roi Albert II deux fois en Allemagne). Ceux-ci sont des événements politiques importants suite aux échanges que le Roi, son ministre des Affaires étrangères et leur délégation ont à leur niveau respectif d'une part, et aux discours prononcés par les deux chefs d'Etat lors du traditionnel dîner de gala d'autre part. Le protocole est très présent lors des voyages d'Etat avec passage des troupes en revue, échanges de décorations et cadeaux, p.ex. Des visites sociales, économiques et culturelles sont également au programme, ainsi qu'une rencontre avec la communauté belge d'un pays visité. La durée d'un voyage d'Etat peut varier de deux jours à une semaine.

Sous le règne de Baudouin Ier (1951-1993)
En 42 ans de règne, le roi Baudouin a effectué 47 voyages d'Etat :  Etats-Unis, Luxembourg et Pays-Bas en 1959, France en 1961, Royaume-Uni en 1963, Japon, Thaïlande, Suède et Iran en 1964, Norvège, Mexique, Chili, Argentine et Brésil en 1965, Danemark et Italie en 1966, Irlande et Maroc en 1968, Finlande en 1969, Inde en 1970, Allemagne/RFA et Autriche en 1971, Ethiopie en 1972, Yougoslavie en 1973, Indonésie en 1974, Tunisie, Sénégal, Tanzanie, Zambie, URSS et Arabie Saoudite en 1975, Roumanie en 1976, Canada et Pologne en 1977, Espagne en 1978, Cameroun et Côte d'Ivoire en 1979, Bangladesh et Chine en 1981, Portugal en 1984, Australie en 1987, Suisse en 1989, Hongrie et Algérie en 1990, Corée du Sud et France en 1992, Pays-Bas en 1993.

La reine Fabiola a participé à tous les voyages d'Etat de son époux, à l'exception des trois de 1959 (ils n'étaient pas encore mariés) et à celui d'Arabie Saoudite (le protocole y étant trop strict à l'époque à l'égard des femmes).

Sous le règne d'Albert II (1993-2013)
En 20 ans de règne, le roi Albert et la reine Paola ont effectué 29 voyages d'Etat :  Luxembourg, Suède et Espagne en 1994, Danemark et Allemagne en 1995, Finlande et Japon en 1996, Norvège et Autriche en 1997, Russie et Italie en 1998, Pologne et Portugal en 1999, Pays-Bas, Tchéquie et Suisse en 2000, Grèce en 2001, Hongrie en 2002, Bulgarie et France en 2003, Maroc en 2004, Chine en 2005, Lituanie en 2006, Lettonie et Irlande en 2007, Estonie et Inde en 2008, Roumanie en 2009, avant d'effectuer un second voyage d'Etat en Allemagne avec un protocole cependant plus allégé par rapport au premier.

Le couple royal a reçu 15 chefs d'Etat en voyage d'Etat en Belgique au cours de leur règne :  l'empereur Akihito du Japon en 1993, le président allemand Roman Herzog en 1998, le grand-duc Jean de Luxembourg en 1999, le roi Juan-Carlos d'Espagne en 2000, le roi Carl-Gustav de Suède en 2001, la reine Marghrete de Danemark et le président italien Ciampi en 2002, le roi Harald de Norvège en 2003, la présidente finlandaise Tarja Halonen et le président polonais Aleksander Kwasniewski en 2004, le président grec Constantinos Stephanopoulos et le président portugais Jorge Sampaio en 2005, la reine Béatrix des Pays-Bas en 2006, le grand-duc Henri de Luxembourg en 2007, le président hongrois Laslzo Solyom en 2008. Depuis 1998, le dîner de gala a désormais lieu au château de Laeken, et plus au palais royal comme c'était le cas sous le règne du roi Baudouin.

Sous le règne de Philippe Ier (depuis 2013)
Depuis leur accession au trône, le roi Philippe et la reine Mathilde ont effectué 17 voyages d'Etat :  Chine et Pologne en 2015,  Japon et Pays-Bas en 2016,  Danemark et Inde en 2017, Canada et Portugal en 2018, Corée du Sud et grand-duché de Luxembourg en 2019, Grèce et Lituanie en 2022, Afrique du Sud et Allemagne en 2023,  France en 2024,  Vietnam et Chili en 2025.

La grande différence, c'est qu'ils y sont accompagnés par les ministres-présidents de nos trois régions (Flandre, Wallonie et Bruxelles-Capitale) en plus du ministre fédéral des Affaires étrangères. Ce ne fut jamais le cas sous le règne précédent.

Les voyages d'Etat prévus en 2020 et 2021 ont été annulés suite à l'épidémie du coronavirus.

On remarque que le couple royal applique un équilibre entre pays européens (Pologne, Pays-Bas, Danemark, Portugal, Luxembourg, Grèce, Lituanie, Allemagne, France) et pays non européens (Chine, Japon, Inde, Canada, Corée du Sud, Afrique du Sud, Vietnam, Chili).  

Il y a aussi une alternance entre républiques (Chine, Pologne, Inde, Portugal, Corée du Sud, Grèce, Lituanie, Afrique du Sud, Allemagne, France, Vietnam, Chili) et monarchies (Japon, Pays-Bas, Danemark, Canada, Luxembourg).

Depuis leur accession au trône, notre nouveau couple royal a reçu 13 chefs d'Etat étrangers en voyage d'Etat en Belgique :   le président chinois Xi Jinping en 2014, le président turc Recep Tayyip Erdogan en 2015, le président allemand Joachim Gauck et le roi Abdallah de Jordanie en 2016, le gouverneur général d'Australie Peter Cosgrove et le président français Emmanuel Macron en 2018, le président autrichien Alexander Van der Bellen et le président de Suisse Ignazio Cassis en 2022, le roi Willem-Alexander des Pays-Bas et le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa en 2023, le grand-duc Henri de Luxembourg en 2024, le sultan Haïtham ben Tariq d'Oman et le président italien Sergio Mattarella en 2025.

On constate donc que le roi Philippe a voulu effectuer le premier voyage d'Etat de son règne en Chine, et a choisi le président chinois comme le premier de son règne à être reçu en voyage d'Etat en Belgique. Cela montre l'importance qu'il accorde à ce pays dans lequel il s'est souvent rendu en mission économique. 

Parmi les 13 chefs d'Etat reçus, on dénombre huit Européens et cinq non Européens d'une part, et seuls quatre monarques (le roi Abdallah de Jordanie, le roi Willem-Alexander des Pays-Bas, le grand-duc Henri de Luxembourg, le sultan d'Oman) d'autre part. 

Conclusion

Si on analyse les trois règnes, seuls les Pays-Bas, l'Allemagne et la France ont eu droit, depuis 1951, à quatre voyages d'Etat belges, ce qui est assez logique vu que ce sont des pays frontaliers. 

Ensuite, d'autres pays ont eu droit à trois voyages d'Etat depuis 1951 (Chine, Pologne, Japon, Danemark, Inde, Portugal, Luxembourg). Par contre, bizarrement, il n'y a plus eu de voyage d'Etat belgo-britannique depuis plus de soixante ans...

lundi 23 mars 2015

Analyse critique de "Fabiola : un pion sur l'échiquier de Franco" par Anne Morelli

                                     
Après une présentation du régime franquiste au pouvoir en Espagne depuis la fin de la guerre civile en 1939, Anne Morelli présente la famille royale belge. Ses interprétations personnelles, sans aucune nuance, démontrent son parti pris et ses convictions républicaines et laïques, et font douter de l'objectivité de son livre. Voici quatre exemples de la page 32 :


- "Toute sa vie, Baudouin vivra une religiosité exacerbée qui peut être comprise comme une foi infantile témoignant de sa fragilité psychologique".
- "Lilian Baels, issue d'une famille de collaborateurs".
- "En Belgique, le roi Léopold III est alors largement considéré comme "collaborateur" du régime nazi".
- "Après le débarquement de Normandie, la famille royale est protégée par les Allemands en retraite, déplacée en Bavière, puis en Autriche".


Suite à la victoire des républicains en 1931, la famille royale espagnole et les Mora y Aragon partent en exil. Gonzalo (le frère de Fabiola) fera ensuite partie des troupes de Franco de la province basque de Guipúzcoa. Occupé par les républicains, le palais de Mora y Aragon à Madrid est restitué à la famille après la victoire de Franco.


A la page 46, l'auteur lance cette accusation :   "La famille de Fabiola pardonnera à Franco de ne pas avoir rendu le pouvoir au Roi et se ralliera à son régime dont elle tirera de nombreux avantages pendant près de 40 ans".  De quels avantages veut-elle parler concrètement? Quelles sont ses sources? Anne Morelli n'en dit rien et n'explique pas son accusation, ce qui ne fait guère sérieux...


L'auteur dénonce la "Fabiolamania" de 1960 de la presse espagnole liée au régime franquiste. Mais n'a-t-on pas connu les mêmes articles élogieux pour Astrid en Suède en 1926, pour Joséphine-Charlotte en Belgique en 1953 ou pour Paola en Italie en 1959?  N'importe quel pays serait fier d'avoir une compatriote devenir reine, et les médias et la presse en font parfois beaucoup pour vendre, tout simplement. Faut-il y voir un but politique?


Si le régime franquiste a son lot de victimes, l'isolement diplomatique de l'Espagne était rompu depuis les années 50 :   installation de bases militaires américaines à partir de 1951, entrée de l'Espagne à l'ONU en 1955 et au Fonds Monétaire International en 1958, présence à l'Expo 1958 de Bruxelles, visite du président Eisenhower en 1959.  Ces événements ont pesé bien plus que le mariage royal de 1960.


Après ses fiançailles, que Fabiola soit reçue à l'hôtel de ville de Madrid et par Franco qui lui offre un diadème et la Grande Croix de l'Ordre d'Isabelle la Catholique, fait partie des obligations diplomatiques de la nouvelle reine. Qui va représenter l'Espagne au mariage?  Franco propose différents responsables de son régime mais le ministre belge des Affaires étrangères refuse plusieurs noms sous la pression des journaux de gauche qui rappellent leurs méfaits et menacent de manifester s'ils viennent à Bruxelles. Ce seront finalement la fille et le gendre de Franco, trop jeunes pour être liés à la guerre civile. Le Palais invite aussi le comte de Barcelone, héritier des rois d'Espagne que Franco n'apprécie guère. La Belgique a donc tenu tête à Franco en 1960, et rien ne montre que Baudouin et Fabiola se soient mêlés de ces discussions diplomatiques.


Le chapitre 11 est, selon moi, le plus important du livre :  les liens entre Franco et les souverains belges de 1960 à son décès en 1975 (échanges de courrier lors de différentes fêtes, déjeuner en 1961 sur le yacht de Franco, séjour en 1967 dans un pavillon de chasse appartenant à l'Etat). Cela pose deux questions auxquelles l'auteur ne répond pas :   1° Est-ce que le Roi envoyait des courriers à d'autres chefs d'Etat pour les fêtes et, si oui, utilisait-il le même ton amical?   2° Le gouvernement belge était-il au courant et était-il pour ou contre un renforcement des relations entre les deux pays? On sait juste qu'il a dissuadé le couple royal d'assister aux funérailles de Franco en 1975. A la décharge d'Anne Morelli, le Palais ne lui a pas donné accès aux archives du roi Baudouin.


Signalons aussi que la reine mère Elisabeth a protesté contre l'exécution de l'opposant Julian Grimou en 1963, et que le roi Baudouin a écrit à Franco en 1970 pour que les peines de mort du procès de Burgos soient commuées. La famille royale belge a-t-elle tenté de convaincre l'Espagne franquiste de délivrer le leader rexiste Léon Degrelle à la Belgique? Encore une question sans réponse.


A la page 146, sans donner d'explication et sans citer ses sources (elle n'a pas eu accès aux archives du Palais), Anne Morelli écrit :   "Baudouin a donc incité ses ministres des Affaires étrangères successifs (Paul-Henri Spaak puis Pierre Harmel) à promouvoir un accord préférentiel entre la CEE et l'Espagne franquiste".   D'où sort-elle cette affirmation? On l'ignore.


Il est tout à fait légitime de se demander si amoureux de l'Espagne où ils passaient toutes leurs vacances, le roi Baudouin et la reine Fabiola ont-ils manqué de réserve et d'objectivité à l'égard du régime franquiste?  Ou ont-ils agi de concert avec le gouvernement (l'auteur fait d'ailleurs remarquer que "les autorités belges, politiques comme diplomatiques, se sont prêtées bien volontiers au jeu de cette normalisation, et se sont, à l'occasion du mariage royal, ostensiblement commises avec les dignitaires de l'Espagne franquiste") ? Mais cet ouvrage n'y répond pas, d'autant qu'aucun responsable politique belge de l'époque n'est interrogé.


Il est tout aussi légitime de se demander pourquoi le Palais n'a pas donné accès aux archives du début du règne du roi Baudouin à l'auteur, et si la républicaine et laïque Anne Morelli avait le recul et l'objectivité nécessaires pour mener une telle enquête. Sans doute aurait-elle dû travailler avec d'autres historiens afin d'avoir d'autres points de vue.


Fabiola : un pion sur l'échiquier de Franco?  Tant qu'on ne pourra confronter les archives du roi Baudouin et des responsables politiques belges de l'époque, la question restera sans réponse objective, crédible et définitive.  Affaire à suivre...

lundi 18 août 2014

La villa Astrida de la reine Fabiola à Motril

                                 Villa Astrida de Motril: la Reine Fabiola  

(Article actualisé en juillet 2023)

Après leur mariage, le couple royal prend l'habitude de passer ses vacances en Espagne afin de revoir la famille de la reine Fabiola. En 1970, ils décident de construire une résidence de vacances à Motril en Andalousie. Situé au bord de la Méditerranée, Motril se trouve non loin de Grenade. Le terrain de deux hectares, qui appartenait aux autorités locales et à des dirigeants d'une sucrerie, leur est offert. Nommée "Villa Astrida" (en hommage à la quatrième reine des Belges), la demeure comporte un bâtiment principal (voir photo ci-dessus) avec piscine, et deux bâtiments annexes plus petits. La propriété est entourée d'un haut muret, et est ceinturée d'un côté par une route (en haut de la photo ci-dessus) et de l'autre par une plage accessible à tous.    

Pendant 23 ans, Baudouin et Fabiola vont se rendre à Motril pour leurs vacances d'été, et aussi à d'autres moments de l'année comme Noël ou Pâques. Ils y recevront plusieurs fois la visite du roi Juan Carlos et de la reine Sophie d'Espagne. Et c'est sur une des terrasses que le roi Baudouin décède le 31 juillet 1993....  Le lendemain, le premier ministre belge Jean-Luc Dehaene s'y rend, avec le ministre de la Justice, pour constater le décès, et confiera plus tard que l'intérieur était très simple, sans aucun luxe. Un festival de musique sacrée sera organisé par les autorités locales en la mémoire de leur plus célèbre résident.

Après les funérailles de son époux et la prestation de serment du nouveau roi Albert II, la reine Fabiola retourne à la Villa Astrida en compagnie de la princesse Nori du Japon, fille du couple impérial, qui passe ses vacances avec elle en août 1993. Par contre, elle renonce à leur bateau "Avila" qui était amarré non loin de là, et va désormais rejoindre le Musée de l'Armée à Bruxelles.

Chaque été, la reine Fabiola va continuer de se rendre à Motril, et ,selon certains échos, sa dernière visite remonterait à 2011. Sa santé ne lui permettra plus ensuite d'y aller, mais la propriété est cependant occupée de temps en temps par ses neveux espagnols, et les princes Philippe et Laurent y auraient également passé des vacances.

En 2013, les autorités locales ont exproprié une petite bande du terrain :  368 mètres carrés longeant le littoral, afin d'y construire un chemin public. Les touristes et les habitants se plaignaient de devoir se garer d'un côté de la propriété de la Reine, et de devoir en faire le tour pour profiter de la plage. Le chemin leur permet désormais de relier plus facilement la plage et le parking. Et un muret garantit toujours la tranquilité des locataires de la "Villa Astrida".

Depuis le décès de la reine Fabiola en décembre 2014,  la Villa Astrida appartient à la "Fundacion In Eis", une fondation espagnole privée qu'elle avait créée une dizaine d'années plus tôt pour ses neveux et nièces. Dans un premier temps, ceux-ci avaient décidé de se défaire de la villa qui intéressait beaucoup les promoteurs immobiliers. Le conseil municipal de Motril avait lancé les démarches administratives pour convertir la villa en hôtel, et consulté les comités environnementaux du coin. 

Mais finalement, le projet d'hôtel a été abandonné. La vente d'un collier des Mora y Aragon (hérité de la reine Fabiola) par Sotheby's pour 630.000 euros a-t-il changé les choses ?  La villa Astrida est rénovée pour le 30ème anniversaire du décès du roi Baudouin. De passage dans la région, le roi Felipe d'Espagne vient s'y recueillir devant la statue du défunt souverain. Et le 31 juillet 2023, le roi Philippe et la princesse Eléonore de Belgique, la reine Sophie d'Espagne, les Mora y Aragon, la famille grand-ducale luxembourgeoise (la princesse Marie-Astrid, la princesse Margaretha et son époux, le prince Guillaume et son épouse) viennent inaugurer un musée consacré au roi Baudouin et à la reine Fabiola dans la villa de Motril.                                

lundi 28 avril 2014

La Villa Fridhem des parents de la reine Astrid

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Fridhem?  C'est le nom de la maison construite par le roi Baudouin et la reine Fabiola à Opgrimbie dans la province du Limbourg. Ce nom n'a pas été choisi au hasard :  c'est le nom de la résidence secondaire du prince Carl et de la princesse Ingeborg de Suède, où Joséphine-Charlotte, Baudouin et Albert ont passé plusieurs vacances durant leur enfance (voir photo ci-dessus).

Dans son livre "La reine Astrid : mon année à moi", Anna Sparre raconte un séjour à Fridhem en 1926 :   "La princesse Astrid et moi ne nous sommes pas rencontrées au cours de cet été plein d'événements. Nous nous donnions un petit coup de fil de temps en temps, limité à quelques propos secrets et réservés. Nous n'avions pas le temps : ni elle pour venir me voir, ni moi pour me rendre à Fridhem. Et puis, un jour d'août, elle m'invita. Ahlstedt me conduisit à Fridhem où je resterais quelques jours. La princesse Margaretha s'y trouvait avec ses fils et la princesse Martha. Rien n'avait changé : l'ambiance était gaie, joyeuse et amicale. Nous bavardions de toutes sortes de choses, cueillions les groseilles à maquereau, bâtissions avec les enfants des châteaux, creusions des souterrains dans le bac à sable et passions notre temps sur le banc près de la cabane. Quant les petits garçons allaient se coucher, nous les accompagnions à leur chambre et les écoutions réciter leur prière du soir. Nous restions longtemps à table après le dîner. La princesse Ingeborg nous préparait toujours du café dans une cruche en verre au-dessus d'un réchaud à alcool ; cela faisait partie des rituels de la maison. Elle mesurait soigneusement le café et l'eau, et remuait le mélange jusqu'au moment où le café n'adhérait plus à la cuiller d'argent : alors seulement, il était prêt à être servi. La petite flamme de l'alcool, l'odeur du café et des cigarettes mélangée au vague parfum de Molyneux Numéro 5, c'est ainsi que je me rappelle la salle à manger de Fridhem et de la Hovslagargata. Ainsi, lentement, venait le moment de nous retirer dans nos chambres". 

Dans les années 20 et 30, le prince Carl et la princesse Ingeborg accueilleront leurs petits-enfants en vacances à Fridhem, comme le montre cette photo où on peut voir de gauche à droite la princesse Joséphine-Charlotte, le prince Baudouin, le comte Folke Bernadotte et les princesses Raghnild et Astrid de Norvège.                      

                        

Ces retrouvailles familiales l'été à Fridhem seront interrompues par la deuxième guerre mondiale. Après le décès de la princesse Ingeborg, la Villa Fridhem est vendue et transformée en centre de convalescence, puis en hôtel.

Lors de leur voyage d'Etat en Suède en 1994, le roi Albert II et la reine Paola, accompagnés des souverains suédois, se sont rendus à la Villa Fridhem et ont posé devant un tableau représentant la reine Astrid (mère d'Albert II) avec ses sœurs Martha et Margaretha.
                                           
                                                

mardi 31 juillet 2012

Hausse des dons en 2011 pour la Fondation Roi Baudouin

En ce 31 juillet où on commémore le 19ème anniversaire du décès du roi Baudouin, intéressons-nous à sa réalisation la plus concrète :  la Fondation Roi Baudouin. A l'occasion de ses 25 ans de règne en 1976, il avait refusé tout cadeau personnel et préféré la création d'une fondation.

La Fondation Roi Baudouin est active en matière de pauvreté, justice sociale, santé, développement, migration, démocratie. Elle gère de nombreux fonds (dont les plus connus sont les Fonds Prince Albert, Fonds Prince Philippe et Fonds Princesse Mathilde). Elle emploie 75 personnes à temps plein, mais fait appel à 1.900 bénévoles qui participent en tant qu'experts aux jurys et comités d'accompagnement. Ce sont ces personnes (et non le conseil d'administration) qui choisissent les projets subsidiés par la Fondation. Le plus important prix est le Prix International Roi Baudouin pour le Développement d'une valeur de 150.000 euros (plus d'infos à ce sujet :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2009/05/prix-international-roi-baudouin-pour-le.html). Pour 2011, le budget de fonctionnement de la Fondation avait été estimé à 30 millions d'euros, mais grâce aux dons et legs, il s'est clôturé à 74 millions d'euros. Elle bénéficie aussi de 12 millions d'euros chaque année de la Loterie Nationale.

Malgré la crise économique, la Fondation Roi Baudouin connaît une hausse importante des dons. En trois ans, le nombre de fonds (créés par des individus, des entreprises ou des associations) au sein de la Fondation Roi Baudouin a quasi doublé :  269 en 2009, 451 en 2011 et près de 500 à la mi-2012! En 2011, la Fondation a reçu 51 millions d'euros en dons, legs et création ou alimentation de fonds. Ce qui a permis à la Fondation d'accorder 23 millions d'euros en 2011 à divers projets (contre 19 millions d'euros en 2009 et 16,5 millions d'euros en 2010).

Homme de l'ombre, Luc Tayart de Borms, administrateur délégué de la Fondation Roi Baudouin, s'est confié il y a quelques semaines au journal "Le Soir" :

"Comment expliquer cette croissance des dons en pleine crise économique?
- La réputation et l'expertise de la Fondation. Les gens se posent des questions quant à la manière de gérer leurs biens car il y a une perte de confiance dans d'autres institutions. La Fondation a estimé qu'il y avait là un besoin et essayé de le remplir, en créant un centre de philanthropie. Des gens créent donc des fonds au sein de la Fondation, avec des objectifs divers, et nos conseillers les aident à s'assurer que leurs biens seront utilisés intelligemment. La plupart sont des personnes d'un certain âge qui font des investissements moins risqués. Ce sont majoritairement des gens qui n'ont pas d'enfants, surtout des femmes, qui, à la fin de leur vie, veulent pouvoir dire que leurs biens iront à telle ou telle cause. Ce ne sont pas des super riches, mais la classe moyenne supérieure. Il y a des gens qui donnent des oeuvres d'art, pour en garantir la pérennité et l'exposition dans un musée ; d'autres financent des recherches scientifiques sur les maladies rares, ou des projets contre la pauvreté ; d'autres encore donnent des fonds pour le développement ou une ONG. Jusqu'il y a 20 ans, la majorité des legs allaient à la Fondation elle-même ; désormais, la plupart vont spécifiquement à une cause. Ce potentiel existe dans d'autres pays également, notamment en raison de la perte de confiance en d'autres institutions.

- Vous tenez beaucoup à l'indépendance de la Fondation. Elle n'est pas au service du Palais?
- Dès le début, la Fondation fut indépendante. On aurait pu dire que c'était une fondation bon chic bon genre créée pour l'establishment, mais ce n'est pas ce qui a été fait. Le mérite en revient à mon prédécesseur Michel Didisheim et au président de l'époque André Molitor qui en ont fait une fondation tout à fait ouverte et ont imaginé de travailler avec des comités d'experts et des jurys indépendants. Dans 98% des cas, ce n'est pas la Fondation qui décide qui reçoit l'argent, mais un jury. Donc oui, l'indépendance, c'est essentiel.

- C'était le cas sous le roi Baudouin?
- Le roi Baudouin a quand même eu une influence sur les premières orientations, les premières années. Moi, j'ai toujours voulu positionner la fondation en faisant abstraction de la Belgique ou de la dynastie, sans renier nos racines. Nous sommes une fondation à la mémoire du roi Baudouin, avec les valeurs sociales (pas religieuses) du roi Baudouin, mais avec un conseil d'administration et 1.900 experts qui nous alimentent en idées et défis d'aujourd'hui. C'est pour cela que les thématiques ont évolué, même si le core business reste le social, la pauvreté, la santé. Et nous abordons les problèmes de la société avec l'ouverture et le pluralisme qui sont les nôtres.

- Quelles sont les relations actuelles entre la Fondation Roi Baudouin et le Palais?
- Le Palais est représenté au conseil d'administration. On écoute ses représentants comme on écoute les autres. Ils n'ont pas nécessairement une voix privilégiée ; on est respectueux, on fait attention car on porte le nom d'un roi, mais çà ne nous empêche pas de toucher à des problématiques sensibles. Ainsi, on a travaillé sur la fin de vie ou les tests génétiques, et on soutient des projets consacrés à l'homosexualité. Concrètement, j'ai des contacts pas très réguliers avec Jacques van Ypersele de Strihou qui siège au conseil. Il y a aussi des contacts avec les Maisons, par exemple celles de Philippe et Mathilde pour le Fonds Prince Philippe et le Fonds Princesse Mathilde. Tous deux assistent d'ailleurs aux réunions du comité de gestion de leur Fonds, mais ces fonds respectent les règles du jeu. Comme la reine Fabiola, présidente d'honneur depuis 1993 de notre Fondation, qui ne s'est jamais mêlée de notre fonctionnement.

- Le prince Philippe a parfois essayé de s'opposer à certaines décisions?
- S'opposer, non. Il a parfois posé des questions sur certaines sélections, par exemple. Mais ce sont les jurys qui décident. Et je n'ai pas eu de pression disant "çà, vous ne pouvez pas faire".

- On vous reproche de soutenir certaines causes?
- Non, car nos décisions sont consensuelles. Les gens qui sont au conseil d'administration ne sont pas là pour défendre leur agenda, mais celui de la Fondation. Cela vaut pour le Palais comme pour les partis politiques. On n'est sous la coupe de personne".

lundi 9 mai 2011

"Baudouin : biographie" (Thierry Debels)

Baudouin naît le 7 septembre 1930 au château du Stuyvenbergh. Suite au décès de son grand-père Albert Ier en 1934, il devient le nouveau prince héritier. Son enfance est marquée par le décès de sa maman la reine Astrid dans un accident de voiture, la deuxième guerre mondiale, le remariage de son père avec Lilian Baels, et la Question Royale qui les oblige à vivre en Suisse de 1945 à 1950.

En août 1950, Léopold III cède ses prérogatives constitutionnelles à Baudouin qui n'a que vingt ans et aucune formation militaire et politique approfondie. Il est nommé prince royal et lieutenant général du royaume. Un an plus tard, Léopold III abdique et Baudouin devient le cinquième roi des Belges. Durant la première décennie de son règne, il montre clairement que prendre la place de son père est un réel sacrifice et il ne manque pas de lui rendre hommage dans ses discours. On le surnomme "le roi triste" car il ne sourit pas lors de ses apparitions publiques, excepté lors de son voyage triomphal au Congo en 1955.

En 1960, le Congo devient indépendant et le Roi fait un mariage d'amour avec Fabiola de Mora y Aragon, une aristocrate espagnole très catholique. Le couple n'aura pas d'enfants. Leurs qualités humaines les incitent à diminuer les fastes de la Cour et à s'intéresser aux plus vulnérables de la société. A l'occasion de ses 25 ans de règne en 1976, il refuse tout cadeau personnel et lance la Fondation Roi Baudouin qui a pour objectif l'amélioration des conditions de vie de la population et intervient dans de nombreux domaines (pauvreté, santé, traite des êtres humains, racisme, patrimoine, environnement, alphabétisation, etc.).

Le règne du roi Baudouin est marqué par la transformation de la Belgique d'un Etat unitaire à un Etat fédéral. En 1990, il refuse de signer la loi dépénalisant l'avortement. De nombreuses festivités populaires marquent son 60ème anniversaire et ses 30 ans de mariage en 1990, puis les 40 ans de son règne en 1991. La loi salique est abolie en 1991 dans l'ordre de succession au trône. A la fin de sa vie, le Roi s'implique dans la lutte contre la traite des êtres humains. Il décède d'une crise cardiaque le 31 juillet 1993 en Espagne.

Les informations contenues dans cette biographie sont correctes, à l'exception d'une erreur à la page 235 : "L'amitié du souverain avec des gens comme Segers, Piers et Martens est la raison pour laquelle Baudouin a toujours voté CVP". C'est faux : la tradition veut que le Roi ne vote pas aux élections. Ce livre ne nous apprend rien de neuf, et la bibliographie nous montre que Thierry Debels n'a pas consulté les archives du palais royal déjà accessibles sur Baudouin.

La quatrième de couverture ne donne aucune information sur l'auteur qui est proche du parti séparatiste et républicain List Dedecker, et a fait des déclarations médiatiques sur le coût de la monarchie. Cela explique pourquoi tout au long de ce livre, il tente de ternir l'image de Baudouin en insistant sur ses défauts ("froid, sec, inquiet, amer et rancunier"), ses erreurs politiques, ses liens très étroits avec l'Eglise et ses disputes avec certains membres de sa famille. Bref, cette biographie non neutre ne peut pas être considérée comme un ouvrage de référence sur le cinquième roi des Belges.

mardi 20 avril 2010

"Le jardin secret du Roi" (René Henoumont)

Né à Liège en 1922, le journaliste belge René Henoumont a commencé à être publié dans les années 70. Il a abordé tous les genres : romans, contes, essais et chroniques. Admis au sein de l'Association des Ecrivains Belges de langue française, il a reçu plusieurs distinctions, notamment le Prix Charles Plisnier 1994 et le Prix de la Pensée Wallonne 2001.

S'appuyant sur ses souvenirs de jeunesse et de journaliste, René Henoumont nous propose ses réflexions personnelles et pertinentes sur l'histoire de notre dynastie, la deuxième guerre mondiale, la Question Royale et le règne du roi Baudouin. Il dénonce l'importante et irrationnelle médiatisation de sa disparition en 1993 et l'homélie prononcée par le cardinal au cours de ses funérailles : "Ce qui m'agaça un peu, dans les jours qui suivirent la semaine sainte, c'est qu'il m'apparut que l'appareil de l'Eglise, avec son opportunisme ostentatoire, avait récupéré à son profit, sans l'avoir suscitée, l'affection que les Belges portèrent à un roi qui avait surmonté des difficultés de toutes sortes : familiales, politiques et de santé".

René Henoumont s'insurge également contre les liens trop étroits entre le Renouveau Charismatique et le couple royal, les tentatives de béatification du roi Baudouin et la publication en 1995 de ses carnets intimes, très imprégné des valeurs chrétiennes. Malgré ces reproches, l'auteur écrit : "Baudouin fut de toute manière un souverain hautement estimable, témoin et acteur de son temps, courageusement engagé dans des actions personnelles".

Cet ouvrage objectif et sans complaisance tranche avec la littérature hagiographique de 1993 et apporte un éclairage nouveau sur le cinquième roi des Belges. Mais René Henoumont souligne que tout n'a pas été dit : "Ce que nous savons aujourd'hui de Baudouin, davantage depuis sa mort que de son vivant, n'est qu'une partie du jardin secret du Roi. De vastes pelouses, des massifs touffus et de larges allées nous sont encore inconnues". Affaire à suivre...

mardi 26 janvier 2010

Le roi Baudouin (1930-1993)

                                               

                                           

Baudouin, Albert, Charles, Léopold, Axel, Marie, Gustave de Saxe-Cobourg-Gotha, prince de Belgique, comte de Hainaut (de 1930 à 1934), duc de Brabant (de 1934 à 1951), naît le 7 septembre 1930 au château du Stuyvenbergh. Suite au décès du roi Albert Ier en 1934, son fils Léopold monte sur le trône et Baudouin devient le nouveau prince héritier.

L'enfance de Baudouin est marquée par le décès de sa maman la reine Astrid dans un accident de voiture à Küssnacht en Suisse, et par la deuxième guerre mondiale. Lors de l'invasion de la Belgique par les Allemands en 1940, Joséphine-Charlotte, Baudouin et Albert sont emmenés en France et en Espagne, avant de revenir quelques mois plus tard au château de Ciergnon où ils poursuivent leurs études avec des professeurs particuliers. En juin 1944, la famille royale belge est déportée à la forteresse d'Hirschtein en Allemagne, puis en Autriche où ils sont libérés par les armées alliées. La Question Royale les oblige ensuite à vivre en Suisse de 1945 à 1950.

En août 1950, le roi Léopold III cède ses prérogatives constitutionnelles à Baudouin, qui n'a que vingt ans et aucune formation militaire et politique approfondie. Il est nommé prince royal et lieutenant général du royaume. Un an plus tard, Léopold III abdique et Baudouin devient le cinquième roi des Belges. Durant la première décennie de son règne, il montre clairement que prendre la place de son père est un réel sacrifice et il ne manque pas de lui rendre hommage dans ses discours. On le surnomme "le roi triste" car il ne sourit pas lors de ses apparitions publiques, excepté lors de son voyage triomphal au Congo en 1955. L'Exposition Universelle de Bruxelles en 1958 est une réussite et montre le prestige de la Belgique sur la scène internationale.

Au cours de l'année 1960, le Congo devient indépendant et le roi Baudouin fait un mariage d'amour avec Fabiola de Mora y Aragon, une aristocrate espagnole. Le couple n'aura pas d'enfants. Leurs qualités humaines les incitent à diminuer les fastes de la Cour et à s'intéresser aux plus vulnérables de la société. Fabiola crée le Secrétariat Social de la Reine et la Fondation Nationale Reine Fabiola pour la Santé Mentale.

Depuis la fin de la Question Royale, les tensions communautaires se multiplient : fixations de la frontière linguistique et de l'emploi des langues dans l'enseignement et l'administration qui confirment l'unilinguisme des régions (1962-1963), expulsion des francophones de l'Université de Louvain (1968), scission des partis traditionnels, etc. Les nationalistes flamands veulent limiter toute nouvelle expansion de la culture française en territoire flamand. Le déclin économique de la Wallonie contraste avec l'essor démographique et industriel de la Flandre. Au début des années 70, le monde politique reconnaît officiellement l'existence en Belgique de trois communautés culturelles (flamande, française et germanophone) et de trois régions économiques (Bruxelles, la Flandre et la Wallonie).

Soucieux de l'unité du pays, le roi Baudouin prononce un discours important en 1976 : "Lorsque les fondateurs de la Belgique indépendante choisirent notre devise, ils étaient tout à fait conscients de notre diversité et de la nécessité de notre cohésion. Ils avaient estimé que les régions, avec leur autonomie légitime, constituaient des éléments complémentaires dans un ensemble, et ne devaient pas se présenter comme des adversaires envieux. Ils savaient que fédérer, c'est unir dans la différence acceptée, et non pas dissocier dans l'affrontement".

A l'occasion de ses 25 ans de règne en 1976, le roi Baudouin refuse tout cadeau personnel et lance la Fondation Roi Baudouin qui a pour objectif l'amélioration des conditions de vie de la population et intervient dans de nombreux domaines (pauvreté, santé, traite des êtres humains, racisme, patrimoine, environnement, alphabétisation, etc).

Plus d'infos sur la Fondation Roi Baudouin :   http://familleroyalebelge.blogspot.be/2012/07/hausse-des-dons-en-2011-pour-la.html

Plus d'infos sur le Prix International Roi Baudouin pour le Développement en Afrique :  http://familleroyalebelge.blogspot.be/2017/06/prix-international-roi-baudouin-pour-le.html

La fédéralisation de la Belgique se poursuit. En 1980, des institutions régionales sont mises en place pour la Flandre et la Wallonie. Une nouvelle réforme de l'Etat en 1988-1989 élargit les compétences des régions et communautés, et donne à Bruxelles ses propres institutions. Les accords de la Saint-Michel en 1992 transforment la Belgique en un Etat fédéral et scindent la province du Brabant en deux.

Européen convaincu, le roi Baudouin se réjouit du choix de Bruxelles comme siège de la Commission Européenne et du Parlement Européen. En 1990, il refuse de signer la loi dépénalisant l'avortement. De nombreuses festivités populaires marquent son 60ème anniversaire et ses 30 ans de mariage en 1990, puis les 40 ans de son règne en 1991. La loi salique est abolie en 1991 dans l'ordre de succession au trône. A la fin de sa vie, le Roi s'implique dans la lutte contre la traite des êtres humains.

En vacances dans sa villa de Motril en Espagne, le roi Baudouin décède le 31 juillet 1993 d'une crise cardiaque. Il avait 63 ans. Les Belges lui rendent un vibrant hommage. Ses funérailles rassemblent de très nombreux chefs d'Etat et de gouvernement, dont la reine Elisabeth II d'Angleterre et l'empereur Akihito du Japon qui ne s'étaient jamais déplacés à l'étranger pour un enterrement. La cérémonie est marquée par le témoignage d'une prostituée rencontrée par le Roi quelques mois avant sa mort.

samedi 9 janvier 2010

"De Cour à jardin : 30 ans au palais royal" (Claude de Valkeneer)

Né en 1922, docteur en droit, Claude de Valkeneer a été conseiller au palais royal pendant une trentaine d'années jusqu'à sa retraite en 1983. Mais il reste modeste : "Au fond, j'ai toujours été plus spectateur qu'acteur. J'ai joué un rôle secondaire, ce qui m'a permis de tout voir et de tout regarder sans être impliqué dans les responsabilités écrasantes qu'avaient parfois un Grand Maréchal et surtout un chef de cabinet".

Le titre et la couverture de cet ouvrage laissaient espérer un éclairage nouveau sur le règne du roi Baudouin, mais ce n'est pas vraiment le cas. Claude de Valkeneer reconnaît que "ces notes ont été écrites selon mon gré, de manière un peu décousue". Le premier chapitre évoque son enfance et sa carrière professionnelle. Il raconte quelques anecdotes sur le couple royal et un déjeuner en 1983 au domaine royal d'Argenteuil avec Léopold III et Lilian.

Claude de Valkeneer revient sur le mariage de Baudouin et Fabiola en 1960 : "Les futurs conjoints avaient une nature plus religieuse que politique. Sans doute furent-ils convaincus que d'un trône ils feraient, par l'exemple, plus largement rayonner leur foi que dans le cadre de leur pieuse situation antérieure. Presque mystique, ce fut un mariage de politique chrétienne". Il révèle : "Le roi Léopold III avait marqué une opposition formelle à une éventuelle présence du cardinal Suenens à tout service religieux à sa mémoire".

Septante pages du livre sont consacrées aux notes prises par Claude de Valkeneer lors des voyages d'Etat du couple royal à l'étranger. Mais les impressions personnelles du conseiller portent sur des détails et n'apprennent rien. Un exemple : "A la signature du livre d'Auschwitz, le Roi écrit quelques lignes surprenantes, voire incohérentes. Simonet est furieux. Doucement, j'improvise en soulignant qu'elles sont le reflet d'une vraie émotion". On reste sur sa faim car on n'en saura pas plus...

Après avoir évoqué Paul Delvaux, Ilya Prigogine et un couple d'amis de Vernet, Claude de Valkeneer consacre son dernier chapitre à la vieillesse, à la mort et au temps qui passe. Aucune référence au souverain. Le livre se termine par cette citation de Montaigne : "Je veux que la mort me trouve plantant mes choux nonchalant d'elle et encore plus de mon jardin imparfait".

Bref, je suis déçu par cet ouvrage qui ne m'a rien appris de nouveau sur le règne du roi Baudouin. J'ai le sentiment d'avoir été "trompé sur la marchandise" : la couverture et le titre ne reflètent pas le contenu du livre. L'écriture n'a pas été soignée ; cela ressemble à une compilation de notes anciennes.